Heureux. Une prière poème. Une volonté.

Et que fait-on au ciel ? On chante !
Comment,  mais ici-bas déferle la débâcle!
Et eux, dans l’insouciance, poursuivent leur louange.
Le chant de tous ces anges couvrirait-il les pleurs ?
Le son de nos fusils serait-il assourdi
par la voix des cantiques ?

N’ont-ils pas mieux à faire que de louer sans cesse

le trône et sa victoire,  alors que rien sur cette terre
ne semble s’accorder  à leurs hymnes sublimes.
Une fête comme seul écho à nos cris d’injustice,
en réponse insolente à nos plaintes épuisées.

La révolte me prend :  arrêtez donc ce bruit !
Silence dans les cieux !  Ni musique ni joie,
partagez bien plutôt  le deuil qui doucement
dévore tout ce monde  voué à l’agonie.

Que l’on repeigne en noir vos parures chatoyantes, heureux fr
qu’un jeûne séculaire interrompt le banquet.
Que le ciel se fige. Qu’il sombre dans ma nuit.

Mais l’ange me dit : écris.

Heureux.  
Un seul mot, dicté par le Puissant.
Heureux, l’ultime parole
jetée comme un remède à notre désespoir.
Heureux,
parce que la vague immense qui roule dans les cieux,
débordante de vie, étincelant de gloire,
vient noyer toute mort.
Heureux :
la force redoutable nous vient de la louange.
La puissance éternelle accompagne celui
qui n’attend pas le ciel pour se joindre à la danse.
Heureux,
qui dans la nuit reprend, debout, sans crainte,
le cantique des anges et des armées célestes,
vivant, plus que jamais.
O seigneur,
apprends-moi à chanter dès ici-bas  ta gloire
réveillant de ma voix le monde résigné.

merci, frère Franck Dubois , de cette méditation en alexandrins sur Apocalypse 19  4-9.

Le son qui va avec en cliquant sur la photo ou ici…

Comme pénitence, vous me ferez un carême de bœuf.

Comme pénitence, vous me ferez un carême de bœuf.

Quand j’ai avoué mon péché*, j’ai été surpris par les réactions, publiques ou privées, parfois ayatollesques surtout chez les areligieux qui se reconnaîtront  😉  …


easyboeufNul n’a le droit d’être imparfait, encore moins de l’avouer. Haro sur le baudet…

Donc j’ai péché. Surtout contre l’environnement. En prenant l’avion au lieu du TGV pour aller à Lille. Et, l’avion, c’est bien connu, c’est mal. Et le TGV, c’est bien. Simple, non ? Rassurant, même.

Comme première pénitence, je me suis voté d’évaluer l’ampleur de mon offense.

Et de me perdre dans la toile à en avoir la nausée…La valorisation du bien et du mal prend bien souvent des habits scientifiques pour soutenir des allégations bien diverses sur le même sujet… Bon, allez, je me fie à l’ Ademe**, qui calcule jusqu’à l’impact carbone de l’acier utilisé pour fabriquer les voitures (mais prend bizarrement  pour argent comptant les déclarations de la SNCF!).

Et, pardonnez les approximations, le résultat est sur le graphe ci dessous: selon le nombre de voyageurs , le poids de CO² renvoyé dans la stratosphère selon que nous prenions le TGV, avec voiture à l’arrivée, la voiture tout du long, ou l’itinéraire honni via Suisse et Belgique.

empreinte CO2

Ayant voyagé à 5, l’offense individuelle est à la hauteur de 30kg de CO², soit 60 kg aller et retour, ou encore en gros 40 litres de précieux pétrole. Un plein. Haro sur le baudet.

Je n’aurais pas l’outrecuidance de m’infliger en guise de réparation un mois de trajet travail-domicile à faire vélo, c’est déjà mon quotidien. Hourra,  l’Ademe, prévoyante, me propose des menus type:

  • un repas type de végétarien “pèse” 120g de CO²
  • un repas volaille-légumes 300g
  • et un repas avec steak frites 1200g.

Privé de steak pendant un carême****, la voilà ma pénitence.

 

En prime, l’Ademe permet de convertir toute  alimentation en équivalent carbone de kilomètre motorisé (avion ou voiture, à ce stade de précision c’est pareil…)

  • 1 steak = 7 km
  • 1 côtelette = 1,5 km
  • 1 oeuf = 400 m
  • 1kg de légumes locaux = 200 m
  • 1 marshmallow*** = 10 m

Easyjet me convaincrait presque qu’il est écolo en supprimant les plateaux repas !

 

* L’origine du scandale

** Et si vous voulez vous taper les 190 pages de la bible Ademe du CO²  (lien vers la version condensée, il y a des reprises partielles plus récentes).

*** évaluation assez personnelle basée sur l’équivalent du sucre… qui peut être utile pour ceux qui envisagent de faire le test de manière trop répétitive.

**** il ne vous aura pas échappé qu’un carême fait 40 jours, n’est ce pas ?

Vous avez 6 ans, faites le test du marshmallow

Vous avez 6 ans, faites le test du marshmallow

MarshmallowUn point fixe à faire pour voir ou vous en êtes dans l’éducation de vos petits*. En un mot, celui qui sait, à 6 ans, tenir 15 minutes devant son marshmallow sans le manger se prépare à un avenir radieux..

L‘avantage, c’est qu’a 6 ans on peut encore changer.

Plus âgé, on peut aussi faire le test.  C’est dur de se refaire… mais pas impossible, jamais

 

Et pour vous aider à armer vos petits pour surmonter ce test clé de leur existence, on a un truc en stock …

Alpha Parents

Avis, un parcours redémarre sur Grenoble au printemps 2016

Et ce parcours vous aidera aussi à vieillir moins seul.

 

* Pour ceux qui veulent tous les détails sur l’étude des conséquences du marshmallow