Ca peut aller très vite

Qu’est ce que quinze ans ? Dans une vie ?

Et dans la vie de la terre ?

Cela pourtant a suffi au Mexique .

Pour passer d’un pays exportateur qui produisait deux fois sa consommation à un pays importateur .

A qui le tour ? la vie se promet très très difficile pour ceux qui n’ont pas de ressource. Ou pour ceux qui ne se préoccupent pas trop de l’économiser.

Allez, un peu plus d’effort vers la famille zéro déchet..  Ce bouquin, en voilà un cadeau utile …

Protéger l’ADN du pauvre. Sous les huées ?

L’autre soir, conférence organisée par Alliance Vita sur divers sujets bioéthiques : mécanismes précis de PMA, GPA, à deux parents, à trois parents, un petit approfondissement, le cadre juridique national et international.

Il est de plus en plus clair que toute évolution législative sur ces sujets imbrique étroitement émotionnel, technologique, et sociétal.

Souhaiter laisser trace de son ADN dans une descendance, quoi de plus compréhensible ?

Être prêt pour cela à consacrer une part non négligeable de son temps se comprend.

Une part non négligeable de son argent, bien sûr aussi. Là, on passe une frontière, on entre dans le domaine du business. Qui n’est pas naturellement régulé. Quelles limites au business ?

Quels contre pouvoirs ? Les gilets jaunes en réclament à cor et à cri, eux qui savent bien que le business mène presque toujours à l’abus du faible par le fort, à l’exploitation du pauvre par le riche.

Ce n’est pas le business qui fera la promotion des techniques de PMA écolo accessibles à tous qui pointent le nez dans une indifférence assez générale.

Que de choses à savoir, que de considérations à intégrer avant de se forger une opinion !

Ce cycle de conférences est bien sûr orienté, et ne s’en cache pas. Mais il a le mérite d’exister, d’être accessible.

Alors pourquoi mes amis du PCF et de la CGT organisent-ils un barrage bruyant, comme ils savent le faire*, à l’entrée de cette conférence ? Pourquoi les manifestants, dont certains ont trouvé le carburant nécessaire pour se réchauffer les boyaux, couvrent-ils de lazzi ceux qui entrent et sortent ? Sans doute pour faire corps . Pour se retrouver ensemble. Et quoi de plus facile que de se mobiliser contre quelque chose, contre un corpus que l’on diabolise a priori pour mieux le brûler.

Un couple stérile nous dit , lors de son témoignage de vie en espérance d’enfant :

“La richesse d’une vie, c’est l’amour, avec son conjoint, avec ceux qui nous entourent”.

C’est vrai. A défaut de conjoint, dont on est si souvent séparé, à défaut d’entourage qui est si souvent réduit à peau de chagrin par le travail, la voiture, la télé, l’indifférence, se regrouper “contre” permet au moins de passer une soirée en groupe. Cela suffit il pour assurer la richesse d’une vie ?

Perso, j’ai plutôt choisi des engagements  “pour”. Quitte à entrer dans les salles sous les huées.

Parfois moins facile, mais je suis sûr toujours plus gratifiant.

 

* plus de bruit que de cerveaux

 

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Fin de vie

Quelques mois ont passé. La vigueur de l’émotion qui a inondé cette quinzaine est réduite. Que tirer de ses deux dernières semaines de vie, accompagnées ou suivies heure par heure ?

Une chute. Inexpliquée. Un hématome sanguinolent à l’arcade. L’EHPAD l’envoie immédiatement aux urgences de la Croix Rousse. Qui le prennent en charge. Le recousent. Soignent cet hématome qui déborde maintenant des deux côtés du front. Le renvoient.

La nuit suivante, la douleur ne désarme pas. Le personnel de garde le renvoie aux urgences . A Edouard Herriot, cette fois. Grève des hôpitaux oblige, tous les services sont un tantinet désorganisés. Le diagnostic s’aggrave : hématome cérébral , interne. Associé à un défaut de coagulation. La raison invite à le garder à l’hôpital sous observation rapprochée, mais les places manquent, les couloirs sont pleins, le personnel absent … Retour à l’EHPAD avec des consignes précises.

Les heures passent. Depuis bien des années il ne parle presque plus. Il se crispe. Hurle lors de chaque manipulation. Une nuit plus tard, la douleur a empiré. Le médecin coordinateur va l’examiner. Encore des heures d’attente, avec juste une présence mais si peu de communication. Mais pourquoi ses jambes sont elles si bizarrement placées ? Pas de réponse.

Enfin. Tel un roi, le médecin entre avec sa cour. Docteur, il souffre. Vous vous trompez, madame, avec le traitement qu’il a il ne peut pas souffrir. Ses spasmes ? Des mouvements réflexes. Ses jambes ? Juste le bleu de la chute qui lui irrite la hanche.

Docteur, je ne suis pas médecin, mais il souffre .

Je vous dis que non, et je ne peux pas faire plus, il faut attendre que tout se résorbe.

Pourtant, tel un message divin, c’est par téléphone que le patch de morphine se voit prescrit. Le lendemain seulement.

Fée morphine agit le week end, que nombreux mettent à profit pour revoir leur père, leur grand père…Ça ne va pas…

Une troisième hospitalisation prescrite par le médecin traitant. Pour une radio des hanches. Surprise, on découvre un col du fémur fracturé . C’est donc si rare dans les cas de chute d’octogénaires pour que personne ne l’ait soupçonnée, malgré les hurlements du patient et les alertes de la famille ?  Consternation, mais espoir.

On se dirige vers une opération. Risquée. Mais sans alternative sérieuse. Les réticences des anesthésistes sont longues à lever.Le dossier n’a pas suivi, les examens s’enchaînent. Se répètent. Malgré les rappels, la morphine est renouvelée avec retard. La dose monte, au maximum.

Vendredi. 10h . L’opération aura lieu. Une chance sur deux, un peu moins. La souffrance augmente, malgré la morphine, au fur et à mesure du compte à rebours des heures qui nous séparent de cette libération promise, quelle que soit l’issue.

Vendredi . 1h . Le téléphone interrompt un sommeil agité.

Madame, il est en détresse respiratoire grave. Il faudrait l’intuber. Les chances de succès de l’opération s’amenuisent considérablement. Le médecin, au téléphone, prend le temps. Beaucoup de temps. Pour proposer, présenter, l’alternative de protocole de soins palliatifs, qui , se focalisant sur le traitement de la douleur annihile les chances de survie au delà de quelques heures, jours, semaines au plus. Plus d’opération alors.

Inutile de prendre tant de précautions, docteur. C’est oui. Inutile de se concerter avec ses autres enfants, nous en avons déjà parlé. Et lui même avait écrit dans ce sens.

Une heure plus tard nous le voyons glisser dans la sérénité – enfin – du coma artificiel.

Les vivants s’organisent. Par deux, nous le veillerons jusqu’au bout. Quelques heures passent. La respiration devient plus difficile.

Vendredi. 15h. Il vient d’entendre l’au revoir d’une de ses filles au téléphone. Deux autres vont arriver. Mais va t-il partir avant ?

Une dizaine de chapelet. Évocation par M de tous les membres de la famille. De la tribu. Positivement. L’œuvre de sa vie. Belle.

L’aînée arrive. Le caresse. Vous avez été un super papa, vous pouvez maintenant rejoindre votre femme. Et il prend une dernière inspiration pour entreprendre le voyage. A l’heure du Christ.

En cette période de révision des lois bioéthiques (on a ajouté l’euthanasie dans le paquet bioéthique, ne me demandez pas pourquoi), je relis cette quinzaine en vis à vis des textes de loi.

Ces derniers n’ont pas gêné, pas retardé le processus. L’encadrement de la décision, prise par deux médecins et la personne de référence, est bonne.

Une euthanasie plus brutale l’aurait privé de ses douze dernières heures. Pendant lesquelles il n’a plus souffert, et qui sait où était son esprit ? Nous avons tous en tête ces témoignages de mort immanente. Je pense que ces douze heures valaient la peine d‘être vécues. Pas seulement pour le confort de notre prise de décision.

Ce cas n’appelle donc aucune révision législative.

Par contre ….

Les erreurs successives de diagnostic, la défaillance manifeste dans l’évaluation de la douleur… ne sont pas acceptables.Nous sortons là du cadre des lois sur l’euthanasie . Je ne peux que renforcer les besoin tant exprimés de :

  • formation sur l’appréciation de la douleur ressentie par les patients.
  • respect par les grands pontes des accompagnants, du petit personnel soignant qui sont en permanence au contact du malade.
  • redéploiement des ressources au sein des hôpitaux, avec transfert de dépenses administratives (qui seraient en inflation galopante) vers plus de ressources pour les “productifs”, soit les soignants. C’est ce que je n’ai cessé de faire pendant 40 ans d’industrie. Il serait temps que le monde de la santé s’y mette sérieusement.

 

 

crédit image : CanStock photos

Une étoile nous est née

Je vous assure ! Je les ai toutes comptées ! Il y a une étoile de plus dans le ciel !
Ne l’aviez-vous pas remarqué ?

Les cieux semblent déjà un peu plus lumineux depuis que notre grand-père, Papito, y a rejoint Bonne-Maman. Gentleman, il l’avait envoyée, fonceuse, en éclaireur*, et, n’y tenant plus, a choisi de la rejoindre au plus vite.

Mais la vie d’étoile, Papito, il connait déjà.

L’étoile, c’est avant tout celle qui guide. À l’image de Papito, qui a su guider la tribu d’été en été, de Noël en Noël, de WE en WE en patriarche. A Peisey, Certines, Caluire ou l’île de Ré, il nous rassemble. Il n’est pas le chef, il est la sagesse que nous suivons.

L’étoile éclaire indistinctement. Elle se préoccupe de la lumière de chacun, qu’il soit grand, qu’il soit petit, qu’il soit mesquin, grognon ou taquin. Et Papito a toujours eu à cœur de faire grandir chacun d’entre nous, à sa mesure, avec bienveillance, équité et universalité. À nous faire prendre de la hauteur en somme… quoi de plus naturel pour une étoile ?

Notre étoile est brillante ! Homme de culture, sans être homme d’apparat, voilà notre Papito. Ce n’est pas lui qui expose. Il s’intéresse à l’autre. Il questionne, il provoque. Il use pour cela de ruses pour faire parler : “Non mais vous comprenez, dit-il, moi je suis dans la moyenne des gens, au milieu de la gaussienne, alors il faut m’expliquer simplement”. Il est celui qui anime chacun de nos repas par ses questions et son humour.

Notre étoile a de l’humour. Papito aime à user de jeux de mots, appelant par exemple une excellente cuisinière la “reine des tartes”.

Notre étoile Papito, est donc toujours là ! Il continue à guider ceux qui l’ont connu, il continue à nous attirer vers le haut, il reste un point de repère dans nos vies. Repère de valeur, de culture, d’humour, de courage, et bien sûr, de fidélité indéfectible.

On n’en doute pas, les anges là haut, en plus de se marrer avec Bonne-Maman*, sont maintenant déjà en train de se faire cuisiner !

Je le vois, zélé, l’œil riant, et le sourcil ébouriffé, en discussion animée avec un barbu ailé : “j’ai appris dans le poste que vous aviez la recette de l’éternité, peut-être pourriez-vous me la donner ?”… Il y a des anges qui vont cogiter.

Il y a des hommes dont on fait des statues, Papito est de ceux dont on fait un exemple. Et nous l’aurions bien auréolé… il manque une entrée à Saint Papito dans le calendrier.

Nous gardons de lui un sourire en coin, à l’affut du bon mot, l’œil bienveillant recouvert d’un sourcil broussailleux  et le verbe érudit noyé d’humilité.

Sans doute saluerait-il tout bas cet adieu, et déjà, nous adresse de l’au-delà un déluge de bonté.

Adieu, allez gaiement. Donnez-nous de savoir vous ressembler.

À toujours, vous brillez, dans nos cœurs et nos pensées.

16/02/2018 – Église Saint Clair – Caluire

Merci, B, de cet hommage.

Jclaret3

 

* pour ceux qui ont raté le départ de l’éclaireuse …

L’amour ne vieillit pas

Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme.
C’est bien ton droit; il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble.
Ce soir, et puisqu’il fait beau, et c’est aussi le soir de notre vie:
tu as bien mérité, vois-tu un petit moment de repos.
Voilà, les enfants à cette heure sont casés, ils s’en sont allés par le vaste monde et, de nouveau, on n’est rien que tous les deux comme on a commencé.

Femme, tu te souviens? On n’avait rien pour commencer, tout était à faire.
Et on s’y est mis, mais c’est dur. Il faut du courage, de la persévérance.
Il faut de l’amour et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.
Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille, ou bien se tenir serrés l’un contre l’autre ;
Le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour.
C’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’a commencé la vie .
Il faut faire, c’est défait; il faut refaire, et c’est encore défait.

Les enfants viennent, il faut les nourrir, les habiller, les élever: ça n’en finit plus; il arrive aussi qu’ils soient malades; tu étais debout toute la nuit; moi, je travaillais du matin au soir.
Il y a des fois qu’on désespère; et les années se suivent . Et on n’avance pas. Il semble qu’on revient en arrière.

Tu te souviens, femme, ou quoi ?
Tous ces soucis, tous ces tracas: seulement tu as été là. On est restés fidèles l’un à l’autre. Et ainsi j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi tu t’appuyais sur moi.
On a eu de la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit. Le vrai amour n’est pas d’un jour mais de toujours. C’est de s’aider, de se comprendre.
Et, peu à peu, on voit que tout s’arrange. Les enfants sont devenus grands.
Ils ont bien tourné. On leur avait donné l’exemple. On a consolidé les assises de la maison. Que toutes les maisons du pays soient solides, et le pays sera solide, lui aussi.

C’est pourquoi, mets-toi à côté de moi et puis regarde. Car c’est le temps de la récolte et le temps des engrangements.
Quand il fait rose comme ce soir. Et une poussière rose monte partout entre les arbres.
Mets-toi tout contre moi on ne parlera pas. On a plus besoin de rien se dire. On n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.

Charles-Ferdinand Ramuz

 

Un texte qu’on avait « en stock » depuis quelques années, et qu’on n’a pas eu l’occasion de sortir dans l’une ou l’autre de nos célébrations récentes. Alors, pour tourner cette page des quarantaines, le voilà. Il décrit si bien l’amour d’un couple. C’est vrai qu’il est un brin nostalgique, heureusement que le chat est là … merci Geluck!

 

Il y a des anges qui vont se marrer !

Il y a des anges qui vont se marrer. Bonne-Maman les a rejoints ; ils n’en ressortiront pas indemnes. De nos yeux de petits-enfants n’ayant connu Bonne-Maman qu’après son accident, nous l’imaginons sans problème. Sa vie a été rocambolesque ici bas, ce n’est pas le ciel qui l’arrêtera… d’ailleurs, j’en suis sûr, c’est en fusée qu’elle y est montée !

Saint-Pierre le premier, a dû être bousculé. Avec un large sourire elle a dû l’aborder : “voilà quelqu’un j’aime bien, qui a une bonne tête”. Puis faisant une grimace dont elle a le secret, elle est passée en annonçant : “en 40 ans j’ai bien changé, et cette fois ci je veux entrer” !

Il y a des anges qui vont se marrer.

Ils sont probablement déjà en train d’enfiler des vieilles chaussettes sur des skis de randonnée pour conquérir les étendues blanches des nuages. Ce sont de vieilles légendes peiserottes qui nous ont raconté qu’on lui devait ça. Elle a d’autres inventions à son actif ; il y a probablement un ange ou deux qui a dû apprendre la version revisitée de la réussite, celle où l’on gagne à tous les coups. Ma grand-mère est une gagnante, une combattante !

L’ange de Raymond Devos aura certainement du grain à moudre là-haut, car la mélodie délicieuse des méli-mélo de mots, je le dis pêle-mêle et à demi, c’est bien la marotte de Bonne Maman. Les mots mêlés mes amis, c’est merveilleux et je vous le mets dans le mille qu’elle en deviendra la Mère Veilleuse.

Il y a des anges qui vont se marrer.

Se marrer, elle aime bien ça, avec une bouteille de rouge, l’eau, ça fait rouiller ; et elle le fera remarquer avec fougue et en tirant la langue si son verre est délaissé.

Délaissée, on ne peut pas dire qu’elle l’ai été. Bonne-Maman a toujours été si bien accompagnée par notre Saint Papito.

Papito, si votre peine doit être grande, soyez en Paix, je vous le souhaite, votre exemplarité inspire toute l’assemblée ici présente. Et puis, après toutes ces années à veiller sur elle, je suis sûr qu’elle veillera désormais sur vous et peut être le soir vous glissera-t-elle à l’oreille : « fais de beaux rêves, Jean, rêves à Jackie ».

Simone de Beauvoir disait que “la mort semble moins terrible lorsqu’on est fatigué”. Bonne-Maman aspirait au repos depuis quelques années, et la voilà auprès du bon Dieu un bouquet de fleurs sauvages cueillies sur le chemin de Notre Dames des Vernettes* à la main. Et malgré ses mots pris dans une toile de phrases confuses, je l’entends nous rappeler l’essentiel : “Le plus important, c’est qu’on s’entende bien… et qu’on rigole un bon coup, parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer »!

Bref, il y a des anges qui doivent se marrer, (et je les entends nous inviter à en faire de même).

Merci B de ce témoignage d’amour et d’espérance dans ce discours prononcé lors de cette messe de funérailles si émouvante. Oui, l’espérance et l’humour étaient là, plus forts que la tristesse.

Merci N pour la photo..

* Encore et toujours ces Vernettes

Esprit rusé et pensée confuse.

Esprit rusé et pensée confuse.

Fourbus, nous rentrons chacun dans notre voiture chargée à bloc du matériel d’organisation de ce week end festif *… et des restes.

On décharge les voitures, se prépare à un repas rapide à base de restes de cocktail.

Et l’idée saugrenue survient : c’est lundi soir,et si nous allions partager tout cela au 153** ?

Il nous reste une petite heure. De duel intérieur acharné entre une envie de se coucher dans l’instant et un sens du devoir. Quelle idée dérangeante et saugrenue !

19h50 . Se sentant seule, Claire invoque l’Esprit de lui apporter de la matière pour la seconde partie de la soirée qui démarre dans 15 minutes. Rien ni personne ne s’est présenté pour ce soir, elle est à court.

19h55 . Nous nous décidons enfin, envoyons un SMS à Claire. La séquence qui suit est rapide. Là, il a bossé, l’Esprit. Une telle synchro sans concertation en troublerait certains. Nous, pas.

 

20h10 : c’est parti. Un œuf avalé, un sac plein de restes divers, nous sommes en route.

21h : après une heure d’adoration en chansons, au milieu de l’assemblée bigarrée  (il y a deux chiens qui adorent avec nous ce soir. Eh oui, une assemblée intégrant les SDF…), une pause clope, nous voilà lancés dans le vif du sujet.

 

En commençant par recevoir un cadeau. Spontané. De la part d’une femme qui n’a vraiment pas grand chose. Sa production du jour. Émouvant de générosité.

Cette assemblée est majoritairement en galère. Le divorce, ils connaissent. Les difficultés de la vie en couple aussi. La soif d’amour immense, aussi. Inutile de venir avec des concepts intellectuels ou des poncifs sur le sujet. Les questions fusent. Concrètes. Directes. Sans échappatoire foireux possible. Et petit à petit ils nous aident. Complètent nos réponses de leurs témoignages personnels. Personne ne repart avec LA formule magique, mais des pistes. Des basiques remis au clair.

22h30 : retour à la maison épuisés mais heureux. D’avoir appris à adapter notre bagage d’intellos au monde de la rue. Non, il n’y a pas de pensée complexe, juste de la pensée confuse. Ils nous ont forcés à la clarifier, merci l’Esprit.

 

* Intro du week end qui en donne le contexte.

** 153 c’est quoi ?

*** Un témoignage recueilli au 153

Deo gratias pour cet octolustre.

« Chers amis, chère famille, chers frères et sœurs en Christ.

Nous sommes réunis ici ce soir pour commémorer et rendre grâce de ces quarante années qui se sont écoulées depuis que nous nous sommes donné le sacrement de mariage, ici dans cette petite église de Certines. Nous savons que, pendant toutes ces années, avec chaque bonheur, durant chaque épreuve, le Seigneur est toujours resté fidèle à nos côtés. Et nous souhaitons Lui rendre grâces pour sa présence permanente, dont nous savons qu’elle est indéfectible et qui nous a donné les forces nécessaires quand nos vies étaient bouleversées.

Merci pour nos parents, qui nous ont montré la voie du couple uni dans les épreuves dont la longue maladie.

Merci Seigneur, pour nos trois enfants. Merci pour nos belles filles. Merci pour nos petits enfants. Merci pour tous les mouvements qui nous ont nourris et portés pendant ces années, le scoutisme, les Équipes Notre Dame, les parcours Alpha*, la préparation au mariage, la prière des mères.

Merci pour nos métiers**, les employeurs et les collègues que tu as mis sur notre route.

Et vous qui êtes ici présents, nous vous invitons maintenant à faire mémoire, à vous remémorer vos engagements et ce que Christ vous a apporté. Si vous êtes en couple, remémorez-vous vos années communes. Si vous n’êtes pas en couple, relisez Sa présence dans vos vies***. Tous, rendons grâces ce soir. »
                                     Certines, le 7 octobre 2017

Décidément, c’est l’année des quarantaines..

* Alpha quoi au juste?

** La synthèse de la quarantaine professionnelle

*** Ça vous rendra optimistes … et ça rallongera votre espérance de vie

 

On a marché sur la tête

Promenade hygiénique dans les rues du voisinage pour faire ma demi heure syndicale de marche ..img_20170205_182312

Et je tombe en arrêt devant ce panneau. Banal, me direz vous . mais, relisez le  bien. Quoi, une traversée d’enfants pourrait présenter un danger pour les automobilistes ? Danger de cabosser leur carrosserie, voire de provoquer un carambolage? Ou de se faire agresser par une nuée d’elfes ?

Mauvais esprit, me dira-t-on. Non, je persiste et signe. Une société normale aurait incité à la prudence, et non signalé un danger. Mais nous sommes tellement voiture-centric que ce panneau a eu le temps de vieillir là sans que personne ne s’en offusque. Elle est encore loin, la ville apaisée…

Dans le même registre, c’est avec une prudence de malfaiteurs que S et C montent leur projet. Rendez vous compte : mettre sur pied une structure d’accueil de femmes enceintes lourdées par leur entourage… pour avoir refusé d’avorter. Depuis les récentes lois, leur activité frôle l’illégalité.

 

On en a fait du chemin depuis le fameux “les femmes (enceintes) et les enfants d’abord”. Dans le bon sens ?

Allez, OK, je vais les aider…

Push pull

Le montage cœur de l’ampli hi-fi de mes jeunes années d’électronicien. Deux transistors musclés en étage de sortie, qui entraînent alternativement vers le haut et vers le bas la tension appliquée au haut parleur. Et quand l’un tire, l’autre pousse, un peu comme les ressorts d’un trampoline qui contribuent en chœur à la beauté de la figure.

Ils m’ont aussi remémoré les bidouilles peu orthodoxes, a base de self et de condensateurs, visant à propulser plus haut et plus fort le trampoline.main_couple_book

Même âgés, la self avec quelques spires jointives, et le condensateur un peu fuyard, leur couple m’a remémoré le push pull. Un qui pousse et l’autre qui tire. En chœur. Et on alterne.

II a été le roi de la carte perforée et m’a tout appris du fortran. Maintenant son doigt n’a plus la précision exigée par l’écran tactile.

Elle a consacré sa vie aux enfants, à la maison, à la prière. Maintenant elle prend le relais techno. Non, l’écran du kindle ne se pince pas comme celui d’un ipad. Oui, en allant sur la maison, puis la bibliothèque, tu peux choisir puis ouvrir son livre sur la liseuse, assez légère pour tenir longtemps dans ses mains.

Soixante cinq ans de vie de couple, et le push pull fonctionne encore, l’un qui pousse et l’autre qui tire . En alternance.

Merci de ce modèle, mes parents.

Stendhal et les gènes oubliés

Dîner en ville.  Bourgeoisie locale.La conversation est fournie, et passe doucement de la politique locale à la nostalgie des jeunes années … locales. L’ombre de Stendhal plane quand on aborde la famille, locale, les noms des ancêtres qui se sont illustrés dans l’histoire, locale. Clochemerle n’est pas loin.

ancetres-rastaArrière petite fille de X, nom bien connu, localement. Une génération de plus, et les lignées illustres sont toutes représentées dans la pièce.

Silencieux, je ne “suis pas d’ici” et ne me connais aucun ancêtre ayant traîné ses gènes guêtres dans la région.

In petto, je compte. C’est bien parmi 16 ancêtres qu’on va chercher l’illustre. Et les 15 autres, ils comptent pour du beurre ?

Ça serait amusant de les aligner, tous les 16 , côte à côte. Ils ont tous contribué autant, non ?

Si ça tombe, c’est N qui, inconnu car illégitime de la main gauche vu son pedigree pas casher, a fourni les gènes du réflexe qui m’a empêché une fois ou deux de tomber lors d’un faux pas en montagne, et donc à qui je dois d’etre encore ici pour écrire ce post.

Alors, c’est bien lui le plus important, non ?

 

Si un jour je reprends les archives de la généalogie familiale, il faudra vraiment regarder avec le même intérêt dans toutes les directions.

 

merci à @didier.robert.reunion pour l’illustration.

Et pour ceux qui sont certains de la pureté de leurs gènes, regardez donc cette petite video..

De la comm en boîte

De la comm en boîte

C’est bien connu, la communication est le sang du couple. En fait elle irrigue toute relation. Y compris dans l’entreprise, d’ailleurs dotée pour cela de professionnels : pourtant que d’erreurs, lourdes de conséquences !

Même la politique croit dans les bienfaits de la communication. Elle se trompe juste un tout petit peu complétement, en oubliant un des deux sens de la comm, la transformant en propagande unilatérale…. même (et surtout ?) quand elle s’affuble du titre de « participative ».

Clé, donc la communication . Car c’est par l’échange qu’on se connaît . Et par la connaissance qu’on a plaisir à interagir. A interagir avec plaisir, car, et ils en ont fait leur slogan , Mieux on se connaît, mieux on s’aime.

boite de comm

Leur slogan ? Celui de qui ? Celui des créateurs de ces jeux, qu’ils ont appelé les boîtes de comm**.

Ces jeux qui ont mis la larme à l’oeil chez des vieux couples qui pensaient s’être déjà tout dit. Et chez des jeunes adultes qui ont encore mieux découvert leur famille (très) proche.

Allez, votez vous un bain de douceur .

  • A deux, la boîte de comm du couple, une sorte de DSA* gentiment guidé.
  • En famille, multigénérationelle, la boite de comm de la famille, qui renforcera tous les liens… du sang.

boite de comm couple1

boite de comm famille2

 

 

 

 

 

 

A quand la boîte de comm en boîte, pour doper nos entreprises ? Pour introduire, magie, d’un seul coup d’un seul la qualité de la relation et l’efficacité de l’équipe. Car l’un ne va pas sans l’autre. Parfois il me semble que même ce basique est oublié. Et en voilà encore une idée pour doper la santé des entreprises et la création d’emplois…

 

* Pour tout savoir sur le DSA

** Plus sur ces boîtes

 

50 minutes pour se faire du bien, un soir ….

Nous sommes tombés sur ce film, sur la vie de couple, ensemble pour la vie.

Nous l’avons regardé d’un trait, avec émotion . Des témoignages forts, sur la vraie vie d’un engagement sur une voie qui a ses difficultés.
Bien sûr, il y a un petit côté promotion des équipes Notre Dame, mouvement dont nous faisons partie . Mais au delà de cet aspect, ce film peut apporter un doux bien à tout couple…
A consommer sans modération.
C’et vrai, on n’a pas le temps . On n’a jamais le temps de renforcer ce qui va bien … et pourtant , quel bénéfice !

Vous avez compris, on recommande fortement.

coquelicots blé
et en bonus un article de Bernadette Chovelon qui illustre très bien ce film

TUNA au service des migrants ?

Intéressant, ce livre de Doug Saunders sur les migrations* . D’actualité, même. Paradoxal, dans son titre comme dans son développement : ces migrants qui changent le monde. Qui construisent celui de demain, dirait on même.

migrants du village a la villeQuoi, ces taudis, ces bidonvilles, ces verrues aux orées de nos belles villes seraient le terreau de l’entreprise, notre dynamisme sociétal ?

Oui, nous dit Doug en substance. Migrants qui portent en eux la rage au ventre, celle de se sortir de leur misère, d’en extraire leurs enfants, de les envoyer à l’école pour qu’à leur tour ils les tirent du bidonville et qu’ils puissent laisser la place aux suivants.

C’est ainsi qu’au 19ème siècle les faubourgs de Paris ont été un des tremplins de la France, de même que de nombreuses banlieues américaines le ressort des US, que hier Lui Gong Li a contribué à propulser la Chine, et qu’ aujourd’hui les favelas sont l’avenir du Brésil.

Ce tremplin est basé sur deux jambes : celle de la solidarité familiale, et celle de la possibilité d’entreprendre à très petite échelle. Muhammad Yunus l’a bien compris en inventant le microcrédit au Bengladesh.

Famille et travail, deux sujets clés qui me parlent bien.

Pour la famille, on a des idées** . Mais pour le travail ? Pour les petits boulots ?

Le petit brocanteur de l’autre jour*** a montré la voie. Dans notre France hyperréglementée, je veux croire que les TUNA****  permettront à beaucoup de s’en sortir. Ces sites collaboratifs qui, avant la microentreprise, permettent la nano entreprise informelle.

Allez, on les encourage ces “petits” sites. Chez nous, ça commence par le réseau entourage*****, en tout début de chaîne…en plus créé par Jean Marc ******

 

* Du village à la ville : Comment les migrants changent le monde  Doug Saunders – Seuil.   Pour ceux qui ont la flemme de lire les 470 pages , la synthèse de ATTAC  

**  pour la famille ?  portons des cruches

*** Histoire du brocanteur entrepreneur :Fier de payer ses charges

**** Tesla, Uber, Netflix, Air B’nB … TUNA prend la place de GAFA (Google Apple Facebook Amazon)  comme symbole de la nouvelle économie du partage… on peut aussi rajouter le bon coin pour les brocs en herbe***, jecuisinepourvous, ou autre Freelance .com

***** http://engage.world/mag/projects/entourage#toggle-id-1

****** Pour en connaître un peu plus sur Jean Marc , c’est par là

Un petit mot qui fait une grande différence

yours-mine-ours2Petit restaurant en mi saison dans le midi. Une dizaine de couples attablés, un peu de tous âges. Je ne sais pas ce qui nous a poussés à nous mettre à  rechercher  et  compter  les alliances… Sans doute un peu de « déformation  professionnelle  » *.

Et les autres soirs de la semaine n’ont fait que confirmer notre statistique, qui en vient presque à  nous mettre mal à  l’aise.  Serions-nous réellement les derniers dinosaures ? On pourrait même se demander si nous allons encore pouvoir longtemps continuer à exhiber ce signe qui pourrait devenir politiquement de plus en plus incorrect.

 

La série des mariages à repris. Samedi après samedi, la phrase se répète :

Je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité.   😐

Je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité.   :-0

Je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité.    😦

Je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité.    :-((

Je te donne cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.         😉    A et F détonnent.

Signe de MON amour….

Ce qui veut dire que c’est TON amour et TA fidélité que je porte au doigt. Pas les miens, ni ceux d’un NOUS que chacun peut interpréter et décider disparu à sa guise.

Think about it….futur mariés.

Et les autres aussi, avant de retirer  votre alliance. Ce geste vous appartient il ?

La conserver au doigt n’est il pas aussi, en plus,  un message réellement militant  ?

 

*Si on peut parler de profession….

Cinq jours au merveilleux pays de bisounours.

tagada-79435Qu’est ce que c’est bon et doux … Certes il faisait chaud, très chaud. Certes la foule était grande, 5000 personnes dans ce grand parc. Sous ces immenses tentes.
5000 personnes qui toutes respectaient quelques commandements de base. Une dizaine, disons. Assez connus depuis des millénaires. Ayant fait leurs preuves pour générer une ambiance de paix et de joie*.
5000 personnes venues en famille, enfants et ados grouillaient, tous se mettant si bien au service de la communauté que les mouvements de foule, les queues lors des repas, se passaient dans le calme, en douceur, et rapidement. C’est vrai que le souci de l’efficacité collective , si on oublie sa gloriole individuelle, porte fruit.
On en a même oublié l’indispensable et robuste structure d’organisation, qui n’a été ni mentionnée ni remerciée a la fin . Elle l’aurait je crois refusé .
5000 personnes venues se ressourcer dans une foi commune, écouter des témoins, nourrir leur réflexion personnelle, louer.
Mais pourquoi cette parenthèse en marge de la « vraie vie » ne pourrait elle se prolonger ?

Crois, espère,  aime. Guillemette Pradere donne les trois mots clés avec lesquels tous sommes repartis.

Crois. Crois que la civilisation des bisounours de l’amour est possible. Et engage toi dans ce chantier. Pas forcément besoin d’une religion, pour cela. Nombreux sont ceux qui œuvrent sans religion. Qui croient juste en certaines valeurs. Mais nombre d’entre eux n’ont pu ignorer toutes les aides inattendues, les clins Dieux qu’Il envoie sur le chemin. Et un jour ou l’autre Le rencontrent . Les veinards…

Espère. .. ma préférée. ..

Et aime. Bien sur a l’image de l’amour du couple. Aime non pas comme le chocolat que j’aime et consomme, mais en cherchant à  donner plus qu’à recevoir…Pratique pour trouver des volontaires pour les corvées quand on est si nombreux. Bon, mais si chacun s’efforce de donner plus qu’il ne reçoit, on va tous finir par recevoir plus qu’on ne donne. Comme dit la chanson…

Et, perso, je ne peux résister à ajouter « Agis » en quatrième mot clé. Agis, même si tu te sens démuni, faible, impuissant, petit.

Agis comme par exemple F a fait en créant Bilik, une communauté bisounours** d’artisans qualifiés sur leurs compétences et leurs valeurs .

 

*Insolite d’entendre sous la douche, au soir d’une journée étouffante, une voix mâle louer a gorge déployée « je suis dans la joie, une joie immense… ».

** Pas si bisounours que cela, quand les clients évaluent le prestataire a posteriori en ligne . Quoi, un contrôle ? Un manque de confiance ? Non pas, mais l’homme est faible, autant intégrer cette donnée.

Oraison funèbre avant l’heure. Chouette!

Le linceul  n’a pas de poches, paraît-il. Alors, à défaut d’emporter quoi que cela dans l’au delà, j’aimerais bien savoir ce que je vais laisser comme trace ici bas .

Ces derniers jours, on m’a donné l’énorme chance d’en avoir une image . Un avant goût . Un peu comme écouter mon oraison funèbre de mon vivant.

chat bonsai

L’Amour de ma vie au eu la délicatesse d’organiser non pas un , mais deux anniversaires surprise. Pour lesquels famille et amis m’ont tous concoctés non pas une mais deux séries de discours, sketches, et autres petits mots gentils ou grinçants. A les écouter et relire, ça ressemble finalement beaucoup à ce qui se dira lors de mon oraison funèbre. Ils ont mentionné ce qui les a marqués, en bien mais aussi en mal , chez moi. Ce qu’ils retiendront de moi.

Pas de surprise, pas un mot sur ce qui a mobilisé le plus fort de mes énergies et de mon temps, mon travail. Je sais bien que tout ce qui fait ma fierté et me donne mon statut sera oublié dès le lendemain de mon départ en retraite. On le sait, mais ce petit rappel n’est pas inutile ni sans effet.

Mais pour tout le reste, ce cadeau mérite analyse et examen . J’ai encore le temps de corriger quelques petites choses ….. J’espère.

Alors, si vous aussi vous avez cette chance d’avoir un jour un anniversaire fêté par des amis, lisez entre les lignes de leurs petits discours, ou de leurs petits mots  si, par hasard, comme cela a été mon cas, on demande à chaque invité de mentionner une chose, un mot, un geste, qui, pour eux, caractérise le mieux le récipiendaire.

 

*Merci Geluck pour l’illustration . Les initiés feront peut être le rapport avec le post. Ou pas …

 

Dés ? information ?

Dés ? information ?

Cécile Duflot, dans une diatribe contre la troika et son diktat économique en Grèce, assène l’argument choc :

Mortalité infantile en grèce duflot

Bigre, et en plus , elle cite ses sources : un article du Lancet basé sur des stats de l’OMS .

Mortalité infantile en grèce lancet

Effectivement, ca fait réfléchir . Le Lancet, ce n’est pas rien. Mais, pourquoi donc un article de 2014 s’arrête t-il en 2010? La réponse évidente est que ces grands organismes sont tellement pachydermiques qu’ils ne disposent pas d’information rapidement .

Mais est ce si évident ?

Un coup d’oeil en direct aux stats de l’OMS donne une courbe édifiante .

 

Mortalité infantile en grece OMS 1 anz

A coup sur, même un journal aussi sérieux que le Lancet se fait manipuler en publiant un article fort de conclusions sur juste trois années (2008 à 2010) judicieusement extraites de la séquence, en évitant de mentionner les deux ou trois suivantes. Décevant.

 

Et si les stats de l’OMS étaient elles aussi manipulées ?

Merci Internet, qui donne accès à (presque) tout …

La banque mondiale donne d’autres chiffres … qui ne corroborent pas non plus le discours de Duflot.

Mortalité infantile grece 1 an banque mondiale

 

Du coup, je vais voir LA bible : le CIA Factbook … qui, lui , a le chiffre 2014 …. qui ne correspond pas  à la même mesure que les précédents*, mais rappelle à Mme Duflot qu’elle pourrait peut être s’occuper de la Polynésie Française avant de donner des leçons.

Mortalité infantile grece 1 an CIA fact book definition

Mortalité infantile grece 1 an CIA fact book

La moralité était connue d’avance : sous la torture, on fait dire ce que l’on veut aux chiffres** …. et les politiques ne s’en privent pas pour alimenter leur pensée unique que la presse relaye souvent sans plus travailler l’info. A garder en tête en ces périodes politiquement agitées.

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Deux jours plus tard ,résultat des départementales sur TF1

Un beau graphique nous permet de visualiser les résultats.

Mais un chiffre me met la puce à l’oreille , si je puis dire . Je dégaine mon téléphone, et désolé pour la qualité de la photo.

 
télé

Une demi heure plus tard, mon ami excel m’a permis de faire le graphe de droite .

télé et réalité des graphiques

So what ??

La réalité des chiffres est bien distordue . En prenant comme référence visuelle le score de la gauche, on voit que

  • Le front de gauche est amplifié de presque 10 fois . Il apparaît comme une force en présence alors qu’en réalité c’est un groupuscule.
  • Le score de la droite est minimisé de 20 à 25% , il ne faudrait pas exagérer, quand même.
  • Celui du FN est amplifié . Depuis le temps qu’on crie au loup, il faut que le loup fasse bien peur.

Et qu’on ne me dise pas que les graphistes de TF1 n’ont pas les outils leur permettant de faire un graphique plus honnête . Il y a la manipulation volontaire, et on comprend bien une fois de plus de quel côté est la pensée.

J’espère juste que vous regarderez à l’avenir les jolis graphes avec un autre regard…

 

                                                                                 _________________________________________________________________

 

Info bonus de la CIA : les bébés filles sont bien plus résistants que les garçons …  Pas juste, mais c’est la vie … si je peux dire . L’écart d’espérance de vie entre les sexes se construit dès la naissance.

Mortalité infantile grece 1 an CIA fact book selon sexe

 

* Vous aurez bien sûr noté que la banque mondiale mesure le nombre de décès avant l’âge de 1 an des enfants nés dans une année , alors que la CIA rapporte le nombre de décès d’enfants de moins de 1 an au nombre de naissances dans la même année. Si la natalité baisse une année, cela fait monter le ratio même si la mortalité ne bouge pas…

** Et d’ailleurs moi même je ne me prive pas de ce sport

La sélection du lecteur de tracts

Les tracts sont arrivés, il nous faut voter.

Pas question de s’abstenir, beaucoup sont morts pour gagner ce droit de vote.

Pas de vote blanc , choix d’un destin de feuille morte qui suit le vent . En politique, il n’y a qu’un vainqueur, et Vae Victis comme disait le grand Jules. Donc, comme dirait Jack : control your destiny, or someone else will

Tracts

Le nutella est sur la tartine, le café dans le bol.

Les lunettes sont sur le nez, pour arriver à lire entre les lignes .

Fin prêt pour l’examen des tracts. Je tente d’oublier la couleur politique.

  • Premier hors jeu : celui qui “souhaite pouvoir mener des politiques volontaristes au delà de ses compétences obligatoires”. Si, comme dans un match en école primaire, tous courent en même temps après la balle, n’avons nous pas débauche d’énergie ? Carton rouge.
  • Le suivant a un programme sensé . Mais pourquoi les trois quarts de l’espace sont ils réservés à de la propagande partisane et à une ambition nationale ? Pourquoi pas un mot ne présente les candidats et leur ancrage local ?  Visiblement pour ce parti les élections sont une démonstration de force nationale . Pas avec moi, ce n’est pas l’enjeu du moment.
  • Ah la cohérence … Un beau programme pour ceux ci . Un tiers des promesses concernent l’exemplarité des élus et une affirmation farouche du refus du cumul des mandats . Bien . Mais, au fait, pourquoi ce candidat indique t- il ailleurs qu’il posséde déjà deux mandats ? Je ne saisis plus la logique.
  • Ah, un programme plus complet . Pas de chance, deux points achoppent :
    • Soutien aux familles monoparentales . Pas d’accord . Soutien aux familles, oui . Aux familles dans le besoin, trois fois oui. Que les familles monoparentales soient souvent dans le besoin, je n’en disconviens pas.  On les soutiendra alors en tant que familles dans le besoin, pas en tant que monoparentales.
    • Soutien au planning familial . Pas que. Cette institution est loin d’être l’alpha et l’omega de l’accueil de la vie , plutôt le contraire , non ?

Si c’est ca votre politique familiale, ce sera sans moi

  • Programme très détaillé pour ce jeune candidat déjà rencontré par ailleurs . Un garçon très bien . Son programme l’est aussi . Mais pourquoi mettre l’emphase sur les repas casher, hallal, et végétariens dans les cantines scolaires ? Ca fait belle lurette que d’aucuns ont renoncé à imposer le poisson le vendredi. Laissons tout cela à la sphère privée, s’il vous plait . Cette promesse, ainsi que le bulletin de vote couleur vert islam l’ont trahi… Non au retour en arrière larvé sur les termes du concordat de 1905.
  • Incolore, inodore, sans saveur . L’avant dernier bulletin est propre sur lui . Un peu comme un chasse neige qui écarte bien ses bras, et roule au milieu de la route, là ou ses confrères sont déjà passés, en évitant soigneusement les congères qui restent sur le bord, au cas ou elles recouvriraient un point dur qui poserait problème. Avec ces candidats, pas de surprise. Au mieux, rien ne bouge. Au pire, rien ne bouge.
  • Les derniers se réclament d’un mouvement qui n’attire pas ma sympathie a priori. Mais il me faut bien reconnaître que leur programme propose quelques avancées mesurées mais concrètes sur des sujets d’importance, abordés sans provoquer la polémique ni jeter l’anathème. Oh, rien de parfait ni de complet. Ce ne sont pas de vieux routiers de la vie politique locale, ils sont même pour moi de parfaits inconnus .

Je trouve leur posture bien. Ils auront mon bulletin.

Il est parti cette semaine

Après une longue vie bien remplie, C s’est éteint dans les bras de sa fille, cette semaine.

A nos pauvres et maladroits mots de condoléances, elle nous répond :

« Merci les chéris. Pas vidée ce matin mais vitalisée par tt le chemin de mon père. Une belle trace dans la neige que le souffle de l Esprit va essaimer ds le cœur de ses enfants et petits enfants pour longtemps. Il n’ y a pas d’ âge pour sourire et aimer! Je vous embrasse fort« .

Merci de ces mots .

Oh les filles .!.

causette numero-46

Qu’on le veuille ou non, la nature existe toujours. Eh oui …

Je suis tombé (ça se fait de dire “chez le coiffeur” , mais ça n’est même pas vrai) , sur un numéro du magazine Causette, qui vise de manière évidente une autre CSP que celle à laquelle j’appartiens . Et bien j’ai été conforté.

Sur un sujet que j’aborde toujours avec énormément de précautions avec les jeunes que nous sommes amenés à rencontrer dans nos diverses activités autour du couple.

Je laisse la parole à l’éditorialiste .

J’aurais aimé vous dire le contraire.

Que pour concevoir un premier enfant, nous avons le temps. Parce que être pour l’amélioration de la condition féminine, ça a toujours été – et à raison – cesser de réduire les femmes à leur rôle de mère. Infographie causette 2nMais là, ça craint : les résultats du sondage que j’ai commandé sont ahurissants. La croyance des femmes quant aux chances qu’elles ont de devenir maman pour la première fois après 35 ans est, disons-le, complètement à côté de la plaque (page 36). Et voilà, mes amies, encore une fois, je suis l’oiseau de mauvais augure. Vous allez encore me dire que j’ai le chic pour dézinguer l’ambiance. Parce qu’on ne parle pas aux femmes de leur fertilité, ça ne se fait pas. C’est un tabou. Bien plus intime que la sexualité. Et moi, avec mes grands pieds, je débarque et viens mettre mes chaussettes et mes tongs dans votre plat. J’entends d’ici les hurlements que ces révélations ne vont pas manquer d’alimenter : « Ça y est, Causette veut nous faire abandonner nos carrières pour qu’on se reproduise ! Causette nous prend pour des quiches pondeuses ! » Eh ben non, je vous dis la vérité, même si elle n’est pas agréable à entendre. Les médias, presses people et féminine en tête, nous rabâchent qu’à 40 ans on est encore de jeunes femmes, la matrice en pleine forme, grossesses (tardives) de stars à l’appui ? Foutaises ! Notre corps, indépendant comme une femme libre, se fiche comme de ses premières serviettes de la signature de notre premier CDI et de l’état de notre avancement professionnel. Il est Infographie CAusette 1comme ça et c’est comme ça : l’espérance de vie ne cesse d’augmenter, mais la date de péremption, elle, n’a pas bougé depuis que nos aïeules cuisinaient le mammouth. Définitivement, vous saurez qu’on n’a pas vraiment le choix dans la date. Et moi, j’en ai marre de voir mes copines galérer parce qu’elles s’y sont mises trop tard et de les entendre tristement fredonner, en boucle : « Depuis l’temps que j’te rêve / Depuis l’temps que j’t’invente / De pas te voir j’en crève / Mais j’te sens dans mon ventre / Le jour où tu t’ramènes / J’arrête de boire, promis / Au moins toute un’ semaine / Ce sera dur mais tant pis*. » Alors aidez-moi à faire passer le message, parce que l’info que vous allez découvrir vous donnera le choix, qu’elle risque de déclencher quelques parties de jambes en l’air, et peut-être même de bouleverser quelques plannings de vie… Mais c’est pour le mieux !

Causette

 

Bon, vous pouvez vraiment vous demander, furieuses, « Mais de quoi il se mèle, ce vieux c..? » . Vous aurez sans doute raison .   Mais si je peux éviter à l’une d’entre vous un grand malheur, alors je suis content.

 

PS : et si vous voulez un pdf de l’article, c’est ici.

Causette juin 2014 p 36 41

PS 2 : les mecs, ca vous concerne peut être un peu aussi…

 

Ah non !!!!

Je suis désespéré . J’ai regardé cette vidéo de moins de deux minutes, qui m’a fait pleurer …

Pedopsy

Ca me fait penser à ces automobilistes qui jettent avec entrain leurs cochonneries par les fenêtres de leurs voitures avec un argument de choc : « ça fait du travail pour les balayeurs » .

Pareil pour les enfants : on fait égoïstement n’importe quoi, et c’est bien : « ça fait du travail pour les pédopsychiatres … »

Mais quand donc arrêtera-t-on de prendre les enfants pour des cochonneries qu’on jette par la fenêtre quand on en a assez ?

Quand arrêterons nous cet égoisme sociétal qui fait tout supporter à nos enfants : le fruit  de notre égoïsme, la dette créée pour préserver notre confort, … tout cela au nom de nos droits.

Surtout qu’au bout du bout, ce n’est pas cet individualisme débridé qui nous apporte le bonheur, on le sait .

Heureusement que je n’ai pas d’arme, j’aurais tôt fait de l’utiliser contre ces média de pensée unique , et de casser mon écran.

Bon, c’était le coup de gueule du soir contre l’individualisme débridé qu’on nous promeut .

Au lieu de rouspéter, positivons : c’est bien que Lio se soit exprimée comme cela.

 

Jamais vous ne jouerez avec vos petits enfants ?

Sur les 5 dernières années, le recul de l’âge du départ en retraite a été supérieur à l’augmentation de la durée de vie.

Les bâtons de vieillesse qu’ont nos parents sont donc désormais encore actifs . Moins disponibles . Ou plus fatigués. En quelque sorte, les bâtons de vieillesse que sont les jeunes retraités sont de plus en plus vermoulus, car de plus en plus vieux.

 

Sur les 20 dernières années, l’âge des parents à la naissance de leurs enfants a lui aussi progressé . Et nos amis GAFA* , en congelant gratis les ovules, poussent à la roue.

Quand on avait des enfants à 25 ans, les petits enfants de 5 ans avaient des grands parents de 55 ans, en forme pour jouer avec eux, presque jeunes retraités (et même en forme pour s’occuper aussi de leurs propres parents vieillissants ).

grands parents course fauteuil roulantSi on a ses enfants à 40 ans, vu que l’humain reproduit le modèle parental, vos enfants en feront autant . Et on se retrouvera a 85 ans a jouer avec son petit fils de 5 ans… pas glop pour lui, et en plus lui sera bien trop fatiguant pour nous….qui devrons toujours nous occuper de “l’étage du dessus” .

 

Vous vous projetez dans vos vieux jours, vous, épuisés par vos ascendants et sans le réconfort et la joie de la complicité avec les petits enfants ?

Vous avez envie de priver vos petits enfants de la relation si profonde avec des grands parents “en forme” ?

Alors, définitivement, non, la solution “congélation d’ovules” de GAFA pour améliorer son gender balance, pas pour moi (façon de parler, parce que moi, perso, mes ovules….).

Il y a de meilleures idées à trouver pour respecter le souhait légitime des femmes de s’épanouir dans leur travail . Une piste ici, mais il y en a sûrement d’autres…

Par ailleurs, comment dire à Facebook qu’on n’et pas d’accord ? Les boycotter ? C’est dur, non ?   Après mure réflexion, je me vote un plan d’action en trois temps :

1 – je rejoins Diaspora  ,

2 – Je télécharge facebook runner.

3 – Je vérifie que le temps passé sur Facebook est marginal . Si tout le monde minimise sa présence, ça va finir par leur poser des problèmes …..

Facebook runner

Ce qu’on ne ferait pas pour ses petits enfants ….

 

 

*GAFA = Google, Apple, Facebook, Amazon . En fait seuls Google et Facebook auraient à ce jours offert à leur employées à haut potentiel de prendre en charge la congélation de leurs ovules pour qu’elles puissent procréer “plus tard”, soit lorsqu’elles seront moins indispensables à l’entreprise (mon interprétation, bien sûr) .

 

 

Aux mariés de cet été … et autres.

alliancesMon alliance…Bien sûr c’est une image, un symbole de mon engagement et de notre engagement mutuel.

Ce symbole est béni, et devient image et symbole de l’amour permanent du Christ pour moi.

Ce symbole est celui du sacrement, à travers lequel notre amour est devenu l’image (pâle !) de l’amour de Dieu.

Au fil des ans, au fil des coups, cette alliance est cabossée, comme l’a été notre amour, comme l’a été ma Foi. Elle reste néanmoins un rappel, à chaque tentation. Rappel de l’amour de ma femme et de celui de Dieu.

Au fil des ans , elle est devenue de plus en plus difficile à enlever . Image de mes habitudes ? Parfois même elle me démange …

Et  de temps en temps, j’arrive à l’enlever… et je la remets. Je la remets symboliquement, avec un petit sourire intérieur, un je t’aime et une prière. Parfois en me disant que c’est peut être la dernière fois que j’aurais l’occasion de l’enlever.

A ces moments là, je re-vis mon sacrement de mariage. Je vis complètement avec.

Je Décide de vivre avec. C’est ma femme. C’est mon Dieu. Je serai heureux comme cela, je suis convaincu d’être aidé, soutenu dans et par cette décision.

Cette  alliance, signe efficace et visible d’une réalité et d’une grâce qui nous dépassent.

 

 

miror

Petite minute pratique . Pour faire briller votre Alliance d’un amour tout neuf , au bout de quelques années de vie en couple, pour prolonger votre amour fou tout neuf en amour solide au long cours . Un clic sur le Miror… on recommande chaudement.

Second conseil , faites comme au Mali avant la saison des pluies

 

Et, dans la série, inutile de s’énerver pour rien. ….

 

Enfin, bagage de base en cas de nuage vraiment noir

 

Liberté, Egalité, Fraternité (2)

C’est un comble que ce soit un cardinal du Honduras * qui me fasse prendre conscience de la beauté de la devise de mon pays. Après tant de décennies, honte sur moi . On ne voit pas les merveilles qui nous entourent de près…

Quel beau trépied pour faire grandir une nation.

Liberté, Egalité, Fraternité. Chacun de ces mots sera un pied de l’édifice, et chacun devra grandir simultanément si l’on ne veut pas que tout parte de guingois, avant de s’écrouler.

Ma liberté, longtemps je t’ai gardée comme une perle rare ..” , chanta Moustaki.

C’est aussi sur cette promesse de liberté que sont partis les émigrants vers les Amériques, qui ont fondé la nation symbole de la liberté d’entreprendre. Cette liberté, à entendre certains, est celle qui apporte la richesse . C’est en gros prouvé, quoique…

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Le nuage de points ci dessus montre que certains sont capables d’être riches sans grande liberté (en haut à gauche) , et d’autres plus  libres mais pauvres (bas le plus à droite. In medio stat virtus…

Mais qui prendre comme modèle ? La carte ci dessous donne des pistes . Australie et Suisse, champions de la liberté d’entreprendre … Mais aussi bien placés la Tchéquie, le Canada, le Botswana et le Chili….sans oublier les USA bien sûr.

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Egalité

Ah, que de privations de liberté cette dernière a justifié ! Bien sûr, c’est au nom de l’égalité que les politiques fiscales les plus fortes sont justifiées. L’égalité, moteur de tant de revendications, d’affrontements , de crimes contre la liberté et la fraternité, nos deux autres piliers.  L’égalité économique a son indicateur, le coefficient de Gini. Plus il est bas, plus la société est égalitaire dans la distribution des richesses. Et , là encore, rien de tel qu’une carte ..

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Ah bon, liberté et égalité ne sont donc pas antinomiques … Ca c’est une vraie bonne nouvelle. La Suède est est quasiment dans le peloton de tête des deux cartes… et l’Australie, championne du monde des libertés économiques n’est pas plus inégalitaire que la France. Mais que cet équilibre est délicat ! USA, Japon, Nouvelle Zélande trébuchent sur l’Egalité . Le Botswana s’effondre !

Fraternité

Là, le web est moins disert . Ou plutôt, il est éloquent . On associe fraternité avec “chic tas de chouettes copains”, communautarisme , ou société secrète.

Toutes sont en conflit flagrant avec l’égalité . Leur objectif est de préserver leurs membres… contre les autres .

Seules les fraternités religieuses évitent cet écueil . Seules ces dernières sont réellement fraternelles.

Alors, ne va t on pas lier le déclin du religieux dans le monde à celui de la fraternité ? Ce serait un peu rapide.  La fraternité s’apprend également (et d’abord) dans la famille, non ? D’ou l’importance de ladite famille et du lien familial **.

Ce n’est pas non plus par hasard que l’Eglise insiste sur l’urgence de reconstituer des fraternités locales, à l’instar de l’initiative lancée par l’évéque de Grenoble . Fraternités ouvertes à tous, bien entendu.

Finalement, dans notre belle devise, il y en a pour tout le monde : les gouvernements ont en charge de créer le cadre permettant un bon équilibre entre liberté et égalité. Et c’est à nous, individus, de par nos engagements civils ou religieux de faire progresser en parallèle le troisième pied sociétal qu’est la fraternité .

C’est ainsi que l’on fera progresser réellement le bonheur en France , qui ne se trouve qu’à la 39ème place mondiale dans le classement du bonheur*** , derrière entre autres le Guatemala (9ème) , el Salvador  (19ème) et … le Honduras (22ème) . Et voilà qui reboucle avec mon évêque de Tegucigalpa****, qui est finalement pas si mal placé pour nous faire des discours sur notre devise nationale et la manière dont nous la mettons en oeuvre.

* Cardinal Oscar Maradiaga, dont on peut trouver le discours prononcé lors de sa réception de la légion d’honneur dans son livre “De la difficulté d’évoquer Dieu dans un monde qui pense ne pas en avoir besoin” . Discours ou il loue et lie avec brio nos révolutionnaires, la Marseillaise, et Hannah Arendt.

** Je ne peux manquer de vous recommander un de mes livres favoris “le prix du bonheur” de Richard Layard , qui démontre dans ses études statistiques que le facteur de bonheur le plus important est un couple stable, juste après une croyance religieuse…

*** Ruut Veenhoven, de l’université Erasmus à Rotterdam, a compilé les « données du bonheur » de 95 pays sur les 25 dernières années. Une note moyenne allant de 1 (les plus malheureux) à 10 (les plus heureux) leur a été attribuée, pour la période 1995 – 2005.    http://www.linternaute.com/savoir/classement/pays-bonheur/tableau.shtml

**** Vous savez bien entendu tous que Tegucigalpa est la capitale du Honduras…

Allez, une dernière carte pour la route : le “world map of happiness” de l’université de Leicester. Si ca vous donne envie d’aller vivre heureux à Oman ou à Bornéo…

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Rompre l’isolement des personnes âgées se travaillerait il à tout âge ?

De 2000 à 2010 , la proportion de personnes vivant seules dans son logement est passée de 15,8% à 18,1% (pour les fous de stats   http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&id=3813 )

On ne se marie plus , le “pour toute notre vie” fait peur … alors, c’est sûr qu’il y a un moment de la vie ou l’un ou l’autre sera seul.

Et , quand bien même on se marie, bien souvent on divorce !

Bien sûr, pour profiter au mieux de la vie, on fait moins d’enfants .. qui partent à l’autre bout du monde pour suivre l’âme soeur rencontrée grâce à Erasmus.

On ne se soucie pas trop de l’origine des produits que l’on achète, l’important est le prix . Et tant pis s’il n’y a plus d’industries locales pour employer nos enfants . Cela leur donne une raison de plus de partir au loin.

Tout cela explique une augmentation massive de l’isolement des personnes âgées….ça ne fait que commencer.

Donc, pour bien préparer ses vieux jours et ne pas rester seul (c’est la séquence pub) :

  • acheter Français, pour fournir du travail à nos petits enfants
  • créer un lien familial solide dès le plus jeune âge  Parcours-Alpha-Parents
  • éviter de se marier n’importe comment, travailler son engagement ( bon, OK, pub un peu directe pour Alpha Duo  http://duo.parcoursalpha.fr/)
  • entretenir son couple (pub pour les restaus du coin, voire pour Alpha couple…https://www.facebook.com/parcoursalphacouple)
  • travailler ses langues, pour se préparer a accueillir des “valeurs ajoutées” non Francophones.
  • apprendre assez vite à se mettre a obéir a ses enfants devenus adultes, pour prendre le pli avant de devenir gâteux ET autoritaire …ca sera moins pénible pour eux.
  • d’autres idées ?

Gouvernement autiste ? Je me désolidaride !

Par conviction sociale, j’ai suivi le gouvernement dans son augmentation de plafond du livret A . C’est vrai, quoi ! Cet argent, je n’en ai pas vraiment besoin, et le besoin de logements sociaux, financés par le livret A, est immense . Alors, allons y ! C’est une façon d’être citoyen !

Mais il y a eu tant de morgue et de dédain dans cette affaire de mariage dite pour tous que je dis non . Je n’aiderai pas ce gouvernement à réussir . Les ONG plus proches de mes idées auront mon argent . J’ai vidé mon livret A. Et ai aidé Habitat et Humanisme. 

Autoréalisation individuelle, programme de société ?

Je viens de terminer la lecture de « l’énergie du changement » de Manuel Valls. Ecrit en 2011, je ne sais pas si le ministre de 2012 signe encore, mais d’un certain côté je l’espère. Si l’on met de côté quelques charges futiles, bien que souvent justifiées, contre la forme utilisée par Sarko, ce programme est un excellent programme de droite. Il n’a d’ailleurs pas peur de reprendre dans ses propos quelques lois de début 2012 . Un seul détail, hélàs de taille, blesse : le fondement de la société. Il place (p25) « à la pointe de son combat l’utopie concrête de l’autoréalisation individuelle« . Tant que l’on pensera que l’individu peut s’autoréaliser, sans chérir avant tout une certaine collectivité, et je mets avant tout la cellule familiale, berceau, guide, et futur de la société, un tel projet de société sera stérile et mortifère … Dommage !!!

A qui donc a profité l’accroissement de la dette de la France ?

Bon, d’accord, c’est à moi, à ma génération et à celle de mes parents. La courbe ci dessous est éloquente. Ceux dont le pouvoir d’achat a le plus augmenté entre 1995 et 2001 sont les plus de 60 ans* . La tranche 80-89 ans est devenue celle au plus haut pouvoir d’achat. Alors que les grosses charges de la vie sont derrière eux. Pas d’excuses pour ne pas payer plus d’impôts .

On en vient a la question suivante : comment faire pour faire payer des impôts supplémentaires aux plus de 50 ans  sans taxer les autres ? Peut être en augmentant l’impact relatif du quotient familial, vu qu’à nos âges on n’a plus d’enfants à charge .

Zut, ils vont dans le sens inverse …

 

* Merci à la GCT…

Comme au Mali avant la saison des pluies.

Chaque année, les dogons ont bien compris qu’il fallait enduire leurs greniers d’une nouvelle couche de terre, pour protéger les briques de base, et lisser le tout .
Sinon, les briques sont attaquées par la pluie et tout finit par s’écrouler au bout de deux ou trois ans .
Finalement, le couple, c’est pareil . Il lui faut son voyage de noces annuel pour être toujours plus solide et beau … cette année, pour nous, ca a été les cinqueterre .
Maintenant, back to work .

 

Pour entretenir vos briques …