Pour une génération de makers.

Pauvre essoreuse à salade . Frappée d’obsolescence (programmée ?), la poubelle la guette pour une simple poignée brisée. Fi des sourires, je ne peux accepter. Je sais que son remplacement ne coûterait qu’une petite poignée d’euros. Qu’un dépannage un temps non nul. Mais quelle belle occasion de mettre en œuvre mon cadeau de Noël . De img_20180125_160644.jpgmettre à profit les heures passées sur le MOOC de cet hiver*. Une heure de conception, trois heures d’impression. Cinq grammes de PLA**, à base d’amidon de maïs, vont sauver de la décharge 500 grammes de plastique issu de précieux pétrole. Quel belle rentabilité, du point de vue WAT***

Ils savent jouer au lego, ils apprendront vite à dessiner en 3D, foi de grand père. Avec des logiciels comme Tinkercad**** c’est devenu un jeu d’enfant. Donc de petits enfants.

Et si cette génération apprenait à l’école à maîtriser l’impression 3D ? A piloter ces machines qui, aujourd’hui, coûtent bien moins qu’une console de jeu. Pour 100 euros mon Anet est arrivée en pièces détachées directement dans la boite aux lettres.

Alors, pour le futur de la planète, on milite pour ce complément du programme scolaire?

 

*Massive Online Open Course. Le prochain de FUN (France Université Numérique)  sur l’impression 3D démarre le 3 avril…

** PLA ?

*** VAT ou WAT ?

**** Tinkercad ? Un logiciel online pour la conception mécanique ou électronique.

Maker ?   Kesako ?

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Antartica et état providence

La rando de ce matin me rappelle cette balade faite il y a vingt ans pile. Une sortie de classe, montée de nuit à la pleine lune vers un refuge, là haut derrière la crête. J’accompagnais mon ado, il était prévu que nous rattrapions le groupe en route. La pluie tombait en bas, devenant neige en altitude. Le groupe avait fait une longue pause avant de sortir de la forêt, c’est là que nous les avons retrouvés. Quand la file s’est ébranlée, le vent a forci, poussant la neige à l’horizontale. Antartica. Nocturne.

Très vite la file s’est allongée. Je reste derrière, et mon fils part vers l’avant. Les prévenir. Allez y avec les gosses, je me charge des deux. Et tous les enfants repartent …. me laissant dans la nuit aux prises avec les accompagnatrices….

Deux profs. Qui s’étaient portées volontaires pour encadrer. Et se retrouvent être des poids morts. Elles perdent vite tout self control. A se laisser tomber dans la neige . Jeter au loin gants mouillés et bâtons… Nous ne sommes plus que trois. Le vent efface les traces. La visibilité tombe à quelques mètres. Je les relève, une fois , deux fois. Plus de trace. Perdu ? Presque. Le vent forcit. Encore une crise de nerfs. ohe capitaineUne paire de gifles part. Ça calme. Elle, comme moi. Je leur donne mon bonnet, mes gants, ceux de rechange .. et elles suivent . La pente se redresse, la nuit est noire. Il faut pousser à gauche pour arriver au col. Je bute presque sur le poteau indicateur. Ca y est, la route est sous nos pieds, 1 m en dessous. il suffit ”juste” de ne pas la perdre. Passé le col, le vent se calme, la visibilité revient, l’atmosphère se détend. Un quart d’heure et la lumière du refuge apparaît.

Quelle joie, le lendemain, quand elle retrouve ses gants que j’avais ramassés puis mis à sécher près du poêle. J’y tiens tellement, ils ont accompagné mon trek au Népal. Trek au Népal ? Encore une bravacherie, je suppose. Inguérissable, et, pire, inconsciente de son état…

J’y repense encore . Se proposer pour encadrer des jeunes, et avoir si peu de contrôle de soi face à la difficulté. A en mettre tout le groupe en péril. Quels ont été les profs irresponsables ? Ceux qui ont pris l’initiative de cette balade ? Ou ces deux greluches visiblement dopées à l’état providence? Il est clair que l’attitude des dernières pousse à interdire l’activité des premiers. Aujourd’hui, plus question de telles sorties. Principe de précaution ou nivellement par le bas ? la faute à qui?

Oui, un comportement individuel irresponsable peut contribuer à faire émerger des lois castratrices et déresponsabilisantes pour tous . On inverse cette tendance ?

Longue vie à cette animation pastorale que je ne saurais voir

Il y va fort, ce curé. Mais a t il vraiment tort ? La présence des animations pastorales dans les écoles dites catholiques n’est elle pas un aveu de manquement à la mission qu’elle affichent ? Si l’école se dit catholique, alors, que ce catholicisme soit prégnant dans tout l’enseignement. Et pas besoin d’animation pastorale en plus. Pas étonnant, dans ce contexte, que les écoles “hors contrat”, parfois à la spiritualité beaucoup plus marquée, se développent…

A la réflexion ….

Et l’accueil de l’autre ? Et la liberté, qui est également un des marqueurs de la chrétienté, au moins depuis quelques siècles. Où sont ils ?

Tout simplement dans le mot proposition, trouvé sur le site de l’école la plus proche.

 

 

150 ans après, Don Bosco* reste d’actualité : « C’est la maison qui accueille, la paroisse qui évangélise, l’école qui prépare à la vie et la cour de récréation pour se rencontrer en ami et vivre dans la joie  » . Et il parlait aussi de l’école qu’il avait créée, bien sûr.

Résolument, oui à la proposition explicite et  joyeuse, non au communautarisme identitaire. Comme Koz** l’exprime si bien , l’identitaire est un bien mauvais génie***. Longue et belle vie aux animations pastorales  !!

 

* https://www.don-bosco.net/qui-est-don-bosco.html

** Cékikoz?

** identitaire, le mauvais génie du christianisme

Lettre ouverte aux recruteurs

Allez, je donne volontiers la parole à F, pour son coup de gueule, tellement je pense qu’il a raison…

i-want-you« Chers recruteurs,

A 30 ans, passé déjà à plusieurs reprises par la case chômage, me voilà doté d’une expérience de plus d’une centaine d’entretiens.

Vous recherchez tous la diversité. Mais vos entretiens sont d’une homogénéité, pour ne pas dire identité, consternante.

Vous prétendez viser la diversité des genres, des nationalités, … qui doit quand même être éduquée dans les écoles parisiennes ou les MBA américains. Diversité qui doit quand même nous faire partager tous le même profil psychologique (ESTJ pour les adeptes du MBTI), et une même passion (foot ou rugby pour les sportifs, piano pour les musiciens).

Au cours de mes entretiens vous m’avez posé de nombreuses questions – toujours les mêmes : personnalité, qualités et défauts, études de cas, expériences professionnelles, stages, choix d’études… questions bateau auxquelles il est facile de fournir des réponses bien préparées et policées.

En revanche vous ne m’avez presque pas interrogé sur mes expériences associatives. Et pourtant…

  • J’y ai fait plus de « management » (avec une vraie diversité de personnes…) que dans mes expériences professionnelles.
  • C’est là que j’ai fait le plus de contrôle de gestion opérationnel, que je suis passé par la case RH, que j’ai eu à gérer des situations de crise…
  • Il est plus simple d’être manager en conseil que chef scout… surtout chez les scouts de banlieue Nord.  Et pourtant combien d’entre vous ne considéreront pas cette expérience comme du management ?
  • Le trésorier d’une grosse association en sait davantage que l’auditeur senior en termes de flux de trésorerie et passage d’écritures comptables… Combien d’entre vous le valorisent ?

Après la case « associative » vient la rubrique « loisirs ». A vous entendre il s’agit souvent de la première rubrique lue. Aussitôt lue aussitôt oubliée semble t-il.

Comment valorisez-vous les qualités révélées par une passion de la mer, de la haute montagne, chez un joueur de musique en orchestre, un globe trotter… ? Apparemment distraitement, au vu de la fréquence des questions posées sur ces sujets.

Et si vous considériez ces rubriques comme l’ingrédient principal du gâteau, et non plus comme une simple cerise qui le couronne? Cela vous aiderait sans doute dans votre quête du graal de la diversité. »

 

A bon entendeur….

Va ! Rends les autres heureux et tu connaîtras la joie !

IMG_20161119_124455« Go ! and make  others happy ! » – va et rends les autres heureux .

C’est le « motto », la devise de Fidesco. Et on a vite fait de l’oublier !

On nous envoie pour une mission particulière. En arrivant, on peut se dire : je suis venu pour développer cela, je dois fournir des résultats. Des résultats pour qui ? pour Fidesco, pour le partenaire, ou pour mon orgueil personnel ?

Les premiers mois ont été un combat pour nous. Vouloir que les choses avancent. Que les jeunes apprennent vite, que telle ou telle chose change, pour montrer de quoi on était capable. Qu’on « servait à quelque chose ».

Et puis, grâce à la prière, grâce à l’accompagnement spirituel, on a compris du fond de nous-même que l’appel de Dieu était dans la phrase « aime ton prochain comme toi-même ». Ne jamais se considérer comme supérieur à quiconque. Aimer les autres. Aimer les employés d’ici, sans les regarder de haut, comme font bien des blancs par ici !

Une décision prise avant où on se rendait compte qu’un employé était peut être malheureux à cause de nous nous laissait vide. Aujourd’hui, une journée où on a pris un 1/4h d’heure, 1/2h (quitte à nous mettre en retard sur quelque chose), à parler à quelqu’un, à partager un moment, des rires, ou leurs soucis, nous remplit de bonheur, donne du sens à toute notre journée, et nous donne envie de recommencer le lendemain une nouvelle journée.

Placer la relation en premier, c’est aussi risquer une aventure humaine qui nous fait sortir de nous-même pour aller vers l’autre. Prendre des risques oui, mais pour du mieux ……

La suite de ce superbe post de Gwen et Ernö , que je n’ai pas hésité à copier sans vergogne, ainsi que leurs autres posts, sont sur leur blog… par là .

Back to the future. Un client qui tombe du ciel.

Il y a 35 ans, j’ai conclu une phase de ma vie professionnelle en publiant un condensé de certains de mes travaux*. Sur une offre et une technologie un peu à la marge du business de l’époque, des choses que je trouvais un peu banales mais bon..

backtothe-futureTrois jours après la publication de mon changement de statut sur Linkedin, par laquelle j’informais la terre ébahie de la création de ma petite entreprise**, voilà qu’un étudiant Turc me contacte au sujet de cette vieille publication.

Je traîne un peu la patte, pensant à un canular ou à un étudiant un peu égaré. Mais il insiste, se présente comme mandaté par une entreprise Turque qui a de fortes ambitions dans ce domaine et recherche un coaching cumulant la technique (mais, mon grand, j’ai arrêté il y a 35 ans !!!) et le marketing (là, je suis un peu moins décalé).

Les échanges mails s’intensifient, s’accélèrent, et entre temps j’abuse de google…pour découvrir que ma publication reste encore populaire, reprise sur nombre de sites de téléchargement, voire même est unique en son genre sur le sujet. Comme s’il était un sujet sur lequel toute publication s’est arrêtée depuis 35 ans. J’obtiens confirmation de mon ex employeur que je pouvais bien faire ce que je voulais sur cette offre, sur laquelle, de sa part, tout investissement technique, commercial, et industriel est à zéro depuis des décennies.

En moins de 24 heures, la demande formelle arrive, la proposition repart, est acceptée, et le virement bancaire d’acompte est déclenché.

Trois jours  plus tard me voici au bord de la méditerranée… sur la côte Égéenne.

Et nous passons deux jours a faire l’exégèse commentée de ma prose, illustrée de leurs réalisations et échecs, et enrichie de quelques réflexions plus stratégiques sur leurs développements potentiels.

Comme quoi, il ne faut jamais sous estimer sa connaissance ni sa valeur. Et sa valeur n’est pas toujours là ou l’on pense. Qu’il est difficile de se juger !!

On peut tous être pape de quelque chose à notre insu…

 

* pour les curieux égarés…

** pour les curieux tout aussi égarés...

Mariage sans espoir .Et de 3…

collaboratrices indiennes, dotées d’un MBA américain, travaillant en France ou ailleurs…. qui disparaissent du jour au lendemain ayant été mariées …. et devant rejoindre un mari, sélectionné par leur parent, qu’elles découvriront à l’autre bout du monde dans un mois juste avant la cérémonie, quand ce n’est pas à la fin de cette dernière quand on lèvera le voile qui les aveugle.

india veiled brideEt oui, ça existe encore…même chez les gens de haute éducation. Dans 90% des mariages, peut on lire*.

Et elles sont trentenaires, pleinement autonomes, indépendantes ….. mais savent bien que si elles se rebellent, une fatwa, ou son équivalent, sera lancée contre elles. Où qu’elles soient , un frère , un cousin ou autre mâle la trucidera, ou la défigurera à l’acide, quitte à l’aveugler au passage.

J’ai entendu que les attentes de bonheur étaient si faibles qu’elles étaient parfois “déçues en bien” et que ces mariages « low expectation » n’étaient pas plus malheureux que la moyenne.
Et si on remonte trois au quatre générations en arrière, n’était ce pas la pratique chez nous, le mariage arrangé ?

C’est quand même la troisième cette année.

Et je préfère quand même un mariage à forte attente de bonheur….

Alors, P … si tu me lis, tente de transformer ton mariage en “high happiness”, et emmène le à un “marriage course**”, comme on appelle Alpha couple*** chez les anglophones. Il y en a à SFO…

 

* Si vous voulez en savoir plus en 2 minutes sur le mariage en Inde
** Marriage course USA
*** Alpha quoi ?