Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi…

Eric Emmanuel Schmitt présente une vision qui me séduit beaucoup, dans son “Evangile selon Pilate*”. Un Christ complétementhumain, qui doute de sa propre déité, découvre peu à peu son particularisme, et fait finalement un pari à la Blaise Pascal**.

Et un Pilate complètement rationnel, logique, cohérent … qui devient à l’insu de son plein gré le premier chrétien.

En troisième partie, il revient sur sa conversion violente, sur sa foi décomplexée, sans nier pour autant ses réserves par rapport à certains  textes canoniques.

Bref, une belle mise en pratique de la devise de Pierre Goursat *** :

Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi : crois en ta foi, doute des tes doutes…

Un livre plus tout neuf, mais qui mérite d’être découvert, ou redécouvert, de lecture facile et agréable sur le sable de la plage.

http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2015/12/02/33011539.html

* pour feuilleter quelques pages .

** sur le pari de Blaise

*** à qui je dois d’avoir, cet été encore, pu profiter d’un superbe élan.

**** dans la même cuvée des expériences spirituelles fortes.

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Taxer l’hôpital des pinces à linge

Caramba, j’ai encore chu.

Remplacé, après une opération à cœur ouvert, les deux roulements de la pompe de piscine pour une prolongation de vie hypothétique au lieu de changer toute la pompe, pour une tranquillité d’esprit sans prix.

Trépané les jambes du dragon, pour lui assurer de nouveau une marche vaillante.

Redonné vie à cette malheureuse pince à linge avec deux malheureux bouts de fil de fer qui auraient pourtant bien mérité le repos éternel dans une déchetterie.

Certains ont, paraît il, de l’or dans le mains. Recyclent ad nauseum tout ce qui s’entasse dans leur cave car, dit on, “ca pourrait toujours servir”.

Cette hérésie anti croissance ne saurait durer. Sévissons.

Immanquablement, à si peu consommer la fortune les guette. Pour autant qu’en plus ils chérissent les placements éthiques qui sont bien souvent très rémunérateurs.

L’ISF est là pour les ramener à l’ordre. En voilà un bel impôt (qui est aussi) anti-environnemental.

Si même la bière les cache …

Méditation estivale autour d’une Leffe.

D’abord distrait, mon regard se focalise sur la bouteille. Son étiquette. Le texte. Les tailles de police… Surprenant. Mes yeux vieillissants peinent à voir qu’il s’agit d’une production d’abbaye. Les nuances de vanille et de clou de girofle, dont j’ignorais l’existence, sont présentées avec deux fois plus d’emphase, des textes deux fois plus gros.

Exit donc la bière d’abbaye . Progressivement.

Il est loin le temps des origines, ou l’abbaye avait autant d’importance que le lieu. Cachons cette origine religieuse qui, sait on jamais, pourrait nuire au commerce.

Heureusement, il est des cafés qui ne sont pas rancuniers.

Du coup, à l’instar de ma boulangère et de Zabou, je me demande si le temps n’est pas venu de basculer,  et de porter moi aussi un croix.

Antartica et état providence

La rando de ce matin me rappelle cette balade faite il y a vingt ans pile. Une sortie de classe, montée de nuit à la pleine lune vers un refuge, là haut derrière la crête. J’accompagnais mon ado, il était prévu que nous rattrapions le groupe en route. La pluie tombait en bas, devenant neige en altitude. Le groupe avait fait une longue pause avant de sortir de la forêt, c’est là que nous les avons retrouvés. Quand la file s’est ébranlée, le vent a forci, poussant la neige à l’horizontale. Antartica. Nocturne.

Très vite la file s’est allongée. Je reste derrière, et mon fils part vers l’avant. Les prévenir. Allez y avec les gosses, je me charge des deux. Et tous les enfants repartent …. me laissant dans la nuit aux prises avec les accompagnatrices….

Deux profs. Qui s’étaient portées volontaires pour encadrer. Et se retrouvent être des poids morts. Elles perdent vite tout self control. A se laisser tomber dans la neige . Jeter au loin gants mouillés et bâtons… Nous ne sommes plus que trois. Le vent efface les traces. La visibilité tombe à quelques mètres. Je les relève, une fois , deux fois. Plus de trace. Perdu ? Presque. Le vent forcit. Encore une crise de nerfs. ohe capitaineUne paire de gifles part. Ça calme. Elle, comme moi. Je leur donne mon bonnet, mes gants, ceux de rechange .. et elles suivent . La pente se redresse, la nuit est noire. Il faut pousser à gauche pour arriver au col. Je bute presque sur le poteau indicateur. Ca y est, la route est sous nos pieds, 1 m en dessous. il suffit ”juste” de ne pas la perdre. Passé le col, le vent se calme, la visibilité revient, l’atmosphère se détend. Un quart d’heure et la lumière du refuge apparaît.

Quelle joie, le lendemain, quand elle retrouve ses gants que j’avais ramassés puis mis à sécher près du poêle. J’y tiens tellement, ils ont accompagné mon trek au Népal. Trek au Népal ? Encore une bravacherie, je suppose. Inguérissable, et, pire, inconsciente de son état…

J’y repense encore . Se proposer pour encadrer des jeunes, et avoir si peu de contrôle de soi face à la difficulté. A en mettre tout le groupe en péril. Quels ont été les profs irresponsables ? Ceux qui ont pris l’initiative de cette balade ? Ou ces deux greluches visiblement dopées à l’état providence? Il est clair que l’attitude des dernières pousse à interdire l’activité des premiers. Aujourd’hui, plus question de telles sorties. Principe de précaution ou nivellement par le bas ? la faute à qui?

Oui, un comportement individuel irresponsable peut contribuer à faire émerger des lois castratrices et déresponsabilisantes pour tous . On inverse cette tendance ?

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Vous avez compris que ce post est le plus facile de toute la série : juste un copier coller de ce qui est arrivé dans ma boîte aux lettres. Et qu’il ne tient qu’à vous de recevoir le même … une idée de résolution de rentrée ?

Et ceux qui suivent auront compris qu’Entourage est une réalisation de Jean-Marc (avec d’autres, bien sûr). Et pour revoir son TEDx.

Faire briller les yeux

Pour les enfants, c’est facile. Et quelle joie de voir ces yeux pétiller dans l’attente d’un cornet de glace!

Pour les personnes âgées il suffit d’une poignée de mains et d’un regard prolongé.

Quelle joie de faire le tour des fauteuils, dans cette salle ou la messe télévisée est projetée, en transmettant la paix. De voir ces yeux fatigués se rallumer les uns après les autres.

Une autre joie est de soigner leurs yeux en dégustant avec elles une tarte aux myrtilles*, mais là on tombe dans un autre registre.

Oui, la joie est faite de toutes petites choses. Et, rappel**, il y a 7 ans à gagner… en se sentant bien***

 

Myrtilles et vision ???

** 7 ans pour un carnet de kifs bien rempli..

*** on est bien…