Pour un esclavagisme raisonné.

L’histoire de l’humanité se confond avec celle de la domination de la terre et des autres espèces animales. Pour son profit. Avec une éternelle ligne de crête à tenir à l’intérieur même de l’espèce sapiens, qui se surprend souvent à exploiter une partie de l’espèce pour le bien de l’autre partie.

Sans rentrer dans l’épineux débat de la lutte des classes et du paternalisme, je pense ici que sapiens tirerait bien parti de la connaissance maintenant intime des mécanismes de la biologie, que son cerveau développé possède désormais. Et de s’allier avec finesse et modération aux autres habitants de la planète.

Au lieu de bombarder massivement de pesticides les banlieues huppées qui ne peuvent plus faire dehors leur barbecue chéri sans se faire agresser de moustiques tigre, ne laisserions nous pas un peu de répit aux hirondelles et autres chauve souris , qui se chargeraient volontiers du job ?

Mais, s’il vous plaît, dans la finesse. En laissant du temps au temps .  Sans excès . Il a fallu une quarantaine d’années aux moustiques pour se remettre de la tentative d’extermination des années 70.  Il n’a suffi que de 10 ans pour sortir les chauves souris de la ville et permettre le retour des irritants culicidae.

Nous sommes trop exigeants, trop avides de résultats immédiats.

Mes patrons n’ont jamais vraiment apprécié quand je leur disais :

Je préfère marcher en ligne droite que courir en zig zag. C’est moins fatiguant et au final on progresse plus vite”. En leur formulant, en bon ingénieur, la formule : “515 est toujours supérieur à 151*” .

Bref, je suis pour la protection de la vie,  en modérant notre usage de la chimie, de la biologie. Les oiseaux travailleront volontiers pour nous.

Je suis pour l’augmentation du temps de l’étude et de la réflexion, au delà des pressions et de la mode médiatico-politique. L’inertie de notre politique ne va pas au delà de la rentrée parlementaire, celle du monde se mesure en siècles voire en millénaires. Conservons le juste milieu.

Tout le monde est d’accord ? Alors, let’s do it.

Et on se calme sur une bioéthique débridée qui peut si facilement nous mener au retour d’un esclavage et de la traite des hommes.

* Préparation – Action – Résultat. Que ce soit en temps ou en énergie dépensés, 5 unités de préparation en garantissent autant de résultat en ne dépensant qu’une petite unité d’action.

Par contre, une préparation bâclée  induit une énergie folle d’action pour un piètre résultat.

D’où l’inégalité 515 >> 151, prouvée maintes fois, et pas que dans les livres de maths.

La voix du fin silence

Repas en silence.

Chacun est attentif .

Le geste se ralentit

Les papilles n’ont qu’une chose à faire, déguster.

Les yeux pétillent, ou se ferment.

La bouche sourit, goûte pleinement l’instant.

Expérience recommandée. Bon, on peut prolonger en passant tout le week end en retraite spi, c’est mieux. Mais juste un repas hors du bruit du temps ce n’est déjà pas si mal.

Des cigognes et des chemins de vie

Il est des cigognes qui ne choisissent pas les meilleurs terrains d’atterrissage. Mais l’espoir est toujours possible. T nous raconte .

 

Je m’appelle T, j’ai 24 ans. Je suis née à Rennes. J’ai une sœur jumelle.

A l’âge de 5 ans, mes parents, qui ne s’entendaient plus, se séparèrent. Je vois ma mère partir. Je reste vivre avec mon père, ma sœur et les copains de mon père qui passaient souvent à la maison faire des fêtes alcoolisées. Mon père buvait beaucoup. Le soir, après le boulot, il partait boire au bar. Quand il rentrait trop défoncé, nous étions stressées parce qu’il pouvait être parfois violent en paroles et en actes. Le lendemain il ne se souvenait plus de rien.

Il nous aimait beaucoup et faisait ce qu’il pouvait pour nous élever. Nous devions nous occuper de la maison, faire la cuisine, le ménage, s’occuper de nos chiens. Peu à peu nous apprenions à faire tout cela.

A 7 ans, nous savions tenir une maison en ordre.

A 10 ans, nous déménageons chez notre tante en attendant de trouver un autre logement, puis chez un copain de mon père. Nous dormions dans une caravane, enveloppés dans plusieurs couvertures. Tous les matins, avant de partir à l’école en vélo, nous nous lavions à un robinet d’eau froide sur le terrain. Notre vie n’était pas des plus saines. Cette période de notre enfance n’était remplie que de soirées alcoolisées avec des personnes droguées, bourrées.

Deux ans et demi après nous avons déménagé dans une maison, enfin. Ce fut un bonheur pour ma sœur et moi de retrouver un lit douillet, une baignoire et le luxe de l’eau chaude. Et puis nous prenions le bus pour aller à l’école ! la classe ! Les mois passèrent, mon père avait trouvé un bar dans la village où il rejoignait tous les soirs des potes à lui qui venaient ensuite finir leur apéro à la maison.

Peu à peu ma sœur et moi avons suivi le même chemin, le monde de la fête et des soirées alcoolisées.

Vers l’âge de 13-14 ans nous avons commencé à aller en boîte avec des potes à mon père.

Un jour, vers l’âge de 15 ans, en soirée, j’ai rencontré un gars de 24 ans, nous sommes tombés amoureux. Je faisais des études d’hôtellerie, lui travaillait. Nous nous sommes mis à habiter ensemble. Quelque temps après, il est devenu possessif et jaloux, au point qu’il ne voulait plus aller travailler pour me surveiller. Puis il continua à me séquestrer, et à faire des crises paranoïaques. Je ne dormais plus. Nous nous battions souvent. La situation s’aggravait. J’ai voulu le quitter plusieurs fois mais il me harcelait et me retrouvait. Il me promettait de changer, je le croyais. Mais c’était toujours pareil. J’étais dans ses crochets. J’ai fini par arrêter mes études un mois avant les examens. On s’est retrouvés à la rue. Il buvait beaucoup. Et moi aussi pour oublier son harcèlement. J’essayais parfois de fuir mais je ne savais pas où me réfugier. Alors je souffrais en silence tout en me battant avec lui. Jusqu’au jour où la police l’a envoyé en prison. Je le quittais alors. Notre relation destructrice aura duré 5 ans.

Après cette relation douloureuse, je suis allée vivre dans un foyer pour femmes battues. Mais je me suis fait virer au bout de trois mois parce que je partais dormir ailleurs la nuit. Après j’ai rejoint ma sœur qui trainait dans la zone de la rue. Elle me présenta aux SDF.

Nous avions 20 ans et étions perdues. Puis j’ai rencontré un autre homme. Nous picolions ensemble toute la journée et dormions en squat ou sous la tente la nuit. Nous faisions la manche la journée. Un jour, après une dispute ensemble, on s’est séparés quelques jours. Quand je suis revenue, on m’a annoncé qu’il était mort d’une overdose. Etait-ce de ma faute ? Il fallait que je vive avec ça. J’étais affaiblie et perdue. Alors un jour j’ai pris mon sac à dos, mes chiens, et j’ai pris le premier train qui arrivait. J’ai visité plein de villes en faisant la manche. Je dormais dans les halls d’immeubles.

En septembre 2016 je suis arrivée à Grenoble. Pendant 1 an j’ai dormi sous la tente dans des bois autour de la ville et j’ai vécu dans la rue à boire et à faire la manche. En juin 2017, on me présente C D. De suite, elle m’emmena dans une sortie, puis en vacances loin de la ville. Je découvrais une autre ambiance paisible et joyeuse sans alcool. Avant je n’aimais pas la vie et je me demandais ce que je foutais sur terre. Aujourd’hui, avec l’association Grain de Sel ma vie a pris un sens. En octobre 2017, C me proposa d’habiter au grain de sel. Maintenant, ça fait un an et demi que je commence une nouvelle vie, en sécurité, avec des projets. J’ai découvert la foi chrétienne qui m’aide beaucoup chaque jour. J’ai remarqué que Dieu veille sur moi

En mai 2018, on m’apprend que ma sœur jumelle a eu moins de chance que moi et a été retrouvée tuée, dans une cave. Ce fut un choc ! Sans la foi, je me serais suicidée. Mais je la sais heureuse maintenant, et en paix.

Maintenant ma vie va pour le mieux. J’ai signé un contrat dans une école en tant que surveillante polyvalente. J’ai renoué avec mes parents. Je prends soin de moi. Je me suis inscrite au sport et je vais être baptisée à Pâques. J’essaie de vivre ma vie au maximum pour ma sœur Manon. Je vais bien et je suis heureuse …

 

Témoignage donné lors de l’ AG de l’association « Le grain de sel hors les murs » 2018. Merci à tous ceux qui la soutiennent .

Alors, on ne salue plus ?

Balade hygiénique sous ce grand soleil de février. Vite, vite, car le retraité du jour est débordé !!

Je croise et double quelques personnes, souvent dans le même cas. Ca jogge, ça papote, ça médite…

Perdu dans mes pensées, il me faut une demi heure pour réaliser que moi non plus, je ne dis plus le traditionnel “bonjour” que s’échangent les promeneurs en montagne. Sommes nous désormais trop près de la ville ? Ou faut-il mettre cela sur la baisse de l’esprit de fraternité, conséquence des mouvements communautaristes de plus en plus fréquents ces temps ci ?

Allez, on se reprend : un petit bonjour a chaque promeneur croisé ne me fera pas mourir, au contraire. La réaction des gens est amusante. Entre le regard surpris des uns, apeuré de jeunes femmes qui se sentent agressées, l’ignorance complète d’autres sportifs tout à leur performance, finalement bien peu renvoient une simple salutation souriante.

Ah, tout fout le camp, pourtant elle n’est pas si loin l’époque ou je m’amusais de ces salutations systématiques une fois la lisière du parking dépassée *.

Est ce réellement une évolution de notre société ? Tout à cette question, deux employés municipaux me rappellent à l’ordre, en me gratifiant d’une salutation joyeuse sans pour autant interrompre leur travail.  Merci de la leçon, messieurs. Allez, fi du découragement, continuons à nous saluer. Même entre piétons croisés en ville, pourquoi pas ? Ca ne coûte pas cher, et on se sent tellement mieux..

 

 

C’était en 2014 . Les choses ont elles tant changé en 5 ans ?

Sortir de la fosse d’assistance

Une jeune femme, bon job, un enfant, raconte. “Pas assez de temps pour vivre une vie de mère avec mon petit, lors j’ai décidé de travailler à mi temps. Tant pis pour la réduction de salaire, je gérerai”.

En pratique, quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’avec l’arrivée de diverses aides dont son revenu précédent, trop élevé, la privait, avec la baisse drastique du coût de certaines prestations et taxes,  prix de la cantine*, de la crèche, exonération de taxe d’habitation… (la vie est bien moins chère quand on est pauvre, conclut elle), son niveau de vie n’avait pas autant baissé que cela…. Tant mieux pour son enfant, qu’il profite de sa mère qui lui a fait ce si beau cadeau..

J’invente et continue l’histoire..

Au bout de quelques années, elle aimerait bien augmenter un peu son niveau de vie. Travaille un peu plus. Et fait le chemin inverse, perdant un à un tous aides et privilèges que son faible revenu lui conférait. Et se retrouve à devoir travailler deux fois plus pour, in fine, ne disposer quasiment que de la même aisance. Inacceptable. Il ne lui reste donc plus qu’à enfiler un gilet jaune et obtenir que le gouvernement élargisse un peu plus la fosse d’assistance dans laquelle elle était descendue quelques années plus tôt. Les riches, ou du moins ceux qui n’ont pas encore quitté le pays, paieront. Impossible ? La majorité  est déjà partie ? Alors on transférera l’ardoise à son enfant… qui va se retrouver à devoir payer son beau cadeau.

So what ? Après avoir compris le mécanisme de la fosse d’assistance grâce à cette jeune femme, qu’en tirer ?

Juste un guide de discernement pour mes dons ou investissements. S’assurer qu’ils permettent aux hommes de sortir de la fosse par eux mêmes (p. ex. en confiant des vaches a des éleveurs*** où en finançant l’éducation, en souscrivant aux obligations émises par les entreprises plutôt qu’en spéculant sur leurs actions****) plutôt que de les aider à y vivre moins mal..  En s’assurant que cela correspond à une réelle demande de leur part, bien sûr. Retour du bon vieux proverbe sur le don de poisson ou de l’apprentissage de la pêche…. toujours à condition que le pêcheur potentiel le désire, sinon, c’est encore un beau gaspillage!

* Le prix des cantines Grenobloises varie d’un facteur 1 à 10 selon le revenu

** si cela vous amuse d’aller voir les seuils de 28 aides sociales …  

*** des investisseurs et des vaches

**** actionnaire ou obligataire ?

Des taxes et de la valorisation doublée

Mon livre  de chevet* m’a abondamment parlé de la valorisation doublée. Oui, ce facteur là ! Celui qui nous fait inconsciemment valoriser deux fois plus ce qu’on perd que ce qu’on gagne. Ce conservatisme qui nous fait doublement résister chaque fois que l’on nous enlève quelque chose. Car nous sommes viscéralement attachés à nos biens. Dans mon cas, c’est sûr !

Alors quand une nouvelle taxe arrive, qui puise dans notre compte en banque, nous hurlons. En gros deux fois plus fort que raisonnable. Et il faudra donner deux fois plus pour compenser le sentiment de spoliation.

La preuve.

Ce meneur des gilets jaunes qui, spontanément, au 20h, qualifie d’”aumône” (sic) les quelques 20 euros mensuels que la réforme de la CSG a ajouté sur sa fiche de paie.

Mais qui ne souffre pas les 10 centimes d’augmentation de taxes sur le diesel, qui l’étrangle.

Je ne peux m’empêcher de faire, une fois de plus, un calcul.

20 euros donnés d’une main.

Mettons qu’ils soient intégralement repris de l’autre dans le même mois . A coup de 10 centimes** par litre, cela fait 200 litres. Mensuels.

A 5 litres au 100 , ces 200 litres le transportent sur 4000 km. Mensuels.

Il faudrait donc que ce pauvre manifestant étranglé par les taxes habite à plus de 100 km de son lieu de travail pour que ces deux mesures commencent à lui faire perdre du sacro saint pouvoir d’achat. 2 fois 100 km par jour, ça fait beaucoup…

Allez, c’est un gros rouleur . Mettons qu’il fasse 2*50km *** par jour pour travailler. Il est encore globalement gagnant. Encore une victime du facteur 2, qui le pousse à passer son week end à faire barrage.

Ce jeu de transfert de taxes peut passer pour du bonneteau. Mais j’avoue que s’il permet :

1 – de faire baisser le coût du travail (et je confirme que le coût total de mon employé à domicile a baissé de l’ordre de 1% sur les 12 derniers mois… à salaire net augmenté).

2 – de faire grimper le prix des ressources non renouvelables.

3 – et de donner un petit coup de pouce au pouvoir d’achat de la plupart des gens.

cela devient un très joli coup..

 

Moralité : que je me méfie encore plus de ce fichu facteur 2, qui m’inciterait si facilement à des réactions pas forcément adaptées…

 

* Bien sûr, mon “prix du bonheur” ..

**  Dans le marécage des chiffres balancés ici et là, 10 centimes permettent des calculs ronds. Selon vos références, 5, 10 ou 15 ne changent pas le raisonnement …

*** sachant que la médiane française est à 7,9km , selon l’INSEE . Tous les détails  là

 

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

Si le PNB représente bien la richesse nationale, donc celle de la population, je comprends que :

  • la population en France croissant de 0,4% par an*, une croissance du PNB de 0,4% nous permettra de conserver notre richesse par habitant. Jusque là, OK.
  • au delà de 0,4%, la croissance permettrait à chacun de faire croître son pouvoir d’achat. Mais pourquoi ?

Mon livre de chevet favori (bon, c’est vrai il n’est pas seul, la pile à mon chevet menace parfois sérieusement mon sommeil) , j’ai nommé “le prix du bonheur”** , m’indique bien que depuis quarante ans le pouvoir d’achat a eu beau doubler, le bonheur des riches comme celui des pauvres n’a pas augmenté d’un poil ( voir fig et son commentaire ci dessous).

Alors vu qu’on ne sait pas croître sans détériorer notre environnement (voir le bouquin de Janco*** qui lie de manière imparable PNB et émission de CO²), vu que sans aucun doute détériorer notre environnement ne va pas nous rendre plus heureux, du moins à long terme (un feu d’artifice nous rendrait moins heureux si nous savions vraiment la quantité de métaux lourds qu’il volatilise à portée de nos narines****), arrêtons cette course à la croissance, qui ne peut que nous rendre plus malheureux, nous sommes de plus en plus nombreux à en être convaincus.

Pour régler le problème de la dette il faudra trouver un autre moyen que bousiller l’environnement et nous rendre malheureux.

 

* voir les stats de la worldbank  qui en prime permettent de pousser mon raisonnement a l’échelle planétaire.

** Ah, le prix du bonheur  !!

*** Janco what ? Il pourrait bien ressortir dans d’autres posts, celui là ..

**** Pour sentir les feux d’artifice à leur juste odeur ..

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

L’amour ne vieillit pas

Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme.
C’est bien ton droit; il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble.
Ce soir, et puisqu’il fait beau, et c’est aussi le soir de notre vie:
tu as bien mérité, vois-tu un petit moment de repos.
Voilà, les enfants à cette heure sont casés, ils s’en sont allés par le vaste monde et, de nouveau, on n’est rien que tous les deux comme on a commencé.

Femme, tu te souviens? On n’avait rien pour commencer, tout était à faire.
Et on s’y est mis, mais c’est dur. Il faut du courage, de la persévérance.
Il faut de l’amour et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.
Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille, ou bien se tenir serrés l’un contre l’autre ;
Le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour.
C’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’a commencé la vie .
Il faut faire, c’est défait; il faut refaire, et c’est encore défait.

Les enfants viennent, il faut les nourrir, les habiller, les élever: ça n’en finit plus; il arrive aussi qu’ils soient malades; tu étais debout toute la nuit; moi, je travaillais du matin au soir.
Il y a des fois qu’on désespère; et les années se suivent . Et on n’avance pas. Il semble qu’on revient en arrière.

Tu te souviens, femme, ou quoi ?
Tous ces soucis, tous ces tracas: seulement tu as été là. On est restés fidèles l’un à l’autre. Et ainsi j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi tu t’appuyais sur moi.
On a eu de la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit. Le vrai amour n’est pas d’un jour mais de toujours. C’est de s’aider, de se comprendre.
Et, peu à peu, on voit que tout s’arrange. Les enfants sont devenus grands.
Ils ont bien tourné. On leur avait donné l’exemple. On a consolidé les assises de la maison. Que toutes les maisons du pays soient solides, et le pays sera solide, lui aussi.

C’est pourquoi, mets-toi à côté de moi et puis regarde. Car c’est le temps de la récolte et le temps des engrangements.
Quand il fait rose comme ce soir. Et une poussière rose monte partout entre les arbres.
Mets-toi tout contre moi on ne parlera pas. On a plus besoin de rien se dire. On n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.

Charles-Ferdinand Ramuz

 

Un texte qu’on avait « en stock » depuis quelques années, et qu’on n’a pas eu l’occasion de sortir dans l’une ou l’autre de nos célébrations récentes. Alors, pour tourner cette page des quarantaines, le voilà. Il décrit si bien l’amour d’un couple. C’est vrai qu’il est un brin nostalgique, heureusement que le chat est là … merci Geluck!

 

Humilité pour plus de sérénité.

« L’humilité est une perpétuelle paix du cœur. c’est n’avoir point de trouble, c’est n’être jamais fâché ou vexé, irrité ou endolori. C’est de m’étonner de rien qui puisse m’arriver, de ne rien ressentir comme étant dirigé contre moi. C’est rester calme quand personne ne me louange et si je suis avili ou méprisé, c’est trouver en moi un lieu béni où je puisse me rendre, refermer la porte, m’agenouiller devant mon Père en secret, être en paix comme au sein d’une mer profonde et calme, quand tout autour de moi semble trouble… »

Drôle comme je me sens serein et apaisé après avoir médité ce texte 10 minutes lors du before de St Jo dimanche soir. Une belle ambition, cette humilité.

Merci, Dr Bob des AA* pour avoir fait mettre ce texte sur ta plaque mortuaire.

 

* Ah oui, la relation alcool et foi, j’avais failli oublier…

Si même la bière les cache …

Méditation estivale autour d’une Leffe.

D’abord distrait, mon regard se focalise sur la bouteille. Son étiquette. Le texte. Les tailles de police… Surprenant. Mes yeux vieillissants peinent à voir qu’il s’agit d’une production d’abbaye. Les nuances de vanille et de clou de girofle, dont j’ignorais l’existence, sont présentées avec deux fois plus d’emphase, des textes deux fois plus gros.

Exit donc la bière d’abbaye . Progressivement.

Il est loin le temps des origines, ou l’abbaye avait autant d’importance que le lieu. Cachons cette origine religieuse qui, sait on jamais, pourrait nuire au commerce.

Heureusement, il est des cafés qui ne sont pas rancuniers.

Du coup, à l’instar de ma boulangère et de Zabou, je me demande si le temps n’est pas venu de basculer,  et de porter moi aussi un croix.

Faire briller les yeux

Pour les enfants, c’est facile. Et quelle joie de voir ces yeux pétiller dans l’attente d’un cornet de glace!

Pour les personnes âgées il suffit d’une poignée de mains et d’un regard prolongé.

Quelle joie de faire le tour des fauteuils, dans cette salle ou la messe télévisée est projetée, en transmettant la paix. De voir ces yeux fatigués se rallumer les uns après les autres.

Une autre joie est de soigner leurs yeux en dégustant avec elles une tarte aux myrtilles*, mais là on tombe dans un autre registre.

Oui, la joie est faite de toutes petites choses. Et, rappel**, il y a 7 ans à gagner… en se sentant bien***

 

Myrtilles et vision ???

** 7 ans pour un carnet de kifs bien rempli..

*** on est bien…

Sous traiter la fraternité?

La liberté, c’est clair, dépend de notre gouvernement. On veillera juste à ce qu’il ne se prenne pas trop les pieds dans le tapis de l’état d’urgence, et qu’il saura faire juste usage du fichier monstre, j’ai nommé TES*.

L’égalité , ou du moins l’instauration des conditions d’égalité, reste le souci des mêmes. Bon, certains sont et seront plus égaux que d’autres, et l’évolution de la situation est controversée**, mais il y a du monde sur ce coup là.

On n’en dira pas autant de la fraternité. Elle ne se décrète pas. Elle est bien mise à mal par le communautarisme grandissant. Oh, il y a bien des circonstances plus favorables que d’autres***, mais cela ne reste pas évident de se sentir frère de la pouffe qui se gare systématiquement devant mon portail de garage sous prétexte qu’elle ne trouve pas de place ailleurs…

Alors je suis tombé en arrêt quand j’ai vu l’affiche du denier. Mais bon sang, mais c’est bien sûr! Juste un chèque, et hop, la fraternité progresse. Et en plus c’est déductible à 66%. Pratique, non ?

*  Vous avez dit TES ? Rapide présentation du monstre.

**  Alors, l’inégalité progresse-t-elle ou pas ? Ça dépend des points de vue.

*** Mais oui, il y a des circonstances plus favorables que d’autres.

 

Back to basics

etoilecroixcoeurLa musique aléatoire rythme ma promenade. Et vient l’étoile des neiges.

Une promesse de retour, tenue, une croix en gage, une fidélité sans faille dans l’attente. Et si c’était simplement cela le bonheur que l’on cherche désespérément ?

Mais c’est dans un coin perdu de montagne . Impossible dans nos villes? Allez, pour la Saint Valentin, on y croit …

Et puis si on a besoin d’aide, il n’y a qu’à faire comme au Mali

 

De la torture et des chiffres

De la torture et des chiffres

Pauvre INSEE. Voyez ci dessous comment ses chiffres sont utilisés pour peser sur l’opinion. Ça faisait quelque temps que cette question de l’évolution des inégalités me tarabustait.

A ce stade, je conclus au match nul…

Encore une démonstration, s’il en était, de la manipulation possible de l’information. En cette période d’élections, inutile de déclarer le festival ouvert !!

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libe-texte

Retrouver le sens du politique

Un petit livre de 90 pages … mais écrit par des curés, donc forcément a priori rébarbatif :-))

Alors je vous en fais un résumé rapide, juste pour vous donner un peu envie. Pas un résumé, un extrait . Une phrase par chapitre… choix difficile car il ne peut bien sûr refléter toute la finesse du verbe.

Ça commence par le titre, que j’ai coupé en deux.dans-un-monde-qui-change

Retrouver le politique
…l’absence de projet ou de vision à long terme,des comportements partisans et démagogiques… sont injustifiables et sont devenus insupportables…

Une société en tension
…La contestation est devenue le mode de fonctionnement habituel, et la culture de l’affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue…

Ambivalence et paradoxes
…Il y a donc un équilibre à trouver entre une sécurité maximale illusoire, et une protection des libertés qui est fondamentale…

Un contrat social à repenser
…Dans une société ou l’individu et non le collectif est devenu la référence,il y a un sentiment de déception vis à vis de l’état providence qui n’arrive pas à satisfaire les attentes….

Différence culturelle et intégration.
…Il convient donc pour l’avenir de notre société de redéfinir ce que c’est d’être citoyen français, ety de promouvoir une manière d’être ensemble qui fasse sens….

L’éducation face à des identités fragiles
…plus que d’armure, c’est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d’aujourd’hui…

La question du sens
…la politique s’est faite davantage pourvoyeuse de droits individuels et personnels de plus en plus étendus, que de projets collectifs …. Il faut consentir à inscrire son action dans le temps long.

Une crise de la parole.
..nous savons que c’est la confiance dans la parole donnée qui permet que s’élabore une vie en société…dire clairement ce qui semble bon pour la vie en commun est une responsabilité de chacun.

Pour une juste compréhension de la laïcité.
..la laïcité de l’état est un cadre juridique qui doit permettre à tous,croyants de toutes religions et non-croyants, de vivre ensemble..

Un pays en attente, riche de tant de possibilités.
..Notre pays est généreux, mais il est en attente … les enjeux écologiques et environnementaux sont en train de transformer en profondeur sont en train de transformer nos conceptions de la vie en société et nous tournent vers des attitudes de simplicité, de sobriété et de partage…

Conclusion.
..chacun, à son niveau, est responsable de la vie et de l’avenir de notre société. Cela demandera toujours courage et audace. des qualités qui n’ont jamais déserté le cœur de notre pays.

Et pour la post conclusion, qui s’intitule “2017, année électorale-quelques éléments de réflexions” , je ne l’ai trouvé que dans l’édition papier …Si vous m’avez lu jusqu’ici, vous avez déjà fait une bonne partie du chemin !!!

 

Le texte intégral en pdf

Et pour ceux qui sont des visuels   

Une perle comme cadeau de nouvel an

Une perle comme cadeau de nouvel an

Chaque année, on y retourne.
Lentement, on progresse.
A travers les arbres, au delà des murets, on la guette.
La voilà.

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On s’approche. La silhouette lointaine se précise dans son écrin de montagnes.

Vernettes

Dans la dernière montée, elle nous domine.

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Et ses deux clochers nous montrent le ciel.

OB

Vernettes

Vernettes

On baisse la tête pour entrer. Immédiatement, le retable attire l’œil.

Dans un coin, le Père nous accueille.

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Son Fils également.

Vernettes

Saints et angelots nous montrent la voie, et tendent l’échelle.

Vernettes

Pierre met les clés à notre portée.

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Aujourd’hui, le ciel est clément, le soleil généreux. La messe de la Sainte Famille aura lieu dehors.

Et les croix jalonnent la voie du retour vers l’humanité.

Vernettes


Bonne année à vous, que vos croix à vous ne soient pas trop lourdes…

Confiance, de là haut elle veille sur nous.

Les Peiserots auront immédiatement reconnu les Vernettes, si chères à Mod

Et ce qu’il y a de bien avec ce cadeau, c’est que même donné j’en jouis encore…

Pour aider à préserver et entretenir ce joyau, c’est par là.

Bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière

C’est la béatitude de Michel Audiard qui me vient a l’esprit quand j apprend que Jean Vanier* a reçu la légion d’honneur**. J’aurais pu être en colère, vu qu’il aurait du passer mille fois avant de nombreux politico-mediacrates qui s attribuent cette breloque avec autant de facilité.

fotolia_11650550_xsMais soyons positif. L’action et l’homme sont reconnus et honorés. Et c est bien. Et Manuel Valls a écouté Jean en tête à tête pendant une demi heure. Et reçu sa bénédiction. Ça ne peut pas lui faire de mal. Le rapprocher de la lumière ?

 

* pour ceux qui ne connaissent pas Jean, ce grand monsieur si humble.

** pour avoir une idée de l’ambiance

Va ! Rends les autres heureux et tu connaîtras la joie !

IMG_20161119_124455« Go ! and make  others happy ! » – va et rends les autres heureux .

C’est le « motto », la devise de Fidesco. Et on a vite fait de l’oublier !

On nous envoie pour une mission particulière. En arrivant, on peut se dire : je suis venu pour développer cela, je dois fournir des résultats. Des résultats pour qui ? pour Fidesco, pour le partenaire, ou pour mon orgueil personnel ?

Les premiers mois ont été un combat pour nous. Vouloir que les choses avancent. Que les jeunes apprennent vite, que telle ou telle chose change, pour montrer de quoi on était capable. Qu’on « servait à quelque chose ».

Et puis, grâce à la prière, grâce à l’accompagnement spirituel, on a compris du fond de nous-même que l’appel de Dieu était dans la phrase « aime ton prochain comme toi-même ». Ne jamais se considérer comme supérieur à quiconque. Aimer les autres. Aimer les employés d’ici, sans les regarder de haut, comme font bien des blancs par ici !

Une décision prise avant où on se rendait compte qu’un employé était peut être malheureux à cause de nous nous laissait vide. Aujourd’hui, une journée où on a pris un 1/4h d’heure, 1/2h (quitte à nous mettre en retard sur quelque chose), à parler à quelqu’un, à partager un moment, des rires, ou leurs soucis, nous remplit de bonheur, donne du sens à toute notre journée, et nous donne envie de recommencer le lendemain une nouvelle journée.

Placer la relation en premier, c’est aussi risquer une aventure humaine qui nous fait sortir de nous-même pour aller vers l’autre. Prendre des risques oui, mais pour du mieux ……

La suite de ce superbe post de Gwen et Ernö , que je n’ai pas hésité à copier sans vergogne, ainsi que leurs autres posts, sont sur leur blog… par là .

Tous des génies. Sans point d’interrogation.

cerveau-brillantBerit Brogaard* nous berce d’un message mélodieux. Nous avons dans notre cerveau des informations en sommeil, et n’en utilisons qu’environ 10% de manière consciente. Ce n’est pas une bonne nouvelle, ca ? Bon, pas un scoop pour beaucoup d’entre nous. La suite l’est pour moi.

Certains, suite à traumatisme crânien, ont dégagé une intelligence supérieure. Il y a donc moyen d’y accéder, le tout est d’y arriver de manière un peu plus certaine et moins  brutale que le trauma crânien.

Cumulant philosophie et neurosciences (comme Thomas d’Aquin, dans son genre), Berit travaille sur la manière d’accéder à ces possibilités qui sommeillent en nous .

Non, à essayer de rendre les gens plus intelligents, on ne modifie pas la nature humaine. On cherche juste à exploiter au mieux toutes les possibilités dont Il nous a dotés. Et c’est bon.

Alors, pas de désespoir. On peut tous trouver une clé pour progresser . Non, même à mon vieil âge mes neurones ne sont pas condamnés à s’étioler. C’est vraiment la bonne nouvelle du jour. Il parait même qu’elle donne des exercices pratiques. Je fonce acheter son bouquin…cover-superhuman-mind

 

Et pour ceux qui sont persuadés d’avoir une cervelle de moineau, allez voir ici..

 

* Berit What ??

Positive gratitude. 7 ans de gagnés

C’est scientifiquement prouvé : sur un point au moins, j’ai fait le bon choix .

Adepte des matins optimistes, je vous ai déjà parlé des 3 positive thinkings . Je ne pensais pas être autant dans le mille.…

Je me suis déjà fait l’apôtre du « merci, pardon, s’il vous plait » **. De la gratitude.

Et grâce à Daphné , je tombe sur ce TEDx de Florence.

Si vraiment je tiens mes bonnes résolutions, si je prolonge mes matins optimistes,  je gagne du bonheur, et, c’est quantifié, 7 années de vie ….

Allez, 12 minutes, ce n’est pas long pour 7 ans de vie . En plus, c’est en français, alors … Bon visionnage.

tedx-gratitude

 

Et, une fois vu, bon cahier de kifs !

Merci Daphné.

Matin optimiste

Matin optimiste

Ce matin, sur mon vélo, je suis optimiste.

Non pas à cause du Brexit, dont je ne suis pas encore informé vu le manque d’autoradio sur mon véhicule, mais parce qu’il fait beau, que je suis forcé de m’arrêter dans ce qui ressemble à un embouteillage de vélos, et parce que (du coup?) la rocade que je surplombe est étonnamment fluide.

Non pas à cause des tarifs Easyjet, bas à en pleurer du CO² liquide, d’un aller retour Barcelone à 22 euros, Easyjet lyon barcelona 1mais parce qu’il y a quand même une justice avec un billet qui triple avec les taxes et autres frais.Easyjet lyon barcelona 2

Parce que mon cher Lilo m’apprend que Ocean cleanup est passé au next level.

Parce que Le Parisien m’apprend que le photovoltaïque peut désormais alimenter toutes les clims de France . C’est quand même un heureux hasard qu’il fasse chaud quand il y a du soleil  que le photovoltaïque produise le plus au moment des pointes de climatisation. Elle n’est pas bien faite, la vie ?

L’oreillette bannie me dispense ma chanson fétiche, et je tends la main à mes congénères, qui me répondent fraternellement, une fois de plus, avec un grand sourire.

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La soirée de hier a été joviale, quoique triste. Mais ce matin, cela redémarre à nouveau . Optimiste impénitent . Ah, espérance

 

Lilo ?

Ocean Cleanup ?

Photovoltaïque cet été ?

Chanson fétiche ?

Fraternité ?

Espérance ?

 

Sereine confiance

Pendant deux mois j’ai trompé ma femme.

Créé une adresse mail que je n’utilisais jamais sur le PC familial. Téléphoné de la rue, de la cave, caché comme un collégien qui fume dans les toilettes. Fait des compte rendus évasifs sur mes activités pendant qu’elle visitait ses parents. Ai soigneusement payé les achats compromettants en liquide.

Admiré, et admire toujours, ceux qui mènent une double vie. Que de stress ! Que de méfiance ! Mais comment font ils donc pour être heureux comme cela ?

C’est sûr que la qualité de notre relation de couple n’était pas au top pendant ces semaines.

Mais ouf, c’est fini. Cet anniversaire surprise a été une vraie surprise et est derrière nous. Finies les cachotteries de préparation. Quel bonheur de vivre à nouveau dans la confiance et la transparence. Jamais je n’aurais pensé que j’en avais tant besoin. Plus jamais cela. Plus aussi longtemps en tout cas.

La morale de cette expérience,  c’est qu’une relation, c’est très fragile, ça se dégrade vite. Très vite. Bien plus vite que je ne le pensais. Raison de plus pour l’entretenir avec ferveur.

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Tous gagnants , belle fraternité.

Journée de brouillard et de neige, personne n’a le courage de sortir.
Alors on sort les jeux.
Quand j’ai tué ma belle fille, j’ai vu dans son regard un instant d’incompréhension et de tristesse… elle n’avait pas compris que, suite à la distribution des rôles, je n’étais pas dans son équipe. Que je devais la cibler. Que je n’y pouvais rien, c’était le jeu… regard de tristesse quand même…
Quand on y pense, même pour jouer, on ne peut s’empêcher de se diviser, de chercher à vaincre l’autre, l’éliminer, l’écraser. Quelle détente !!!  N’en a t-on donc pas assez de ces divisions ? De ces oppositions permanentes ?
pandemie
Alors on change de jeu. La bonne nouvelle, outre l’Evangile, c’est qu’il existe maintenant des jeux ou on gagne ou perd tous ensemble. Ou soit on sauve l’humanité, soit on disparaît tous terrassés par le mal.
Essayez Pandémie. Vous verrez, l’ambiance en fin de jeu est bien différente. Ce jeu transforme le monde a sa façon, en forçant tous à collaborer. Comme quoi, même par jeu on peut faire progresser l’esprit de fraternité*.
Encore un bel outil pour réaliser la tâche qui nous attend ici bas.

* ah la fraternité. Thème déjà abordé ici et là. Entre autres…

De la comm en boîte

De la comm en boîte

C’est bien connu, la communication est le sang du couple. En fait elle irrigue toute relation. Y compris dans l’entreprise, d’ailleurs dotée pour cela de professionnels : pourtant que d’erreurs, lourdes de conséquences !

Même la politique croit dans les bienfaits de la communication. Elle se trompe juste un tout petit peu complétement, en oubliant un des deux sens de la comm, la transformant en propagande unilatérale…. même (et surtout ?) quand elle s’affuble du titre de « participative ».

Clé, donc la communication . Car c’est par l’échange qu’on se connaît . Et par la connaissance qu’on a plaisir à interagir. A interagir avec plaisir, car, et ils en ont fait leur slogan , Mieux on se connaît, mieux on s’aime.

boite de comm

Leur slogan ? Celui de qui ? Celui des créateurs de ces jeux, qu’ils ont appelé les boîtes de comm**.

Ces jeux qui ont mis la larme à l’oeil chez des vieux couples qui pensaient s’être déjà tout dit. Et chez des jeunes adultes qui ont encore mieux découvert leur famille (très) proche.

Allez, votez vous un bain de douceur .

  • A deux, la boîte de comm du couple, une sorte de DSA* gentiment guidé.
  • En famille, multigénérationelle, la boite de comm de la famille, qui renforcera tous les liens… du sang.

boite de comm couple1

boite de comm famille2

 

 

 

 

 

 

A quand la boîte de comm en boîte, pour doper nos entreprises ? Pour introduire, magie, d’un seul coup d’un seul la qualité de la relation et l’efficacité de l’équipe. Car l’un ne va pas sans l’autre. Parfois il me semble que même ce basique est oublié. Et en voilà encore une idée pour doper la santé des entreprises et la création d’emplois…

 

* Pour tout savoir sur le DSA

** Plus sur ces boîtes

 

50 minutes pour se faire du bien, un soir ….

Nous sommes tombés sur ce film, sur la vie de couple, ensemble pour la vie.

Nous l’avons regardé d’un trait, avec émotion . Des témoignages forts, sur la vraie vie d’un engagement sur une voie qui a ses difficultés.
Bien sûr, il y a un petit côté promotion des équipes Notre Dame, mouvement dont nous faisons partie . Mais au delà de cet aspect, ce film peut apporter un doux bien à tout couple…
A consommer sans modération.
C’et vrai, on n’a pas le temps . On n’a jamais le temps de renforcer ce qui va bien … et pourtant , quel bénéfice !

Vous avez compris, on recommande fortement.

coquelicots blé
et en bonus un article de Bernadette Chovelon qui illustre très bien ce film

J’ai vaincu des millions de concurrents.

Petit topo intéressant sur l’estime de soi. Sujet clef ,au moment ou nous nous apprêtons à lancer un parcours d’aide à la parentalité pour parents d’ados*. Alors, rapide debrief pour les nuls (dont je suis, bien entendu).

L’estime de soi ne se décrète pas . C’est une émotion, et comme toute émotion, on la vit .

Toute relation est une relation entre deux estimes de soi. Et la relation sera heureuse quand les deux estimes de soi sont au bon niveau, pas celui qui pousse l’un à dominer l’autre, mais celui qui amène à une négociation, un échange.

Pour travailler son estime de soi, deux petits trucs :

Faire le point, avec un petit outil rapide, le test de Rosenberg, en ligne ou a télécharger** pour ceux qui craignent que la NSA n’exploite vos résultats .

Et pour s’améliorer, quelques trucs de base … commencer par soi, avant que cela ne rejaillisse sur les autres .

  • Eviter le perfectionnisme.
  • Dire du bien, dire merci, dire bravo*** . Si on le fait pour d’autres, ils le feront pour nous.
  • (se) complimenter pour ce qu’on est, pour ce qu’on a fait, pour ce qu’on a laissé faire.
  • Et savoir se valoriser a la suite de petits succèscourse a pied

Tous nous avons eu au moins un superbe succès , dans une lutte à la vie à la mort, dont nous sommes sortis victorieux sur des millions de concurrents. Si ce jour là c’est un autre spermato qui avait gagné la course, c’est un autre qui aurait existé, pas moi.

Alors, autant s’en féliciter.

Et si vraiment on se retrouve au fond du trou de l’estime personnelle, il y a toujours cette béatitude :

Bienheureux les fêlés  , ils laissent passer la lumière.

 

* Alpha parents d’ado, sortie ce printemps.

**  Test d’estime de soi de Rosenberg, en ligne ou à télécharger .

*** Eh oui, les bonnes vieilles paroles valorisantes . Un des fameux langages de l’amour qui dope bien des hommes. Bon, j’ai collé là un lien parmi 10.000 …..

Heureux. Une prière poème. Une volonté.

Et que fait-on au ciel ? On chante !
Comment,  mais ici-bas déferle la débâcle!
Et eux, dans l’insouciance, poursuivent leur louange.
Le chant de tous ces anges couvrirait-il les pleurs ?
Le son de nos fusils serait-il assourdi
par la voix des cantiques ?

N’ont-ils pas mieux à faire que de louer sans cesse

le trône et sa victoire,  alors que rien sur cette terre
ne semble s’accorder  à leurs hymnes sublimes.
Une fête comme seul écho à nos cris d’injustice,
en réponse insolente à nos plaintes épuisées.

La révolte me prend :  arrêtez donc ce bruit !
Silence dans les cieux !  Ni musique ni joie,
partagez bien plutôt  le deuil qui doucement
dévore tout ce monde  voué à l’agonie.

Que l’on repeigne en noir vos parures chatoyantes, heureux fr
qu’un jeûne séculaire interrompt le banquet.
Que le ciel se fige. Qu’il sombre dans ma nuit.

Mais l’ange me dit : écris.

Heureux.  
Un seul mot, dicté par le Puissant.
Heureux, l’ultime parole
jetée comme un remède à notre désespoir.
Heureux,
parce que la vague immense qui roule dans les cieux,
débordante de vie, étincelant de gloire,
vient noyer toute mort.
Heureux :
la force redoutable nous vient de la louange.
La puissance éternelle accompagne celui
qui n’attend pas le ciel pour se joindre à la danse.
Heureux,
qui dans la nuit reprend, debout, sans crainte,
le cantique des anges et des armées célestes,
vivant, plus que jamais.
O seigneur,
apprends-moi à chanter dès ici-bas  ta gloire
réveillant de ma voix le monde résigné.

merci, frère Franck Dubois , de cette méditation en alexandrins sur Apocalypse 19  4-9.

Le son qui va avec en cliquant sur la photo ou ici…

Mais enfin, ne nous dis pas que tu n’étais pas au jus …

PentatronicsMarie, savais-tu,
Que ton bébé marcherait un jour sur l’eau ?
Marie, savais-tu,
Que ton petit garçon sauverait nos fils et filles ?
Savais-tu,
Que ton petit garçon est venu pour te faire renaître ?
Cet enfant que tu as délivré
Vous délivrera bientôt à son tour,
Marie, savais-tu,
Que ton bébé allait donner la vue à un aveugle ?
Marie savais-tu 
Que ton petit garçon allait calmer une tempête avec sa main ?
Savais-tu,
Que ton bébé a marché là où les anges ont foulé ?
Et quand tu embrasses ton petit bébé
Tu embrasses le visage de Dieu

Marie, savais-tu ? (x5)

Marie, savais-tu ?
L’aveugle verra
Le sourd entendra
Les mort revivra
Le boiteux sautera
La bête parlera
Les louanges de l’Agneau

Marie, savais-tu,
Que ton bébé est le Seigneur de toute la Création ?
Marie, savais-tu,
Que ton bébé serait un jour le gouverneur de toutes les nations ?
Savais-tu,
Que ton petit garçon est l’Agneau parfait du ciel ?
Cet enfant endormi que tu tiens
Est le grand, le seul et l’unique

Oh Marie, savais-tu ? (x2)

Marie, savais-tu ?

Cinq jours au merveilleux pays de bisounours.

tagada-79435Qu’est ce que c’est bon et doux … Certes il faisait chaud, très chaud. Certes la foule était grande, 5000 personnes dans ce grand parc. Sous ces immenses tentes.
5000 personnes qui toutes respectaient quelques commandements de base. Une dizaine, disons. Assez connus depuis des millénaires. Ayant fait leurs preuves pour générer une ambiance de paix et de joie*.
5000 personnes venues en famille, enfants et ados grouillaient, tous se mettant si bien au service de la communauté que les mouvements de foule, les queues lors des repas, se passaient dans le calme, en douceur, et rapidement. C’est vrai que le souci de l’efficacité collective , si on oublie sa gloriole individuelle, porte fruit.
On en a même oublié l’indispensable et robuste structure d’organisation, qui n’a été ni mentionnée ni remerciée a la fin . Elle l’aurait je crois refusé .
5000 personnes venues se ressourcer dans une foi commune, écouter des témoins, nourrir leur réflexion personnelle, louer.
Mais pourquoi cette parenthèse en marge de la « vraie vie » ne pourrait elle se prolonger ?

Crois, espère,  aime. Guillemette Pradere donne les trois mots clés avec lesquels tous sommes repartis.

Crois. Crois que la civilisation des bisounours de l’amour est possible. Et engage toi dans ce chantier. Pas forcément besoin d’une religion, pour cela. Nombreux sont ceux qui œuvrent sans religion. Qui croient juste en certaines valeurs. Mais nombre d’entre eux n’ont pu ignorer toutes les aides inattendues, les clins Dieux qu’Il envoie sur le chemin. Et un jour ou l’autre Le rencontrent . Les veinards…

Espère. .. ma préférée. ..

Et aime. Bien sur a l’image de l’amour du couple. Aime non pas comme le chocolat que j’aime et consomme, mais en cherchant à  donner plus qu’à recevoir…Pratique pour trouver des volontaires pour les corvées quand on est si nombreux. Bon, mais si chacun s’efforce de donner plus qu’il ne reçoit, on va tous finir par recevoir plus qu’on ne donne. Comme dit la chanson…

Et, perso, je ne peux résister à ajouter « Agis » en quatrième mot clé. Agis, même si tu te sens démuni, faible, impuissant, petit.

Agis comme par exemple F a fait en créant Bilik, une communauté bisounours** d’artisans qualifiés sur leurs compétences et leurs valeurs .

 

*Insolite d’entendre sous la douche, au soir d’une journée étouffante, une voix mâle louer a gorge déployée « je suis dans la joie, une joie immense… ».

** Pas si bisounours que cela, quand les clients évaluent le prestataire a posteriori en ligne . Quoi, un contrôle ? Un manque de confiance ? Non pas, mais l’homme est faible, autant intégrer cette donnée.

La vache de réduction du déficit

L’autre jour, le rapport annuel de mon troupeau arrive dans la boîte.

J’y découvre avec passion que mon investissement coup de gueule est allé bien au-delà de mes espérances les plus folles.

tirelire-vache-vachement-economeSaviez vous que 40% de la production laitière Francaise est exportée ?

Concrètement, chacune de mes vaches génére annuellement 1000 euros d’excédent budgétaire .Vous en connaissez beaucoup, des investissements qui génèrent chaque année un excédent commercial de 75% de leur valeur propre ? Plus patriotique, tu meurs.

 

tirelire-vache-tirelire-utileSaviez vous que la filière de production laitière embauche ? Qu’en gros 25 vaches génèrent un emploi ? Entre le coût du chômage évité et les cotisations sociales correspondantes, chaque vache réduit de la moitié de sa valeur le déficit budgétaire de l’état*. Chaque année. En réduisant le chômage . Qui fait mieux ?

 

Eh oui, à comparer au CAC40 , il n’y a pas photo . C’est la vache qui contribue le plus à l’économie nationale . Labourage et pâturage sont bien les deux mamelles de la France.. On l’avait un peu oublié.

 

Et une fois de plus n’écoutez pas les média qui ne savent que patauger dans la boue écolobobo des fermes de 1000 vaches pour dénigrer dans l’opinion publique ce qui va trop bien : l’exploitation Francaise moyenne compte 54,8 vaches, et 80% des 67 000 éleveurs travaillent avec moins de 80 vaches. Mais pas une ligne sur eux, bien sûr. Alors, si en leur confiant quelques unes de mes vaches en pension je leur permets de se payer un robot de traite** et d’améliorer leur qualité de vie, je fonce.

 

* Si vous ne croyez pas, faites donc le calcul , vous verrez …

** Il « suffit » de 60 vaches pour amortir un robot…

Une question de nid

Bilan sanguin . Check OK . Bilan cardio . Check OK . Je ruisselle de santé . Quel part de mérite derrière cette chance ? Très faible , soyons honnêtes. Aucune gloire à tirer de tout cela.  Dame nature n’est simplement pas égale pour tous.

 

Dans le même registre, une petite pensée pour tous les étudiants qui sont admissibles, et seront admis, à nos concours prestigieux. Vous êtes fiers. Vous avez travaillé comme des brutes, ou des furieuses. Votre succès est mérité … jusqu’à quel point ? D’autres n’ont ils parfois plus donné d’eux mêmes, sans avoir votre apparent succès ?

Je pense à vous en regardant le cartoon ci dessous.

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on a plate2on a plate3on a plate4

 

Alors, sans être rabat joie, ne boudez pas la joie de vos succès, mais ne perdez pas votre lucidité. Lors des beaux discours de bienvenue dans votre école, ou tout sera dit pour que vos chevilles prospèrent , n’oubliez jamais la parabole qui parfois me terrorise, celle des talents .

Nolite timere*

_DSC7576Au petit matin, ils montent lentement, en file indienne, en silence. On dirait une procession. C’en est une…

Quelques instants plus tôt, ils ont écouté un texte, et des pistes de réflexion . Ils montent en silence, méditant sur leur chemin de vie.

Bizarre, ce groupe . Des jeunes, des moins jeunes . Des hommes et des femmes. Agnostique, chrétien, prêtre, guide. Randonneurs aguerris, ou recommençant après plusieurs décennies de pause.

Le soleil monte, les arbres sont derrière. Les canetons s’égaillent sur le plateau, avant de se retrouver pour une pause avant la montée au sommet.

La pente s’incline, seul le bruit des couteaux sur la neige dure de fait entendre. L’inquiétude monte chez certains, le souffle se raccourcit. Les conversions à ski sont pour certains plus risquées qu’une conversion spirituelle.

Mais le groupe les porte tous a arriver en haut.

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Descente joyeuse sur “moquette à poil longs”. Plus bas, entre les sapins, iI y a comme une ambiance de cour de récré.

L’après midi, de retour au gîte, bière, café, lecture, sieste ou méditation allongé dans l’herbe.

Arcabas nolite timere10pcAvant l’apéritif, debrief de la journée pour ceux qui le veulent . Et là, C nous livre sa joie de la montée. Pleine d’appréhension, une parole la traverse. “N’aie pas peur, je serai avec toi jusqu’au bout”. En écho, S, le guide, l’incarne et se retourne : “Ca va ? N’aie pas peur…

Clin Dieu ?

 

 

 

 

Merci Eric, Arcabas , et Samsung :-(( pour les illustrations.

Pour partir avec eux à la prochaine saison

 

 

*Pas très cohérente, la ligne éditoriale vis à vis du latin …mais on ne sort pas indemne de 6 ans d’études de cette langue !!

3 Positive thinkings

N se déclare grincheux. Mais il se soigne, nous assure-t-il.
En se forcant a voir trois choses positives autour de lui chaque jour.

5 pains et 2 poissons

Bonne idée.  Si, a la manière Ignatienne je relisais chaque tranche de 24 heures écoulée en en recherchant trois choses positives?  Ça occuperait quelques temps morts, dans le bus, au feu rouge sur mon vélo*, dans la queue a la cantine, le soir ou le matin.

Et si, a la longue, ça changeait mon regard sur le monde ?  Mon comportement ? Et si on changeait tous de comportement? Ça ferait pousser la forêt plus vite .

Ou, pour ceux qui ont d’autres références, ça reviendrait à apporter chacun nos 5 pains et nos deux poissons , et Lui permettre de combler le monde.

Je tente.

Bon début , j ai bien dormi cette nuit, mon vélo n’a pas crevé en route, et le gardien m’a accueilli avec un sourire.

 

 

* Bon, le coup du feu rouge a vélo , c est vraiment une figure de style, car la durée de mes arrêts laisse assez peu de temps a la pensée…

** Et si vous êtes a court d’idées, allez faire un tour chez Urgenius 

Vanuatu , le contre exemple ?

Le Vanuatu a été déclaré le pays le plus heureux du monde …

Port Vila

Allons bon..

Seulement 30% de la population a accès a l’électricité…pas top pour recharger son ipad.

Le PNB par habitant se balade dans les profondeurs du classement a moins de 5000 dollars.

L’accès a l’éducation est cher, dans les familles rencontrées ils ont du choisir un seul des enfants pour investir sur lui…et les autres ?

D’un autre côté...80% de la population est rurale.

Tous mangent a leur faim , la nature exubérante les nourrit. Et le climat permet de vivre dans une maison de fortune.

Finalement, rien ne les pousse a avoir le souci du lendemain.. Ils ne sèment ni ne moissonnent… Ils n’ont sans doute pas peur de la violence urbaine… Je ne me suis pas senti menacé dans Port Vila la nuit .

Alors, pour être heureux .. quelle recette ? Avoir des besoins de base satisfaits. Sans excès.. Et tout un ensemble de choses, comme l’égalité et l’équilibre vie – travail, à en croire mon livre fétiche (ch4).

Pour l’égalité, c’est raté : l’indice de Gini du Vanuatu est un des plus élevés du monde. Encore une théorie qui s’effondre .

Pour ce qui concerne l’équilibre vie – travail, aucune statistique officielle n’existe, mais tous confirment qu’ ils ne sont sans doute pas loin de tutoyer le record du monde. Serait ce donc là la clef ???

Pas simple, le bonheur …


Post prêt à sortir du tiroir à brouillons quand le cyclone PAM est arrivé . Gageons que ce bonheur pré-cyclonique les dopera pour se redresser après ce drame…

Des vœux comme on s’en promet de plus en plus ?

J’ai reçu de mon cher ami Olivier C la lettre ci dessous, certes drôle mais d’un humour un peu grinçant, tant l’évolution de notre société la rend de moins en moins caricaturale.

Alors, ma résolution de cette année est de tout faire* pour que cela reste une caricature purement humoristique… L’actualité récente confirme qu’il y a du boulot.

 

Chers amis,

Je souhaitais vous adresser mes voeux 2015 en toute simplicité, mais après avoir consulté la CAVE (Commission de Validation des Voeux Externes) j’ai été amené à retravailler ma communication et la reformulation de cet envoi.
Voici donc la version officielle en conformité avec le principe de précaution inscrit dans la Constitution.

De ma part (« le souhaiteur ») et à votre destination (« le souhaité »),je vous prie d’accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de la part du souhaité, mes meilleurs vœux à l’occasion pour des, socialement responsable , politiquement correct, non addictif, et non stressant, solstice d’hiver et premier jour de l’année, en adéquation festive avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles du choix du souhaité, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.

Ces vœux concernent plus particulièrement :

– la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d’une quelconque volonté de m’immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une assurance vie ou une convention obsèques,
– la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d’imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti, ainsi que de leurs évolutions futures ;
– le bonheur, sachant que l’appréciation de cette valeur est laissée au libre arbitre du souhaité et qu’il n’est pas dans l’ intention du souhaiteur de vous recommander tel ou tel type de bonheur, même si l’indicateur de bonheur brut du Bhoutan peut en être une numérisation approchante.

Le concept d’année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n’implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d’autres cultures n’est absolument pas mise en cause.
Notamment :
– le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 1 Safar de l’an 1434 de l’Hégire (fuite du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d’islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israëlo-palestinien ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni un refus du droit d’Israël à vivre , ni le délit de contestation de crime contre l’humanité ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du 3ème jour (du Chien de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l’année du Dragon d’Eau, 78ème cycle, n’implique aucune prise de position dans l’affaire dite « des frégates de Taïwan » ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du Quintidi de la 3ème décade de Frimaire de l’an 221 de la République Française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions.

Enfin, l’emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur.
Son choix tient au fait qu’elle est la seule couramment pratiquée par le souhaiteur.
Tout autre langue ou idiome a droit au respect tout comme l’ensemble de ses locuteurs.

Clause de non responsabilité légale :

En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure, et vous acceptez explicitement le fait que :
Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait.
Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties.
Leur reproduction est autorisée.
Ils n’ont fait l’objet d’aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d’une année, à la condition d’être employés selon les règles habituelles et à l’usage personnel du souhaité.
A l’issue de cette période, leur renouvellement explicite ou par tacite reconduction n’a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision du souhaiteur.
Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d’âge, de genre, d’aptitude physique ou mentale, de race, d’ethnie, d’origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d’appartenance syndicale,susceptibles de caractériser les destinataires.
Leurs résultats ne sont, en aucun cas, garantis et l’absence, totale comme partielle, de réalisation n’ouvre pas droit à compensation.
Le souhaiteur garantit par contre la sincérité de ses voeux dans la limite du remplacement à l’identique de ceux -ci ou par l’envoi ultérieur , à la seule discrétion du souhaiteur, de voeux complémentaires

En cas de difficultés liées à l’interprétation des présents voeux, la juridiction compétente est le Tribunal habituel du domicile du souhaiteur.

fait à grenoble, le 5 janvier 2015 en un seul exemplaire

 

* Tout faire, pour moi c’est travailler à la fraternité et à la confiance . Autres suggestions concrètes ?

L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse*

Une trentaine de joyeux convives pour ce réveillon. Pour animer l’heure qui nous sépare de l’an neuf, notre hôte nous propose,à tour de rôle, de citer la pépite, petite ou grosse, qui marquera 2014.

Ma voisine, voulant éviter l’inévitable sphère personnelle des retrouvailles, naissances, et autres mariages, me sollicite : “mais que s’est il passé de beau dans le monde en 2014 ?”. Nous cherchons tous deux, et seuls des événements bien sombres nous viennent à l’ esprit . Quoi, nous ne nous souviendrions que d’événements négatifs survenus en 2014 ? Massacres, guerres, invasions, actes terroristes … Au mieux, les mobilisations qui nous réjouissent n’ont existé qu’en réaction à des violences. Mais de grand et beau, rien . Rien que des petites choses toutes personnelles .

 

Qu’en dire ? Que les média ne nous rapportent que le côté noir de la force ? Sans doute, c’est plus vendeur . Mais ça ne fait pas tout .

D’abord, il y a des média qui font le contraire . Allez donc voir Frédérique Bedos et le projet imagine

A la réflexion, on se souvient sans doute plus du négatif, car les œuvres du mal se font en grand, en visible, en impressionnant.

Au contraire, les belles actions, celles qui luttent contre celles du malin, sont le fait d’individus, de petits. Une fois de plus, imagine le révèle bien.

 

 

Alors, en cette période de résolutions, n’ayons pas peur de nos belles petites résolutions. Mises toutes ensemble, elles feront progresser le monde dans le bon sens et triompher du Méchant. Comme dans cette video.

travelingroup

 

 

C’est pour cela que j’affirme volontiers ambitionner de faire reculer le divorce en France. En mettant ensemble toutes les actions qui contribuent à renforcer l’amour dans le couple et la famille, on y arrivera. Et si on n’y arrive pas encore, c’est juste que nous ne sommes pas assez nombreux . Vous voulez nous rejoindre ?

 

 

* Vous avez bien sûr reconnu cette citation de Gandhi !!!

Ah non !!!!

Je suis désespéré . J’ai regardé cette vidéo de moins de deux minutes, qui m’a fait pleurer …

Pedopsy

Ca me fait penser à ces automobilistes qui jettent avec entrain leurs cochonneries par les fenêtres de leurs voitures avec un argument de choc : « ça fait du travail pour les balayeurs » .

Pareil pour les enfants : on fait égoïstement n’importe quoi, et c’est bien : « ça fait du travail pour les pédopsychiatres … »

Mais quand donc arrêtera-t-on de prendre les enfants pour des cochonneries qu’on jette par la fenêtre quand on en a assez ?

Quand arrêterons nous cet égoisme sociétal qui fait tout supporter à nos enfants : le fruit  de notre égoïsme, la dette créée pour préserver notre confort, … tout cela au nom de nos droits.

Surtout qu’au bout du bout, ce n’est pas cet individualisme débridé qui nous apporte le bonheur, on le sait .

Heureusement que je n’ai pas d’arme, j’aurais tôt fait de l’utiliser contre ces média de pensée unique , et de casser mon écran.

Bon, c’était le coup de gueule du soir contre l’individualisme débridé qu’on nous promeut .

Au lieu de rouspéter, positivons : c’est bien que Lio se soit exprimée comme cela.

 

Alors, heureuse …?

c’est ce qu’à du dire le Texan à sa Texane suite à cet évènement intense mais bref . (Pour ceux qui ont l’impression d’avoir loupé une marche, c’est par ici ).

Un peu court”, a t elle répondu . Alors, que faire pour être heureux dans la durée ??? Bonne question .

Et là, TADAAAA……… je ressors un tableau de mon livre fétiche qui nous donne de super éléments de réponse .

bonheur pointsSur une échelle entre 10 et 100, il a calculé combien de points de karma bonheur on perdait quand un évènement arrivait dans nos vies .

Alors ….

Pour moi, pas de surprise, c’est la vie en couple dans la durée qui apporte le plus de points . Et quand ce couple a le bonheur de croire, et d’être en bonne santé et dans une démocratie, il approche le nirvana … alors, franchement, arrêtons de râler.

Mais aussi … il, vaut mieux être jamais marié que divorcé ou séparé .

Morale de mon histoire : si vous êtes en couple, prenez en soin, partez pour durer, entretenez le. Et si vous n’y êtes pas (encore) ,  et n’y allez pas à la légère, la séparation fait tellement mal … 8 points de karma , quand même…

 

PS : pour discerner, on a un truc en stock ...

 

Mon prix du bonheur est revenu.

Il n’y a pas beaucoup de livres que j’aie lus, puis relus, puis achetés à seule fin de les prêter.. Après une longue éclipse en prêt, mon prix du bonheur est revenu . Alors je l’ai relu une troisième fois.

Non, ce n’est pas la bible . Son auteur Richard Layard, a été anobli par la reine . Pas folle, la guêpe . Il se peut bien qu’il soit l’un des plus gros contributeurs au bonheur humain.. pour autant qu’on l’écoute .

Un économiste, qui fait le constat “qu’au fur et à mesure ou les sociétés occidentales sont devenues plus riches, nous ne sommes pas devenus plus heureux”.

Alors il a compilé des centaines et des centaines d’études, de tout poil . A fait des liens là ou on n’en cherchait pas. Et a publié son livre, à usage des dirigeants, petits et grands .

En guise d’apéritif, un petit extrait sur ce qui rend heureuses un échantillon de 900 femmes Texanes salariées .

bonheur femmes texanes

On y voit par exemple que si elles faisaient du vélo pour aller au travail, elles remplaceraient leur temps le moins “bonheurifère” du bas de la liste par de l’exercice, et seraient alors bien plus heureuses . Ca confirme ce que disent les belges. Mais bon, d’accord, j’ai un léger parti pris .

Comme le nota de bas de page précise qu’elles peuvent faire simultanément plusieurs activités, je vous laisse imaginer ce qu’elles pourraient faire d’autre pendant leurs temps de transport …

dos prix du bonheur

Merci, Sir Richard  …

Liberté, Egalité, Fraternité (2)

C’est un comble que ce soit un cardinal du Honduras * qui me fasse prendre conscience de la beauté de la devise de mon pays. Après tant de décennies, honte sur moi . On ne voit pas les merveilles qui nous entourent de près…

Quel beau trépied pour faire grandir une nation.

Liberté, Egalité, Fraternité. Chacun de ces mots sera un pied de l’édifice, et chacun devra grandir simultanément si l’on ne veut pas que tout parte de guingois, avant de s’écrouler.

Ma liberté, longtemps je t’ai gardée comme une perle rare ..” , chanta Moustaki.

C’est aussi sur cette promesse de liberté que sont partis les émigrants vers les Amériques, qui ont fondé la nation symbole de la liberté d’entreprendre. Cette liberté, à entendre certains, est celle qui apporte la richesse . C’est en gros prouvé, quoique…

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Le nuage de points ci dessus montre que certains sont capables d’être riches sans grande liberté (en haut à gauche) , et d’autres plus  libres mais pauvres (bas le plus à droite. In medio stat virtus…

Mais qui prendre comme modèle ? La carte ci dessous donne des pistes . Australie et Suisse, champions de la liberté d’entreprendre … Mais aussi bien placés la Tchéquie, le Canada, le Botswana et le Chili….sans oublier les USA bien sûr.

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Egalité

Ah, que de privations de liberté cette dernière a justifié ! Bien sûr, c’est au nom de l’égalité que les politiques fiscales les plus fortes sont justifiées. L’égalité, moteur de tant de revendications, d’affrontements , de crimes contre la liberté et la fraternité, nos deux autres piliers.  L’égalité économique a son indicateur, le coefficient de Gini. Plus il est bas, plus la société est égalitaire dans la distribution des richesses. Et , là encore, rien de tel qu’une carte ..

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Ah bon, liberté et égalité ne sont donc pas antinomiques … Ca c’est une vraie bonne nouvelle. La Suède est est quasiment dans le peloton de tête des deux cartes… et l’Australie, championne du monde des libertés économiques n’est pas plus inégalitaire que la France. Mais que cet équilibre est délicat ! USA, Japon, Nouvelle Zélande trébuchent sur l’Egalité . Le Botswana s’effondre !

Fraternité

Là, le web est moins disert . Ou plutôt, il est éloquent . On associe fraternité avec “chic tas de chouettes copains”, communautarisme , ou société secrète.

Toutes sont en conflit flagrant avec l’égalité . Leur objectif est de préserver leurs membres… contre les autres .

Seules les fraternités religieuses évitent cet écueil . Seules ces dernières sont réellement fraternelles.

Alors, ne va t on pas lier le déclin du religieux dans le monde à celui de la fraternité ? Ce serait un peu rapide.  La fraternité s’apprend également (et d’abord) dans la famille, non ? D’ou l’importance de ladite famille et du lien familial **.

Ce n’est pas non plus par hasard que l’Eglise insiste sur l’urgence de reconstituer des fraternités locales, à l’instar de l’initiative lancée par l’évéque de Grenoble . Fraternités ouvertes à tous, bien entendu.

Finalement, dans notre belle devise, il y en a pour tout le monde : les gouvernements ont en charge de créer le cadre permettant un bon équilibre entre liberté et égalité. Et c’est à nous, individus, de par nos engagements civils ou religieux de faire progresser en parallèle le troisième pied sociétal qu’est la fraternité .

C’est ainsi que l’on fera progresser réellement le bonheur en France , qui ne se trouve qu’à la 39ème place mondiale dans le classement du bonheur*** , derrière entre autres le Guatemala (9ème) , el Salvador  (19ème) et … le Honduras (22ème) . Et voilà qui reboucle avec mon évêque de Tegucigalpa****, qui est finalement pas si mal placé pour nous faire des discours sur notre devise nationale et la manière dont nous la mettons en oeuvre.

* Cardinal Oscar Maradiaga, dont on peut trouver le discours prononcé lors de sa réception de la légion d’honneur dans son livre “De la difficulté d’évoquer Dieu dans un monde qui pense ne pas en avoir besoin” . Discours ou il loue et lie avec brio nos révolutionnaires, la Marseillaise, et Hannah Arendt.

** Je ne peux manquer de vous recommander un de mes livres favoris “le prix du bonheur” de Richard Layard , qui démontre dans ses études statistiques que le facteur de bonheur le plus important est un couple stable, juste après une croyance religieuse…

*** Ruut Veenhoven, de l’université Erasmus à Rotterdam, a compilé les « données du bonheur » de 95 pays sur les 25 dernières années. Une note moyenne allant de 1 (les plus malheureux) à 10 (les plus heureux) leur a été attribuée, pour la période 1995 – 2005.    http://www.linternaute.com/savoir/classement/pays-bonheur/tableau.shtml

**** Vous savez bien entendu tous que Tegucigalpa est la capitale du Honduras…

Allez, une dernière carte pour la route : le “world map of happiness” de l’université de Leicester. Si ca vous donne envie d’aller vivre heureux à Oman ou à Bornéo…

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Comme au Mali avant la saison des pluies.

Chaque année, les dogons ont bien compris qu’il fallait enduire leurs greniers d’une nouvelle couche de terre, pour protéger les briques de base, et lisser le tout .
Sinon, les briques sont attaquées par la pluie et tout finit par s’écrouler au bout de deux ou trois ans .
Finalement, le couple, c’est pareil . Il lui faut son voyage de noces annuel pour être toujours plus solide et beau … cette année, pour nous, ca a été les cinqueterre .
Maintenant, back to work .

 

Pour entretenir vos briques …