Des cigognes et des chemins de vie

Il est des cigognes qui ne choisissent pas les meilleurs terrains d’atterrissage. Mais l’espoir est toujours possible. T nous raconte .

 

Je m’appelle T, j’ai 24 ans. Je suis née à Rennes. J’ai une sœur jumelle.

A l’âge de 5 ans, mes parents, qui ne s’entendaient plus, se séparèrent. Je vois ma mère partir. Je reste vivre avec mon père, ma sœur et les copains de mon père qui passaient souvent à la maison faire des fêtes alcoolisées. Mon père buvait beaucoup. Le soir, après le boulot, il partait boire au bar. Quand il rentrait trop défoncé, nous étions stressées parce qu’il pouvait être parfois violent en paroles et en actes. Le lendemain il ne se souvenait plus de rien.

Il nous aimait beaucoup et faisait ce qu’il pouvait pour nous élever. Nous devions nous occuper de la maison, faire la cuisine, le ménage, s’occuper de nos chiens. Peu à peu nous apprenions à faire tout cela.

A 7 ans, nous savions tenir une maison en ordre.

A 10 ans, nous déménageons chez notre tante en attendant de trouver un autre logement, puis chez un copain de mon père. Nous dormions dans une caravane, enveloppés dans plusieurs couvertures. Tous les matins, avant de partir à l’école en vélo, nous nous lavions à un robinet d’eau froide sur le terrain. Notre vie n’était pas des plus saines. Cette période de notre enfance n’était remplie que de soirées alcoolisées avec des personnes droguées, bourrées.

Deux ans et demi après nous avons déménagé dans une maison, enfin. Ce fut un bonheur pour ma sœur et moi de retrouver un lit douillet, une baignoire et le luxe de l’eau chaude. Et puis nous prenions le bus pour aller à l’école ! la classe ! Les mois passèrent, mon père avait trouvé un bar dans la village où il rejoignait tous les soirs des potes à lui qui venaient ensuite finir leur apéro à la maison.

Peu à peu ma sœur et moi avons suivi le même chemin, le monde de la fête et des soirées alcoolisées.

Vers l’âge de 13-14 ans nous avons commencé à aller en boîte avec des potes à mon père.

Un jour, vers l’âge de 15 ans, en soirée, j’ai rencontré un gars de 24 ans, nous sommes tombés amoureux. Je faisais des études d’hôtellerie, lui travaillait. Nous nous sommes mis à habiter ensemble. Quelque temps après, il est devenu possessif et jaloux, au point qu’il ne voulait plus aller travailler pour me surveiller. Puis il continua à me séquestrer, et à faire des crises paranoïaques. Je ne dormais plus. Nous nous battions souvent. La situation s’aggravait. J’ai voulu le quitter plusieurs fois mais il me harcelait et me retrouvait. Il me promettait de changer, je le croyais. Mais c’était toujours pareil. J’étais dans ses crochets. J’ai fini par arrêter mes études un mois avant les examens. On s’est retrouvés à la rue. Il buvait beaucoup. Et moi aussi pour oublier son harcèlement. J’essayais parfois de fuir mais je ne savais pas où me réfugier. Alors je souffrais en silence tout en me battant avec lui. Jusqu’au jour où la police l’a envoyé en prison. Je le quittais alors. Notre relation destructrice aura duré 5 ans.

Après cette relation douloureuse, je suis allée vivre dans un foyer pour femmes battues. Mais je me suis fait virer au bout de trois mois parce que je partais dormir ailleurs la nuit. Après j’ai rejoint ma sœur qui trainait dans la zone de la rue. Elle me présenta aux SDF.

Nous avions 20 ans et étions perdues. Puis j’ai rencontré un autre homme. Nous picolions ensemble toute la journée et dormions en squat ou sous la tente la nuit. Nous faisions la manche la journée. Un jour, après une dispute ensemble, on s’est séparés quelques jours. Quand je suis revenue, on m’a annoncé qu’il était mort d’une overdose. Etait-ce de ma faute ? Il fallait que je vive avec ça. J’étais affaiblie et perdue. Alors un jour j’ai pris mon sac à dos, mes chiens, et j’ai pris le premier train qui arrivait. J’ai visité plein de villes en faisant la manche. Je dormais dans les halls d’immeubles.

En septembre 2016 je suis arrivée à Grenoble. Pendant 1 an j’ai dormi sous la tente dans des bois autour de la ville et j’ai vécu dans la rue à boire et à faire la manche. En juin 2017, on me présente C D. De suite, elle m’emmena dans une sortie, puis en vacances loin de la ville. Je découvrais une autre ambiance paisible et joyeuse sans alcool. Avant je n’aimais pas la vie et je me demandais ce que je foutais sur terre. Aujourd’hui, avec l’association Grain de Sel ma vie a pris un sens. En octobre 2017, C me proposa d’habiter au grain de sel. Maintenant, ça fait un an et demi que je commence une nouvelle vie, en sécurité, avec des projets. J’ai découvert la foi chrétienne qui m’aide beaucoup chaque jour. J’ai remarqué que Dieu veille sur moi

En mai 2018, on m’apprend que ma sœur jumelle a eu moins de chance que moi et a été retrouvée tuée, dans une cave. Ce fut un choc ! Sans la foi, je me serais suicidée. Mais je la sais heureuse maintenant, et en paix.

Maintenant ma vie va pour le mieux. J’ai signé un contrat dans une école en tant que surveillante polyvalente. J’ai renoué avec mes parents. Je prends soin de moi. Je me suis inscrite au sport et je vais être baptisée à Pâques. J’essaie de vivre ma vie au maximum pour ma sœur Manon. Je vais bien et je suis heureuse …

 

Témoignage donné lors de l’ AG de l’association « Le grain de sel hors les murs » 2018. Merci à tous ceux qui la soutiennent .

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Fin de vie

Quelques mois ont passé. La vigueur de l’émotion qui a inondé cette quinzaine est réduite. Que tirer de ses deux dernières semaines de vie, accompagnées ou suivies heure par heure ?

Une chute. Inexpliquée. Un hématome sanguinolent à l’arcade. L’EHPAD l’envoie immédiatement aux urgences de la Croix Rousse. Qui le prennent en charge. Le recousent. Soignent cet hématome qui déborde maintenant des deux côtés du front. Le renvoient.

La nuit suivante, la douleur ne désarme pas. Le personnel de garde le renvoie aux urgences . A Edouard Herriot, cette fois. Grève des hôpitaux oblige, tous les services sont un tantinet désorganisés. Le diagnostic s’aggrave : hématome cérébral , interne. Associé à un défaut de coagulation. La raison invite à le garder à l’hôpital sous observation rapprochée, mais les places manquent, les couloirs sont pleins, le personnel absent … Retour à l’EHPAD avec des consignes précises.

Les heures passent. Depuis bien des années il ne parle presque plus. Il se crispe. Hurle lors de chaque manipulation. Une nuit plus tard, la douleur a empiré. Le médecin coordinateur va l’examiner. Encore des heures d’attente, avec juste une présence mais si peu de communication. Mais pourquoi ses jambes sont elles si bizarrement placées ? Pas de réponse.

Enfin. Tel un roi, le médecin entre avec sa cour. Docteur, il souffre. Vous vous trompez, madame, avec le traitement qu’il a il ne peut pas souffrir. Ses spasmes ? Des mouvements réflexes. Ses jambes ? Juste le bleu de la chute qui lui irrite la hanche.

Docteur, je ne suis pas médecin, mais il souffre .

Je vous dis que non, et je ne peux pas faire plus, il faut attendre que tout se résorbe.

Pourtant, tel un message divin, c’est par téléphone que le patch de morphine se voit prescrit. Le lendemain seulement.

Fée morphine agit le week end, que nombreux mettent à profit pour revoir leur père, leur grand père…Ça ne va pas…

Une troisième hospitalisation prescrite par le médecin traitant. Pour une radio des hanches. Surprise, on découvre un col du fémur fracturé . C’est donc si rare dans les cas de chute d’octogénaires pour que personne ne l’ait soupçonnée, malgré les hurlements du patient et les alertes de la famille ?  Consternation, mais espoir.

On se dirige vers une opération. Risquée. Mais sans alternative sérieuse. Les réticences des anesthésistes sont longues à lever.Le dossier n’a pas suivi, les examens s’enchaînent. Se répètent. Malgré les rappels, la morphine est renouvelée avec retard. La dose monte, au maximum.

Vendredi. 10h . L’opération aura lieu. Une chance sur deux, un peu moins. La souffrance augmente, malgré la morphine, au fur et à mesure du compte à rebours des heures qui nous séparent de cette libération promise, quelle que soit l’issue.

Vendredi . 1h . Le téléphone interrompt un sommeil agité.

Madame, il est en détresse respiratoire grave. Il faudrait l’intuber. Les chances de succès de l’opération s’amenuisent considérablement. Le médecin, au téléphone, prend le temps. Beaucoup de temps. Pour proposer, présenter, l’alternative de protocole de soins palliatifs, qui , se focalisant sur le traitement de la douleur annihile les chances de survie au delà de quelques heures, jours, semaines au plus. Plus d’opération alors.

Inutile de prendre tant de précautions, docteur. C’est oui. Inutile de se concerter avec ses autres enfants, nous en avons déjà parlé. Et lui même avait écrit dans ce sens.

Une heure plus tard nous le voyons glisser dans la sérénité – enfin – du coma artificiel.

Les vivants s’organisent. Par deux, nous le veillerons jusqu’au bout. Quelques heures passent. La respiration devient plus difficile.

Vendredi. 15h. Il vient d’entendre l’au revoir d’une de ses filles au téléphone. Deux autres vont arriver. Mais va t-il partir avant ?

Une dizaine de chapelet. Évocation par M de tous les membres de la famille. De la tribu. Positivement. L’œuvre de sa vie. Belle.

L’aînée arrive. Le caresse. Vous avez été un super papa, vous pouvez maintenant rejoindre votre femme. Et il prend une dernière inspiration pour entreprendre le voyage. A l’heure du Christ.

En cette période de révision des lois bioéthiques (on a ajouté l’euthanasie dans le paquet bioéthique, ne me demandez pas pourquoi), je relis cette quinzaine en vis à vis des textes de loi.

Ces derniers n’ont pas gêné, pas retardé le processus. L’encadrement de la décision, prise par deux médecins et la personne de référence, est bonne.

Une euthanasie plus brutale l’aurait privé de ses douze dernières heures. Pendant lesquelles il n’a plus souffert, et qui sait où était son esprit ? Nous avons tous en tête ces témoignages de mort immanente. Je pense que ces douze heures valaient la peine d‘être vécues. Pas seulement pour le confort de notre prise de décision.

Ce cas n’appelle donc aucune révision législative.

Par contre ….

Les erreurs successives de diagnostic, la défaillance manifeste dans l’évaluation de la douleur… ne sont pas acceptables.Nous sortons là du cadre des lois sur l’euthanasie . Je ne peux que renforcer les besoin tant exprimés de :

  • formation sur l’appréciation de la douleur ressentie par les patients.
  • respect par les grands pontes des accompagnants, du petit personnel soignant qui sont en permanence au contact du malade.
  • redéploiement des ressources au sein des hôpitaux, avec transfert de dépenses administratives (qui seraient en inflation galopante) vers plus de ressources pour les “productifs”, soit les soignants. C’est ce que je n’ai cessé de faire pendant 40 ans d’industrie. Il serait temps que le monde de la santé s’y mette sérieusement.

 

 

crédit image : CanStock photos

Une étoile nous est née

Je vous assure ! Je les ai toutes comptées ! Il y a une étoile de plus dans le ciel !
Ne l’aviez-vous pas remarqué ?

Les cieux semblent déjà un peu plus lumineux depuis que notre grand-père, Papito, y a rejoint Bonne-Maman. Gentleman, il l’avait envoyée, fonceuse, en éclaireur*, et, n’y tenant plus, a choisi de la rejoindre au plus vite.

Mais la vie d’étoile, Papito, il connait déjà.

L’étoile, c’est avant tout celle qui guide. À l’image de Papito, qui a su guider la tribu d’été en été, de Noël en Noël, de WE en WE en patriarche. A Peisey, Certines, Caluire ou l’île de Ré, il nous rassemble. Il n’est pas le chef, il est la sagesse que nous suivons.

L’étoile éclaire indistinctement. Elle se préoccupe de la lumière de chacun, qu’il soit grand, qu’il soit petit, qu’il soit mesquin, grognon ou taquin. Et Papito a toujours eu à cœur de faire grandir chacun d’entre nous, à sa mesure, avec bienveillance, équité et universalité. À nous faire prendre de la hauteur en somme… quoi de plus naturel pour une étoile ?

Notre étoile est brillante ! Homme de culture, sans être homme d’apparat, voilà notre Papito. Ce n’est pas lui qui expose. Il s’intéresse à l’autre. Il questionne, il provoque. Il use pour cela de ruses pour faire parler : “Non mais vous comprenez, dit-il, moi je suis dans la moyenne des gens, au milieu de la gaussienne, alors il faut m’expliquer simplement”. Il est celui qui anime chacun de nos repas par ses questions et son humour.

Notre étoile a de l’humour. Papito aime à user de jeux de mots, appelant par exemple une excellente cuisinière la “reine des tartes”.

Notre étoile Papito, est donc toujours là ! Il continue à guider ceux qui l’ont connu, il continue à nous attirer vers le haut, il reste un point de repère dans nos vies. Repère de valeur, de culture, d’humour, de courage, et bien sûr, de fidélité indéfectible.

On n’en doute pas, les anges là haut, en plus de se marrer avec Bonne-Maman*, sont maintenant déjà en train de se faire cuisiner !

Je le vois, zélé, l’œil riant, et le sourcil ébouriffé, en discussion animée avec un barbu ailé : “j’ai appris dans le poste que vous aviez la recette de l’éternité, peut-être pourriez-vous me la donner ?”… Il y a des anges qui vont cogiter.

Il y a des hommes dont on fait des statues, Papito est de ceux dont on fait un exemple. Et nous l’aurions bien auréolé… il manque une entrée à Saint Papito dans le calendrier.

Nous gardons de lui un sourire en coin, à l’affut du bon mot, l’œil bienveillant recouvert d’un sourcil broussailleux  et le verbe érudit noyé d’humilité.

Sans doute saluerait-il tout bas cet adieu, et déjà, nous adresse de l’au-delà un déluge de bonté.

Adieu, allez gaiement. Donnez-nous de savoir vous ressembler.

À toujours, vous brillez, dans nos cœurs et nos pensées.

16/02/2018 – Église Saint Clair – Caluire

Merci, B, de cet hommage.

Jclaret3

 

* pour ceux qui ont raté le départ de l’éclaireuse …

Il y a des anges qui vont se marrer !

Il y a des anges qui vont se marrer. Bonne-Maman les a rejoints ; ils n’en ressortiront pas indemnes. De nos yeux de petits-enfants n’ayant connu Bonne-Maman qu’après son accident, nous l’imaginons sans problème. Sa vie a été rocambolesque ici bas, ce n’est pas le ciel qui l’arrêtera… d’ailleurs, j’en suis sûr, c’est en fusée qu’elle y est montée !

Saint-Pierre le premier, a dû être bousculé. Avec un large sourire elle a dû l’aborder : “voilà quelqu’un j’aime bien, qui a une bonne tête”. Puis faisant une grimace dont elle a le secret, elle est passée en annonçant : “en 40 ans j’ai bien changé, et cette fois ci je veux entrer” !

Il y a des anges qui vont se marrer.

Ils sont probablement déjà en train d’enfiler des vieilles chaussettes sur des skis de randonnée pour conquérir les étendues blanches des nuages. Ce sont de vieilles légendes peiserottes qui nous ont raconté qu’on lui devait ça. Elle a d’autres inventions à son actif ; il y a probablement un ange ou deux qui a dû apprendre la version revisitée de la réussite, celle où l’on gagne à tous les coups. Ma grand-mère est une gagnante, une combattante !

L’ange de Raymond Devos aura certainement du grain à moudre là-haut, car la mélodie délicieuse des méli-mélo de mots, je le dis pêle-mêle et à demi, c’est bien la marotte de Bonne Maman. Les mots mêlés mes amis, c’est merveilleux et je vous le mets dans le mille qu’elle en deviendra la Mère Veilleuse.

Il y a des anges qui vont se marrer.

Se marrer, elle aime bien ça, avec une bouteille de rouge, l’eau, ça fait rouiller ; et elle le fera remarquer avec fougue et en tirant la langue si son verre est délaissé.

Délaissée, on ne peut pas dire qu’elle l’ai été. Bonne-Maman a toujours été si bien accompagnée par notre Saint Papito.

Papito, si votre peine doit être grande, soyez en Paix, je vous le souhaite, votre exemplarité inspire toute l’assemblée ici présente. Et puis, après toutes ces années à veiller sur elle, je suis sûr qu’elle veillera désormais sur vous et peut être le soir vous glissera-t-elle à l’oreille : « fais de beaux rêves, Jean, rêves à Jackie ».

Simone de Beauvoir disait que “la mort semble moins terrible lorsqu’on est fatigué”. Bonne-Maman aspirait au repos depuis quelques années, et la voilà auprès du bon Dieu un bouquet de fleurs sauvages cueillies sur le chemin de Notre Dames des Vernettes* à la main. Et malgré ses mots pris dans une toile de phrases confuses, je l’entends nous rappeler l’essentiel : “Le plus important, c’est qu’on s’entende bien… et qu’on rigole un bon coup, parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer »!

Bref, il y a des anges qui doivent se marrer, (et je les entends nous inviter à en faire de même).

Merci B de ce témoignage d’amour et d’espérance dans ce discours prononcé lors de cette messe de funérailles si émouvante. Oui, l’espérance et l’humour étaient là, plus forts que la tristesse.

Merci N pour la photo..

* Encore et toujours ces Vernettes

Esprit rusé et pensée confuse.

Esprit rusé et pensée confuse.

Fourbus, nous rentrons chacun dans notre voiture chargée à bloc du matériel d’organisation de ce week end festif *… et des restes.

On décharge les voitures, se prépare à un repas rapide à base de restes de cocktail.

Et l’idée saugrenue survient : c’est lundi soir,et si nous allions partager tout cela au 153** ?

Il nous reste une petite heure. De duel intérieur acharné entre une envie de se coucher dans l’instant et un sens du devoir. Quelle idée dérangeante et saugrenue !

19h50 . Se sentant seule, Claire invoque l’Esprit de lui apporter de la matière pour la seconde partie de la soirée qui démarre dans 15 minutes. Rien ni personne ne s’est présenté pour ce soir, elle est à court.

19h55 . Nous nous décidons enfin, envoyons un SMS à Claire. La séquence qui suit est rapide. Là, il a bossé, l’Esprit. Une telle synchro sans concertation en troublerait certains. Nous, pas.

 

20h10 : c’est parti. Un œuf avalé, un sac plein de restes divers, nous sommes en route.

21h : après une heure d’adoration en chansons, au milieu de l’assemblée bigarrée  (il y a deux chiens qui adorent avec nous ce soir. Eh oui, une assemblée intégrant les SDF…), une pause clope, nous voilà lancés dans le vif du sujet.

 

En commençant par recevoir un cadeau. Spontané. De la part d’une femme qui n’a vraiment pas grand chose. Sa production du jour. Émouvant de générosité.

Cette assemblée est majoritairement en galère. Le divorce, ils connaissent. Les difficultés de la vie en couple aussi. La soif d’amour immense, aussi. Inutile de venir avec des concepts intellectuels ou des poncifs sur le sujet. Les questions fusent. Concrètes. Directes. Sans échappatoire foireux possible. Et petit à petit ils nous aident. Complètent nos réponses de leurs témoignages personnels. Personne ne repart avec LA formule magique, mais des pistes. Des basiques remis au clair.

22h30 : retour à la maison épuisés mais heureux. D’avoir appris à adapter notre bagage d’intellos au monde de la rue. Non, il n’y a pas de pensée complexe, juste de la pensée confuse. Ils nous ont forcés à la clarifier, merci l’Esprit.

 

* Intro du week end qui en donne le contexte.

** 153 c’est quoi ?

*** Un témoignage recueilli au 153

Deo gratias pour cet octolustre.

« Chers amis, chère famille, chers frères et sœurs en Christ.

Nous sommes réunis ici ce soir pour commémorer et rendre grâce de ces quarante années qui se sont écoulées depuis que nous nous sommes donné le sacrement de mariage, ici dans cette petite église de Certines. Nous savons que, pendant toutes ces années, avec chaque bonheur, durant chaque épreuve, le Seigneur est toujours resté fidèle à nos côtés. Et nous souhaitons Lui rendre grâces pour sa présence permanente, dont nous savons qu’elle est indéfectible et qui nous a donné les forces nécessaires quand nos vies étaient bouleversées.

Merci pour nos parents, qui nous ont montré la voie du couple uni dans les épreuves dont la longue maladie.

Merci Seigneur, pour nos trois enfants. Merci pour nos belles filles. Merci pour nos petits enfants. Merci pour tous les mouvements qui nous ont nourris et portés pendant ces années, le scoutisme, les Équipes Notre Dame, les parcours Alpha*, la préparation au mariage, la prière des mères.

Merci pour nos métiers**, les employeurs et les collègues que tu as mis sur notre route.

Et vous qui êtes ici présents, nous vous invitons maintenant à faire mémoire, à vous remémorer vos engagements et ce que Christ vous a apporté. Si vous êtes en couple, remémorez-vous vos années communes. Si vous n’êtes pas en couple, relisez Sa présence dans vos vies***. Tous, rendons grâces ce soir. »
                                     Certines, le 7 octobre 2017

Décidément, c’est l’année des quarantaines..

* Alpha quoi au juste?

** La synthèse de la quarantaine professionnelle

*** Ça vous rendra optimistes … et ça rallongera votre espérance de vie

 

Humilité pour plus de sérénité.

« L’humilité est une perpétuelle paix du cœur. c’est n’avoir point de trouble, c’est n’être jamais fâché ou vexé, irrité ou endolori. C’est de m’étonner de rien qui puisse m’arriver, de ne rien ressentir comme étant dirigé contre moi. C’est rester calme quand personne ne me louange et si je suis avili ou méprisé, c’est trouver en moi un lieu béni où je puisse me rendre, refermer la porte, m’agenouiller devant mon Père en secret, être en paix comme au sein d’une mer profonde et calme, quand tout autour de moi semble trouble… »

Drôle comme je me sens serein et apaisé après avoir médité ce texte 10 minutes lors du before de St Jo dimanche soir. Une belle ambition, cette humilité.

Merci, Dr Bob des AA* pour avoir fait mettre ce texte sur ta plaque mortuaire.

 

* Ah oui, la relation alcool et foi, j’avais failli oublier…

Radicalisation…

Eh bien, ils n’ont pas traîné.

Je m’inquiétais de sa minimisation il y a quelques semaines à peine*, et maintenant c’est chose faite : exit l’abbaye. Ma bière d’abbaye favorite n’en est plus une, gomme ses origines dans sa dernière pub.

 

 

 

 

Un peu comme Lidl** qui retire les croix de Santorin pour ne pas déplaire à sa clientèle musulmane.

Bon, il faut peut être expliquer à Leffe qu’ils ont assez peu de chances chez les musulmans …

En tout état de cause, moi aussi j’exprime ma position :

  • Je change de bière d’abbaye pour une autre qui l’est encore.
  • Je raccourcis le collier de la petite croix que je porte au cou depuis peu* afin qu’elle soit moins invisible dans mon col de chemise. Et c’est étonnant comme cela provoque des discussions…intéressantes.

Coup de gueule ou radicalisation ? je vous laisse libre de juger.

*Digressions sur la Leffe et les abbayes

** Lidl et Santorin

Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi…

Eric Emmanuel Schmitt présente une vision qui me séduit beaucoup, dans son “Evangile selon Pilate*”. Un Christ complétementhumain, qui doute de sa propre déité, découvre peu à peu son particularisme, et fait finalement un pari à la Blaise Pascal**.

Et un Pilate complètement rationnel, logique, cohérent … qui devient à l’insu de son plein gré le premier chrétien.

En troisième partie, il revient sur sa conversion violente, sur sa foi décomplexée, sans nier pour autant ses réserves par rapport à certains  textes canoniques.

Bref, une belle mise en pratique de la devise de Pierre Goursat *** :

Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi : crois en ta foi, doute des tes doutes…

Un livre plus tout neuf, mais qui mérite d’être découvert, ou redécouvert, de lecture facile et agréable sur le sable de la plage.

http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2015/12/02/33011539.html

* pour feuilleter quelques pages .

** sur le pari de Blaise

*** à qui je dois d’avoir, cet été encore, pu profiter d’un superbe élan.

**** dans la même cuvée des expériences spirituelles fortes.

Longue vie à cette animation pastorale que je ne saurais voir

Il y va fort, ce curé. Mais a t il vraiment tort ? La présence des animations pastorales dans les écoles dites catholiques n’est elle pas un aveu de manquement à la mission qu’elle affichent ? Si l’école se dit catholique, alors, que ce catholicisme soit prégnant dans tout l’enseignement. Et pas besoin d’animation pastorale en plus. Pas étonnant, dans ce contexte, que les écoles “hors contrat”, parfois à la spiritualité beaucoup plus marquée, se développent…

A la réflexion ….

Et l’accueil de l’autre ? Et la liberté, qui est également un des marqueurs de la chrétienté, au moins depuis quelques siècles. Où sont ils ?

Tout simplement dans le mot proposition, trouvé sur le site de l’école la plus proche.

 

 

150 ans après, Don Bosco* reste d’actualité : « C’est la maison qui accueille, la paroisse qui évangélise, l’école qui prépare à la vie et la cour de récréation pour se rencontrer en ami et vivre dans la joie  » . Et il parlait aussi de l’école qu’il avait créée, bien sûr.

Résolument, oui à la proposition explicite et  joyeuse, non au communautarisme identitaire. Comme Koz** l’exprime si bien , l’identitaire est un bien mauvais génie***. Longue et belle vie aux animations pastorales  !!

 

* https://www.don-bosco.net/qui-est-don-bosco.html

** Cékikoz?

** identitaire, le mauvais génie du christianisme

Sous traiter la fraternité?

La liberté, c’est clair, dépend de notre gouvernement. On veillera juste à ce qu’il ne se prenne pas trop les pieds dans le tapis de l’état d’urgence, et qu’il saura faire juste usage du fichier monstre, j’ai nommé TES*.

L’égalité , ou du moins l’instauration des conditions d’égalité, reste le souci des mêmes. Bon, certains sont et seront plus égaux que d’autres, et l’évolution de la situation est controversée**, mais il y a du monde sur ce coup là.

On n’en dira pas autant de la fraternité. Elle ne se décrète pas. Elle est bien mise à mal par le communautarisme grandissant. Oh, il y a bien des circonstances plus favorables que d’autres***, mais cela ne reste pas évident de se sentir frère de la pouffe qui se gare systématiquement devant mon portail de garage sous prétexte qu’elle ne trouve pas de place ailleurs…

Alors je suis tombé en arrêt quand j’ai vu l’affiche du denier. Mais bon sang, mais c’est bien sûr! Juste un chèque, et hop, la fraternité progresse. Et en plus c’est déductible à 66%. Pratique, non ?

*  Vous avez dit TES ? Rapide présentation du monstre.

**  Alors, l’inégalité progresse-t-elle ou pas ? Ça dépend des points de vue.

*** Mais oui, il y a des circonstances plus favorables que d’autres.

 

Retrouver le sens du politique

Un petit livre de 90 pages … mais écrit par des curés, donc forcément a priori rébarbatif :-))

Alors je vous en fais un résumé rapide, juste pour vous donner un peu envie. Pas un résumé, un extrait . Une phrase par chapitre… choix difficile car il ne peut bien sûr refléter toute la finesse du verbe.

Ça commence par le titre, que j’ai coupé en deux.dans-un-monde-qui-change

Retrouver le politique
…l’absence de projet ou de vision à long terme,des comportements partisans et démagogiques… sont injustifiables et sont devenus insupportables…

Une société en tension
…La contestation est devenue le mode de fonctionnement habituel, et la culture de l’affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue…

Ambivalence et paradoxes
…Il y a donc un équilibre à trouver entre une sécurité maximale illusoire, et une protection des libertés qui est fondamentale…

Un contrat social à repenser
…Dans une société ou l’individu et non le collectif est devenu la référence,il y a un sentiment de déception vis à vis de l’état providence qui n’arrive pas à satisfaire les attentes….

Différence culturelle et intégration.
…Il convient donc pour l’avenir de notre société de redéfinir ce que c’est d’être citoyen français, ety de promouvoir une manière d’être ensemble qui fasse sens….

L’éducation face à des identités fragiles
…plus que d’armure, c’est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d’aujourd’hui…

La question du sens
…la politique s’est faite davantage pourvoyeuse de droits individuels et personnels de plus en plus étendus, que de projets collectifs …. Il faut consentir à inscrire son action dans le temps long.

Une crise de la parole.
..nous savons que c’est la confiance dans la parole donnée qui permet que s’élabore une vie en société…dire clairement ce qui semble bon pour la vie en commun est une responsabilité de chacun.

Pour une juste compréhension de la laïcité.
..la laïcité de l’état est un cadre juridique qui doit permettre à tous,croyants de toutes religions et non-croyants, de vivre ensemble..

Un pays en attente, riche de tant de possibilités.
..Notre pays est généreux, mais il est en attente … les enjeux écologiques et environnementaux sont en train de transformer en profondeur sont en train de transformer nos conceptions de la vie en société et nous tournent vers des attitudes de simplicité, de sobriété et de partage…

Conclusion.
..chacun, à son niveau, est responsable de la vie et de l’avenir de notre société. Cela demandera toujours courage et audace. des qualités qui n’ont jamais déserté le cœur de notre pays.

Et pour la post conclusion, qui s’intitule “2017, année électorale-quelques éléments de réflexions” , je ne l’ai trouvé que dans l’édition papier …Si vous m’avez lu jusqu’ici, vous avez déjà fait une bonne partie du chemin !!!

 

Le texte intégral en pdf

Et pour ceux qui sont des visuels   

Si c’était vrai

Même le très grand Jacques s’est posé cette question… Écoutez le, tout simplement.  C’est tellement bien dit…C’est tellement beau…Quand on croit que c’est vrai.

brelDites
Dites si c’était vrai
S’il était né vraiment à Bethléem dans une étable
Dites si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin de fort loin Pour lui porter l’or la myrrhe l’encens
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc Matthieu Et les deux autres
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai le coup des Noces de Cana Et le coup de Lazare
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants Le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien quand ils disent Notre Père quand ils disent Notre Mère
Si c’était vrai tout cela Je dirais oui Oh sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai.

 

Choisis la Vie

Elle dort. Visage paisible. On la sent bien. Elle est belle. Certes, elle a un peu les joues creuses. C’est qu’elle a tellement donné ces derniers mois ! Elle devait être épuisée.
Elle a les yeux fermés. Je ne l’avais jamais vue comme cela, et son regard, vif comme le feu, plein de passion, manque au tableau.
Quand elle s’éveillera ….

Là où elle est, elle est sans doute déjà éveillée, à te regarder, pauvre humain.
Dans la chambre emplie des photos de sa vie, seules les bougies s’agitent.

Partout ailleurs dans la maison le feu de la vie que tu as allumé autour de toi reprend ses droits. Dans TA maison . Pleine d’amis, d’enfants, de bébés . Qui regardent le match à la télé en buvant des bières (pas les bébés). Qui papotent en dégustant des gâteaux. Ils sont venus pour un dernier au revoir. Nombreux.

Demain, ton enveloppe sera sous terre. Sous la terre de tes montagnes. Adieu M . A Dieu . Veille sur nous . Prépares nous la place. Au revoir, donc.
Vernettes

Tes montagnes étaient radieuses, le ciel bleu marine, le soleil généreux et les jonquilles éclatantes lorsque nous t’avons accompagnée là haut. Ultime exhortation, les tiens nous ont fait chanter un de tes hymnes fétiches, ton message posthume :

Choisis la Vie
Ouvre ton cœur au don de Dieu,
Sois un vivant pour le Seigneur,
Laisse toi brûler de son feu

La Vie est une chance, tends tes bras pour la saisir,
La Vie est beauté, que tes yeux peuvent admirer,
La Vie béatitude, sauras-tu la savourer ?
La Vie est un rêve, à toi de réaliser

La Vie est un défi, fais lui face n’aie pas peur
La Vie est un devoir, l’accomplir grandis ton cœur
La Vie est un jeu, apprends la règle de Dieu
La Vie est précieuse prends en soin comme d’un feu

La Vie est richesse, un trésor à conserver,
La Vie est amour, source de joie et de paix
La Vie est mystère, sans fin perce ses secrets
La Vie est promesse toute remplie de clarté

La Vie est tristesse, mais tu peux la surmonter,
La Vie est un hymne, hâte toi de le chanter
La Vie est un combat, ne crains pas l’adversité
La Vie est une aventure, oseras tu la tenter

La Vie est un bonheur, et tu peux le mériter
La Vie est la vie défends celle des petits
La Vie est dans le Père, dans le Fils et dans l’Esprit
Jaillie du Dieu vivant, de son Amour infini

Dealer jihadiste, maton, flic et rappeur de Dieu

Quel bonheur d’avoir rencontré  Ludo, alias Oldream. La vie de tous les jours ne destinait pas ma route a croiser la sienne.

Ne dans le quart monde, alcool, violence conjugale et inceste poussent sa mère a fuir avec lui.

La violence, la drogue et le deal le rattrapent, l’éloignent de la foi de sa grand mère pour le rapprocher de l’islam radical. Salafiste en banlieue Parisienne, recruteur d’Allah… Que le Seigneur rappelle juste a temps pour ne pas finir comme son pote à Guantanamo… Que le Seigneur remodèle. Sans aucun diplôme, mais avec un casier judiciaire miraculeusement vierge, il devient successivement gardien de prison, époux, père de famille, policier… dans une succession de  clins dieux miraculeux, tout au long de ce cheminement si improbable….  et il clame sa foi sur les rythmes qui ont baigné son adolescence.

oldreams cover600Il vous a dédicacé son album. Non, les chants chrétiens ne sont pas forcément mièvres. Même si le rappeur porte une alliance.

Quel témoignage  ! Quelle ferveur ! Et merci , a toi et a ton collègue Kodjo, de m’avoir fait connaître ce monde du rap chrétien.

Oui, Il est vraiment présent, partout « ….presque de manière imperceptible, comme le brouillard qui filtre sous une porte close. Serait ce une promesse permanente, malgré tout, jaillissant comme une résistance obstinée…*« .

Un échantillon de son talent

Et quelques minutes d’interview, pâle réplique de son heure de témoignage enflammé..

 

* Laudato Si, 112

Nolite timere*

_DSC7576Au petit matin, ils montent lentement, en file indienne, en silence. On dirait une procession. C’en est une…

Quelques instants plus tôt, ils ont écouté un texte, et des pistes de réflexion . Ils montent en silence, méditant sur leur chemin de vie.

Bizarre, ce groupe . Des jeunes, des moins jeunes . Des hommes et des femmes. Agnostique, chrétien, prêtre, guide. Randonneurs aguerris, ou recommençant après plusieurs décennies de pause.

Le soleil monte, les arbres sont derrière. Les canetons s’égaillent sur le plateau, avant de se retrouver pour une pause avant la montée au sommet.

La pente s’incline, seul le bruit des couteaux sur la neige dure de fait entendre. L’inquiétude monte chez certains, le souffle se raccourcit. Les conversions à ski sont pour certains plus risquées qu’une conversion spirituelle.

Mais le groupe les porte tous a arriver en haut.

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Descente joyeuse sur “moquette à poil longs”. Plus bas, entre les sapins, iI y a comme une ambiance de cour de récré.

L’après midi, de retour au gîte, bière, café, lecture, sieste ou méditation allongé dans l’herbe.

Arcabas nolite timere10pcAvant l’apéritif, debrief de la journée pour ceux qui le veulent . Et là, C nous livre sa joie de la montée. Pleine d’appréhension, une parole la traverse. “N’aie pas peur, je serai avec toi jusqu’au bout”. En écho, S, le guide, l’incarne et se retourne : “Ca va ? N’aie pas peur…

Clin Dieu ?

 

 

 

 

Merci Eric, Arcabas , et Samsung :-(( pour les illustrations.

Pour partir avec eux à la prochaine saison

 

 

*Pas très cohérente, la ligne éditoriale vis à vis du latin …mais on ne sort pas indemne de 6 ans d’études de cette langue !!

Oui mais de nos temps modernes, ce n’est plus possible.

Autrefois, donc, douze hommes ont été le levain qui a fait lever la terre entière. Et nous, alors, combien nous sommes médiocres, nous qui ne parvenons pas à convertir ceux qui nous entourent, malgré notre nombre considérable !

Vous me direz : “tout le monde n’est pas apôtre. Tout le monde n’a pas leur force et leur mission.”

Et alors ? N’étaient ils pas des hommes comme vous ? N’habitaient ils pas des villes ? N’avaient ils pas vécu parmi leurs concitoyens ? N’avaient ils pas des métiers ? Etaient ils des anges descendus du ciel ?

Saint Jean Chrisostome 345-407

En 400 , c’était déjà les temps modernes ?

Voilà un texte qui rabaisse bien notre orgueil d’hommes modernes ..  Non, ce n’était pas forcément plus facile ni bien différent il y a 1500 ans . Pourtant, ils ont bien fait progresser le monde, non ? Et nous ? 

 

Confessions d’une lapone alcoolique

AAsigle_transpL’autre soir, nous rencontrons L, Finlandaise du nord, lapone, quoi. Elle parle suomi. (et , fort heureusement, anglais et français).

Elle nous raconte sa jeunesse, passée à travailler sur divers gros bateaux de croisière tout autour du monde, et à s’imbiber tout aussi professionnellement.

Puis elle nous raconte comment les Alcooliques Anonymes l’ont aidée à sortir de là et à recouvrer sa liberté.

A ce stade, stupeur ! Tous , dans la salle, restons assis quand elle nous affirme que la clef du succès des AA est dans la croyance en “un être supérieur”, qui peut s’appeler Dieu ou Allah, là n’est pas la question. Mais que la reconnaissance d’un être supérieur qui nous aide est au coeur de leur méthode.

Scotché, je me rue le lendemain sur le web pour voir confirmés ses dires, noir sur blanc . Vous saviez cela, vous ?

 

Après la lapone, J prend la parole . Fille d’éducateur spécialisés , elle a vécu toute son enfance et son adolescence avec ses parents qui travaillent dans un centre de désintoxication de drogués. Elle admire ses parents, qui persévèrent malgré un taux de rechute de 95% de leurs pensionnaires.

Et quand elle leur a demandé ce qu’ont en commun les 5% qui se sortent de la drogue, la réponse a été immédiate : à 100% ils sont croyants.

 

Bon, on peut toujours douter de tout, mais moi je vois là encore deux énormes clins Dieux.

 

Merci Jean Marc, témoin vivant.

Capture potdevinApres avoir assisté à ta conférence, je me suis rué sur ton livre et suis resté scotché. C’est bien vrai. Cela peut donc arriver. Cela peut donc m’arriver à moi, ici et maintenant…

Jusqu’ici, je considérais les « apparitions en songe », les « profondes torpeurs », les « apparut dans une nuée », comme autant d’effets littéraires utilisés dans des textes dont la véracité historique était à mettre au second plan devant la symbolique du message.  Les récits de conversion, comme celle de Paul sur le chemin de Damas, ou de Péguy à Notre Dame, les apparitions aux bergers dans la montagne, avec un certain détachement, voire de la suspicion. En tous cas, comme des choses du passé.

Jean Marc… Toi, un ingénieur, Grenoblois, informaticien, à la pratique religieuse tiède. Toi, businessman, qui parcours le monde dans tous les sens pour développer tes start up high tech. Toi, tu ne fais pas partie de ce monde éthéré et mystique du passé. Tu es le symbole de la science, de l’économie, de la raison du début de nos années 2000.

lesmotsnepeuventdireEt Il t’est apparu. Soudainement. En plein. Et tu trouves les mots pour nous raconter cet indicible. Dans la seconde moitié de ton livre, après nous avoir décrit ta rencontre, tu fouilles les écrits du passé, et mets en évidence des témoignages qui ressemblent tellement au tien. Tu nous aides a déchiffrer ces textes avec tes yeux de scientifique. A les crédibiliser. Non, cette cohorte de témoins  n’est pas une ancienne légende éthérée. Elle se prolonge. Ton témoignage, à seulement une poignée de  kilomètres et d’années de distance, ré-affirme et renforce la réalité de tous ces autres témoignages.

Je suis jaloux.

Pour Alice….

 

On baptise Alice bientôt…. ce petit mot à ses parrain et marraine.

Bapteme-du-navire-Royal-Princess-le-13-juin-2013Une fois de plus, une fois encore, les parents, émerveillés, décident de rendre à Dieu cet être qu’Il leur a confié. Ce n’est qu’un début . Parrain et marraine les accompagnent . S’engagent (mais en sont ils tous conscients et sont ils vraiment décidés à remplir leur engagement ?) à accompagner ces petits bouts de vie jusqu’à ce qu’ils choisissent vraiment cette Foi qui , quand on y réfléchit bien,  leur est seulement révélée en ce jour.

Quand j’ai accepté d’être parrain, j’ai fait partie des inconscients, des irréfléchis. Alors, merci Anne Claire d’avoir écrit pour ceux qui vont à leur tour accepter… ou pas . Alors, pour vous qui allez vous engager dans cette voie, quelques minutes de discernement …  sur le blog d’Anne Claire : Des petits riens qui disent tant …

J’ai rencontré des God’s Angels

Qui a dit que business et spiritualité étaient inconciliables ?

Ce week end (merci Alpha !) , j’ai eu la chance de rencontrer des startuppers de Dieu . Des jeunes, bardés de diplômes, partant dans des projets pas si fous que cela de start ups s’inscrivant dans la constellation de celle du Big Boss.

Que Joseph, ingénieur, plaque tout pour un CAP de charpentier afin de construire des églises, c’est un vrai clin Dieu qui ne s’invente pas… Salut, L, si tu me lis !

Quitter Mc Kinsey pour créer un réseau social de crowdprying , il faut y croire, non ?

Baisser le cout de la collecte de dons pour toute association d’intérêt public, ça n’est pas un beau moteur ?lucifer_-_council_of_angels_4248

Sans parler du MOOC de Dieu, qui mérite un post à lui tout seul… j’y reviendrai.

Merci de ces témoignages, de cette foi, de la patate de tous ces créateurs moins que trentenaires.

Alors, on y va ? On se risque sur ces beaux outils qui nous sont apportés pour notre plus grand bonheur ?

Le nez de Dieu..

Le nez de Dieu..

Une fois sorti de l’affaire du déluge, la genèse nous raconte que  Noé dressa un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs, des victimes qu’il offrit en holocauste sur l’autel. Le Seigneur respira l’agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Je ne maudirai plus jamais le sol à cause de l’homme. Les pensées de son cœur sont mauvaises dès sa jeunesse ; mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait. “( Gn 8-20,22 )

 

Quoi !! Juste un braai* ? Cela suffit pour clamer la colère Divine ?

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Pour ceux qui doutent de cette histoire, on a retrouvé une vidéo d’archive de Noé à consulter ici.

 

Noe

 

Merci aux Dominicains de nous proposer ces textes à méditer, et surtout leur commentaire, chaque jour dans “signe dans la bible”.

 

Et, sur le coup de Noé, nous avons vraiment apprécié la conclusion du commentaire :

« Quand nous désespérons des hommes, quand nous désespérons de nous-mêmes, il faut avoir l’odorat subtil pour respirer à notre tour ce parfum d’espérance.« 

Affinons notre odorat….

 

*  pour ceux qui ne maîtrisent pas l’ Afrikaans dans le texte, le braai est le barcecue dominical …Je vous laisse imaginer l’effet si en plus Noé avait eu Windhoek, Castle, ou Black Label…

L’ogre américain sourit

6a00d8341c630a53ef0133f160e047970b-500wiL’autre soir, une amie nous raconte son voyage aux US. Elle voyage peu, a un peu de mal avec l’anglais, et stresse beaucoup.

Arrivée à JFK , la file d’attente à la douane est interminable . Les douaniers, grands malabars, ne rigolent pas. “Vais je comprendre ce qu’il me dit ? Vais je donner des réponses correctes ? Ne vais je pas dire la bêtise qui va nous bloquer des heures ?

La file se précise . “Ah, ce sera celui là .. Le plus impressionnant du lot .” . Le stress monte .

Alors, nous dit elle, je sors ma botte secrète . Tout bas pour que personne ne l’entende, elle prie : “Ma bonne Sainte Vierge, veille sur lui . Ma bonne Sainte Vierge, veille sur lui….” jusqu’à ce que son tour arrive.

Au moment ou elle lui tend son passeport, un large sourire illumine la face de l’ogre…

Merci, M, si tu me lis, de ce témoignage véridique de clin Dieu que tu nous a donné….

En guise de résolution de rentrée, on se fixe d’y être un peu plus attentifs ?

People do not buy WHAT you do. They buy WHY you do it

…and what you do is the proof of what you believe.

why how what

 

 

Dans la série : des vidéos pour ne pas bronzer idiot cet été (quoique vu la météo cette année on risque peu !!!), pour les anglophones , une vidéo culte des communicants et des marketeurs : How great leaders inspire action . 18 minutes, plus de 18 millions de vues !!

http://www.ted.com/talks/simon_sinek_how_great_leaders_inspire_action

En bon Francais, j’en tire juste que nous sommes tous en recherche de sens dans nos actions, y compris même dans nos actes d’achat, avant même la bonne affaire . C’est rassurant, quelque part.

En politique, c’est un peu la même chose . Nous avons besoin de visionnaires…bien sûr, il faut des dirigeants qui dirigent, mais ils ne nous entraîneront que s’ils nous inspirent . N’est ce pas la vision qui manque a notre enthousiasme ? Et tant que leur vision ne sera que leur pensée unique ….

 

La frange d’or du plus noir nuage

Noir nuage a frange d'or

Quand il pleut sans cesse, quand le moral n’est pas là, je ressors volontiers ce texte, dont chacune des phrases est si pleine de sens … Un cadeau ….

Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’ est l’espérance.

Et je n’ en reviens pas.
Cette petite espérance qui n’a l’ air de rien du tout.
Cette petite fille espérance Immortelle.
Car mes trois vertus, dit Dieu, les trois vertus mes créatures
Mes filles mes enfants
Sont elles mêmes comme mes autres créatures. De la race des hommes.

La Foi est une Épouse fidèle
La Charité est une mère.
Une mère ardente, pleine de coeur.
Ou une soeur aînée qui est comme une mère.
L‘ Espérance est une toute petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière.

La petite espérance s’avance entre ses deux grandes sœurs et on ne prend seulement pas garde à elle.
Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route entre ses deux sœurs, la petite espérance
S’avance.
Entre ses deux grandes sœurs.
Celle qui est mariée.
Et celle qui est mère.
Et l’on n’a d’attention, et le peuple Chrétien n’a d’attention que pour les grandes soeurs.
La première et la dernière.
Qui vont au plus pressé.
A l’instant momentané qui passe.

Le peuple Chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n’a de regard que pour les deux grandes soeurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu. La petite, celle qui va encore à l’école.
Et qui marche.
Perdue dans les jupes de ses soeurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes qui traînent la petite par la main.
Au milieu.
Entre elles deux.
Pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.

Les aveugles, qui ne voient pas au contraire que c’est elle, au milieu, qui entraîne ses grandes soeurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien.
Que deux femmes déjà âgées.
Deux femmes d’un certain âge.
Fripées par la vie.

Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.
Sur la route montante.
Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs.
Qui lui tiennent la main.
La petite espérance.
S’avance.
Et au milieu de ses grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner.
Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher.
Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle.

Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres.
Et qui les traîne.
Et qui fait marcher le monde.
Et qui le traîne.

La petite espérance est une toute petite fille de rien du tout.livre esperance peguy
Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière.
C’est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes.
Cette petite fille de rien du tout.
Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus.

Charles Péguy

 

 

 

Fraternité

Depuis la lecture de Maradiaga* , cette fraternité me turlupine . Je n’arrive pas à m’ôter de la tête que c’est mon affaire, c’est notre affaire. Non pas en tant que collectivité, mais en tant qu’individus . La collectivité s’occupera du bon équilibre entre liberté et égalité . Mais , la fraternité ne se décrète pas . Impossible de légiférer , ni de sanctionner son absence.

Comme le dit si bien  Paul Thibaud, « Autant la liberté et l’égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d’autrui. C’est donc un mot d’ordre moral. »

 

Je ne parle pas de la fraternité communautaire, qui reste bien fermée sur un seul groupe et veille à l’intérêt exclusif des membres du groupe, comme les cite hier Tugdual Derville ** ,mais de la fraternité qui est gravée sur le fronton de nos mairies , une fraternité large et généreuse.

Les musulmans, dont l’accueil de l’étranger est formidable (je parle bien sûr des 99+% de la population, pas du 1% de fanatiques qui font tellement de mal à l’image de l’Islam) , sont sans doute les plus proches de la fraternité.

Peut être parce que religion et vie publique sont liées, que tous sont missionnaires, ou tout simplement plus croyants que les autres .

Peut être que l’éducation civique qui manque dans nos écoles, ou le catéchisme qui a quasiment disparu, sont encore enseignés aux jeunes musulmans.

Foi et morale, en quelque sorte, deux clefs de la fraternité.

 

L’abrazo d’accueil reçu au milieu de la nuit de la part de Jorge, notre hôte inconnu une minute avant sauf via les mails de AirBnB, lui aussi m’a surpris . Que ca fait du bien ! Un vrai geste de fraternité, ni commercial ni calculé, j’en suis sûr. Et pourtant, nous n’avons pas vu de crucifix dans sa maison ! Alors, c’est possible ?  Merci, Jorge, pour ce modèle.

Quand je me remémore tous mes hébergements trouvés par AirBnB, il y a ce point commun: ouvrir en grand sa maison à des étrangers, leur confier les clefs, leur faire confiance … Pas de chance que ce site ait reçu coup sur coup deux attaques : du fisc et des hackers, qui ont cherché à réglementer  les échanges pour le premier et à contourner les évaluations bon enfant que se donnent respectivement hébergeurs et hébergés pour les seconds, avec des intentions pas très claires. Du coup le site a renforcé ses contrôles d’identification, restreint l’accès … bref évolué un peu vers le communautarisme de groupe fermé.. Dommage !

 

A bien réfléchir, ce jeu de la fraternité en vaut la chandelle .

 

Alors, c’est décidé . Un peu moins de méfiance, un pas vers le monde des bisounours . Ça commence par dire un grand merci jovial, même quand ce qu’on reçoit est un dû. Par un sourire et grand signe de la main à l’automobiliste qui me laisse traverser sur les passages cyclistes . Essayez . En faisant attention de ne pas vous casser la figure, bien sûr, mais vous serez surpris de voir l’étonnement et le sourire pointer sur le visage des conducteurs.

Bref, rajoutons quelques atomes de douceur dans ce monde de brutes. Vous verrez, ça change la vie .

 

Post prêt a être publié, je file pour une balade hygiénique : j’ai peu de temps, ce sera donc St Eynard au départ du col de Vence. Comme d’hab, parking bondé pour cette balade si proche . On se bat presque pour garer sa voiture . 20 mètres plus loin, sur le chemin, ce ne sont que sourires et grands bonjours échangés par tous ceux qui se croisent .Absolument tous .Et cela dure toute la montée .  En haut, chacun admire la vue en silence . La densité de population inhibe le sourire ?  Mais pourquoi n’y a t il a fraternité que sur le chemin ? Fraternité inconditionnelle, car sur ce chemin il y en a vraiment pour tous les goûts .  Donc une fraternité inconditionnelle conditionnée ? Concept intéressant . Si un psycho socio quelquechose peut éclairer ma lanterne, on tient peut être là une piste vers la fraternité …

Une fois de plus, rien de bien nouveau . Joe Dassin l’avait bien chantée, cette fraternité inconditionnelle conditionnée à un lieu..

 

* cardinal du Honduras titulaire de la légion d’honneur. Voir post sur le sujet.

**  « Quant à la fraternité, chacun la conçoit comme midi à sa porte, pour la réduire à son profit. “Liberté, égalité, accessibilité”, clame actuellement la louable campagne d’une association défendant les personnes handicapées. Soit, mais le Planning familial a choisi, avec “Liberté, égalité, sexualités”, de nous faire regarder l’humanité par le petit bout de sa lorgnette. Tandis que d’autres ont déjà osé “Liberté, égalité, parentalité”, sans égard pour les droits de l’enfant. »

 

Foi donnée, Foi choisie

Lou Anne a été baptisée à Pâques. Rendue au Dieu qui ne peut être étranger à sa venue sur terre. En elle Il vit désormais. La Foi lui a été donnée . Ses parents continueront. Rendez vous dans une vingtaine d’années pour qu’elle La choisisse. Ou non . « Mais comment faire pour trouver dans ma vie ta présence ? »

Aimer et se savoir aimée…