Éthique et entreprise..

Titre d’un livre de Cécile Renouard que j’ai extirpé de la pile pour le remettre au dessus. Le relire une fois de plus. 

De la responsabilité de l’individu face au “système”. Certains Allemands se sont posé la question dans les années trente et quarante. Beaucoup sans doute.. Mais n’ont pas osé…

Et moi, maintenant ?? Je ne peux pas changer le système, dont je suis bénéficiaire par ailleurs, tout seul. Alors, la tentation d’en profiter avec bonne conscience est grande. N’ayant pas eu le courage de refuser le week-end de charme en résidence secondaire avec mes amis, aurais je la force de m’emm..der à jongler avec les horaires de TER, de perdre mon temps à insister à voyager en train avec mon vélo, d’importuner mes amis en amenant mon seul juste nécessaire égoïste, pour les rejoindre ? Alors que je pourrais largement “me payer” le voyage si fluide en voiture.

Difficile d’aller contre une doxa. Et je ne peux pas me permettre non plus de me couper de tous mes amis et de me retrancher dans ma tanière pourtant de luxe.

Difficile de ne pas se resservir une troisième fois de ce succulent rôti dont les restes, si je ne les mange pas, iront droit à la poubelle.

J’ai choisi. Je ne serai pas un écolo accusateur ni triste. Juste un écolo qui éveille les consciences, et qui met son poing dans sa poche. C’est vrai qu’il est facile d’être un militant convaincu quand on en est entouré.

Sel de la terre, d’accord. Mais le sel, ça fait mal aux plaies juste refermées.

Nul n’est prophète en son pays.

Pourtant, on va vraiment droit dans le mur.

EHPAD royale

Petit à petit mon entreprise prospère*.

Les chéries** bossent de mieux en mieux, et leur compagnie me coûte de moins en moins.

Alors je continue. Dans la compréhension du fonctionnement de ces sociétés étranges. Dans la tentative de les maîtriser. Au printemps, j’ai appris les techniques d’élevage de reines. Pour aller plus loin qu’un simple renouvellement de cheptel par division de ruches, qui soumet la génétique de mes chéries aux aléas de la nature.

Dans ce level là, la génétique est contrôlée. Les abeilles sont toujours bien douces, peu essaimeuses, et surtout productives. Finis les affres de la recherche de la reine, de son entretien, la terreur de la tuer par mégarde. On en produit des nouvelles, toutes belles, et la logique pousse même à éliminer entre deux doigts celles qui sont un peu vieilles, qui risquent de moins produire la saison prochaine.

Ah, productivisme , quand tu nous tiens..

Non contents de favoriser honteusement une espèce d’abeilles, l’apis mellifera, parmi les quelques 2000 espèces d’abeilles sauvages existantes, en leur assurant gratis gîte , soins et couvert en cas de maladie ou de disette, à l’intérieur même de cette espèce on ne permet la survie que des meilleurs. Par un doux mélange d’eugénisme et d’euthanasie. Le livre noir de l’apiculture ***est désormais à ma portée. Est-ce bien ce que je veux faire ? La pente du business m’y entraîne pourtant.

Je coupe la poire en deux :

Des reines d’élevage, jeunes, sélectionnées, douces et productives, produiront le GreMiel**** sans faire courir de risques au voisinage urbain.

Et au milieu des champs, à la campagne ou j’ai la chance d’avoir un terrain d’accueil, je construirai une EHPAD ou elles iront passer leurs vieux jours, essaimeront si le cœur leur en dit, diversifieront leurs gênes –ou pas- par une reproduction naturelle, produiront –ou pas- du  miel ordinaire qui fera mon quotidien, libérant leur éventuelle agressivité sur les bovidés qui seront leurs plus proches voisins.

Qui sait, auront-elles à cœur de me prouver que le bonheur est dans le pré ? Qu’un jour une de leurs descendantes « naturelles » fera mieux que ses consœurs à génétique contrôlée dans des îles ou les éleveurs empêchent le croisement intempestif ? On n’est jamais à l’abri d’un miracle de la nature.

* Eh oui, la demande excède l’offre

** Mais comment en suis je arrivé là ?

*** Ou plutôt de l’agriculture

**** GreMiel ?

Maison commune

La mort dans l’âme, je conduis la tondeuse autoportée dans la jungle. La partie de pelouse que j’avais décrétée réserve naturelle a été déclarée “laide”, “moche”, et devant la vox populi condamnée. Deux passages sur mon tracteur, et ce sera un beau désert vert. En attendant, c’est la panique. Grillons, sauterelles, libellules, papillons, abeilles de toutes sortes s’enfuient à tire d’aile, leur vrombissement couvert par le mien. Jamais je n’avais vu en ce lieu tant de libellules rouges, vertes, brunes ou bleues. Tant de sauterelles et de mantes. De papillons et de bourdons. Même un petit mulot qui fuit son terrier englouti. Leur maison est détruite, car laide et moche. Est-ce bien partager la maison commune que de détruire la leur pour le régal éphémère de nos yeux humains ?  

La larme à l’œil, je garde espoir. Si pas l’an prochain, la suivante ils auront progressé dans leur prise de conscience. Et la tonte se résumera à tracer des labyrinthes pour la grande joie des petits humains et des grands insectes.

Les escargots n’ont plus qu’à bien se tenir

Rentrant à vélo la nuit tombée, à peine le portillon poussé deux vers luisants nous attendent, à un mètre l’un de l’autre, nous encadrant, tentant sans doute de s’illuminer la vie d’un amour naissant.

Cela fait plusieurs décennies que je n’avais plus vu ces animaux, souvenirs d’enfance, symboles de nuit d’été en vacances.

Vélo posé, je vais les admirer de plus près. Non, ce ne sont pas des led de téléphone jeté par dessus le mur, chose qui serait moins inhabituelle. Ils brillotent, rayés, de leur feux. Hymne à la vie qui reprend au milieu de ce monde de béton?

J’attribue leur retour à la tonte inhabituelle de mon gazon qui vaut des sourires de la part des visiteurs. Ou au bannissement d’engrais . Ce ne sont sans doute pas les seules raisons, mais, oui, globalement je veux y voir le fait que l’on évolue dans le bon sens.

Et vous saurez tout sur le lampyre, et sur le titre de ce billet, en deux minutes ici

Une tonte trois fois plus rapide

Comme un urbaniste, j’avais préparé mon coup.
Repéré les traces de passage du printemps, puis planifié le plan des routes :

de la miellerie aux ruches

de la cuisine au compost

le triangle maison piscine portique

le petit chemin de maraude des framboisiers

et la place centrale , celle du barbecue.

Et en avant pour la tonte sélective, avec ma bonne vieille tondeuse nucléaire* achetée d’occasion il y a 35 ans qui a encore eu droit à un rivet au printemps. On dégage des rues bien nettes, et laisse le reste en herbes folles et fleurs sauvages.

Et l’herbe coupée va bien sûr tout droit pailler les plants de patate.

Les oiseaux en piaillent de joie.

C’était le geste écolo du jour . Une tonte trois fois plus rapide, trois fois moins d’énergie . On va y arriver, aux deux tonnes**.

*Eh oui, toujours aussi résolument pour le maudit nucléaire..

** 2 tonnes ?

*** Et juste après je découvre que j’ai suivi, sans les connaître, les recos données par le roi de la permaculture sur RCF ..

Khmers verts new wave

Mon quotidien m’estomaque. Le jour même ou l’on saque le (seul) patron humain du CAC 40, on saque sacre les nouveaux khmers verts: les défenseurs du voyage aérien. En créant un passeport vert, qui permet aux plus polluants méritants de reprendre l’avion pour sauver les vacances. Pas leurs vacances, mais les vacances, celles de l’humanité …

En effet, comment imaginer des vacances dignes de ce nom sans un “retour à l’anormalité la normalité, celle qui fait qu’on ne peut s’amuser qu’en parcourant le monde en tous sens, cherchant les plaisirs et émerveillements qu’il est impossible d’obtenir en restant sur ce qu’on qualifie par ailleurs de “plus beau pays du monde” , ou de pays ou l’on peut se retrouver “heureux comme dieu” ?

Quand donc comprendront-ils que l’anormalité la normalité est la cause de tous nos malheurs ? Climatiques, covidiques, sarsiques, mersiques, sans oublier les vachefollesques ?

Bon, soyons positifs . Le passeport vert, je suis pour. 

Résolument pour.

Que chacun calcule son empreinte carbone. Et s’il arrive aux deux tonnes annuelles nécessaires pour arriver à l’objectif de l’accord de Paris, on lui offre un aller retour transatlantique (qui lui boufferont ses deux tonnes annuelles d’un seul coup, mais il faut bien économiser pour avoir des vacances dignes de ce nom..  😉

Pour vous faciliter la vie et vous dire comment faire :
MY CO²
Calculateur de l’Ademe
Avenir climatique
Henkel

Et si les résultats ne sont pas pile poil identiques, dites vous bien qu’on n’est pas, hélas, à une tonne près.

L’empreinte carbone de la quiche

L’empreinte carbone de la quiche

Je suis convaincu. Tout ce que je vois autour de moi finit par me convaincre.Sans diviser par 6 mes émissions de gaz à effet de serre, jamais nous n’arriverons à atteindre les objectifs de la COP21 de Paris, limitant le réchauffement à 2 degrés. 

Ça commence par moi, donc mon alimentation. Dont une base, la seule chose que je sache cuisiner : la quiche aux lardons.

Alors je la questionne :

  • C’est bien connu, c’est la viande qui est coupable de la majorité de notre CO² “alimentaire” . Exit les lardons. On gagne les lardons, le lisier de porc qui pollue les nappes phréatiques bretonnes et finit par favoriser les algues vertes qui tuent la biodiversité marine, et en prime les 10 grammes de plastique à usage unique. Tout bénef.
  • Dehors l’horreur de crème fraîche en petite bouteille plastique : je cours les rayons de ma superette pour en trouver en briquette exclusivement carton. Sans même de petit bouchon plastique.
  • Je fais bien sûr ma pâte, pour gagner le carton d’emballage et tout le processus industriel qui est derrière le rouleau de pâte prête à cuire.
  • Ah, la cuisson : j’amortis l’énergie du four et fais toujours les quiches par paires.
  • Et réutilise le papier cuisson, il peut bien servir deux fois.

Avec tout ça, c’est sûr, j’ai fait ma révolution écologique. 

Sûr ?

Double check. Je m’arme de ma balance, de la bible de l’Ademe*, et excel fait le reste.

Déception. Avec tout cela, ma quiche ne passe en gros que de trois à deux kilos de CO².

Loin de la division par 6 … 

Eh oui, ce cas bien précis montre que la conversion écologique va plus loin que des ajustements à la marge. Et qu’il faut bien mesurer.

Le graphe est clair, ce sont les produits d’origine animale qui pèsent : lardons, beurre, crème, lait et œufs. Mais à quoi va ressembler ma quiche sans tout cela ???

Pas de panique . Pour diviser par 6, il faut passer d’un repas moyen pesant 2500g de CO² ** à 425g . Soit 850 g pour une quiche à deux.

Faites votre choix. Perso, je retire un œuf, mets de la matière grasse végétale, et je peux même conserver des lardons. Vous passez goûter ? 

* La bible de l’ademe ?

** Repas moyen ??

Une bagouze à vingt tonnes.

Le dernier volume de ma BD favorite* est sorti..

Lui aussi ** se met à l’ Amazonie.

Avec une superbe double page sur le projet “montagne d’or” abandonné récemment en Guyane.

Tout y est . En agrandissant la photo (cliquez dessus) vous saurez lire les chiffres , et j’espère que Dargaud ne m’en voudra pas.

Personnellement, je retiens juste :

une bague en or nécessite la production d’environ 20 tonnes de déchets toxiques dans la forêt.

Certes, une BD n’est pas une étude scientifique, mais je ne serais pas surpris que les ordres de grandeur des chiffres mentionnés soient corrects.

Je ne regarde plus mon alliance de la même manière .

Et je pense qu’il va se passer du temps avant que je ne me décide à offrir un bijou en or à ma chère et tendre, voire à mes belles filles….

 

* Les vieux fourneaux  

** Colonialisme ??

XXIème siècle, colonisation toujours et encore

La colonisation. Une époque ou les grandes puissances lointaines se répartissaient les terres “vierges” du monde, pour pouvoir exterminer les indigènes et exploiter leurs ressources en toute impunité.

Je pensais cette époque révolue, les excuses apportées aux indigènes survivants quand il y en avait encore. Erreur !!

Dès les premières pages de Querida Amazonia l’évidence me saute aux yeux.

Les peuples indigènes de l’Amazonie ne savent pas encore tous qu’ils ont été attribués au Brésil. Que ce qu’ils croient être leurs terres ancestrales ne leur appartiennent plus. Qu’ils n’ont pas le droit de passer les frontières , peu matérialisées, entre les 8 pays qui se répartissent leur lieu de vie.

Ils ont hélas pour la plupart bien compris que les envahisseurs sont les plus forts, qu’ils les pourchassent et les parquent dans des banlieues misérables, et que leur belle nature est pillée, spoliée, incendiée….pour le plus grand profit des seuls “occidentaux”.

Je pensais avoir un peu compris cela avec ma consommation de viande*. 

Il va falloir rajouter celle de bois exotique.

Je pensais que le seul responsable était le dirigeant Brésilien fou. Eh non, c’est aussi moi.

Fini le teck au bord de ma piscine. Je ne m’en sens plus le droit.

NB : je ne prétends pas résumer Querida Amazonia à cette (re)découverte, tout cet opuscule vaut le coup..

*sur le gramme de viande et les 50m² d’Amazonie

Quand la France reconnaît déforester l’Amazonie.

Un aveu pourtant fait au 20h, mais qui est soigneusement noyé dans un flot de paroles.. Il me fait pourtant bondir de joie.

Je reprends juste les premiers et les derniers mots du reportage*…:

Notre bétail est en effet nourri avec des protéines produites au Brésil………..ce soja que nous importons souvent du Brésil provient de cultures intensives. Elles sont souvent la cause de la déforestation en Amazonie.”

Bon, la solution proposée n’est pas forcément celle que j’aurais retenue : débloquer 100 millions pour aider la filière agricole française à produire le soja qui nourrira notre bétail.

Bref, dépenser de l’argent public pour continuer à émettre du méthane, polluer nos sols et nos rivières à grands coups de lisier, et entraîner nos agriculteurs dans une filière pour le moins incertaine.

Quadruple enjeu, donc , de ma réduction quotidienne d’un gramme de viande :

  • gagner 50m² en Amazonie**.
  • gagner 22 kg de CO² par an
  • éviter 20kg de lisier par an
  • et économiser ma part des 100 millions d’euros de dépense publique, qui est certes négligeable devant le désespoir vers lequel certains agriculteurs seront poussés.

*https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mardi-5-janvier-2021_4223165.html

** sur l’impact de ma consommation de viande..

25 grammes par jour.

Une bonne manière de se libérer du pathos des films à tendance polémique ou complotiste est de les regarder en vitesse accélérée. Par exemple à 130%. Les voix aiguës restent compréhensibles, les silences lourds sont allégés, et l’émotion n’encombre plus le cerveau qui se fixe sur le contenu.

C’est ce que j’ai fait lors du second visionnage de cowspiracy* , film un peu à charge contre la nourriture carnée, maelstrom de chiffres de tous ordres, sur divers sujets, parfois mondiaux, parfois centrés sur les USA, qui pourraient facilement nous embrouiller dans une spirale culpabilisatrice.

J’ai noté chaque chiffre, et les ai comparés à d’autres sources de données, celles du GIEC et de la fresque du climat, celles de divers livres et articles glanés ces derniers mois, et bien sûr avec le mythique wikipedia.

Parmi les multiples angles d’approche du film ( effet de serre, déforestation, faim dans le monde, biodiversité… tout est bien lié!!), je ne retiens délibérément dans ce post que les surfaces de terres arables.

Il faut 700 m²** de terre pour fournir à un vegan ses 1,4 kg*** quotidiens de nourriture équilibrée.

Il en faut 100 fois plus, soit 70 000 m², pour donner le même 1,4 kg de protéines animales (viande, laitage) à un carnivore intégral.

Certes, l’Américain moyen , avec ses 250g de viande quotidienne, n’est carnivore qu’à 18%, les 82% restant étant végétaux. Il faut bien des frites, de la salade et du ketchup avec le steak.

C’est pourquoi il ne requiert “que” 13 000 m²*** de terre arable pour le nourrir.  18 fois plus qu’un Indien vegan.

Le globe nous offrant 1,4 milliard***** d’hectares de terre arable, il peut donc nourrir 20 milliards d’Indiens vegan, ou juste 1,1 milliards d’américains, ou 2 milliards de francais qui sont (un peu) moins carnivores. 

C’est le modèle alimentaire que nous proposons qui est donc la cause de la déforestation de l’Amazonie ( à 91% déforestée pour l’élevage bovin)… et plus simplement de la faim dans le monde.

Si les 7 milliards d’humains convergeaient vers un modèle unique de source de protéines, ils auraient “droit” à chacun 2000 m² de terre, de quoi leur fournir quelque 25g par jour de nourriture d’origine animale en plus des indispensables végétaux. 

Au delà, on déforeste au grand dam de la biodiversité, pollue les rivières et les océans  avec du lisier animal, augmente l’effet de serre (surtout avec du bœuf*****) , et crée la famine dans les pays qui consacrent leur terre à nourrir de viande les riches occidentaux***** comme le film le montre si bien.

Même si mes 25 g sont un peu faux, ça se réfléchit, non?  1 gramme de moins par jour, c’est 50m² d’Amazonie en plus à moi tout seul !!

*  Cowspiracy, c’est 90 minutes ( 60 en accéléré !) interpellantes que je recommande chaudement.

En plus des sources citées dans l’infographie, on peut checker notamment avec :

** ou 800 selon Claude Aubert “nourrir la planète avec l’agriculture biologique”

*** voire plus  http://intervaltraining.fr/quel-est-le-poids-total-de-nos-repas-quotidiens/

**** 7000 selon Claude Aubert, pour un Français.

***** wikipedia

****** Du bœuf et du tofu .. Pour l’empreinte carbone du bœuf …

*******https://www.viande.info/elevage-viande-sous-alimentation 

Pas question de me faire manger du tofu !

C’est la réponse que j’ai prise en pleine figure quand je me suis adressé à celles qui approvisionnaient les buffets d’une institution pourtant très bien pensante.

Je leur avais juste suggéré de proposer aux organisateurs de sélectionner un buffet sans viande rouge ! Pour limiter l’empreinte carbone !

Visiblement, je suis passé pour un extraterrestre. Le lien entre alimentation et CO² n’est pas connu de tous. Tant s’en faut .

Le soir même, j’ai relaté cela à une jeune de 20 ans. Elle est tombée également de l’arbre, totalement ignorante du sujet. Le réchauffement climatique, oui, mais je n’ai aucune idée de ce que MOI je peux faire.

Alors si même à 20 ans on ne sait pas…une  image pour 2 messages simples que je vous invite à diffuser:

  • 1 repas à base de steak frites pèse 5 kg de CO².
  • en remplaçant le steak par du porc ou du poulet on divise par 5 à 1 kg dont 400 g de fruits et légumes
  • et si on prend des légumes de saison on divise par 5 les 400g

Je ne vous mets pas (encore 😉 ) au tofu …et pourtant je divise par près de 10 l’empreinte carbone de votre déjeuner . Ce sont vos petits enfants qui vont être contents dans 25 ans . Quand ils transpireront à grosses gouttes toute l’année .

La valeur qui vaut le coup.

Franchement, faire ressemeler ma chaussure, ça ne vaut pas le coup. Entre le prix du ressemelage et celle d’une chaussure neuve, l’écart n’est pas si terrible, et mes vieilles commencent à être un peu vieilles, alors…

Le raisonnement est imparable. Quand la finance dirige, au moins.

Quelle valeur de faire travailler le cordonnier du coin, d’assurer sa survie? Quelle valeur de faire durer un peu plus le cuir, le plastique, le métal des boucles et rivets ? La nature nous fournit cela pour presque rien, et elle est une source infinie, n’est ce pas ? Et les productions chinoises sont maintenant de bonne qualité, non ?

Et si la conversion écologique intégrale appelée par notre pape, c’était tout simplement de faire travailler les cordonniers du coin , d’éviter de balader des chaussures aux quatre coins du monde et de faire durer celles qu’on a ?

Bref, de ne pas laisser dicter sa loi à la seule valeur financière ?

Je suis content, ma copine a finalement fait ressemeler ses escarpins.

Klug

C’était l’arbuste de la discorde. Qui se propage comme du chiendent, et dont les épines acérées griffent la belle peinture de mon vélo à chaque passage. Qui tapisse chaque année le sol de ses fruits si durs qu’aucun insecte, aucune pourriture ne les atteint et qu’il me faut en emplir des poubelles entières.

Mais dont la fleur  si rose orne si bien les jours maussades d’automne qu’ils ont échappé à l’éradication brutale.

Et c’est seulement au bout de vingt ans, alors que le militantisme d’autoconsommation a encore grimpé d’un cran, que je me lance. On va tenter d’en tirer quelque chose , de ces fruits du maudit Chænomeles japonica. Et ce n’est qu’en combinant les recettes des divers internautes tout en laissant assez libre cours à ma créativité que j’ai mis au point gelée, compote, jus et même pâte de fruit. Ayant survécu à la quinzaine d’observation de mes proches, qui s’attendaient à me voir dépérir à force de goûter diverses mixtures, tous ceux qui se sont retrouvés à la table de la maison ont contribué, avec politesse, à écouler la cinquantaine de kilos de fruits dont la nature m’a gratifié cette saison. Certains sont déjà revenus .. Comme quoi on ne tire pas toujours pleinement parti de ce dont mère nature nous comble..

Le futur des déchetteries

Force est de constater la chose, alors que ce second mois de confinement avance. L’immense tas de déchets, pour ne pas le qualifier de dépotoir, que j’ai accumulé en prenant possession de l’ancienne ferme dans laquelle je suis confiné, a quasiment disparu.

L’énergie initiale de rangement, d’élimination des cochonneries accumulées par les générations de fermiers dans les pièces du bâtiment d’élevage, ont généré ce tas.

La frénésie d’aménagement desdites pièces , à son tour, a généré une longue liste de besoin en matériel qui n’était pas vraiment de première nécessité, donc pas trop disponible.

Alors patience et longueur de temps ont fait plus que force ni que rage. Peu à peu les idées ont évolué, les besoins aussi. Une à une les cochonneries ont été retirées du tas pour être nettoyées, transformées, recyclées. Toute ferraille devient docile sous le marteau après avoir passé quelque temps dans l’âtre. Toute scie s’avoie. Même un peu oxydé, tout fil de fer , tout clou, peut resservir. Un très vieux bout de grillage protège aussi bien des oiseaux les salades juvéniles qu’un neuf, une barquette de fraises fait la cloche très efficacement sur un plant de courges.

L’esprit des générations antérieures de paysans artisans, qui a soufflé dans cette ferme ou dans celle de mes aïeux, revient en force*.

Finalement, quand la liberté reviendra, un seul petit voyage à la déchetterie suffira pour rendre au jardin son air propret.

Et je ressors de cette expérience avec une conviction : chaque déchetterie devrait être doublée d’un repair café. Doté entre autres du seul outil qui m’a vraiment manqué pendant ces deux mois de réclusion campagnarde: une imprimante 3D**.

 

*Faire avec ce que l’on a. En y consacrant le temps nécessaire plus que la furie carbonée.

** Imprimante 3D ? Pourquoi ?

Une tonte nucléaire raisonnée

Quand j’arrive dans ce jardin délaissé depuis l’hiver dernier, les abeilles* en ont déjà pris possession. Chaque fleur est habitée et vrombit.

Message reçu. La tondeuse autoporteuse avec sa largeur de coupe supérieure au mètre va juste dégrossir la moitié de la surface habituelle. Ça de plus pour les abeilles, ça de moins en pétrole vaporisé en CO².

Et pour les finitions, on n’insistera pas en aller et retours inutiles. La petite électrique, destinée aux bordures, fera plus que son taf. On prendra certes plus de temps que traditionnellement, mais ca tombe bien, cette fois on en a, du temps. Et, n’en déplaise aux grognons**, le nucléaire fait moins de mal aux abeilles et à la planète entière..

 

* Elles ont aussi migré ici

** Ecolo et pro-nucléaire ?

Faire avec ce que l’on a

En cette période de confinement, amusant de voir ce qui ressort.

Les groupes Whatsapp re-connectent des cousins éloignés, et des amis qui ne s’étaient pas vus depuis quarante ans… Et a chaque fois on s’extasie sur des photos vieilles d’un demi siècle .

On se régale d’une sortie d’une heure, que l’on s’impose par hygiène, hygiène que l’on n’avait pas quand on avait toute liberté de le faire.

Et je bricole avec ce que j’ai. Jamais autant réparé, recyclé, réutilisé. Fini le temps des voyages incessants aux magasins de bricolage, pour aller acheter LE truc indispensable aux travaux en cours.

gamin depenailleFinalement, on revient inconsciemment aux fondamentaux

Une relation familiale qui est ce qu’on a de plus précieux et que l’on entretient

Une hygiène de vie qui prend soin de son corps, un peu de sport au lieu du bistro ou de la télé

Et une économie de choses, d’objets, avec une vie où l’on utilise ce qu’on a, tout ce qu’on a.. et on a tellement.

Une autre découverte de ce confinement, c’est que  je peux vivre deux mois avec deux chemises, celle qui est sur moi et celle qui sèche… quel gaspillage de biens et d’argent dort dans mon placard ..

PAC : agir pour plus de cohérence

Une des fiches** du débat imPACtons* m’interpelle au niveau du vécu.

Comme cela, c’est la filière de la viande bovine qui reçoit le plus d’aides de la PAC. Deux fois plus que les porcs, par exemple. Intéressant pour le futur de mes vaches, donc***.

Mais d’un autre côté, mes collègues fresqueurs **** me disent que le kilo de boeuf génère près de 10 fois plus de GES que son congénère le porc.

Alors, comme ca, la PAC alimente le dérèglement climatique ?

Bon, tout cela passe au dessus de nos têtes, me rétorquera t on . Que peut on y faire, à ce sujet si technique ? Et bien, justement, sur ce coup là, on nous demande notre avis . Et je vous ai pré-mâché le boulot. Yapuka venir soutenir ma proposition***** .

Et si la survie des abeilles sauvages vous importe, il y en a une autre là******.

 

N’hésitez pas à cliquer sur les graphes si vos yeux sont aussi fatigués que les miens.

 

*Pour ceux qui ont loupé l’invitation à débattre du futur de l’agriculture, c’est ici

** vers la fiche « assurer un revenu juste et soutenir la résilience du secteur« 

*** tout sur mon troupeau

**** Si je ne vous ai pas encore invité à suivre un atelier « fresque du climat« , je peux aider …oui, un jour je posterai là dessus …

***** Proposition pour Une mise en cohérence des aides avec l’impact climatique

******Proposition pour  Donner les outils pour bien doser l’apiculture

 

Protection de l’environnement

Dangereux de ne pas être dans la mouvance. A en lire La Croix, même au Canada, qui n’est pas vraiment une république bananière. Eh oui, la violence de la rue paie. C’est elle qui a propulsé les nazis au pouvoir, qui a obtenu des milliards de dépenses à la hussarde auprès du gouvernement Macron.

C’est tellement facile de ne se renfermer que sur soi. Surtout à mon âge. De dire “plus jamais” “J’ai donné”.. Ou faire comme ces retraités voyageurs impénitents qui professent doctement aux autres (pour eux, c’est un peu tard !) de limiter leur progéniture afin qu’ils puissent continuer leurs voyages sans carbone penser.

J’ai bien envie de me contenter de mes carottes pour éponger ma taxe foncière *.

Pas ma faute, après tout, si le fer de lance de l’action environnementale du diocèse, à laquelle j’ai la faiblesse de contribuer, est à trouver dans les monastères (qui devraient plaire à mes voyageurs susmentionnés tant leur descendance est limitée)  et non pas dans les paroisses ou on pourrait penser le trouver. A croire que Greta est bien seule, en vrai . “Oui, je la soutiens, bien sûr, c’est important, mais quand même, je ne suis pas encore prête à renoncer à mes voyages vacances so called humanitaires en Afrique”, ai-je entendu… trop souvent.

A 20, 30 ou 40 ans, c’est vous qui tenez les manettes. Qui décidez de la société dans laquelle vos petits enfants vivront. Je suis prêt à aider.. ! mais c’est maintenant que ça se passe.

 

*https://abahli.com/2018/07/10/le-court-circuit-des-circuits-courts/

Happy Birthday !

Non, ce post ne vous parlera pas de Noël. D’abord, Noël n’est pas un anniversaire mais une venue . Mais c’est une autre histoire.

Je suis tombé sur cette invitation, et je n’ai pas résisté à l’envie de la reproduire intégralement .

 

Thomas, 7 ans.
Samedi 30 mars de 14hà 17h

Petites règles du jeu pour mon anniversaire :

Rien de jetable :

  • ni assiette,ni verre ni rien : et oui, on mangera dans les assiettes en porcelaine de mémé  🙂  🙂   🙂
  • pas de bonbons avec papiers : les bonbons, c’est du vrac !
  • Gâteau Home made, c’est meilleur de toute façon !

Et vous aussi, vous pouvez contribuer :

Le cadeau d’anniversaire (non obligatoire, bien sûr, on n’est pas invité pour donner qq chose mais pour s’amuser ! ) : si vous le désirez quand même, 2 choix s’offrent à vous

  • C’est un cadeau éco-responsable = pas de plastique made in China…il reste quoi ? le carton, le papier… exemple : les petits jeux bioviva fabriqués en France sont 100% en carton…
  • Il peut aussi être acheté sur le Bon Coin : donner une seconde vie à un objet ça fait partie du truc !
  • Le papier cadeau : du recyclé ou de la réutilisation de papier journal.
  • Et puis pas d’abus sur le cadeau : imaginez, 3 enfants * 8 années où on fête les anniv avec les copains * 8 copains en moyenne = 192 cadeaux !!!… sans compter Noël, les cadeaux Papa-Maman/Papi-Mamie/Parrain-Marraine, c’est démentiel.

PS : on va faire des ateliers de fabrication alors si vous avez un ou 2 bidons vides ne les jetez pas, vos petits vont vous faire une surprise !

Merci pour la réponse à………..

 

Eh oui, je me lance dans l’anniversaire ECO RESPONSABLE..

Pourquoi ?

A l’heure actuelle, nous consommons plus de 1,7 ha d’espace productif, c’est à dire plus que ce que la terre peut nous donner et cela ne lui laisse pas le temps de se régénérer. Nous épuisons nos ressources. Chaque année, nous vivons à crédit à partir du mois de juillet.

Alors sur cette base, la famille entière a changé son mode de consommation.

Merci pour votre soutien !!!

 

Bon, j’ai quand même enlevé le téléphone pour la réponse et l’adresse.. RGPD oblige.

Encourageant, cette initiative . Bravo à cette famille qui se reconnaîtra si elle tombe sur ce post..

Mais au fait, OK, Noël ce n’est pas un anniversaire. Mais le couplet sur  la vaisselle, les bonbons, les gâteaux et les cadeaux cela peut s’appliquer en cette fin d’année, non ?

Ecologie, Egologie et la goutte d’eau vegan.

Comme chaque fois que je rentre dans ce temple du bio, je suis agressé par tout ce plastique.

Ça fait un moment que ca me travaille. Que certains fanatiques du bio m’énervent, moi qui me pense écolo. Ça y est, je la tiens, ma carte. Mon mapping, en bon ingénieur qui aime les graphiques.

Alors je me lance . Deux axes , l’axe du bien et l’axe du mal , celui qui me profite à moi, mon entourage proche, à court terme. Mon espace temps court. Et celui de l’espace temps long ; les autres, ceux qui sont loin, la planète, le long terme que je ne verrai jamais. Et je pose chaque action, chaque posture, sur cette carte, selon qu’elle a un effet positif ou négatif sur chacun des axes.

Le bio en plastique qui vient de l’autre bout du monde, ça fait probablement du bien à l’individu qui consomme, mais pas à l’atmosphère ni aux océans que l’on gave de CO² et qui finissent par ne plus nourrir les populations lointaines.

Et je l’ai trouvé, le comble de cette égologie de certains bio purs : l’eau de source vegan ( ??? ), qui a fait des centaines de kilomètres pour venir ici.

Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à trouver les verseurs de vrac, cachés là bas au fond dans un coin, qui doivent sans doute apporter moins de marge…

 

Allez, toutes les boutiques ne sont pas comme cette chaîne : certaines sont soucieuses de vendre du local, du vrac, en remplissant l’emballage que le client apporte, si possible de produits bio. Ce sont celles là que je dois privilégier .

Et ça me conforte dans le choix du diesel*, qui nuit peut être plus à mon environnement proche pendant les quelques semaines de durée de vie des microparticules émises, par rapport à l’essence qui envoie bien plus de molécules de CO² dans l’atmosphère ou elle va rester des années bien partagée avec tous les habitants de la planète.

 

Mon propre temps court, ou le temps long pour l’humanité ?

 

 

* Diesel, nucléaire, tout ça …

 

Du beau et du bio

Du beau et du bio

La contemplation de mon achat du jour me plonge dans une profonde perplexité écologique.

Une terrine de campagne bio. Ah, c’est bio donc c’est bon !!

Gaël, le producteur, l’annonce sur l’emballage: il fait partie des porcs bio de France. Leurs porcs doivent donc être heureux, et moi je suis content de faire marcher l’agriculture française.

Bon, du bio sous plastique ça n’est pas top pour les océans . Mais il y a pire .. Cet emballage, c’est écrit dessus, grâce à U, contient 25% de matière recyclée. Ça fait quand même 75% de plus que le bon vieux papier du rayon charcuterie à la découpe. Quoique..*

Donc quasi tout est bio. Même l’armagnac (pas détecté dès la première bouchée, mais bon ..). Le lait est bio, mais pas garanti d’origine France. Dommage pour moi **

L’étiquette est orange. Sans moi, cette terrine allait renforcer le pourcentage si élevé de nourriture gaspillée. Quelle fierté !

Mais du coup j’encourage à la produire, puisqu’il y a des idiots pour se contenter des restes et optimiser le yield.

Finalement désorienté, je prends mon téléphone favori et appelle Yuka à la rescousse.

Et là, coup de grâce. Mon achat est gravement mauvais .

Du bio, du Français, du plastique recyclé … tout ça pour çà ?

Du coup, tout en dégustant ma terrine, je me lance dans les cookies maison au Gremiel***. A base de farine bio, en emballage papier, et surtout sans code barre, Yuka ne pourra pas venir me casser la baraque ce coup là.

Moralité de ce billet ? Sur fond de digestion de cookie, je persisterai :

  • moins de chimie (donc du bio)
  • moins de plastique ( je recherche encore sans succès les emballages en PLA****)
  • plus de local pour moins de CO².

Et tant pis si on n’a pas toujours tout bon, l’important c’est d’avancer dans le bon sens.

 

 

* Et non, il ne se recycle pas  😦

** eh oui, je suis aussi un peu producteur

*** Gremiel ? (pour info, il est livré en vélo, donc côté CO² …). des nouvelles au quasi quotidien ici.

**** du plastique bio ?

Pour un esclavagisme raisonné.

L’histoire de l’humanité se confond avec celle de la domination de la terre et des autres espèces animales. Pour son profit. Avec une éternelle ligne de crête à tenir à l’intérieur même de l’espèce sapiens, qui se surprend souvent à exploiter une partie de l’espèce pour le bien de l’autre partie.

Sans rentrer dans l’épineux débat de la lutte des classes et du paternalisme, je pense ici que sapiens tirerait bien parti de la connaissance maintenant intime des mécanismes de la biologie, que son cerveau développé possède désormais. Et de s’allier avec finesse et modération aux autres habitants de la planète.

Au lieu de bombarder massivement de pesticides les banlieues huppées qui ne peuvent plus faire dehors leur barbecue chéri sans se faire agresser de moustiques tigre, ne laisserions nous pas un peu de répit aux hirondelles et autres chauve souris , qui se chargeraient volontiers du job ?

Mais, s’il vous plaît, dans la finesse. En laissant du temps au temps .  Sans excès . Il a fallu une quarantaine d’années aux moustiques pour se remettre de la tentative d’extermination des années 70.  Il n’a suffi que de 10 ans pour sortir les chauves souris de la ville et permettre le retour des irritants culicidae.

Nous sommes trop exigeants, trop avides de résultats immédiats.

Mes patrons n’ont jamais vraiment apprécié quand je leur disais :

Je préfère marcher en ligne droite que courir en zig zag. C’est moins fatiguant et au final on progresse plus vite”. En leur formulant, en bon ingénieur, la formule : “515 est toujours supérieur à 151*” .

Bref, je suis pour la protection de la vie,  en modérant notre usage de la chimie, de la biologie. Les oiseaux travailleront volontiers pour nous.

Je suis pour l’augmentation du temps de l’étude et de la réflexion, au delà des pressions et de la mode médiatico-politique. L’inertie de notre politique ne va pas au delà de la rentrée parlementaire, celle du monde se mesure en siècles voire en millénaires. Conservons le juste milieu.

Tout le monde est d’accord ? Alors, let’s do it.

Et on se calme sur une bioéthique débridée qui peut si facilement nous mener au retour d’un esclavage et de la traite des hommes.

* Préparation – Action – Résultat. Que ce soit en temps ou en énergie dépensés, 5 unités de préparation en garantissent autant de résultat en ne dépensant qu’une petite unité d’action.

Par contre, une préparation bâclée  induit une énergie folle d’action pour un piètre résultat.

D’où l’inégalité 515 >> 151, prouvée maintes fois, et pas que dans les livres de maths.

Aligner la France sur une trajectoire 1,5 °C ?

J’ai lu avec passion et effroi le travail de B&L Evolution*. Comment aligner la France sur une trajectoire 1,5°C ?

Le préambule est très clair : on peut ne pas être d’accord . On peut ne pas vouloir . On peut refuser . Mais c’est un exercice de style. La France a pris un engagement. Si elle veut le tenir, comment pourrait elle faire ?

Pour ceux que la trentaine de pages rebute, ils ont fait une belle infographie**. Dont vous avez des extraits ci dessous.

Quelque part, je suis content d’y retrouver beaucoup de points abordés dans divers billets de ce blog. Si ca vous amuse, cherchez les billets taggés « environnement » ou « ecologie ». Au fil des ans, je réalise que je les ai accumulés..

Mais que je suis timoré !!  Il en manque beaucoup pour arriver au compte requis.

Allez, un effort sur ma gourmandise : le flux de données.  Tant pis pour la beauté et la finesse de l’image, au lieu d’uploader ma dernière vidéo youtube*** en « belle » résolution de 1980*1080, je l’ai dégradée à 1280*720 .  Au lieu d’uploader 658 millions d’octets, je suis retombé à 173.  Impossible de comprendre, dans la jungle des chiffres, à combien de CO² cela correspond, mais ca va bien dans le sens de diviser par 3 , non ?

 

 

* Le rapport de 36 pages de B&L 

** Pour ceux qui préfèrent le dessin, l’infographie

*** Et pour les apiculteurs et les printeurs, ma chaîne youtube ou je m’impose de faire des vidéos très courtes…une autre manière de diminuer le nombre d’octets voyageurs.

Allez zou, on bazarde

Les jeunes sont de sortie. Pas pour prendre l’air, pour en réclamer. Du propre. Oui, ils manifestent pour le climat. En masse.

Et s’ils font l’effort d’aller autant marcher, il y a fort à parier qu’ils tanneront leurs parents, leurs oncles, leurs retraités de grand parents, pour exiger qu’ils se bougent. Ou plus exactement qu’ils arrêtent de bouger en vain.

Bien sûr, eux mêmes vont évoluer. Refuser de prendre l’avion pour un oui, pour un non, pour un loisir qu’ils pourraient avoir à portée de main. Inutile d’aller à Atlanta pour voir Disney, ni au Kenya quand on a Peaugres, n’est ce pas ?

Et comme ils vont déclarer la guerre autour d’eux à tous ceux qui prennent l’avion pour leurs loisirs, cela va faire mal. Mon wikipedia favori me porte donc à penser que le trafic aérien va baisser de 52%

27 % des passagers prennent l’avion pour visiter famille ou amis, contre 52 % pour les loisirs et 14 % pour le travail

Alors, résolument, vendons ADP tant que cela vaut encore quelque chose..

 

Bon, doux rêveur ? sans doute un peu, mais la conscience vient, l’égocentrisme forcené des pollueurs va s’infléchir, j’y crois…

Alerte rouge

Depuis toujours, un feu rouge m’impose d’arrêter l’action en cours. Danger. Ne va pas plus loin. Interdit.

Dans ma voiture, je passe a l’orange. Ne me laisse pas intimider par le voyant qui m’incite a passer au garage. Mais au rouge, non. Je n’y vais pas.

Le dernier voyant rouge en date me met en garde : je risquerais gros à ne pas mettre ma clim en route. Je le sais bien, les jeunes marchent pour le climat. Pour MON climat ? Ce serait donc si grave de transpirer au volant ? De refuser d’émettre le surcroît notable de CO2 que mon confort est sensé exiger ? Et tant pis si mon confort réchauffe le voisinage . Si l’énergie qu’il nécessite génère l’effet de serre qui fera souffrir les lointains paysans tropicaux.

Beau symbole de notre égocentrisme à courte vue que la clim . Que ce voyant rouge qui, si j’écoutais son message subliminal,  m’interdirait de m’en passer.

Et bien non, il n’y a pas qu’à vélo que je vais passer au rouge idiot. Désormais j’ignore ce warning ultime de « A/C off » et roule avec, autant que faire ce peut.

La voix du fin silence

Repas en silence.

Chacun est attentif .

Le geste se ralentit

Les papilles n’ont qu’une chose à faire, déguster.

Les yeux pétillent, ou se ferment.

La bouche sourit, goûte pleinement l’instant.

Expérience recommandée. Bon, on peut prolonger en passant tout le week end en retraite spi, c’est mieux. Mais juste un repas hors du bruit du temps ce n’est déjà pas si mal.

Ca peut aller très vite

Qu’est ce que quinze ans ? Dans une vie ?

Et dans la vie de la terre ?

Cela pourtant a suffi au Mexique .

Pour passer d’un pays exportateur qui produisait deux fois sa consommation à un pays importateur .

A qui le tour ? la vie se promet très très difficile pour ceux qui n’ont pas de ressource. Ou pour ceux qui ne se préoccupent pas trop de l’économiser.

Allez, un peu plus d’effort vers la famille zéro déchet..  Ce bouquin, en voilà un cadeau utile …

Non, je ne viendrai pas vous revoir..

 

Après dix ans en France, Pramod était rentré au pays. Avec la belle Saru, ils ont fondé l’école Victor Hugo Manjushree Vidyapith* et l’agence de voyage Mandap Travel** qui la finance.

ecole VHmavi

Ils accueillent des enfants pauvres, des filles en majorité, pour leur fournir une éducation scolaire et à l’environnement de qualité internationale. Enthousiasmant.

Il y a deux ans, j’ai eu la chance de venir les visiter. De faire un trek inoubliable sur les contreforts des Annapurna, sous le regard du Dhaulagiri.

Et quand la proposition de retourner sillonner ces montagnes fantastiques est arrivée, tout en contribuant à leur merveilleux projet mon sang enthousiasmé n’a fait qu’un tour.

Puis cet emm.. de cerveau a pris le relais. A quoi bon partager les messages d’urgence de Janco***, l’invitation pressante de François a la conversion écologique****, pour se permettre d’émettre à moi seul par ce voyage en avion autant de CO² pour juste une quinzaine de loisirs ? Ai-je épuisé les ressources montagnardes des Alpes, qui sont à proximité de vélo ?

Quelques semaines de maturation plus tard, ma réponse part : malgré tous les attraits du projet, je ne me permettrai pas de générer tout ce CO² pour mon seul loisir. Ce trek sera donc sans moi.

 

* Ecole Victor Hugo à Katmandu ?

** Mandap Travel, une agence pas ordinaire..

*** Jean Marc Jancovici

**** Pour ceux qui n’avaient pas capté, je parle bien sûr de Laudato Si ..

Des taxes et de la valorisation doublée

Mon livre  de chevet* m’a abondamment parlé de la valorisation doublée. Oui, ce facteur là ! Celui qui nous fait inconsciemment valoriser deux fois plus ce qu’on perd que ce qu’on gagne. Ce conservatisme qui nous fait doublement résister chaque fois que l’on nous enlève quelque chose. Car nous sommes viscéralement attachés à nos biens. Dans mon cas, c’est sûr !

Alors quand une nouvelle taxe arrive, qui puise dans notre compte en banque, nous hurlons. En gros deux fois plus fort que raisonnable. Et il faudra donner deux fois plus pour compenser le sentiment de spoliation.

La preuve.

Ce meneur des gilets jaunes qui, spontanément, au 20h, qualifie d’”aumône” (sic) les quelques 20 euros mensuels que la réforme de la CSG a ajouté sur sa fiche de paie.

Mais qui ne souffre pas les 10 centimes d’augmentation de taxes sur le diesel, qui l’étrangle.

Je ne peux m’empêcher de faire, une fois de plus, un calcul.

20 euros donnés d’une main.

Mettons qu’ils soient intégralement repris de l’autre dans le même mois . A coup de 10 centimes** par litre, cela fait 200 litres. Mensuels.

A 5 litres au 100 , ces 200 litres le transportent sur 4000 km. Mensuels.

Il faudrait donc que ce pauvre manifestant étranglé par les taxes habite à plus de 100 km de son lieu de travail pour que ces deux mesures commencent à lui faire perdre du sacro saint pouvoir d’achat. 2 fois 100 km par jour, ça fait beaucoup…

Allez, c’est un gros rouleur . Mettons qu’il fasse 2*50km *** par jour pour travailler. Il est encore globalement gagnant. Encore une victime du facteur 2, qui le pousse à passer son week end à faire barrage.

Ce jeu de transfert de taxes peut passer pour du bonneteau. Mais j’avoue que s’il permet :

1 – de faire baisser le coût du travail (et je confirme que le coût total de mon employé à domicile a baissé de l’ordre de 1% sur les 12 derniers mois… à salaire net augmenté).

2 – de faire grimper le prix des ressources non renouvelables.

3 – et de donner un petit coup de pouce au pouvoir d’achat de la plupart des gens.

cela devient un très joli coup..

 

Moralité : que je me méfie encore plus de ce fichu facteur 2, qui m’inciterait si facilement à des réactions pas forcément adaptées…

 

* Bien sûr, mon “prix du bonheur” ..

**  Dans le marécage des chiffres balancés ici et là, 10 centimes permettent des calculs ronds. Selon vos références, 5, 10 ou 15 ne changent pas le raisonnement …

*** sachant que la médiane française est à 7,9km , selon l’INSEE . Tous les détails  là

 

Toi, soi disant écolo, tu remplis les mers de plastique avec ton imprimante 3D !

Toi, soi disant écolo, tu remplis les mers de plastique avec ton imprimante 3D !

J’ai trop entendu cette petite remarque narquoise. Mais ça n’est pas grave. Le plus ennuyeux serait de laisser penser cela sans me laisser le plaisir de contre argumenter.

Du coup je ne résiste pas à un petit cours sur le PLA, matière première préférée des makers* qui en mangent des bobines entières..

Car c’est un plastique alimentaire !  Je reprends first pack :

Matériau transparent, résistant et insipide, résultant de la fermentation de l’amidon. Alternative naturelle au polyéthylène, le PLA est 100% biodégradable, compostable et il est conforme à la norme européenne EN 13432 et labellisé OK Compost. Les produits en PLA ont des propriétés étonnantes : hyper transparence, brillance, résistance, rigidité, barrière contre les odeurs, résistance aux matières grasses, résistance au froid… ils sont parfaitement adaptés aux boissons et aux préparations froides. Ils nécessitent juste un stockage sans humidité et à une température inférieure à 40°C (sinon ils se dégradent !)

Ah, un plastique biodégradable ! Alors tes abeilles vont déposer plainte sous peu quand elles recevront les bandes d’apivar sur les pieds**.. Et tu ne peux pas faire d’objets un tant soit peu durables !!

Que nenni ! Voilà la durée de vie de la chose…degradation PLA

Et la ruche, avec son atmosphère contrôlée soigneusement en température et hygrométrie, est encore mieux qu’un bureau (bien qu’on y bosse plus  😉 ).

Mouais, alimentaire ? Moi, j’hésiterai à en mettre dans ma cuisine quand même . NFPA704 du PLAAlors là, j’appelle oncle SAM à la rescousse. Lui qui refuse même le fromage au lait cru..

Pas familiers avec le diamant NFPA 704 ?

Ça alors !! Pour les rares non initiés, le 1 concerne l’inflammabilité, qui nécessite un chauffage préalable, et les deux 0 la stabilité et la toxicité : produit inerte et non toxique. Bref, vu qu’il est fait à base d’amidon de maïs, on pourrait même aller jusqu’à imprimer les grains de maïs de la salade composée.

J’exagère peut être un peu, mais l’industrie alimentaire ne se prive pas de l’utiliser, les produits « plastique » de cette photo sont tous en PLA.

produits en PLA

Sans parler de la cantine qui imprime carrément les repas des élèves .. Mais si, mais si … avec autre chose que du PLA, bien sûr.***

Donc, outre le fait qu’être maker et écolo ne soit pas du tout incompatible (ouf !), le message de ce post est que vous pouvez ne pas vous priver d’assiettes, verres et couverts en plastique, pour autant qu’ils aient un de ces logos …

Logo-OK-compost

pla7

 

Elle n’est pas belle, la vie ?

 

* Plus sur l’impression 3D et la génération de makers qui vient.

** Apivar ? PLA ? Abeilles ? La cohérence du tout sur cette vidéo...

*** La cantine qui imprime les repas en 3D

 

Le colibri mue-t-il autant ?

Le colibri mue-t-il autant ?

10 chacun. Chaque année.

Vu qu’il se produit plus de 90 milliards d’habits par an*, cela en fait 10 par humain. Et je soupçonne  le paysan indien ou malgache de faire baisser la moyenne..

11 kg par Français**. C’est le poids de textile acheté chaque année.

Soit une trentaine de fringues, vu le tableau ci contre.

Alors, chiche ? On dort à poil fait une pause dans cette folie, on fait durer jean et chemises et en un an on réinjecte chacun 50 mètres cubes*** dans la mer d’Aral**** ? Think about it …

 

* a défaut de tout regarder, allez voir a 1 min 50 de cette émision d’arte qui interpelle ..

**ventes-de-vetements-et-textiles-d-habillement-en-france

***  Sur une base de 5000 litres d’eau pour 1 kg de coton, bas de la fourchette 

**** et si vous avez l’impression de louper une marche, je ne peux que recommander la lecture de ce livre qui vous expliquera le lien

A défaut de crever de chaud, va t-on mourir de froid ?

Les calculs de nombreux climatologues nous prédisent un réchauffement climatique. Ce n’est pas un scoop.

D’autres s’évertuent à calculer le « peak oil », qui préfigure le son du glas de nos véhicules motorisés au pétrole.

Je tombe sur un point de vue un peu décalé*, qui, basé sur des études apparemment sérieuses, nous annonce la limitation du réchauffement climatique par manque de combattants source de CO², pétrole, c’est sous entendu, mais aussi gaz et charbon. Des données intéressantes.

Si je pousse au bout, on ne va donc plus avoir de quoi se chauffer avant que le réchauffement climatique ne nous en ôte le besoin ?

Il y a là de quoi perdre son latin… Une seule chose est sûre, c’est qu’en isolant nos logements on agit sur les deux tableaux : le « peak carbone » , et le réchauffement climatique . In medio stat virtus.

Dans la série, le nucléaire n’est pas mal non plus , je l’ai déjà dit**, mais cela attire les foudres des « vrais » écolos, comme encore la semaine dernière ou j’ai failli être carbonisé par un regard de braise …

 

* La faible disponibilité du charbon limitera le réchauffement climatique    (Philippe Gauthier – Energie et environnement)

** Ecolo, nucléaire et diesel

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

Si le PNB représente bien la richesse nationale, donc celle de la population, je comprends que :

  • la population en France croissant de 0,4% par an*, une croissance du PNB de 0,4% nous permettra de conserver notre richesse par habitant. Jusque là, OK.
  • au delà de 0,4%, la croissance permettrait à chacun de faire croître son pouvoir d’achat. Mais pourquoi ?

Mon livre de chevet favori (bon, c’est vrai il n’est pas seul, la pile à mon chevet menace parfois sérieusement mon sommeil) , j’ai nommé “le prix du bonheur”** , m’indique bien que depuis quarante ans le pouvoir d’achat a eu beau doubler, le bonheur des riches comme celui des pauvres n’a pas augmenté d’un poil ( voir fig et son commentaire ci dessous).

Alors vu qu’on ne sait pas croître sans détériorer notre environnement (voir le bouquin de Janco*** qui lie de manière imparable PNB et émission de CO²), vu que sans aucun doute détériorer notre environnement ne va pas nous rendre plus heureux, du moins à long terme (un feu d’artifice nous rendrait moins heureux si nous savions vraiment la quantité de métaux lourds qu’il volatilise à portée de nos narines****), arrêtons cette course à la croissance, qui ne peut que nous rendre plus malheureux, nous sommes de plus en plus nombreux à en être convaincus.

Pour régler le problème de la dette il faudra trouver un autre moyen que bousiller l’environnement et nous rendre malheureux.

 

* voir les stats de la worldbank  qui en prime permettent de pousser mon raisonnement a l’échelle planétaire.

** Ah, le prix du bonheur  !!

*** Janco what ? Il pourrait bien ressortir dans d’autres posts, celui là ..

**** Pour sentir les feux d’artifice à leur juste odeur ..

L’écologie du colibri

Qui ne connaît pas cette histoire du colibri qui s’attaque au feu de forêt en jouant au Canadair, sans illusion sur l’efficacité de son action, mais en étant juste en paix avec lui même :”j’ai fait ma part”.

Face au défi environnemental, ne pourrions nous pas être a notre tour chacun un colibri :

  • Le petit mot “stop pub” , au rendement fantastique : 25 cm² de papier, soit 0,2 grammes qui repoussent une bonne centaine de grammes de prospectus chaque jour.  40 kg par an. Un rendement de 20 millions de pourcent. A faire rêver la Société Générale et ses traders..
  • L’étui de ma baguette, que la boulangère me donne soigneusement chaque matin. Un beau papier. Avec un peu de plastique transparent. Courage pour recycler cela. Et si je revenais au bon vieux sac à pain de mon enfance ? 4 kg de papier en jeu..

Au fait, quelle consommation de ressource dans un kg de papier ?

Mes sites favoris me donnent, à la grosse, 1 kg de CO² par kg de papier et 500 litres d’eau.

Soit chaque année 800 km en voiture et trois rotations de Canadair. Gros colibri, non ?

 

* http://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?papier__carton_et_articles_en_.htm

** http://www.eaufrance.fr/ressources/groupes-de-chiffres-cles/volume-d-eau-necessaire-pour-1261

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Quand les start uppers sont des anciens.

C’est décidé, je pars avec Elle. Le conseil a décidé, il y a deux semaines bientôt, qu’il fallait une dirigeante plus jeune, plus vigoureuse, pour assurer la pérennité de la Cité.

Alors c’est l’heure pour la fondatrice de partir. Sous peine d’être éliminée.

Comme une petite moitié d’entre nous, je vais l’accompagner. L’aider à fonder une nouvelle entreprise. Eh oui, chez nous les start uppers sont des anciens. Expérimentés. Qui en général réussissent pas trop mal. Peut être car  elles entraînent les senior avec elles ?

Une nuit dehors. Au frais. Les exploratrices n’ont pas encore trouvé l’incubateur idéal. Nous arrivons au bout de nos réserves, de notre trésorerie. La moitié d’entre nous sont déjà reparties vers la sécurité. Au risque de se faire repousser. Il va falloir vite se décider. Demain à l’aube, au plus tard.

Une secousse violente, nous tombons en masse dans la besace du business angel. Qui nous transfère dans une structure parfaite. Réoriente notre stratégie, nous délocalise brutalement. Reconstitue un peu de nos réserves. Et nous laisse reposer. A nous de jouer maintenant.

 

Vous l’aurez compris, j’ai récupéré un essaim chez une copine, ce qui m’a fait divaguer un peu..

Le court circuit des circuits courts

Lassé de payer la TVA, l’IS, la CFE, la taxe d’apprentissage, la CSG, la taxe sur dividendes, l’IRPP, j’en passe et des meilleures, c’est décidé, je ferme mon entreprise. Trop de paperasse, trop de taxes au vu du temps consacré. Je peux me payer le luxe de faire ce que je veux , maintenant.

Et je plante des patates dans mes plate bandes. La seule chose qui pousse sous mon cèdre. Et à ce jour, aucune taxe ne vient les frapper.

Pour l’état, cela fait un manque à gagner de 60 à 70% de la valeur des patates (TVA, IS, CFE, Taxe d’apprentissage, CSG, taxe sur dividendes et IRPP payés par le producteur) .Et , contrairement aux autres locataires, elles ne paient pas de taxe de séjour*.

Quel mauvais citoyen de la Cité, qui boycotte la croissance et les recettes fiscales afférentes !

Quel bon citoyen de la terre, pas un gramme de CO² dépensé en transport, même les semences sont arrivées à vélo**… et encore une taxe évitée, la TIPCE.

Quand on dit que trop d’impôt tue l’impôt, ce n’est pas faux. Sans cet acharnement fiscal jamais je ne serai retourné à la terre de mes aïeux. Et quand je vois les hectares de pelouse dans le beaux quartiers, quel potentiel ….

 

* qu’Air BnB prélève directement à partir de maintenant, cela ne vous aura pas échappé.

** Hola, limite à l’enthousiasme .. je ne parle bien sûr que du dernier kilomètre …

La jolie fleur…

Des zinzins socialement responsables

Ah, la belle poussée d’espoir. Quand je lis dans un de mes paper-li préférés* que les investisseurs institutionnels poussent les promoteurs à bâtir des logements à énergie positive. Contrairement aux particuliers, qui sont toujours endettés jusqu’au dernier centime possible et rogneraient volontiers sur ce qui peut être encore pour beaucoup considéré comme de second ordre.

Les zinzins, comme on les appelle, visent, quand ils sont dans l’immobilier, la revente. Du coup les voilà forcés à raisonner à long terme. Et à pousser à la roue des bâtiments à énergie positive. La finance serait elle compatible avec l’éthique? Ou forcée à en avoir ? Eh oui, les media peuvent avoir un impact positif .

Ça me renvoie face à mon ambivalence, celle qui me voit laver plus blanc que blanc pour fustiger le CAC 40, ou les gros en général, sur leur attitude vis à vis de l’environnement, mais me trouve beaucoup plus laxiste pour mon feu de cheminée ou mes vacances aux Caraïbes . Qui me voit en même temps prendre ma voiture** pour mes vacances en Italie mais me désoler de la tragédie écologique de la vallée de Chamonix avec tous ces poids lourds.

Jolie leçon de cohérence que cet article … A méditer.

* celui sur l’immobilier

** diesel, je vous le rappelle

Diesel et nucléaire pour les écolos.

Ce Grenoble magazine* est à lui seul un temple de manipulation.

Fini le diesel et le CO² . Allez, diesel, CO², on fait une fournée, plus on tape sur le clou, plus il s’enfonce..

Que le diesel, par sa consommation plus faible, produise moins de CO² que l’essence, cela ne se dit plus. Politiquement inacceptable.

Amalgamer particules fines, qui impactent la santé de l’homme urbain, et CO², qui impacterait ( je mets un conditionnel pour ne pas entamer la guerre avec les climatosceptiques, ce n’est pas mon propos) le changement climatique avec ses impacts énormes et à long terme, cela ne gêne personne** .

Bannir une technologie (le diesel) au lieu d’imposer une performance à atteindre (l’émission de particules) bloque tout progrès technique car restreint le champs des possibles. Cela ne gêne pas la presse . Pourtant une telle démarche est  proscrite dans l’élaboration de normes internationales.

Pour ma part, en bon écolo, j’ai acheté récemment une voiture diesel. Qui épuise moins les ressources naturelles. Qui émet moins de CO². Qui est potentiellement plus durable.

Et, bien sûr, je ne l’utilise pas en ville, territoire du vélo.

La voiture électrique ? Peut être, mais pas à l’Allemande. Si l’électricité vient du charbon, la voiture électrique émet plus de microparticules ET plus de CO² que n’importe quelle autre technologie.

Alimentée au solaire ? Peut être, un jour. Mais aujourd’hui c’est une utopie de fournir assez d’énergie solaire pour toute la circulation automobile****. Et la France s’y prend bien mal *****

Reste le nucléaire. Sans CO² . Sans particules fines. Certes avec des déchets à stocker. L’homme a su développer les techniques pour dénicher des combustibles stockés sans fuites par la nature dans le sous sol sous haute pression pendant des millions d’années. Il devrait bien être capable de se débrouiller pour en remettre un peu à la place.

 

Tout est lié, comme le rappelle François. Dans nos choix, je refuse l’amalgame. Eau, CO², ressources naturelles, particules fines : que nos solutions prennent en compte ces quatre éléments. Sans a priori technologique.

 

*  Gre-mag N°19  mars/avril 2018 p 18

** Pour les passionnés du sujet, je ne peux que recommander le livre de Jancovici ci dessus.

*** Pour ceux qui préfèrent, sa conférence qui raconte la même chose..

**** sur l’empreinte du gaz de schiste, du photovoltaïque et du nucléaire

***** sur le dogmatisme photovoltaïque en France

Justice sociale : libérer les femmes de la charge des vélo cargos dans l’hypercentre.

Ce Gre-mag* me fait bien rire. Mais pourquoi ? A croire que cet article sur la question des femmes dans la ville a voulu se torpiller lui même .

……. ce sont le plus souvent les femmes qui exécutent les tâches domestiques et de transport. Notamment dans les quartiers mal desservis par les transports en commun. Jusque là, je comprends. Dans les hyper centres (ah, bon, les hyper centres sont mal desservis par les transports en commun ?) , la charge des vélos cargos revient à 75% à le femme. C’est vrai, le vélo cargo est l’outil principal de transport des charges lourdes dans Grenoble, c’est connu…

Ce serait drôle si cela ne venait d’un chercheur au sein d’un laboratoire Grenoblois de sciences sociales. Si j’étais financeur ( CNRS, université de Grenoble) , je vérifierais bien qu’il y a au moins quatre vélo cargos dans l’hypercentre, que le chiffre de 75% soit crédible. Et accessoirement je vérifierai que les sujets d’étude soient consistants. Un article comme celui là, ça compte peut être comme publication scientifique ? Quel discrédit !!!

 

* Grenoble Magazine mars/Avril 2018

**labo PACTE ?

La forêt appartient à tout le monde

Balade en Vercors accompagné de JC, expert forestier. Les forêts du Vercors ? Des lots communaux, des lots privés. Appartenant à des investisseurs, ou à des héritiers qui conservent ce bien de père en fils ou de mère en fils, de mère en fille, de père en fille #oufj’aiéchappéaupiège . Cela fait longtemps que le législateur a mis la pédale douce sur la taxation de la forêt. Pour éviter d’obliger de raser la futaie afin de payer les taxes, comme ce fut le cas il y a bien longtemps. Même l’IFI a épargné les souches.

Mais les hommes sont décidément une menace permanente. Très difficile d’interdire l’accès aux VTT ou autres motocross, qui, au nom de la liberté, sortent trop souvent des chemins en saccageant la biodiversité. Quand aux promeneurs, ils sont bienvenus tant qu’ils n’intentent pas un procès au propriétaire qui a laissé négligemment le vent faire chuter une branche sur leur personne.

C’est volontiers que la forêt serait ouverte à tous. Mais les barbelés sont hélas moins coûteux que les polices d’assurances . Une fois de plus*, l’irresponsabilité de quelques uns pèse sur tous.

Alors, en généralisant, un peu de discernement : tous nos “droits” ne sont pas bons à faire valoir en toute occasion.

 

* une autre occasion d’irresponsabilité ...

Pour une génération de makers.

Pauvre essoreuse à salade . Frappée d’obsolescence (programmée ?), la poubelle la guette pour une simple poignée brisée. Fi des sourires, je ne peux accepter. Je sais que son remplacement ne coûterait qu’une petite poignée d’euros. Qu’un dépannage un temps non nul. Mais quelle belle occasion de mettre en œuvre mon cadeau de Noël . De img_20180125_160644.jpgmettre à profit les heures passées sur le MOOC de cet hiver*. Une heure de conception, trois heures d’impression. Cinq grammes de PLA**, à base d’amidon de maïs, vont sauver de la décharge 500 grammes de plastique issu de précieux pétrole. Quel belle rentabilité, du point de vue WAT***

Ils savent jouer au lego, ils apprendront vite à dessiner en 3D, foi de grand père. Avec des logiciels comme Tinkercad**** c’est devenu un jeu d’enfant. Donc de petits enfants.

Et si cette génération apprenait à l’école à maîtriser l’impression 3D ? A piloter ces machines qui, aujourd’hui, coûtent bien moins qu’une console de jeu. Pour 100 euros mon Anet est arrivée en pièces détachées directement dans la boite aux lettres.

Alors, pour le futur de la planète, on milite pour ce complément du programme scolaire?

 

*Massive Online Open Course. Le prochain de FUN (France Université Numérique)  sur l’impression 3D démarre le 3 avril…

** PLA ?

*** VAT ou WAT ?

**** Tinkercad ? Un logiciel online pour la conception mécanique ou électronique.

Maker ?   Kesako ?

IMG_20180125_160910

Ubu et l’économie circulaire

Avec cette vieille canalisation d’au moins 10 kg de plomb en main, je me vois riche. Le LME  m’indique qu’il y en a bien pour 25 euros au prix de gros. Les cours sont bas en ce moment.

Je découvre avec joie qu’il y a un ferrailleur a moins d’un kilomètre. Un coup de fil pour éviter la mauvaise surprise me permet de profiter d’un immense éclat de rire. Gentiment, mon interlocuteur me dessille les yeux : oui, il est intéressé par du plomb. Il le récupère à la tonne, donc même si je lui apporte mon tuyau, il ne prendra pas la peine de me l’acheter. Il en donne 500 euros la tonne, cours confirmé par google quelques minutes plus tard. Un cinquième du prix mondial. Un rapide examen m’indique que pour d’autres métaux, cuivre, acier, la situation est très proche.

Toute filière de recyclage devra donc se débrouiller pour collecter, trier, raffiner, et atteindre la tonne fatidique en dépensant seulement un cinquième du cours du métal pur.

Donc non, la filière d’approvisionnement en matières premières n’est pas en tension.. Pourtant tous prédisent des pénuries à court terme. C’est vrai que la terre ne demande rien pour les ressources qu’on lui extirpe. Quand on paie de la matière, on paye juste le travail qu’il a fallu fournir pour la récupérer. Pas un centime pour l’énergie et les siècles que mère nature a dépensés pour la produire.

Ça encourage pas à l’économie circulaire, cette affaire. Alors ?

Je ressors ma vieille idée de WAT*, qui serait à la matière première ce que la taxe carbone est à l’énergie.

Et en attendant que la filière de reconditionnement des matières progresse et n’aie plus besoin de 80% du gâteau, il ne reste donc plus qu’à se focaliser sur la réparabilité.

 

* taxer le poids extrait et non le travail, en quelque sorte.

La fin du crédit gratuit ? Cadeau de Noël en conséquence.

2 août. Notre gouvernement est implacablement en marche. Il faut cesser cette maladie du déficit budgétaire, et toutes les économies sont bonnes à prendre. A imposer. Il va nous prouver que ce déficit n’est pas une fatalité, que si l’on veut bien (et même si l’on ne veut pas) , quelques changements parfois douloureux de notre mode de vie vont nous permettre de revenir dans le droit chemin de l’orthodoxie budgétaire.

Hasard du calendrier, durant cette même semaine on nous informe que la terre, elle aussi, vit dorénavant à crédit. Qu’il faudrait donc diviser par deux notre consommation de ressources pour résorber le déficit.

  • Deux fois moins de nourriture
  • Deux fois moins de transport
  • Deux fois moins de chauffage
  • Deux fois moins …. de tout, sauf d’amour et d’eau fraîche.

Ça fiche un peu le vertige. Mais je crois que c’est plus important que ce foutu déficit budgétaire qui, s’il n’est pas résolu, pourra toujours ruiner les créanciers.

En termes de planète, les créanciers seront nos descendants.. ou leur absence.

Ne rêvons pas, n’attendons pas .. en route pour le vélo (électrique au besoin, mais vraiment au besoin*), le covoiturage et les transports en commun (gratuits**), le recyclage, le potager d’agrément, les feux d’artifice deux fois plus courts***, les piscines deux fois moins larges, deux fois moins de clim, les œufs à repriser les chaussettes et la viande uniquement pour les fêtes. Des tomates locales **** , moins de voiture pour se dérouiller les jambes, et une balade dans le quartier qui permettra en plus de rencontrer les voisins*****.

Pas de défaitisme, il y a de l’espoir******

Pour finir, comme la saison s’approche, soyez in avec vos cadeaux de Noël : une tenue de cycliste imperméable, qui peut loger toute l’année dans le sac du PC 😉 . Plus d’excuse pour le risque de pluie.

 

* Les limites du vélo électrique

** Ça coûte si cher que cela ?

*** Ça changerait beaucoup les choses.

**** Des tomates et des cadres locaux

***** Du bénéfice de la fête des voisins

****** Bien sûr, qu’il y a de l’espoir

Des lois et des feuilles mortes

Bruxelles n’a pas encore réussi à trancher. Contre l’espérance de certains. A croire que la communication sur la nocivité du glyphosate, et pas seulement pour les abeilles*, ne leur est pas arrivée . Ou que le matraquage est plus violent en France qu’ailleurs, n’oublions jamais la totale partialité de nos media** .

Qu’importe. Il y a quelques années, un sage un peu désabusé de la politique me soutenait que l’on n’avait au final que les lois qu’on méritait. Que l’arsenal juridique ne faisait que entériner les souhaits de l’opinion publique. Pour une bonne raison, toujours la même***, c’est qu’ils tenaient à leur réélection. Et qu’en conséquence nos lois partageaient avec les feuilles mortes la caractéristique de suivre le courant qui les entraîne. Pas si faux.

En ce qui concerne le glyphosate, j’ai du mal à croire nos agriculteurs totalement inconscients. S’ils défendent ce dernier, c’est sans doute qu’ils ont à choisir entre disparaitre tout de suite (sous pression concurrentielle) et mourir plus tard (ce qui est notre lot à tous, non ?).

A nous de créer le courant.

En refusant d’utiliser du roundup dans notre jardin (même si c’est si pratique !).

En achetant du bio dans notre quotidien (oui, c’est plus cher mais de toutes façons l’agriculture sans glyphosate sera plus chère).

Le jour ou il n’y aura plus de demande de produits glyphosatés, il n’y aura plus besoin de loi.

 

*en direct, l’impact du traitement du voisin sur mes chéries

** les exemples de manipulation ne manquent pas dans ce blog

*** Leur unique pensée

Vous avez dit glyphosate et vous trouvez ça drôle ?

Inquiet, je poste sur youtube une vidéo de la planche d’envol de mes chéries .

Le verdict tombe assez vite : tu as un voisin qui vient de faire un traitement au roundup …

Alors, si vous voulez voir l’impact en direct, ça dure moins de 30 secondes … Ça peut faire rire certains, de voir ces bestioles tomber sur le dos et se débattre pour se retourner. Mais pas tout le monde. Et sur ce coup là, je m’en suis sorti en quelques jours, vive la ville…

Et si vous n’avez pas vu l’appel au secours d’un apiculteur bien plus concerné que moi …

Suite au 20h de ce soir, je me joins aux plaintes… et forcerai encore plus sur le bio lors de mes prochaines courses.

Une autre source d’optimisme

Toogoodtogo* . C’est quoi ce truc ?

Encore une appli qui change le monde**, à son échelle… microscopique.

Non content de recycler les petits bouts de ferraille ou de plastique, cette appli me sert, d’un coup de pédale, les “trop cuisiné” des plus grands restaurants (et des plus petits), directement sur ma table… plutôt que de les jeter.

Eviter le gaspillage alimentaire ? Mais voilà encore une drôle d’idée …

* Faites y un tour

** Il n’y a donc pas que TUNA que l’on puisse mettre au service

 

Taxer l’hôpital des pinces à linge

Caramba, j’ai encore chu.

Remplacé, après une opération à cœur ouvert, les deux roulements de la pompe de piscine pour une prolongation de vie hypothétique au lieu de changer toute la pompe, pour une tranquillité d’esprit sans prix.

Trépané les jambes du dragon, pour lui assurer de nouveau une marche vaillante.

Redonné vie à cette malheureuse pince à linge avec deux malheureux bouts de fil de fer qui auraient pourtant bien mérité le repos éternel dans une déchetterie.

Certains ont, paraît il, de l’or dans le mains. Recyclent ad nauseum tout ce qui s’entasse dans leur cave car, dit on, “ca pourrait toujours servir”.

Cette hérésie anti croissance ne saurait durer. Sévissons.

Immanquablement, à si peu consommer la fortune les guette. Pour autant qu’en plus ils chérissent les placements éthiques qui sont bien souvent très rémunérateurs.

L’ISF est là pour les ramener à l’ordre. En voilà un bel impôt (qui est aussi) anti-environnemental.