PAC : agir pour plus de cohérence

Une des fiches** du débat imPACtons* m’interpelle au niveau du vécu.

Comme cela, c’est la filière de la viande bovine qui reçoit le plus d’aides de la PAC. Deux fois plus que les porcs, par exemple. Intéressant pour le futur de mes vaches, donc***.

Mais d’un autre côté, mes collègues fresqueurs **** me disent que le kilo de boeuf génère près de 10 fois plus de GES que son congénère le porc.

Alors, comme ca, la PAC alimente le dérèglement climatique ?

Bon, tout cela passe au dessus de nos têtes, me rétorquera t on . Que peut on y faire, à ce sujet si technique ? Et bien, justement, sur ce coup là, on nous demande notre avis . Et je vous ai pré-mâché le boulot. Yapuka venir soutenir ma proposition***** .

Et si la survie des abeilles sauvages vous importe, il y en a une autre là******.

 

N’hésitez pas à cliquer sur les graphes si vos yeux sont aussi fatigués que les miens.

 

*Pour ceux qui ont loupé l’invitation à débattre du futur de l’agriculture, c’est ici

** vers la fiche « assurer un revenu juste et soutenir la résilience du secteur« 

*** tout sur mon troupeau

**** Si je ne vous ai pas encore invité à suivre un atelier « fresque du climat« , je peux aider …oui, un jour je posterai là dessus …

***** Proposition pour Une mise en cohérence des aides avec l’impact climatique

******Proposition pour  Donner les outils pour bien doser l’apiculture

 

Récidive

En fermant mon entreprise*, je me l’étais pourtant juré : plus jamais. 18 mois plus tard, incapable de résister, je récidive dans la création d’entreprise.

Je n’ai pu résister à la beauté d’un marketing mix parfait :

Le produit est ce qu’il est, mais quand il est mis à disposition du au client sensible à ses atouts par le canal optimal qui en fait la bonne promotion, le prix peut s’envoler.

Et pour mon GreMiel**, miel urbain qu’on pense à tort pollué*** , j’ai trouvé le canal de distribution optimal : là ou se retrouvent ceux qui valorisent avant tout la consommation locale****. Et le vendeur, formé, sait donner les arguments qui complètent cette origine locale par l’explication de son goût : la variété florale de la végétation urbaine.

Avec un tel alignement des astres, le quatrième attribut du marketing mix, le prix, n’est pas un obstacle, au contraire… il me permet de financer l’indispensable création d’entreprise agricole sans laquelle je ne peux vendre, l’achat du nom de marque, du nom de domaine.. Le rêve, quoi …

Qui se heurte aux mêmes factieux qui ne mettent pas une semaine à réagir  : cela a commencé par les arnaqueurs masqués derrière un en tête contrefait demandant***** une contribution à la protection de mon nom de marque, vite rejoints par la MSA qui réclame ses informations… A qui le tour ?

Persiste et signe, donc : créer une entreprise est VRAIMENT une galère dans notre doux pays . Dommage !!

 

* pour ceux qui ont loupé cet épisode, c’était mi 2018

** désormais vous aurez fréquemment des nouvelles de mes filles.

*** Pourquoi le miel de ville n’est pas si pollué

**** Par ici, l’épicerie ou vous trouverez votre greMiel préféré … s’il en reste !

***** demande quand même non obligatoire, c’est écrit en tout petits caractères au verso en bas.

 

A mort le messager !

C’est le quatrième round d’entretiens. Il y a une accroche réelle, une sympathie presque entre le candidat, dernier en lice, et son patron potentiel. L’ambiance est là, le moment est venu de dissiper les derniers doutes.

L’entreprise a une réputation détestable sur glassdoor*.

Elle ne le sait pas, elle ne connaît pas ce site.

Le candidat, tout en finesse, sonde les points les plus noirs de cette réputation.

Et le lendemain, le couperet tombe : trop de questions négatives, nous ne retenons pas votre candidature.  Et la recruteuse de confier naïvement sa difficulté à remplir ce poste, et surtout à conserver les bons candidats.

La roue a tourné. Les jeunes cadres ne sont plus prêts à n’importe quoi. Et le nuage de fumée ne cache plus que le roi est nu, les sites comme glassdoor ou greatplacetowork , même s’ils sont probablement manipulés, sont plus crédibles que les belles paroles des recruteurs.

Sur ce coup là, le messager a été mis à mort. Mais le message est passé, l’entreprise a commencé à descendre de sa superbe et se soucier de son e-réputation sociétale. Qu’elle fasse vite, elle risque de mourir par manque de ressources compétentes et motivées.

 

Deux mois plus tard, le candidat recevait une offre d’embauche par la concurrence…à meilleure réputation.

Je raconte cette histoire, très vraie et vécue de très près, pour vous inviter, vous qui être sur le marché du travail, à ne pas baisser la garde sur vos exigences éthiques. C’est la meilleure manière de changer le monde.

 

*glassdoor ou greatplacetowork

Happy Birthday !

Non, ce post ne vous parlera pas de Noël. D’abord, Noël n’est pas un anniversaire mais une venue . Mais c’est une autre histoire.

Je suis tombé sur cette invitation, et je n’ai pas résisté à l’envie de la reproduire intégralement .

 

Thomas, 7 ans.
Samedi 30 mars de 14hà 17h

Petites règles du jeu pour mon anniversaire :

Rien de jetable :

  • ni assiette,ni verre ni rien : et oui, on mangera dans les assiettes en porcelaine de mémé  🙂  🙂   🙂
  • pas de bonbons avec papiers : les bonbons, c’est du vrac !
  • Gâteau Home made, c’est meilleur de toute façon !

Et vous aussi, vous pouvez contribuer :

Le cadeau d’anniversaire (non obligatoire, bien sûr, on n’est pas invité pour donner qq chose mais pour s’amuser ! ) : si vous le désirez quand même, 2 choix s’offrent à vous

  • C’est un cadeau éco-responsable = pas de plastique made in China…il reste quoi ? le carton, le papier… exemple : les petits jeux bioviva fabriqués en France sont 100% en carton…
  • Il peut aussi être acheté sur le Bon Coin : donner une seconde vie à un objet ça fait partie du truc !
  • Le papier cadeau : du recyclé ou de la réutilisation de papier journal.
  • Et puis pas d’abus sur le cadeau : imaginez, 3 enfants * 8 années où on fête les anniv avec les copains * 8 copains en moyenne = 192 cadeaux !!!… sans compter Noël, les cadeaux Papa-Maman/Papi-Mamie/Parrain-Marraine, c’est démentiel.

PS : on va faire des ateliers de fabrication alors si vous avez un ou 2 bidons vides ne les jetez pas, vos petits vont vous faire une surprise !

Merci pour la réponse à………..

 

Eh oui, je me lance dans l’anniversaire ECO RESPONSABLE..

Pourquoi ?

A l’heure actuelle, nous consommons plus de 1,7 ha d’espace productif, c’est à dire plus que ce que la terre peut nous donner et cela ne lui laisse pas le temps de se régénérer. Nous épuisons nos ressources. Chaque année, nous vivons à crédit à partir du mois de juillet.

Alors sur cette base, la famille entière a changé son mode de consommation.

Merci pour votre soutien !!!

 

Bon, j’ai quand même enlevé le téléphone pour la réponse et l’adresse.. RGPD oblige.

Encourageant, cette initiative . Bravo à cette famille qui se reconnaîtra si elle tombe sur ce post..

Mais au fait, OK, Noël ce n’est pas un anniversaire. Mais le couplet sur  la vaisselle, les bonbons, les gâteaux et les cadeaux cela peut s’appliquer en cette fin d’année, non ?

Ecologie, Egologie et la goutte d’eau vegan.

Comme chaque fois que je rentre dans ce temple du bio, je suis agressé par tout ce plastique.

Ça fait un moment que ca me travaille. Que certains fanatiques du bio m’énervent, moi qui me pense écolo. Ça y est, je la tiens, ma carte. Mon mapping, en bon ingénieur qui aime les graphiques.

Alors je me lance . Deux axes , l’axe du bien et l’axe du mal , celui qui me profite à moi, mon entourage proche, à court terme. Mon espace temps court. Et celui de l’espace temps long ; les autres, ceux qui sont loin, la planète, le long terme que je ne verrai jamais. Et je pose chaque action, chaque posture, sur cette carte, selon qu’elle a un effet positif ou négatif sur chacun des axes.

Le bio en plastique qui vient de l’autre bout du monde, ça fait probablement du bien à l’individu qui consomme, mais pas à l’atmosphère ni aux océans que l’on gave de CO² et qui finissent par ne plus nourrir les populations lointaines.

Et je l’ai trouvé, le comble de cette égologie de certains bio purs : l’eau de source vegan ( ??? ), qui a fait des centaines de kilomètres pour venir ici.

Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à trouver les verseurs de vrac, cachés là bas au fond dans un coin, qui doivent sans doute apporter moins de marge…

 

Allez, toutes les boutiques ne sont pas comme cette chaîne : certaines sont soucieuses de vendre du local, du vrac, en remplissant l’emballage que le client apporte, si possible de produits bio. Ce sont celles là que je dois privilégier .

Et ça me conforte dans le choix du diesel*, qui nuit peut être plus à mon environnement proche pendant les quelques semaines de durée de vie des microparticules émises, par rapport à l’essence qui envoie bien plus de molécules de CO² dans l’atmosphère ou elle va rester des années bien partagée avec tous les habitants de la planète.

 

Mon propre temps court, ou le temps long pour l’humanité ?

 

 

* Diesel, nucléaire, tout ça …

 

Du beau et du bio

Du beau et du bio

La contemplation de mon achat du jour me plonge dans une profonde perplexité écologique.

Une terrine de campagne bio. Ah, c’est bio donc c’est bon !!

Gaël, le producteur, l’annonce sur l’emballage: il fait partie des porcs bio de France. Leurs porcs doivent donc être heureux, et moi je suis content de faire marcher l’agriculture française.

Bon, du bio sous plastique ça n’est pas top pour les océans . Mais il y a pire .. Cet emballage, c’est écrit dessus, grâce à U, contient 25% de matière recyclée. Ça fait quand même 75% de plus que le bon vieux papier du rayon charcuterie à la découpe. Quoique..*

Donc quasi tout est bio. Même l’armagnac (pas détecté dès la première bouchée, mais bon ..). Le lait est bio, mais pas garanti d’origine France. Dommage pour moi **

L’étiquette est orange. Sans moi, cette terrine allait renforcer le pourcentage si élevé de nourriture gaspillée. Quelle fierté !

Mais du coup j’encourage à la produire, puisqu’il y a des idiots pour se contenter des restes et optimiser le yield.

Finalement désorienté, je prends mon téléphone favori et appelle Yuka à la rescousse.

Et là, coup de grâce. Mon achat est gravement mauvais .

Du bio, du Français, du plastique recyclé … tout ça pour çà ?

Du coup, tout en dégustant ma terrine, je me lance dans les cookies maison au Gremiel***. A base de farine bio, en emballage papier, et surtout sans code barre, Yuka ne pourra pas venir me casser la baraque ce coup là.

Moralité de ce billet ? Sur fond de digestion de cookie, je persisterai :

  • moins de chimie (donc du bio)
  • moins de plastique ( je recherche encore sans succès les emballages en PLA****)
  • plus de local pour moins de CO².

Et tant pis si on n’a pas toujours tout bon, l’important c’est d’avancer dans le bon sens.

 

 

* Et non, il ne se recycle pas  😦

** eh oui, je suis aussi un peu producteur

*** Gremiel ? (pour info, il est livré en vélo, donc côté CO² …). des nouvelles au quasi quotidien ici.

**** du plastique bio ?

EPR et gare , ou aéroport ?

  • 600 millions pour agrandir la gare du Nord ? Projet retoqué, grave erreur urbaine, offense aux voyageurs .. selon Jean Nouvel … Et en plus, la SNCF est déjà bien trop endettée. Et on passera seulement de 700 000 à 900 000 voyageurs en 2030..
  • 1,5 milliards, c’est le surcoût de Flamanville dont la douloureuse montera à 12,4 milliards.  Mais il faudra bien cela pour alimenter nos TGV . Je n’ose imaginer la facture en solaire.
  • 15 milliards de dollars pour le nouvel aéroport de Pekin* . Pour 72 millions de passagers en 2025. Là, on change de catégorie . Aucun doute.

Aucun doute ?

Récapitulons :

  • Gare du Nord + Flamanville, 13 milliards pour rajouter 200 000 voyageurs par jour. Soit pile 73 millions de voyageurs supplémentaires chaque année.
  • Aéroport de Pékin : 15 milliards pour 72 millions de passagers. Pile pareil à un (gros) poil  près.

C’est sûr que de la gare du Nord je ne vais pas à New York . Mais en ais-je tant besoin que cela?

C’est tout aussi sûr que Flamanville alimentera bien plus que les seuls TGV partant de la gare du Nord. Les TGV consomment quand même 6 fois moins que les avions …**

D’ailleurs mes additions idiotes ne comptent pas la dépense en kérosène des avions.

J’étais convaincu de la folie écologique des voyages aériens . Je le suis maintenant de leur folie économique***.

J’étais déjà convaincu du manque de recul que chacun peut avoir devant des chiffres qui dépassent le montant de son salaire mensuel. Là dessus, pas de changement : une pleine page pour 600 millions, un entrefilet pour 1,5 milliard.  Et pour les 15 milliards, allez voir ailleurs*. Normal, quoi.

* juste un des papiers qui donnent des chiffres parfois divergents ..26-09-2019-2337922_24.php

** au kilomètre, bien sûr ..

*** et en bon père de famille , perso, vous savez pourquoi je n’investirai pas dans l’aérien

**** et s’il y a des pinailleurs, oui, je mélange les dollars et les euros. Et alors ?