Les filles, au boulot!!

Le contexte économique étant ce qu’il est, j’ai enfin pris une décision sur l’utilisation de mon peso* : je l’ai troqué contre 50 000 travailleuses.

Certes, le raccourci est un peu rapide, il y a eu un peu de médiation financière. Mais il n’en est pas moins vrai qu’une ruche et sa colonie valent exactement un napoléon. On change de poésie, on passe d’un risque de vol à celui de se faire piquer, et ce qui était matière inerte et inaltérable est devenu un monde si délicat..

Mais c’est cohérent avec l’investissement en bétail**, vin ou forêt, et l’impact économique est indéniable: la France importe la majorité de sa consommation de miel***. Alors une fois de plus le nationalisme a repris le dessus, ça occupera mes vacances françaises****…

 

*  si l’histoire de mon peso vous intrigue..

** et si vous vous sentez une âme d’investisseur bovin

*** l’économie du miel, et plus , c’est par là…

**** vous avez dit patriotisme touristique ?

Sous traiter la fraternité?

La liberté, c’est clair, dépend de notre gouvernement. On veillera juste à ce qu’il ne se prenne pas trop les pieds dans le tapis de l’état d’urgence, et qu’il saura faire juste usage du fichier monstre, j’ai nommé TES*.

L’égalité , ou du moins l’instauration des conditions d’égalité, reste le souci des mêmes. Bon, certains sont et seront plus égaux que d’autres, et l’évolution de la situation est controversée**, mais il y a du monde sur ce coup là.

On n’en dira pas autant de la fraternité. Elle ne se décrète pas. Elle est bien mise à mal par le communautarisme grandissant. Oh, il y a bien des circonstances plus favorables que d’autres***, mais cela ne reste pas évident de se sentir frère de la pouffe qui se gare systématiquement devant mon portail de garage sous prétexte qu’elle ne trouve pas de place ailleurs…

Alors je suis tombé en arrêt quand j’ai vu l’affiche du denier. Mais bon sang, mais c’est bien sûr! Juste un chèque, et hop, la fraternité progresse. Et en plus c’est déductible à 66%. Pratique, non ?

*  Vous avez dit TES ? Rapide présentation du monstre.

**  Alors, l’inégalité progresse-t-elle ou pas ? Ça dépend des points de vue.

*** Mais oui, il y a des circonstances plus favorables que d’autres.

 

50 pesos mexicains

Or de maximilienJ’ai reçu un peso d’or…

Quelle a été son histoire ? On peut l’imaginer rocambolesque, en provenance du Mexique, bien sûr, cousu dans le manteau d’un immigrant, qui le revendit au mont de piété …

Quels dangers a t il traversé ? Quels passages a t il payés ?

Ou, plus prosaïquement, cette pièce ferait elle partie des 4 millions de pièces, datées de 1947, frappées depuis pour fournir directement la demande en or refuge , passant alors directement de l’émetteur au coffre de la banque dans lequel elle a dormi ?  Beaucoup moins romantique ..

Qu’en faire ?  La coudre dans la poche de ma polaire en prévision d’un exil qui menace ?

Nous avons depuis 1944 vécu près de 70 ans de paix ininterrompue, durée jamais atteinte précédemment sous nos latitudes . Pourtant, l’orage menace selon certains.

Voir le message alarmant de l’ AFD : “les 50 pays d’intervention de l’AFD ont un PIB qui se contracte de 20% en 2016…. ce n’est que les prémices …”*   

Alors, valeur refuge ? A conserver avec nostalgie** en mémoire des donateurs ?

Ou valeur reçue à laquelle il faut faire perdre le statut de thésaurisation stérile, et qu’il faut mettre à profit pour agir sur l’instabilité qui menace ?  Par exemple en lui faisant subir le même sort qu’à mon livret A***.

Entre les 2 mon coeur balance …

 

*  Témoignage impressionnant ..  https://www.youtube.com/watch?v=49BMrVaV-oI

** « Les pièces de 50 pesos or du Mexique doivent leur succès, qui ne se dément pas encore aujourd’hui, à leur beauté. »

*** Mais qu’a donc subi mon livret A ?

Je le confesse, j’ai péché…

Réunion de famille à Lille . Pour faire le voyage, il y a un TGV . Simple , non ? Et bien, non, justement.

J’ai failli . J’ai choisi, pour près de la moitié du prix, de prendre ma voiture, de la garer à Genève, de réserver un easyjet Genève-Bruxelles, et de louer une voiture à Bruxelles.

Moralité, pour un week end qui aurait pu être 100% Français* , j’ai fait vivre le parking et l’aéroport Suisses, la compagnie aérienne Britannique, le loueur , l’aéroport et le pompiste **Belges .

Pas top, comme patriotisme économique…

 

Notre équipe projet évolue. Pour notre réunion hebdomadaire Parisienne, les comptes sont faits : deux grenoblois, deux parisiens, trois espagnols, un néerlandais. Notre économe de néerlandais tranche : entre les avions, les TGV, les taxis, hôtels et restaurants du soir … il déplace la réunion hebdomadaire de Paris à Barcelone. Le calcul est imparable , l’économie substantielle.

 

Deux nouvelles recrues pour animer des équipes internationales. Au lieu de les baser en France, comme l’étaient  leurs prédécesseurs, elles sont basées respectivement à Zurich et à Boston, et seront à 50% du temps en télétravail, le reste en voyage…

 

Après avoir perdu ses emplois industriels, ce sont les emplois tertiaires qui fuient la France. Mais comment puis je arrêter cela ?

On les connaît les recettes : coût et flexibilité du travail.

Alors, concrètement , deux suggestions :

1 – pour le coût, je soutiens les politiques “qui vont bien” en préconisant à fond la TVA sociale***. Même si son impact est controversé sur les produits, donc l’emploi industriel, l’impact sur les services est certainement massif. Et ça facilitera la création de “petits boulots” dont les migrants ont tant besoin****.

2 – pour le reste, je donne pour le développement de l’appli Hozana*****. Ça pourra toujours aider.
Amen toi

* Je paie la dette de mes enfants en partant en vacances

** pour faire le plein avant de rendre la voiture

*** Difficile de vous recommander une explication non idéologisée de la TVA sociale . Alors va pour le bon vieux Wikipedia…

**** Sur les migrants et les petits boulots …

***** Hozana ? Un produit des God’s angels.

 

TUNA au service des migrants ?

Intéressant, ce livre de Doug Saunders sur les migrations* . D’actualité, même. Paradoxal, dans son titre comme dans son développement : ces migrants qui changent le monde. Qui construisent celui de demain, dirait on même.

migrants du village a la villeQuoi, ces taudis, ces bidonvilles, ces verrues aux orées de nos belles villes seraient le terreau de l’entreprise, notre dynamisme sociétal ?

Oui, nous dit Doug en substance. Migrants qui portent en eux la rage au ventre, celle de se sortir de leur misère, d’en extraire leurs enfants, de les envoyer à l’école pour qu’à leur tour ils les tirent du bidonville et qu’ils puissent laisser la place aux suivants.

C’est ainsi qu’au 19ème siècle les faubourgs de Paris ont été un des tremplins de la France, de même que de nombreuses banlieues américaines le ressort des US, que hier Lui Gong Li a contribué à propulser la Chine, et qu’ aujourd’hui les favelas sont l’avenir du Brésil.

Ce tremplin est basé sur deux jambes : celle de la solidarité familiale, et celle de la possibilité d’entreprendre à très petite échelle. Muhammad Yunus l’a bien compris en inventant le microcrédit au Bengladesh.

Famille et travail, deux sujets clés qui me parlent bien.

Pour la famille, on a des idées** . Mais pour le travail ? Pour les petits boulots ?

Le petit brocanteur de l’autre jour*** a montré la voie. Dans notre France hyperréglementée, je veux croire que les TUNA****  permettront à beaucoup de s’en sortir. Ces sites collaboratifs qui, avant la microentreprise, permettent la nano entreprise informelle.

Allez, on les encourage ces “petits” sites. Chez nous, ça commence par le réseau entourage*****, en tout début de chaîne…en plus créé par Jean Marc ******

 

* Du village à la ville : Comment les migrants changent le monde  Doug Saunders – Seuil.   Pour ceux qui ont la flemme de lire les 470 pages , la synthèse de ATTAC  

**  pour la famille ?  portons des cruches

*** Histoire du brocanteur entrepreneur :Fier de payer ses charges

**** Tesla, Uber, Netflix, Air B’nB … TUNA prend la place de GAFA (Google Apple Facebook Amazon)  comme symbole de la nouvelle économie du partage… on peut aussi rajouter le bon coin pour les brocs en herbe***, jecuisinepourvous, ou autre Freelance .com

***** http://engage.world/mag/projects/entourage#toggle-id-1

****** Pour en connaître un peu plus sur Jean Marc , c’est par là

La vache de réduction du déficit

L’autre jour, le rapport annuel de mon troupeau arrive dans la boîte.

J’y découvre avec passion que mon investissement coup de gueule est allé bien au-delà de mes espérances les plus folles.

tirelire-vache-vachement-economeSaviez vous que 40% de la production laitière Francaise est exportée ?

Concrètement, chacune de mes vaches génére annuellement 1000 euros d’excédent budgétaire .Vous en connaissez beaucoup, des investissements qui génèrent chaque année un excédent commercial de 75% de leur valeur propre ? Plus patriotique, tu meurs.

 

tirelire-vache-tirelire-utileSaviez vous que la filière de production laitière embauche ? Qu’en gros 25 vaches génèrent un emploi ? Entre le coût du chômage évité et les cotisations sociales correspondantes, chaque vache réduit de la moitié de sa valeur le déficit budgétaire de l’état*. Chaque année. En réduisant le chômage . Qui fait mieux ?

 

Eh oui, à comparer au CAC40 , il n’y a pas photo . C’est la vache qui contribue le plus à l’économie nationale . Labourage et pâturage sont bien les deux mamelles de la France.. On l’avait un peu oublié.

 

Et une fois de plus n’écoutez pas les média qui ne savent que patauger dans la boue écolobobo des fermes de 1000 vaches pour dénigrer dans l’opinion publique ce qui va trop bien : l’exploitation Francaise moyenne compte 54,8 vaches, et 80% des 67 000 éleveurs travaillent avec moins de 80 vaches. Mais pas une ligne sur eux, bien sûr. Alors, si en leur confiant quelques unes de mes vaches en pension je leur permets de se payer un robot de traite** et d’améliorer leur qualité de vie, je fonce.

 

* Si vous ne croyez pas, faites donc le calcul , vous verrez …

** Il « suffit » de 60 vaches pour amortir un robot…

La fraternité du bus …

Sans y avoir beaucoup réfléchi, j’étais plutôt réservé sur le sujet de la gratuité ou non des transports en commun. Encore une mesure démagogique ?bus

Je suis tombé (merci carfree) sur le blog de Patrice Vergriete, et je dois avouer que certains témoignages m’ont ébranlé .

Comme les transports sont gratuits, on les prend plus, ce qui permet de réanimer le territoire, en invitant les habitants à se mélanger plus souvent.

80% des usagers considèrent que la gratuité a rendu l’utilisation des bus plus conviviale.

La population vieillit et a une certaine tendance à s’isoler. Il faut donc leur rendre la possibilité de se déplacer à leur convenance.

Très bien, mais combien cela coûte tout cela ?

Les habitants croulent-ils pour autant sous le poids des impôts locaux ? Même pas.

Sur le plan de la productivité : le coût pour la collectivité était de 4 euros, on l’a réduit à 2 euros en augmentant le nombre de voyageurs, on a donc divisé le coût par voyageur.

 

Quand même, fi de l’euphorie . Je cherche a comprendre combien cela coûterait en vrai . A moi, Grenoblois. Et là, wikipedia, qui est mon autre bible, me fait tomber de l’arbre . 96% du budget de la SMTC serait couvert par diverses sources publiques ou para-fiscales, la vente de billets ne couvrant que 4% des coûts ? Mais je rêve !!!

financement SMTC

versement transport

Allez, même si tout cela n’est pas très exact ou actuel, le prochain candidat qui proposera la gratuité des transports en commun aura plus de points de karma dans mon évaluation des programmes. Ca a vraiment l’air d’aller dans le sens de la fraternité