Alors, on ne salue plus ?

Balade hygiénique sous ce grand soleil de février. Vite, vite, car le retraité du jour est débordé !!

Je croise et double quelques personnes, souvent dans le même cas. Ca jogge, ça papote, ça médite…

Perdu dans mes pensées, il me faut une demi heure pour réaliser que moi non plus, je ne dis plus le traditionnel “bonjour” que s’échangent les promeneurs en montagne. Sommes nous désormais trop près de la ville ? Ou faut-il mettre cela sur la baisse de l’esprit de fraternité, conséquence des mouvements communautaristes de plus en plus fréquents ces temps ci ?

Allez, on se reprend : un petit bonjour a chaque promeneur croisé ne me fera pas mourir, au contraire. La réaction des gens est amusante. Entre le regard surpris des uns, apeuré de jeunes femmes qui se sentent agressées, l’ignorance complète d’autres sportifs tout à leur performance, finalement bien peu renvoient une simple salutation souriante.

Ah, tout fout le camp, pourtant elle n’est pas si loin l’époque ou je m’amusais de ces salutations systématiques une fois la lisière du parking dépassée *.

Est ce réellement une évolution de notre société ? Tout à cette question, deux employés municipaux me rappellent à l’ordre, en me gratifiant d’une salutation joyeuse sans pour autant interrompre leur travail.  Merci de la leçon, messieurs. Allez, fi du découragement, continuons à nous saluer. Même entre piétons croisés en ville, pourquoi pas ? Ca ne coûte pas cher, et on se sent tellement mieux..

 

 

C’était en 2014 . Les choses ont elles tant changé en 5 ans ?

Fin de vie

Quelques mois ont passé. La vigueur de l’émotion qui a inondé cette quinzaine est réduite. Que tirer de ses deux dernières semaines de vie, accompagnées ou suivies heure par heure ?

Une chute. Inexpliquée. Un hématome sanguinolent à l’arcade. L’EHPAD l’envoie immédiatement aux urgences de la Croix Rousse. Qui le prennent en charge. Le recousent. Soignent cet hématome qui déborde maintenant des deux côtés du front. Le renvoient.

La nuit suivante, la douleur ne désarme pas. Le personnel de garde le renvoie aux urgences . A Edouard Herriot, cette fois. Grève des hôpitaux oblige, tous les services sont un tantinet désorganisés. Le diagnostic s’aggrave : hématome cérébral , interne. Associé à un défaut de coagulation. La raison invite à le garder à l’hôpital sous observation rapprochée, mais les places manquent, les couloirs sont pleins, le personnel absent … Retour à l’EHPAD avec des consignes précises.

Les heures passent. Depuis bien des années il ne parle presque plus. Il se crispe. Hurle lors de chaque manipulation. Une nuit plus tard, la douleur a empiré. Le médecin coordinateur va l’examiner. Encore des heures d’attente, avec juste une présence mais si peu de communication. Mais pourquoi ses jambes sont elles si bizarrement placées ? Pas de réponse.

Enfin. Tel un roi, le médecin entre avec sa cour. Docteur, il souffre. Vous vous trompez, madame, avec le traitement qu’il a il ne peut pas souffrir. Ses spasmes ? Des mouvements réflexes. Ses jambes ? Juste le bleu de la chute qui lui irrite la hanche.

Docteur, je ne suis pas médecin, mais il souffre .

Je vous dis que non, et je ne peux pas faire plus, il faut attendre que tout se résorbe.

Pourtant, tel un message divin, c’est par téléphone que le patch de morphine se voit prescrit. Le lendemain seulement.

Fée morphine agit le week end, que nombreux mettent à profit pour revoir leur père, leur grand père…Ça ne va pas…

Une troisième hospitalisation prescrite par le médecin traitant. Pour une radio des hanches. Surprise, on découvre un col du fémur fracturé . C’est donc si rare dans les cas de chute d’octogénaires pour que personne ne l’ait soupçonnée, malgré les hurlements du patient et les alertes de la famille ?  Consternation, mais espoir.

On se dirige vers une opération. Risquée. Mais sans alternative sérieuse. Les réticences des anesthésistes sont longues à lever.Le dossier n’a pas suivi, les examens s’enchaînent. Se répètent. Malgré les rappels, la morphine est renouvelée avec retard. La dose monte, au maximum.

Vendredi. 10h . L’opération aura lieu. Une chance sur deux, un peu moins. La souffrance augmente, malgré la morphine, au fur et à mesure du compte à rebours des heures qui nous séparent de cette libération promise, quelle que soit l’issue.

Vendredi . 1h . Le téléphone interrompt un sommeil agité.

Madame, il est en détresse respiratoire grave. Il faudrait l’intuber. Les chances de succès de l’opération s’amenuisent considérablement. Le médecin, au téléphone, prend le temps. Beaucoup de temps. Pour proposer, présenter, l’alternative de protocole de soins palliatifs, qui , se focalisant sur le traitement de la douleur annihile les chances de survie au delà de quelques heures, jours, semaines au plus. Plus d’opération alors.

Inutile de prendre tant de précautions, docteur. C’est oui. Inutile de se concerter avec ses autres enfants, nous en avons déjà parlé. Et lui même avait écrit dans ce sens.

Une heure plus tard nous le voyons glisser dans la sérénité – enfin – du coma artificiel.

Les vivants s’organisent. Par deux, nous le veillerons jusqu’au bout. Quelques heures passent. La respiration devient plus difficile.

Vendredi. 15h. Il vient d’entendre l’au revoir d’une de ses filles au téléphone. Deux autres vont arriver. Mais va t-il partir avant ?

Une dizaine de chapelet. Évocation par M de tous les membres de la famille. De la tribu. Positivement. L’œuvre de sa vie. Belle.

L’aînée arrive. Le caresse. Vous avez été un super papa, vous pouvez maintenant rejoindre votre femme. Et il prend une dernière inspiration pour entreprendre le voyage. A l’heure du Christ.

En cette période de révision des lois bioéthiques (on a ajouté l’euthanasie dans le paquet bioéthique, ne me demandez pas pourquoi), je relis cette quinzaine en vis à vis des textes de loi.

Ces derniers n’ont pas gêné, pas retardé le processus. L’encadrement de la décision, prise par deux médecins et la personne de référence, est bonne.

Une euthanasie plus brutale l’aurait privé de ses douze dernières heures. Pendant lesquelles il n’a plus souffert, et qui sait où était son esprit ? Nous avons tous en tête ces témoignages de mort immanente. Je pense que ces douze heures valaient la peine d‘être vécues. Pas seulement pour le confort de notre prise de décision.

Ce cas n’appelle donc aucune révision législative.

Par contre ….

Les erreurs successives de diagnostic, la défaillance manifeste dans l’évaluation de la douleur… ne sont pas acceptables.Nous sortons là du cadre des lois sur l’euthanasie . Je ne peux que renforcer les besoin tant exprimés de :

  • formation sur l’appréciation de la douleur ressentie par les patients.
  • respect par les grands pontes des accompagnants, du petit personnel soignant qui sont en permanence au contact du malade.
  • redéploiement des ressources au sein des hôpitaux, avec transfert de dépenses administratives (qui seraient en inflation galopante) vers plus de ressources pour les “productifs”, soit les soignants. C’est ce que je n’ai cessé de faire pendant 40 ans d’industrie. Il serait temps que le monde de la santé s’y mette sérieusement.

 

 

crédit image : CanStock photos

Quel brave homme que ce Zachée !

Et on nous ressert ce Zachée, homme riche (et donc louche), percepteur (et donc forcément malhonnête), qui se démène pour apercevoir Jésus.

Et patatras, la conversion : «Voilà, Seigneur: je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus.»

Çà ne pouvait pas être un mauvais bougre, pour qu’il dise cela.. Percepteur, il devait savoir calculer. Alignons trois chiffres .

Je fais don de la moitié de mes biens ….  reste une autre moitié.

Et si j’ai fait du tort, je vais rendre quatre fois plus . Il n’a donc pu acquérir frauduleusement plus de 12,5% de ses biens, sinon il n’aurait pas assez de sa seconde moitié pour honorer sa promesse. Comme il a surement visé de garder un petit quelque chose, disons 10% pour simplifier les calculs*, cela veut dire qu’il n’a arnaqué que pour constituer 10% de sa fortune. Max.

Pour un homme dans sa position et à son époque, chapeau comme intégrité !

Même aujourd’hui, la propagande nationale trouve que 14% de fraude c’est ridicule *. Et on fait même des funérailles nationales à un exilé fiscal. Alors !!!

Je ne sais pas s’il est canonisé, mais à défaut d’être leur saint patron, je propose que Zachée soit la mascotte des percepteurs et de tous ceux qui approchent de près l’argent public. Non seulement il est resté honnête, mais encore il a su trouver le chemin de la joie***.

Comme quoi il faut parfois aller au delà des premières émotions ….

 

*Pour ceux qui ont du mal à suivre, s’il donne 50% plus 4 fois 10%, il ne lui reste plus qu’un dixième.

** de l’intégrité officielle de nos jours

*** trouvé la joie ?

Faire briller les yeux

Pour les enfants, c’est facile. Et quelle joie de voir ces yeux pétiller dans l’attente d’un cornet de glace!

Pour les personnes âgées il suffit d’une poignée de mains et d’un regard prolongé.

Quelle joie de faire le tour des fauteuils, dans cette salle ou la messe télévisée est projetée, en transmettant la paix. De voir ces yeux fatigués se rallumer les uns après les autres.

Une autre joie est de soigner leurs yeux en dégustant avec elles une tarte aux myrtilles*, mais là on tombe dans un autre registre.

Oui, la joie est faite de toutes petites choses. Et, rappel**, il y a 7 ans à gagner… en se sentant bien***

 

Myrtilles et vision ???

** 7 ans pour un carnet de kifs bien rempli..

*** on est bien…

Push pull

Le montage cœur de l’ampli hi-fi de mes jeunes années d’électronicien. Deux transistors musclés en étage de sortie, qui entraînent alternativement vers le haut et vers le bas la tension appliquée au haut parleur. Et quand l’un tire, l’autre pousse, un peu comme les ressorts d’un trampoline qui contribuent en chœur à la beauté de la figure.

Ils m’ont aussi remémoré les bidouilles peu orthodoxes, a base de self et de condensateurs, visant à propulser plus haut et plus fort le trampoline.main_couple_book

Même âgés, la self avec quelques spires jointives, et le condensateur un peu fuyard, leur couple m’a remémoré le push pull. Un qui pousse et l’autre qui tire. En chœur. Et on alterne.

II a été le roi de la carte perforée et m’a tout appris du fortran. Maintenant son doigt n’a plus la précision exigée par l’écran tactile.

Elle a consacré sa vie aux enfants, à la maison, à la prière. Maintenant elle prend le relais techno. Non, l’écran du kindle ne se pince pas comme celui d’un ipad. Oui, en allant sur la maison, puis la bibliothèque, tu peux choisir puis ouvrir son livre sur la liseuse, assez légère pour tenir longtemps dans ses mains.

Soixante cinq ans de vie de couple, et le push pull fonctionne encore, l’un qui pousse et l’autre qui tire . En alternance.

Merci de ce modèle, mes parents.

Positive gratitude. 7 ans de gagnés

C’est scientifiquement prouvé : sur un point au moins, j’ai fait le bon choix .

Adepte des matins optimistes, je vous ai déjà parlé des 3 positive thinkings . Je ne pensais pas être autant dans le mille.…

Je me suis déjà fait l’apôtre du « merci, pardon, s’il vous plait » **. De la gratitude.

Et grâce à Daphné , je tombe sur ce TEDx de Florence.

Si vraiment je tiens mes bonnes résolutions, si je prolonge mes matins optimistes,  je gagne du bonheur, et, c’est quantifié, 7 années de vie ….

Allez, 12 minutes, ce n’est pas long pour 7 ans de vie . En plus, c’est en français, alors … Bon visionnage.

tedx-gratitude

 

Et, une fois vu, bon cahier de kifs !

Merci Daphné.

Matin optimiste

Matin optimiste

Ce matin, sur mon vélo, je suis optimiste.

Non pas à cause du Brexit, dont je ne suis pas encore informé vu le manque d’autoradio sur mon véhicule, mais parce qu’il fait beau, que je suis forcé de m’arrêter dans ce qui ressemble à un embouteillage de vélos, et parce que (du coup?) la rocade que je surplombe est étonnamment fluide.

Non pas à cause des tarifs Easyjet, bas à en pleurer du CO² liquide, d’un aller retour Barcelone à 22 euros, Easyjet lyon barcelona 1mais parce qu’il y a quand même une justice avec un billet qui triple avec les taxes et autres frais.Easyjet lyon barcelona 2

Parce que mon cher Lilo m’apprend que Ocean cleanup est passé au next level.

Parce que Le Parisien m’apprend que le photovoltaïque peut désormais alimenter toutes les clims de France . C’est quand même un heureux hasard qu’il fasse chaud quand il y a du soleil  que le photovoltaïque produise le plus au moment des pointes de climatisation. Elle n’est pas bien faite, la vie ?

L’oreillette bannie me dispense ma chanson fétiche, et je tends la main à mes congénères, qui me répondent fraternellement, une fois de plus, avec un grand sourire.

velo-embouteillage1

La soirée de hier a été joviale, quoique triste. Mais ce matin, cela redémarre à nouveau . Optimiste impénitent . Ah, espérance

 

Lilo ?

Ocean Cleanup ?

Photovoltaïque cet été ?

Chanson fétiche ?

Fraternité ?

Espérance ?

 

Un stylo fait la diffférence

Elle est toute belle, toute mignonne . Huit ans peut être. Dans sa belle robe , avec son petit collier doré.  Elle tient dans la main une poignée de beaux ballons de baudruche tous décorés. Elle va sans doute rejoindre le défilé de mariage bruyant que nous venons de voir passer. Il est dix heures passées,  je suis a Delhi dans le taxi qui m’emmène vers mon vol de nuit.

Elle se faufile entre les voitures et frappe à la vitre. Erreur, elle ne rejoint pas le défilé,  elle vend ses ballons. Je lui fais un grand sourire impuissant. Je ne vais pas au mariage, ma belle, mais en sens opposé. Elle se fait implorante, mime la faim. Je n’ai rien, la magie de la carte visa ne m’a pas fait toucher une seule roupie de mon séjour et ma petite valise est au fond du coffre avec juste mes deux chemises et mon pyjama. Je finis par détourner le regard et fixe droit devant moi. Elle reste là.  De quel droit  l’ignorer, elle est à l’image de Dieu autant que moi, non?

Alors je me tourne a nouveau vers elle et la regarde. Je me sens mal, démuni.  Les secondes sont interminables, avant que le trafic ne nous sépare.

A quelques années près c’était ma petite fille. Mais je n avais RIEN sur moi, RIEN a lui donner que mon regard et mon sourire niais. Moi qui croule sous les biens. Je me sens nul.

India, Rajasthan, Jaisalmer, portrait of young village girl

Je baisse les yeux. Mon stylo ! Soigneusement embarqué de l’hôtel , il côtoie mon passeport dans ma poche de chemise en prévision des innombrables écritures que les zélés fonctionnaires indiens ne manqueront de m’imposer.     

Il me rappelle le sourire de ce jeune birman auquel j’avais fait ce cadeau il y a quelques années.

Bon, c’est bien trop tard, elle est loin maintenant. Et elle me l’aurait peut être fiché entre les yeux si j avais baissé la garde protectrice de la vitre… mais je m’en veux de ne pas y avoir pensé.

Promis. La prochaine fois que je retourne en Inde je me balade avec la poitrine bardée de stylos tel un capitaine de l’aéronavale.

 

 

NB : merci à Jim Nilsen  d’avoir laissé cette superbe photo sur le web . On dirait que c’est elle…

Tous gagnants , belle fraternité.

Journée de brouillard et de neige, personne n’a le courage de sortir.
Alors on sort les jeux.
Quand j’ai tué ma belle fille, j’ai vu dans son regard un instant d’incompréhension et de tristesse… elle n’avait pas compris que, suite à la distribution des rôles, je n’étais pas dans son équipe. Que je devais la cibler. Que je n’y pouvais rien, c’était le jeu… regard de tristesse quand même…
Quand on y pense, même pour jouer, on ne peut s’empêcher de se diviser, de chercher à vaincre l’autre, l’éliminer, l’écraser. Quelle détente !!!  N’en a t-on donc pas assez de ces divisions ? De ces oppositions permanentes ?
pandemie
Alors on change de jeu. La bonne nouvelle, outre l’Evangile, c’est qu’il existe maintenant des jeux ou on gagne ou perd tous ensemble. Ou soit on sauve l’humanité, soit on disparaît tous terrassés par le mal.
Essayez Pandémie. Vous verrez, l’ambiance en fin de jeu est bien différente. Ce jeu transforme le monde a sa façon, en forçant tous à collaborer. Comme quoi, même par jeu on peut faire progresser l’esprit de fraternité*.
Encore un bel outil pour réaliser la tâche qui nous attend ici bas.

* ah la fraternité. Thème déjà abordé ici et là. Entre autres…

De la comm en boîte

De la comm en boîte

C’est bien connu, la communication est le sang du couple. En fait elle irrigue toute relation. Y compris dans l’entreprise, d’ailleurs dotée pour cela de professionnels : pourtant que d’erreurs, lourdes de conséquences !

Même la politique croit dans les bienfaits de la communication. Elle se trompe juste un tout petit peu complétement, en oubliant un des deux sens de la comm, la transformant en propagande unilatérale…. même (et surtout ?) quand elle s’affuble du titre de « participative ».

Clé, donc la communication . Car c’est par l’échange qu’on se connaît . Et par la connaissance qu’on a plaisir à interagir. A interagir avec plaisir, car, et ils en ont fait leur slogan , Mieux on se connaît, mieux on s’aime.

boite de comm

Leur slogan ? Celui de qui ? Celui des créateurs de ces jeux, qu’ils ont appelé les boîtes de comm**.

Ces jeux qui ont mis la larme à l’oeil chez des vieux couples qui pensaient s’être déjà tout dit. Et chez des jeunes adultes qui ont encore mieux découvert leur famille (très) proche.

Allez, votez vous un bain de douceur .

  • A deux, la boîte de comm du couple, une sorte de DSA* gentiment guidé.
  • En famille, multigénérationelle, la boite de comm de la famille, qui renforcera tous les liens… du sang.

boite de comm couple1

boite de comm famille2

 

 

 

 

 

 

A quand la boîte de comm en boîte, pour doper nos entreprises ? Pour introduire, magie, d’un seul coup d’un seul la qualité de la relation et l’efficacité de l’équipe. Car l’un ne va pas sans l’autre. Parfois il me semble que même ce basique est oublié. Et en voilà encore une idée pour doper la santé des entreprises et la création d’emplois…

 

* Pour tout savoir sur le DSA

** Plus sur ces boîtes

 

J’ai vaincu des millions de concurrents.

Petit topo intéressant sur l’estime de soi. Sujet clef ,au moment ou nous nous apprêtons à lancer un parcours d’aide à la parentalité pour parents d’ados*. Alors, rapide debrief pour les nuls (dont je suis, bien entendu).

L’estime de soi ne se décrète pas . C’est une émotion, et comme toute émotion, on la vit .

Toute relation est une relation entre deux estimes de soi. Et la relation sera heureuse quand les deux estimes de soi sont au bon niveau, pas celui qui pousse l’un à dominer l’autre, mais celui qui amène à une négociation, un échange.

Pour travailler son estime de soi, deux petits trucs :

Faire le point, avec un petit outil rapide, le test de Rosenberg, en ligne ou a télécharger** pour ceux qui craignent que la NSA n’exploite vos résultats .

Et pour s’améliorer, quelques trucs de base … commencer par soi, avant que cela ne rejaillisse sur les autres .

  • Eviter le perfectionnisme.
  • Dire du bien, dire merci, dire bravo*** . Si on le fait pour d’autres, ils le feront pour nous.
  • (se) complimenter pour ce qu’on est, pour ce qu’on a fait, pour ce qu’on a laissé faire.
  • Et savoir se valoriser a la suite de petits succèscourse a pied

Tous nous avons eu au moins un superbe succès , dans une lutte à la vie à la mort, dont nous sommes sortis victorieux sur des millions de concurrents. Si ce jour là c’est un autre spermato qui avait gagné la course, c’est un autre qui aurait existé, pas moi.

Alors, autant s’en féliciter.

Et si vraiment on se retrouve au fond du trou de l’estime personnelle, il y a toujours cette béatitude :

Bienheureux les fêlés  , ils laissent passer la lumière.

 

* Alpha parents d’ado, sortie ce printemps.

**  Test d’estime de soi de Rosenberg, en ligne ou à télécharger .

*** Eh oui, les bonnes vieilles paroles valorisantes . Un des fameux langages de l’amour qui dope bien des hommes. Bon, j’ai collé là un lien parmi 10.000 …..

Les moyens de notre sécurité : développer la fête des voisins

En cette période d’attentats, j’ai rouvert mon livre de chevet, celui du milieu de la troisième pile, j’ai nommé « Le prix du bonheur* » , recouvert, et ce n’est pas un hasard, par une carte touristique de Port Vila**.

chevetresized

Je tombe sur le chapitre 11: “Avons nous encore les moyens de notre sécurité ?” ..  Non, il ne se focalise pas sur l’économie publique, mais sur les racines profondes : revenu, travail, santé, communauté . Et là , une petite phrase*** m’interpelle:

Il existe d’ailleurs un bon indicateur, quoique original, du taux de petite criminalité : le nombre d’amis que l’on peut rencontrer en marchant autour de chez soi pendant quinze minutes****.

La criminalité est moindre quand les gens se font confiance , et les gens font davantage confiance quand les déménagements sont rares et la collectivité homogène. »

Si on ne peut pas grand chose à titre individuel contre les déménagements et l’homogénéité de notre collectivité urbaine, au moins il y a une chose qu’on peut tous faire : participer plus activement à la fête des voisins . C’est vrai que je n’ai pas été très fan jusqu’ici de ce genre de manifestation, qui développe pourtant bien la fraternité*****

 

*  voir les posts sur ce “must read”

** C’est pardonnable de ne pas savoir instinctivement que Port Vila est la capitale du Vanuatu, pays du bonheur…

***  « Le prix du bonheur » p 196

****sampson et groves  1989 : “ Community Structure and crime : testing social-disorganization theory” American Journal of Sociology N°94 p 784 et suivantes

https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/3226955/Sampson_CommunityStructureCrime.pdf?sequence=2   

***** Sur la fraternité, par là….   ici…

Il peut parfois renvoyer l’ascenseur à toute vitesse

Paris, gare de Lyon, 19h.

Il y a foule au monop pour payer les sandwiches soigneusement choisis dans les rayons. Une queue un peu désordonnée.

Mon tour arrive presque quand une petite dame, essouflée, grille toute la queue sans s’en rendre compte, juste devant moi. Elle est visiblement pressée, moi pas . Ma raison réussit à dominer ma nature, et je ne dis rien. Derrière moi, une autre s’énerve. Je lui murmure :

Vous êtes pressée, madame ?

Non, mais ce n’est pas une raison. 

Bah, ce n’est pas grave non plus.

Ma resquilleuse part . J’approche de la caisse, trébuche sur une valise laissée à mes pieds. Je hèle la resquilleuse, résolument décidé à ne pas lui en vouloir.

Content de moi, d’avoir su dominer mon caractère impatient, et d’avoir mis quelque part une petite image d’altruisme dans tout de brouhaha , je règle tranquillement mon achat et pars à pas lents. Je me sens bien.

effet boomerang

10 secondes . C’est le temps qu’Il a mis pour me renvoyer l’ascenseur. Ma rouspéteuse m’appelle  pour me tendre la carte de crédit que j’avais laissée sur le comptoir, avec un grand sourire à son tour.

Même si ce n’est pas toujours aussi rapide, l’effet boomerang du bien est réel. Merci du rappel.

Fier de payer des charges

7h, dans le froid du petit matin de la brocante de Claire. Les professionnels sont là les premiers, a l’affût de la bonne affaire . Très vite, ils repartent . Pas tous . Un homme reste à examiner chacune des vieilleries ou autres bricoles exposés. Avec attention. Il prend son temps. Entame la discussion. Cherche , sur son vieux smartphone, des informations sur chaque objet.

brocorama2Il m’intrigue .

Petit à petit, il se raconte .

Il vivait de petits boulots . Et de sa passion, la brocante, sur internet . Achat, revente, au noir bien entendu.

Et l’an dernier il a fait le pas . S’est consacré à sa passion. A créé son entreprise .

Oh, j’ai juste un vieux Kangoo, et pas de local fixe. Je fais les brocantes, et j’aide les gens gratuitement à évaluer leurs biens, et à les revendre sur Internet .

Gratuitement ? Mais, il faut bien que vous viviez, vous .

De temps en temps les gens me confient des trucs à vendre. Vous savez, si je les renseigne bien et si je les aide, ils savent se montrer reconnaissants.

Il a tout compris du marketing Gaga, lui !!

Vous savez, avant, je gagnais un smic au noir. Maintenant, je gagne en gros la même chose, mais je suis en règle. J’ai créé mon entreprise. Et je paie mes charges, moi.

Fier comme Artaban, il me donne sa précieuse carte de visite.

Empathie secrète

“Tiens, H , tu bois maintenant ?”

Depuis plus de dix ans que je le connaissais,  je n’avais jamais vu H un verre d’alcool à la main. J’admirais cette tempérance.

Maintenant qu’il n’est plus de ce monde, je suis libéré.

Et H de me raconter l’histoire de cet ouvrier, alcoolique*, qui luttait contre son addiction. De me dire comment, une fois, il lui avait promis, pour le soutenir , de l’accompagner, et d’arrêter l’alcool lui aussi . Par empathie.

empatia2La vie avait suivi son cours. L’un, puis l’autre, avait pris sa retraite. Chacun était parti sur son chemin de vie.

Pourtant , sans jamais avoir revu son collégue, H ne buvait plus depuis 15 ans … avec comme seule exception une coupe au mariage de ses enfants. Par pure empathie. En pensant toujours à lui. Pour lui éviter de rechuter.

Etonnant, non ?  Vu la durée de mon histoire, ça a du marcher .…  Quelle exemple de fraternité !!

 

* Bon, ce n’est pas le seule solution pour lutter contre l’alcool, je le concéde.

L’énergie du réfugié

Mon interlocuteur de l’UNHCR a un rêve. Que soit inscrit un droit a l’énergie dans la charte des droits de l’homme. Réaliste, il propose de quantifier ce droit a 12 Watts par personne.

  • 12W pendant 24h, ca fait 288Wh …
  • en gros 8 litres d’eau chauffés de 30 degrés
  • soit ce qu’on dépense en une douche rapide, ou en se se lavant les mains à l’eau chaude trois fois par jour .

arme eau2Rien qu’en se lavant les mains à l’eau chaude, on consomme autant d’énergie qu’un réfugié … qui lui même est bien souvent refugié car il fuit une guerre dont la cause profonde est le pétrole…. nécessaire à chauffer notre eau.  Cherchez l’erreur…

Pour lutter contre la guerre de l’or noir … je me lave les mains à l’eau froide…

Une question de nid

Bilan sanguin . Check OK . Bilan cardio . Check OK . Je ruisselle de santé . Quel part de mérite derrière cette chance ? Très faible , soyons honnêtes. Aucune gloire à tirer de tout cela.  Dame nature n’est simplement pas égale pour tous.

 

Dans le même registre, une petite pensée pour tous les étudiants qui sont admissibles, et seront admis, à nos concours prestigieux. Vous êtes fiers. Vous avez travaillé comme des brutes, ou des furieuses. Votre succès est mérité … jusqu’à quel point ? D’autres n’ont ils parfois plus donné d’eux mêmes, sans avoir votre apparent succès ?

Je pense à vous en regardant le cartoon ci dessous.

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on a plate2on a plate3on a plate4

 

Alors, sans être rabat joie, ne boudez pas la joie de vos succès, mais ne perdez pas votre lucidité. Lors des beaux discours de bienvenue dans votre école, ou tout sera dit pour que vos chevilles prospèrent , n’oubliez jamais la parabole qui parfois me terrorise, celle des talents .

Step outside of your tiny little world

J’ai choisi de ne pas m’exprimer au moment de l’enthousiasme populaire, probablement parce que ce n’était pas socialement acceptable. D’ailleurs les amis et voisins auxquels j’ai sobrement dit ne pas être sorti de chez moi ce 11 janvier ont manifesté un petit regard réprobateur et étonné.

dostoievsky evildoerD’aucuns ont bien pesé le pour, le contre, comme Koz par exemple ..

Mais je ne suis pas sûr que, submergés par la vague bisounours savamment orchestrée par notre pensée unique, centrée sur elle même, tous aient bien vu l’image que ces manifestations monstre ont projetée en pays musulman.Crusade 4 images

Je ne résiste pas à vous envoyer une fois de plus regarder cet excellent Sam Richards. Oui, vu de terre d’islam, tout cela n’est finalement qu’une reprise des croisades… Non seulement des millions de citoyens descendent dans la rue, mais en plus le gouvernement finance par ses dons la reprise et l’amplification des agressions caricaturales contre ce qu’il y a de plus sacré pour eux.

Regardez bien cette video …. et vous serez beaucoup moins étonnés des réactions de violences anti- chrétiens tout autour du globe. Et j’ai peur que ce ne soit pas fini.

 

Alors, maintenant, on fait quoi? C’est la question du jour.

  • Avec la notoriété mondiale qui lui a été donnée, Charlie ne peut plus continuer ses provocations littéralement criminelles. S’il n’a pas compris cela, c’est vraiment un criminel.
  • J’éviterais de planifier à court terme des vacances dans un pays musulman, du pourtour méditerranéen ou d’Asie du Sud Est. Parce que ça va craindre. Et si j’y vais quand même, j’éviterai le bronze fesses qui est une provocation de plus …
  • En règle générale, je réfléchirai à cette leçon avant de prendre des positions tranchées dans le domaine du sacré…même … et surtout… si pour moi le domaine concerné n’a rien de sacré.
  • Et, comme dit Sam dans une de ses dernières phrases : “step outside of your tiny little world” et essayer de se mettre dans les bottes des autres ne fut ce qu’un instant pour les comprendre avant toute action – ou réaction.

Bêtise meurtrière

gnothi-seautonL’ analphabétisme est réputé être inférieur à 1% en France . Allez, on va le croire …

Les Algériens dans leur vaste majorité ne brûlent pas de voiture pour manifester leur joie, pourtant avoir un garage les soirs de coupe du monde sécurise beaucoup.

Un avion Malaysian et 300 personnes plus bas … juste parce que les “réputés éduqués”  n’ont pas lu la notice de leur missile . Ca fait  douter du fait qu’ils sachent lire.

Et la majorité des habitants de Mossoul : sont ils anti Chrétiens anti Yezidis, anti Chiites  ? J’en doute, là encore une poignée d’irresponsables est à la manœuvre.

Nucleaire : personne ne poussera jamais le bouton, comme disait VGE “la décision de déclencher le tir stratégique et de déclencher la destruction mutuelle assurée apparaîtra comme le dernier geste d’un irresponsable”*… Seul un état voyou le fera, probablement encore un qui ne saura pas lire la notice.

Finalement, le problème numéro un de ce monde est que la bêtise n’est pas un gène récessif. D’ailleurs, les mathématiciens, Einstein en tête,  le savent bien: rien ne donne un meilleur aperçu de la notion d’infini que la bêtise humaine

Alors , quelle solution ?

  • Mort aux cons (vaste programme, nous sommes cernés) ,comme souvent j’en ai des bouffées d’envie ?  Bon , ce n’est pas très chrétien . Tout le monde a droit à la Vie.
  • Répondre au communautarisme idiot par un communautarisme élitiste , comme beaucoup le font ? Quartiers qui refusent les transports en commun, écoles élitistes totalement privées, ou carrément pays complet comme la Suisse qui interdit minaret et limite le nombre d’étrangers ? Tout cela, pour moi, n’est pas vraiment en ligne avec la doctrine sociale de l’ Eglise et sa préférence pour le plus démuni .

Deux pistes concrètes :

  • détruire tout l’arsenal nucléaire militaire, et réprimer avec fermeté tout état qui s’en approche. Mais pourquoi l’Humanité conservait elle le moyen de sa destruction accidentelle ? γνῶθι σεαυτόν** , disaient les anciens. On SAIT qu’un jour tout cela va mal finir, qu’un hurluberlu appuiera sur le bouton . Alors, autant prévenir …
  • toujours et encore répandre la fraternité ...qui évitera a la bêtise de devenir asocialement dangereuse. Même si mes voisins m’énervent beaucoup. Et, pour cela, rien de mieux que de développer son empathie . Alors, dans la série les vidéos pour bronzer moins idiot , une superbe leçon d’empathie , toujours pour les anglophones :
    dostoievski fraternité

 

 

*VGE “le pouvoir et la vie”1992

** Gnoti seauton , Connais toi toi même