Ça a commencé pendant l’atelier 2 tonnes* avec le personnel du diocèse. “Avec mes roses qui viennent en avion d’Équateur, je suis mal” me dit la préposée au fleurissement des églises. “Pas pire que celles cultivées sous serre aux Pays-Bas”, lui rétorqué-je.
Puis j’ai cherché . Et trouvé cette étude** qui confirme mes dires : pour un bouquet de 20 roses (soyons amoureux fous !) , les roses d’Équateur émettent 24 kg d’équivalent CO², celles des Pays-Bas 37 kg*** , la palme revenant aux Kényanes avec seulement 7 kg. Chauffage sous serre et transport aérien obligent.
Et l’eau, si précieuse ? Le classement s’inverse, avec 1000 litres le bouquet batave contre 2200 litres environ pour ses concurrents exotiques.
Restent les pesticides, moins d’un gramme (quand même de quoi envoyer ad patres quelques milliers d’abeilles) aux Pays Bas, et respectivement 2,3 et 3,25g pour les équatoriennes et les marathoniennes.
Je vous fais grâce de l’eutrophisation de l’eau et du sol, ainsi que de la perte de biodiversité générée, les curieux liront l’étude complète.
Bref, bien trop de pollutions diverses. Mes grands-parents n’ont pas eu besoin de cette débauche de polluants pour s’aimer. Les jonquilles qui émergent dans le jardin loueront bien plus justement mon amour , ainsi que le Créateur, pour en revenir à ma copine des églises..
* un atelier que tous devraient faire, fun, plein d’idées. Votre serviteur est à votre disposition pour l’animer.
** Une étude de 2018 . Vous en trouverez d’autres plus récentes sans les Équatoriennes.
*** Ça fait autant que 73 repas végétariens pour un seul bouquet. Quel restau !!!


