Longue vie à cette animation pastorale que je ne saurais voir

Il y va fort, ce curé. Mais a t il vraiment tort ? La présence des animations pastorales dans les écoles dites catholiques n’est elle pas un aveu de manquement à la mission qu’elle affichent ? Si l’école se dit catholique, alors, que ce catholicisme soit prégnant dans tout l’enseignement. Et pas besoin d’animation pastorale en plus. Pas étonnant, dans ce contexte, que les écoles “hors contrat”, parfois à la spiritualité beaucoup plus marquée, se développent…

A la réflexion ….

Et l’accueil de l’autre ? Et la liberté, qui est également un des marqueurs de la chrétienté, au moins depuis quelques siècles. Où sont ils ?

Tout simplement dans le mot proposition, trouvé sur le site de l’école la plus proche.

 

 

150 ans après, Don Bosco* reste d’actualité : « C’est la maison qui accueille, la paroisse qui évangélise, l’école qui prépare à la vie et la cour de récréation pour se rencontrer en ami et vivre dans la joie  » . Et il parlait aussi de l’école qu’il avait créée, bien sûr.

Résolument, oui à la proposition explicite et  joyeuse, non au communautarisme identitaire. Comme Koz** l’exprime si bien , l’identitaire est un bien mauvais génie***. Longue et belle vie aux animations pastorales  !!

 

* https://www.don-bosco.net/qui-est-don-bosco.html

** Cékikoz?

** identitaire, le mauvais génie du christianisme

Publicités

Lettre ouverte aux recruteurs

Allez, je donne volontiers la parole à F, pour son coup de gueule, tellement je pense qu’il a raison…

i-want-you« Chers recruteurs,

A 30 ans, passé déjà à plusieurs reprises par la case chômage, me voilà doté d’une expérience de plus d’une centaine d’entretiens.

Vous recherchez tous la diversité. Mais vos entretiens sont d’une homogénéité, pour ne pas dire identité, consternante.

Vous prétendez viser la diversité des genres, des nationalités, … qui doit quand même être éduquée dans les écoles parisiennes ou les MBA américains. Diversité qui doit quand même nous faire partager tous le même profil psychologique (ESTJ pour les adeptes du MBTI), et une même passion (foot ou rugby pour les sportifs, piano pour les musiciens).

Au cours de mes entretiens vous m’avez posé de nombreuses questions – toujours les mêmes : personnalité, qualités et défauts, études de cas, expériences professionnelles, stages, choix d’études… questions bateau auxquelles il est facile de fournir des réponses bien préparées et policées.

En revanche vous ne m’avez presque pas interrogé sur mes expériences associatives. Et pourtant…

  • J’y ai fait plus de « management » (avec une vraie diversité de personnes…) que dans mes expériences professionnelles.
  • C’est là que j’ai fait le plus de contrôle de gestion opérationnel, que je suis passé par la case RH, que j’ai eu à gérer des situations de crise…
  • Il est plus simple d’être manager en conseil que chef scout… surtout chez les scouts de banlieue Nord.  Et pourtant combien d’entre vous ne considéreront pas cette expérience comme du management ?
  • Le trésorier d’une grosse association en sait davantage que l’auditeur senior en termes de flux de trésorerie et passage d’écritures comptables… Combien d’entre vous le valorisent ?

Après la case « associative » vient la rubrique « loisirs ». A vous entendre il s’agit souvent de la première rubrique lue. Aussitôt lue aussitôt oubliée semble t-il.

Comment valorisez-vous les qualités révélées par une passion de la mer, de la haute montagne, chez un joueur de musique en orchestre, un globe trotter… ? Apparemment distraitement, au vu de la fréquence des questions posées sur ces sujets.

Et si vous considériez ces rubriques comme l’ingrédient principal du gâteau, et non plus comme une simple cerise qui le couronne? Cela vous aiderait sans doute dans votre quête du graal de la diversité. »

 

A bon entendeur….

Va ! Rends les autres heureux et tu connaîtras la joie !

IMG_20161119_124455« Go ! and make  others happy ! » – va et rends les autres heureux .

C’est le « motto », la devise de Fidesco. Et on a vite fait de l’oublier !

On nous envoie pour une mission particulière. En arrivant, on peut se dire : je suis venu pour développer cela, je dois fournir des résultats. Des résultats pour qui ? pour Fidesco, pour le partenaire, ou pour mon orgueil personnel ?

Les premiers mois ont été un combat pour nous. Vouloir que les choses avancent. Que les jeunes apprennent vite, que telle ou telle chose change, pour montrer de quoi on était capable. Qu’on « servait à quelque chose ».

Et puis, grâce à la prière, grâce à l’accompagnement spirituel, on a compris du fond de nous-même que l’appel de Dieu était dans la phrase « aime ton prochain comme toi-même ». Ne jamais se considérer comme supérieur à quiconque. Aimer les autres. Aimer les employés d’ici, sans les regarder de haut, comme font bien des blancs par ici !

Une décision prise avant où on se rendait compte qu’un employé était peut être malheureux à cause de nous nous laissait vide. Aujourd’hui, une journée où on a pris un 1/4h d’heure, 1/2h (quitte à nous mettre en retard sur quelque chose), à parler à quelqu’un, à partager un moment, des rires, ou leurs soucis, nous remplit de bonheur, donne du sens à toute notre journée, et nous donne envie de recommencer le lendemain une nouvelle journée.

Placer la relation en premier, c’est aussi risquer une aventure humaine qui nous fait sortir de nous-même pour aller vers l’autre. Prendre des risques oui, mais pour du mieux ……

La suite de ce superbe post de Gwen et Ernö , que je n’ai pas hésité à copier sans vergogne, ainsi que leurs autres posts, sont sur leur blog… par là .

Back to the future. Un client qui tombe du ciel.

Il y a 35 ans, j’ai conclu une phase de ma vie professionnelle en publiant un condensé de certains de mes travaux*. Sur une offre et une technologie un peu à la marge du business de l’époque, des choses que je trouvais un peu banales mais bon..

backtothe-futureTrois jours après la publication de mon changement de statut sur Linkedin, par laquelle j’informais la terre ébahie de la création de ma petite entreprise**, voilà qu’un étudiant Turc me contacte au sujet de cette vieille publication.

Je traîne un peu la patte, pensant à un canular ou à un étudiant un peu égaré. Mais il insiste, se présente comme mandaté par une entreprise Turque qui a de fortes ambitions dans ce domaine et recherche un coaching cumulant la technique (mais, mon grand, j’ai arrêté il y a 35 ans !!!) et le marketing (là, je suis un peu moins décalé).

Les échanges mails s’intensifient, s’accélèrent, et entre temps j’abuse de google…pour découvrir que ma publication reste encore populaire, reprise sur nombre de sites de téléchargement, voire même est unique en son genre sur le sujet. Comme s’il était un sujet sur lequel toute publication s’est arrêtée depuis 35 ans. J’obtiens confirmation de mon ex employeur que je pouvais bien faire ce que je voulais sur cette offre, sur laquelle, de sa part, tout investissement technique, commercial, et industriel est à zéro depuis des décennies.

En moins de 24 heures, la demande formelle arrive, la proposition repart, est acceptée, et le virement bancaire d’acompte est déclenché.

Trois jours  plus tard me voici au bord de la méditerranée… sur la côte Égéenne.

Et nous passons deux jours a faire l’exégèse commentée de ma prose, illustrée de leurs réalisations et échecs, et enrichie de quelques réflexions plus stratégiques sur leurs développements potentiels.

Comme quoi, il ne faut jamais sous estimer sa connaissance ni sa valeur. Et sa valeur n’est pas toujours là ou l’on pense. Qu’il est difficile de se juger !!

On peut tous être pape de quelque chose à notre insu…

 

* pour les curieux égarés…

** pour les curieux tout aussi égarés...

Mariage sans espoir .Et de 3…

collaboratrices indiennes, dotées d’un MBA américain, travaillant en France ou ailleurs…. qui disparaissent du jour au lendemain ayant été mariées …. et devant rejoindre un mari, sélectionné par leur parent, qu’elles découvriront à l’autre bout du monde dans un mois juste avant la cérémonie, quand ce n’est pas à la fin de cette dernière quand on lèvera le voile qui les aveugle.

india veiled brideEt oui, ça existe encore…même chez les gens de haute éducation. Dans 90% des mariages, peut on lire*.

Et elles sont trentenaires, pleinement autonomes, indépendantes ….. mais savent bien que si elles se rebellent, une fatwa, ou son équivalent, sera lancée contre elles. Où qu’elles soient , un frère , un cousin ou autre mâle la trucidera, ou la défigurera à l’acide, quitte à l’aveugler au passage.

J’ai entendu que les attentes de bonheur étaient si faibles qu’elles étaient parfois “déçues en bien” et que ces mariages « low expectation » n’étaient pas plus malheureux que la moyenne.
Et si on remonte trois au quatre générations en arrière, n’était ce pas la pratique chez nous, le mariage arrangé ?

C’est quand même la troisième cette année.

Et je préfère quand même un mariage à forte attente de bonheur….

Alors, P … si tu me lis, tente de transformer ton mariage en “high happiness”, et emmène le à un “marriage course**”, comme on appelle Alpha couple*** chez les anglophones. Il y en a à SFO…

 

* Si vous voulez en savoir plus en 2 minutes sur le mariage en Inde
** Marriage course USA
*** Alpha quoi ?

J’ai vaincu des millions de concurrents.

Petit topo intéressant sur l’estime de soi. Sujet clef ,au moment ou nous nous apprêtons à lancer un parcours d’aide à la parentalité pour parents d’ados*. Alors, rapide debrief pour les nuls (dont je suis, bien entendu).

L’estime de soi ne se décrète pas . C’est une émotion, et comme toute émotion, on la vit .

Toute relation est une relation entre deux estimes de soi. Et la relation sera heureuse quand les deux estimes de soi sont au bon niveau, pas celui qui pousse l’un à dominer l’autre, mais celui qui amène à une négociation, un échange.

Pour travailler son estime de soi, deux petits trucs :

Faire le point, avec un petit outil rapide, le test de Rosenberg, en ligne ou a télécharger** pour ceux qui craignent que la NSA n’exploite vos résultats .

Et pour s’améliorer, quelques trucs de base … commencer par soi, avant que cela ne rejaillisse sur les autres .

  • Eviter le perfectionnisme.
  • Dire du bien, dire merci, dire bravo*** . Si on le fait pour d’autres, ils le feront pour nous.
  • (se) complimenter pour ce qu’on est, pour ce qu’on a fait, pour ce qu’on a laissé faire.
  • Et savoir se valoriser a la suite de petits succèscourse a pied

Tous nous avons eu au moins un superbe succès , dans une lutte à la vie à la mort, dont nous sommes sortis victorieux sur des millions de concurrents. Si ce jour là c’est un autre spermato qui avait gagné la course, c’est un autre qui aurait existé, pas moi.

Alors, autant s’en féliciter.

Et si vraiment on se retrouve au fond du trou de l’estime personnelle, il y a toujours cette béatitude :

Bienheureux les fêlés  , ils laissent passer la lumière.

 

* Alpha parents d’ado, sortie ce printemps.

**  Test d’estime de soi de Rosenberg, en ligne ou à télécharger .

*** Eh oui, les bonnes vieilles paroles valorisantes . Un des fameux langages de l’amour qui dope bien des hommes. Bon, j’ai collé là un lien parmi 10.000 …..

Vous avez 6 ans, faites le test du marshmallow

Vous avez 6 ans, faites le test du marshmallow

MarshmallowUn point fixe à faire pour voir ou vous en êtes dans l’éducation de vos petits*. En un mot, celui qui sait, à 6 ans, tenir 15 minutes devant son marshmallow sans le manger se prépare à un avenir radieux..

L‘avantage, c’est qu’a 6 ans on peut encore changer.

Plus âgé, on peut aussi faire le test.  C’est dur de se refaire… mais pas impossible, jamais

 

Et pour vous aider à armer vos petits pour surmonter ce test clé de leur existence, on a un truc en stock …

Alpha Parents

Avis, un parcours redémarre sur Grenoble au printemps 2016

Et ce parcours vous aidera aussi à vieillir moins seul.

 

* Pour ceux qui veulent tous les détails sur l’étude des conséquences du marshmallow