XXIème siècle, colonisation toujours et encore

La colonisation. Une époque ou les grandes puissances lointaines se répartissaient les terres “vierges” du monde, pour pouvoir exterminer les indigènes et exploiter leurs ressources en toute impunité.

Je pensais cette époque révolue, les excuses apportées aux indigènes survivants quand il y en avait encore. Erreur !!

Dès les premières pages de Querida Amazonia l’évidence me saute aux yeux.

Les peuples indigènes de l’Amazonie ne savent pas encore tous qu’ils ont été attribués au Brésil. Que ce qu’ils croient être leurs terres ancestrales ne leur appartiennent plus. Qu’ils n’ont pas le droit de passer les frontières , peu matérialisées, entre les 8 pays qui se répartissent leur lieu de vie.

Ils ont hélas pour la plupart bien compris que les envahisseurs sont les plus forts, qu’ils les pourchassent et les parquent dans des banlieues misérables, et que leur belle nature est pillée, spoliée, incendiée….pour le plus grand profit des seuls “occidentaux”.

Je pensais avoir un peu compris cela avec ma consommation de viande*. 

Il va falloir rajouter celle de bois exotique.

Je pensais que le seul responsable était le dirigeant Brésilien fou. Eh non, c’est aussi moi.

Fini le teck au bord de ma piscine. Je ne m’en sens plus le droit.

NB : je ne prétends pas résumer Querida Amazonia à cette (re)découverte, tout cet opuscule vaut le coup..

*sur le gramme de viande et les 50m² d’Amazonie

Quand la France reconnaît déforester l’Amazonie.

Un aveu pourtant fait au 20h, mais qui est soigneusement noyé dans un flot de paroles.. Il me fait pourtant bondir de joie.

Je reprends juste les premiers et les derniers mots du reportage*…:

Notre bétail est en effet nourri avec des protéines produites au Brésil………..ce soja que nous importons souvent du Brésil provient de cultures intensives. Elles sont souvent la cause de la déforestation en Amazonie.”

Bon, la solution proposée n’est pas forcément celle que j’aurais retenue : débloquer 100 millions pour aider la filière agricole française à produire le soja qui nourrira notre bétail.

Bref, dépenser de l’argent public pour continuer à émettre du méthane, polluer nos sols et nos rivières à grands coups de lisier, et entraîner nos agriculteurs dans une filière pour le moins incertaine.

Quadruple enjeu, donc , de ma réduction quotidienne d’un gramme de viande :

  • gagner 50m² en Amazonie**.
  • gagner 22 kg de CO² par an
  • éviter 20kg de lisier par an
  • et économiser ma part des 100 millions d’euros de dépense publique, qui est certes négligeable devant le désespoir vers lequel certains agriculteurs seront poussés.

*https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mardi-5-janvier-2021_4223165.html

** sur l’impact de ma consommation de viande..