Coexister malgré des convictions inconciliables.

Coexister malgré des convictions inconciliables.

L’autre soir au café de St Jo* nous sommes tombés sur Samuel Grzrybowski qui se prêtait au jeu des questions réponse.
Samuel, qui ne le connaît pas ? ;-))

L’association interconvictionnelle qu’il a fondée, Coexister** , est peut être un peu moins inconnue..
Les principes qui animent les coexistants, comme ils se dénomment, sont pourtant simples:

  • Imposer son identité à l’autre ? Non.
  • Renoncer à sa propre identité pour s’adapter (s’intégrer) à une majorité ? Non.
  • Mettre de côté nos différences pour ne partager que le foot et la météo ? Non.

Diversité de convictions, unité dans l’action. Nos convictions sont peut être inconciliables, mais les conséquence de nos convictions sont parfaitement conciliables, si nous nous reconnaissons, nous respectons, et agissons ensemble.

Mettre ensemble des actions simples, concrètes, et vraies pour agir ensemble, voilà ce que font les coexistants. Dans la reconnaissance et le respect des convictions de chacun. Pas dans un laïcardisme occultant.

Quelle société voulons nous ? Coexistence ou de communautarisme ?

Merci pour cette agitation de méninges.

15 octobre 2017 : 9e Assemblée Générale de l’association COEXISTER, Paris (75), France.

 

* Celui ou l’on rend grâce à Dieu pour la bière

** Le site Coexister, ou tous allez vous ruer …

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Soixante dixième miracle à Lourdes

Il est reconnu . Par l’église, bien sûr. Qui d’autre ? De cette guérison totale, soudaine, inexplicable, que dire ? Les croyants parlent de miracle. Les autres y trouveront une bonne source d’optimisme : la nature humaine n’est pas encore bien connue, il y a des potentialités énormes de guérison à découvrir. Et que continue la recherche! Les “miraculés” ne s’y opposent pas, au contraire . « A Lourdes, la science et la foi ne s’opposent pas. Elles travaillent dans un mutuel respect à la recherche de la vérité » dit le bureau médical.

Dommage que ça ne soit pas plus souvent le cas . Qu’un certain dogme, ostracisme, empêche tous de bénéficier du “meilleur des mondes”.

Combien de fois nos propositions de parcours couples*, ou de discernement sur l’engagement**, qui font tant de bien, ont été repoussées car “catho”. Pourtant, elles contribuent juste à faire grandir l’amour.

Pour tous. Les participants athées en attestent. Mais que de freins dans les a priori, induits par une caricature si imbue d’elle même qu’elle prétend être la vérité.

Nous travaillons pour faire grandir l’amour. Partout. C’est tout.

Ça gène vraiment que je le fasse en croyant que Dieu est amour ?

 

* les briques de société

**vie en couple, engagement, et autres..

Une étoile nous est née

Je vous assure ! Je les ai toutes comptées ! Il y a une étoile de plus dans le ciel !
Ne l’aviez-vous pas remarqué ?

Les cieux semblent déjà un peu plus lumineux depuis que notre grand-père, Papito, y a rejoint Bonne-Maman. Gentleman, il l’avait envoyée, fonceuse, en éclaireur*, et, n’y tenant plus, a choisi de la rejoindre au plus vite.

Mais la vie d’étoile, Papito, il connait déjà.

L’étoile, c’est avant tout celle qui guide. À l’image de Papito, qui a su guider la tribu d’été en été, de Noël en Noël, de WE en WE en patriarche. A Peisey, Certines, Caluire ou l’île de Ré, il nous rassemble. Il n’est pas le chef, il est la sagesse que nous suivons.

L’étoile éclaire indistinctement. Elle se préoccupe de la lumière de chacun, qu’il soit grand, qu’il soit petit, qu’il soit mesquin, grognon ou taquin. Et Papito a toujours eu à cœur de faire grandir chacun d’entre nous, à sa mesure, avec bienveillance, équité et universalité. À nous faire prendre de la hauteur en somme… quoi de plus naturel pour une étoile ?

Notre étoile est brillante ! Homme de culture, sans être homme d’apparat, voilà notre Papito. Ce n’est pas lui qui expose. Il s’intéresse à l’autre. Il questionne, il provoque. Il use pour cela de ruses pour faire parler : “Non mais vous comprenez, dit-il, moi je suis dans la moyenne des gens, au milieu de la gaussienne, alors il faut m’expliquer simplement”. Il est celui qui anime chacun de nos repas par ses questions et son humour.

Notre étoile a de l’humour. Papito aime à user de jeux de mots, appelant par exemple une excellente cuisinière la “reine des tartes”.

Notre étoile Papito, est donc toujours là ! Il continue à guider ceux qui l’ont connu, il continue à nous attirer vers le haut, il reste un point de repère dans nos vies. Repère de valeur, de culture, d’humour, de courage, et bien sûr, de fidélité indéfectible.

On n’en doute pas, les anges là haut, en plus de se marrer avec Bonne-Maman*, sont maintenant déjà en train de se faire cuisiner !

Je le vois, zélé, l’œil riant, et le sourcil ébouriffé, en discussion animée avec un barbu ailé : “j’ai appris dans le poste que vous aviez la recette de l’éternité, peut-être pourriez-vous me la donner ?”… Il y a des anges qui vont cogiter.

Il y a des hommes dont on fait des statues, Papito est de ceux dont on fait un exemple. Et nous l’aurions bien auréolé… il manque une entrée à Saint Papito dans le calendrier.

Nous gardons de lui un sourire en coin, à l’affut du bon mot, l’œil bienveillant recouvert d’un sourcil broussailleux  et le verbe érudit noyé d’humilité.

Sans doute saluerait-il tout bas cet adieu, et déjà, nous adresse de l’au-delà un déluge de bonté.

Adieu, allez gaiement. Donnez-nous de savoir vous ressembler.

À toujours, vous brillez, dans nos cœurs et nos pensées.

16/02/2018 – Église Saint Clair – Caluire

Merci, B, de cet hommage.

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* pour ceux qui ont raté le départ de l’éclaireuse …

Eloge du doute

Amin Maalouf a été cité ce matin. Cela a résonné en moi. Alors je suis allé rechercher son texte. Et vous le partage.

« On l’aura compris, le doute, chez moi, n’est pas une absence de croyance, c’est un mode de croyance. Et peut-être une façon d’être, à mon niveau de fragile mortel, en phase avec les desseins du Créateur. En effet, si nous devions vivre avec la certitude qu’il n’y a rien après la mort, notre vie entière ne serait qu’une pathétique errance orgiaque et désespérée. Si, à l’inverse, nous avions la certitude qu’après la mort, il y aura la vie éternelle, quelle importance auraient encore nos quelques années ici-bas? Nous serions tous comme dans une salle d’attente, à regarder l’horloge sur le mur, à genoux de préférence, ou prosternés. C’est justement le doute qui nous permet de rester debout, et d’avancer, c’est l’incertitude qui donne un sens à notre vie. Et il m’arrive de penser que si Dieu ne fait jamais devant nous la preuve irréfutable de son existence, s’il nous laisse débattre et spéculer, c’est parce que c’est l’incertitude qui donne un sens à l’aventure humaine, c’est l’incertitude qui donne un sens à la création, à Sa création. En raison de cela, je ne puis m’empêcher de croire que Dieu a de la tendresse pour ceux qui doutent, pour ceux qui s’interrogent, pour ceux qui spéculent, pour ceux qui brouillent les pistes, et aussi pour ceux qui s’embrouillent. En revanche, je le crois courroucé par ceux qui légifèrent en son nom, et chaque jour mortifié par ceux qui tuent en invoquant son nom. Mais il s’est promis de ne pas se mêler de la gestion du monde.

Cette vision de rêveur vaut ce qu’elle vaut, je n’essaierai d’en convaincre personne n’étant moi-même sûr de rien; néanmoins, je la préfère de loin à celle considère la vie ici-bas comme une période probatoire semée de tentations, de trappes, d’obligations, d’interdits, et qui s’achèverait par une comparution; je comprends, certes, l’utilité sociale d’une vision pénitentiaire de la création si l’on veut empêcher les hommes de s’entre-massacrer, et de s’entre-piller. Mais jamais une telle conception n’obtiendra mon adhésion d’homme libre, parce qu’elle bafoue ma dignité de mortel et qu’elle va à l’encontre de l’image intime que je me suis construite du Créateur, de la création, et de l’au-delà »

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Extrait de l’allocution prononcée par Amin Maalouf le 2 mai 2001 lors de la remise du doctorat honoris causa que lui a décerné l’Université catholique de Louvain

Il y a des anges qui vont se marrer !

Il y a des anges qui vont se marrer. Bonne-Maman les a rejoints ; ils n’en ressortiront pas indemnes. De nos yeux de petits-enfants n’ayant connu Bonne-Maman qu’après son accident, nous l’imaginons sans problème. Sa vie a été rocambolesque ici bas, ce n’est pas le ciel qui l’arrêtera… d’ailleurs, j’en suis sûr, c’est en fusée qu’elle y est montée !

Saint-Pierre le premier, a dû être bousculé. Avec un large sourire elle a dû l’aborder : “voilà quelqu’un j’aime bien, qui a une bonne tête”. Puis faisant une grimace dont elle a le secret, elle est passée en annonçant : “en 40 ans j’ai bien changé, et cette fois ci je veux entrer” !

Il y a des anges qui vont se marrer.

Ils sont probablement déjà en train d’enfiler des vieilles chaussettes sur des skis de randonnée pour conquérir les étendues blanches des nuages. Ce sont de vieilles légendes peiserottes qui nous ont raconté qu’on lui devait ça. Elle a d’autres inventions à son actif ; il y a probablement un ange ou deux qui a dû apprendre la version revisitée de la réussite, celle où l’on gagne à tous les coups. Ma grand-mère est une gagnante, une combattante !

L’ange de Raymond Devos aura certainement du grain à moudre là-haut, car la mélodie délicieuse des méli-mélo de mots, je le dis pêle-mêle et à demi, c’est bien la marotte de Bonne Maman. Les mots mêlés mes amis, c’est merveilleux et je vous le mets dans le mille qu’elle en deviendra la Mère Veilleuse.

Il y a des anges qui vont se marrer.

Se marrer, elle aime bien ça, avec une bouteille de rouge, l’eau, ça fait rouiller ; et elle le fera remarquer avec fougue et en tirant la langue si son verre est délaissé.

Délaissée, on ne peut pas dire qu’elle l’ai été. Bonne-Maman a toujours été si bien accompagnée par notre Saint Papito.

Papito, si votre peine doit être grande, soyez en Paix, je vous le souhaite, votre exemplarité inspire toute l’assemblée ici présente. Et puis, après toutes ces années à veiller sur elle, je suis sûr qu’elle veillera désormais sur vous et peut être le soir vous glissera-t-elle à l’oreille : « fais de beaux rêves, Jean, rêves à Jackie ».

Simone de Beauvoir disait que “la mort semble moins terrible lorsqu’on est fatigué”. Bonne-Maman aspirait au repos depuis quelques années, et la voilà auprès du bon Dieu un bouquet de fleurs sauvages cueillies sur le chemin de Notre Dames des Vernettes* à la main. Et malgré ses mots pris dans une toile de phrases confuses, je l’entends nous rappeler l’essentiel : “Le plus important, c’est qu’on s’entende bien… et qu’on rigole un bon coup, parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer »!

Bref, il y a des anges qui doivent se marrer, (et je les entends nous inviter à en faire de même).

Merci B de ce témoignage d’amour et d’espérance dans ce discours prononcé lors de cette messe de funérailles si émouvante. Oui, l’espérance et l’humour étaient là, plus forts que la tristesse.

Merci N pour la photo..

* Encore et toujours ces Vernettes

Esprit rusé et pensée confuse.

Esprit rusé et pensée confuse.

Fourbus, nous rentrons chacun dans notre voiture chargée à bloc du matériel d’organisation de ce week end festif *… et des restes.

On décharge les voitures, se prépare à un repas rapide à base de restes de cocktail.

Et l’idée saugrenue survient : c’est lundi soir,et si nous allions partager tout cela au 153** ?

Il nous reste une petite heure. De duel intérieur acharné entre une envie de se coucher dans l’instant et un sens du devoir. Quelle idée dérangeante et saugrenue !

19h50 . Se sentant seule, Claire invoque l’Esprit de lui apporter de la matière pour la seconde partie de la soirée qui démarre dans 15 minutes. Rien ni personne ne s’est présenté pour ce soir, elle est à court.

19h55 . Nous nous décidons enfin, envoyons un SMS à Claire. La séquence qui suit est rapide. Là, il a bossé, l’Esprit. Une telle synchro sans concertation en troublerait certains. Nous, pas.

 

20h10 : c’est parti. Un œuf avalé, un sac plein de restes divers, nous sommes en route.

21h : après une heure d’adoration en chansons, au milieu de l’assemblée bigarrée  (il y a deux chiens qui adorent avec nous ce soir. Eh oui, une assemblée intégrant les SDF…), une pause clope, nous voilà lancés dans le vif du sujet.

 

En commençant par recevoir un cadeau. Spontané. De la part d’une femme qui n’a vraiment pas grand chose. Sa production du jour. Émouvant de générosité.

Cette assemblée est majoritairement en galère. Le divorce, ils connaissent. Les difficultés de la vie en couple aussi. La soif d’amour immense, aussi. Inutile de venir avec des concepts intellectuels ou des poncifs sur le sujet. Les questions fusent. Concrètes. Directes. Sans échappatoire foireux possible. Et petit à petit ils nous aident. Complètent nos réponses de leurs témoignages personnels. Personne ne repart avec LA formule magique, mais des pistes. Des basiques remis au clair.

22h30 : retour à la maison épuisés mais heureux. D’avoir appris à adapter notre bagage d’intellos au monde de la rue. Non, il n’y a pas de pensée complexe, juste de la pensée confuse. Ils nous ont forcés à la clarifier, merci l’Esprit.

 

* Intro du week end qui en donne le contexte.

** 153 c’est quoi ?

*** Un témoignage recueilli au 153

Deo gratias pour cet octolustre.

« Chers amis, chère famille, chers frères et sœurs en Christ.

Nous sommes réunis ici ce soir pour commémorer et rendre grâce de ces quarante années qui se sont écoulées depuis que nous nous sommes donné le sacrement de mariage, ici dans cette petite église de Certines. Nous savons que, pendant toutes ces années, avec chaque bonheur, durant chaque épreuve, le Seigneur est toujours resté fidèle à nos côtés. Et nous souhaitons Lui rendre grâces pour sa présence permanente, dont nous savons qu’elle est indéfectible et qui nous a donné les forces nécessaires quand nos vies étaient bouleversées.

Merci pour nos parents, qui nous ont montré la voie du couple uni dans les épreuves dont la longue maladie.

Merci Seigneur, pour nos trois enfants. Merci pour nos belles filles. Merci pour nos petits enfants. Merci pour tous les mouvements qui nous ont nourris et portés pendant ces années, le scoutisme, les Équipes Notre Dame, les parcours Alpha*, la préparation au mariage, la prière des mères.

Merci pour nos métiers**, les employeurs et les collègues que tu as mis sur notre route.

Et vous qui êtes ici présents, nous vous invitons maintenant à faire mémoire, à vous remémorer vos engagements et ce que Christ vous a apporté. Si vous êtes en couple, remémorez-vous vos années communes. Si vous n’êtes pas en couple, relisez Sa présence dans vos vies***. Tous, rendons grâces ce soir. »
                                     Certines, le 7 octobre 2017

Décidément, c’est l’année des quarantaines..

* Alpha quoi au juste?

** La synthèse de la quarantaine professionnelle

*** Ça vous rendra optimistes … et ça rallongera votre espérance de vie

 

Radicalisation…

Eh bien, ils n’ont pas traîné.

Je m’inquiétais de sa minimisation il y a quelques semaines à peine*, et maintenant c’est chose faite : exit l’abbaye. Ma bière d’abbaye favorite n’en est plus une, gomme ses origines dans sa dernière pub.

 

 

 

 

Un peu comme Lidl** qui retire les croix de Santorin pour ne pas déplaire à sa clientèle musulmane.

Bon, il faut peut être expliquer à Leffe qu’ils ont assez peu de chances chez les musulmans …

En tout état de cause, moi aussi j’exprime ma position :

  • Je change de bière d’abbaye pour une autre qui l’est encore.
  • Je raccourcis le collier de la petite croix que je porte au cou depuis peu* afin qu’elle soit moins invisible dans mon col de chemise. Et c’est étonnant comme cela provoque des discussions…intéressantes.

Coup de gueule ou radicalisation ? je vous laisse libre de juger.

*Digressions sur la Leffe et les abbayes

** Lidl et Santorin

Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi…

Eric Emmanuel Schmitt présente une vision qui me séduit beaucoup, dans son “Evangile selon Pilate*”. Un Christ complétementhumain, qui doute de sa propre déité, découvre peu à peu son particularisme, et fait finalement un pari à la Blaise Pascal**.

Et un Pilate complètement rationnel, logique, cohérent … qui devient à l’insu de son plein gré le premier chrétien.

En troisième partie, il revient sur sa conversion violente, sur sa foi décomplexée, sans nier pour autant ses réserves par rapport à certains  textes canoniques.

Bref, une belle mise en pratique de la devise de Pierre Goursat *** :

Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi : crois en ta foi, doute des tes doutes…

Un livre plus tout neuf, mais qui mérite d’être découvert, ou redécouvert, de lecture facile et agréable sur le sable de la plage.

http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2015/12/02/33011539.html

* pour feuilleter quelques pages .

** sur le pari de Blaise

*** à qui je dois d’avoir, cet été encore, pu profiter d’un superbe élan.

**** dans la même cuvée des expériences spirituelles fortes.

Si même la bière les cache …

Méditation estivale autour d’une Leffe.

D’abord distrait, mon regard se focalise sur la bouteille. Son étiquette. Le texte. Les tailles de police… Surprenant. Mes yeux vieillissants peinent à voir qu’il s’agit d’une production d’abbaye. Les nuances de vanille et de clou de girofle, dont j’ignorais l’existence, sont présentées avec deux fois plus d’emphase, des textes deux fois plus gros.

Exit donc la bière d’abbaye . Progressivement.

Il est loin le temps des origines, ou l’abbaye avait autant d’importance que le lieu. Cachons cette origine religieuse qui, sait on jamais, pourrait nuire au commerce.

Heureusement, il est des cafés qui ne sont pas rancuniers.

Du coup, à l’instar de ma boulangère et de Zabou, je me demande si le temps n’est pas venu de basculer,  et de porter moi aussi un croix.

Longue vie à cette animation pastorale que je ne saurais voir

Il y va fort, ce curé. Mais a t il vraiment tort ? La présence des animations pastorales dans les écoles dites catholiques n’est elle pas un aveu de manquement à la mission qu’elle affichent ? Si l’école se dit catholique, alors, que ce catholicisme soit prégnant dans tout l’enseignement. Et pas besoin d’animation pastorale en plus. Pas étonnant, dans ce contexte, que les écoles “hors contrat”, parfois à la spiritualité beaucoup plus marquée, se développent…

A la réflexion ….

Et l’accueil de l’autre ? Et la liberté, qui est également un des marqueurs de la chrétienté, au moins depuis quelques siècles. Où sont ils ?

Tout simplement dans le mot proposition, trouvé sur le site de l’école la plus proche.

 

 

150 ans après, Don Bosco* reste d’actualité : « C’est la maison qui accueille, la paroisse qui évangélise, l’école qui prépare à la vie et la cour de récréation pour se rencontrer en ami et vivre dans la joie  » . Et il parlait aussi de l’école qu’il avait créée, bien sûr.

Résolument, oui à la proposition explicite et  joyeuse, non au communautarisme identitaire. Comme Koz** l’exprime si bien , l’identitaire est un bien mauvais génie***. Longue et belle vie aux animations pastorales  !!

 

* https://www.don-bosco.net/qui-est-don-bosco.html

** Cékikoz?

** identitaire, le mauvais génie du christianisme

Sel et lumière

Sel, vous êtes discret, invisible, non reconnu. Mais combien efficace. Au mieux, on vous ignore. Si vous manquez de goût, vos amis vous jettent dehors et vous foulent aux pieds, dit le Livre*… Bref, au pire vous ne servez plus à rien**.

Lumière, vous êtes explicite et visible***.. dans un sens bien plus efficace, mais si vulnérable, comme la flamme de la lampe qui affronte la tempête. On ne vous pardonnera rien. Vous devrez savoir trouver là ou vous ressourcer, pour rallumer la flamme et retourner affronter la tempête…

Elle me parle, l’homélie de ce matin. En phase avec la météo du jour, elle doit aussi parler à François Fillon en ce moment.

Surtout qu’entre sel et fiel le goût est parfois subtil à discerner. Et qu’on peut avoir l’impression que la tempête est sélective.

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Plus j’y pense, plus je trouve que le hasard fait parfois mieux les choses

 

* Ce que dit wikipedia sur le sel de la terre

** quoique « remblai de voie rapide », c’est un destin qui peut faire vibrer certains.

*** et sur la lumière du monde

Retrouver le sens du politique

Un petit livre de 90 pages … mais écrit par des curés, donc forcément a priori rébarbatif :-))

Alors je vous en fais un résumé rapide, juste pour vous donner un peu envie. Pas un résumé, un extrait . Une phrase par chapitre… choix difficile car il ne peut bien sûr refléter toute la finesse du verbe.

Ça commence par le titre, que j’ai coupé en deux.dans-un-monde-qui-change

Retrouver le politique
…l’absence de projet ou de vision à long terme,des comportements partisans et démagogiques… sont injustifiables et sont devenus insupportables…

Une société en tension
…La contestation est devenue le mode de fonctionnement habituel, et la culture de l’affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue…

Ambivalence et paradoxes
…Il y a donc un équilibre à trouver entre une sécurité maximale illusoire, et une protection des libertés qui est fondamentale…

Un contrat social à repenser
…Dans une société ou l’individu et non le collectif est devenu la référence,il y a un sentiment de déception vis à vis de l’état providence qui n’arrive pas à satisfaire les attentes….

Différence culturelle et intégration.
…Il convient donc pour l’avenir de notre société de redéfinir ce que c’est d’être citoyen français, ety de promouvoir une manière d’être ensemble qui fasse sens….

L’éducation face à des identités fragiles
…plus que d’armure, c’est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d’aujourd’hui…

La question du sens
…la politique s’est faite davantage pourvoyeuse de droits individuels et personnels de plus en plus étendus, que de projets collectifs …. Il faut consentir à inscrire son action dans le temps long.

Une crise de la parole.
..nous savons que c’est la confiance dans la parole donnée qui permet que s’élabore une vie en société…dire clairement ce qui semble bon pour la vie en commun est une responsabilité de chacun.

Pour une juste compréhension de la laïcité.
..la laïcité de l’état est un cadre juridique qui doit permettre à tous,croyants de toutes religions et non-croyants, de vivre ensemble..

Un pays en attente, riche de tant de possibilités.
..Notre pays est généreux, mais il est en attente … les enjeux écologiques et environnementaux sont en train de transformer en profondeur sont en train de transformer nos conceptions de la vie en société et nous tournent vers des attitudes de simplicité, de sobriété et de partage…

Conclusion.
..chacun, à son niveau, est responsable de la vie et de l’avenir de notre société. Cela demandera toujours courage et audace. des qualités qui n’ont jamais déserté le cœur de notre pays.

Et pour la post conclusion, qui s’intitule “2017, année électorale-quelques éléments de réflexions” , je ne l’ai trouvé que dans l’édition papier …Si vous m’avez lu jusqu’ici, vous avez déjà fait une bonne partie du chemin !!!

 

Le texte intégral en pdf

Et pour ceux qui sont des visuels   

Une perle comme cadeau de nouvel an

Une perle comme cadeau de nouvel an

Chaque année, on y retourne.
Lentement, on progresse.
A travers les arbres, au delà des murets, on la guette.
La voilà.

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On s’approche. La silhouette lointaine se précise dans son écrin de montagnes.

Vernettes

Dans la dernière montée, elle nous domine.

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Et ses deux clochers nous montrent le ciel.

OB

Vernettes

Vernettes

On baisse la tête pour entrer. Immédiatement, le retable attire l’œil.

Dans un coin, le Père nous accueille.

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Son Fils également.

Vernettes

Saints et angelots nous montrent la voie, et tendent l’échelle.

Vernettes

Pierre met les clés à notre portée.

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Aujourd’hui, le ciel est clément, le soleil généreux. La messe de la Sainte Famille aura lieu dehors.

Et les croix jalonnent la voie du retour vers l’humanité.

Vernettes


Bonne année à vous, que vos croix à vous ne soient pas trop lourdes…

Confiance, de là haut elle veille sur nous.

Les Peiserots auront immédiatement reconnu les Vernettes, si chères à Mod

Et ce qu’il y a de bien avec ce cadeau, c’est que même donné j’en jouis encore…

Pour aider à préserver et entretenir ce joyau, c’est par là.

Si c’était vrai

Même le très grand Jacques s’est posé cette question… Écoutez le, tout simplement.  C’est tellement bien dit…C’est tellement beau…Quand on croit que c’est vrai.

brelDites
Dites si c’était vrai
S’il était né vraiment à Bethléem dans une étable
Dites si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin de fort loin Pour lui porter l’or la myrrhe l’encens
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc Matthieu Et les deux autres
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai le coup des Noces de Cana Et le coup de Lazare
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants Le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien quand ils disent Notre Père quand ils disent Notre Mère
Si c’était vrai tout cela Je dirais oui Oh sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai.

 

LA destination du jour pour femmes enceintes

sur le chemin de la cheminée du Paradis ... sic.

Boufaréo nous raconte tellement bien l’histoire que je ne résiste pas … Elle est un peu longue, alors si vous avez la flemme de tout lire, vous pourrez l’écouter tout en ouvrant vos huitres ou en dénervant votre foie gras … En prime vous aurez droit à l’assent.

 

Boufaréo – Moi je suis l’ange Boufaréo. Ils m’ont appelé comme ça à cause des grosses joues que j’ai fini par attraper à force de jouer de la trompette chaque fois que le bon Dieu est content. Et cette nuit-là, jamais il n’avais été aussi content de sa vie le bon Dieu. Il allait être Papa d’un moment à l’autre. Et moi, j’avais jamais soufflé aussi fort dans mon instrument.-

 Je vais vous dire comment ça s’est passé, parce que, de l’endroit où j’étais, c’est tout de même moi qui ai le mieux vu les choses. C’était le 24 décembre, il faisait mistral et tous les habitants de Bethléem s’étaient mis au lit de bonne heure. Et ils avaient ramené leur couverture au-dessus de leur tête pour ne pas entendre souffler le vent. Le mistral, qui est un ami du bon Dieu, avait chassé les nuages à des milliers de kilomètres, pour que le ciel soit tout propre et tout brillant d’étoiles pour la naissance du petit. Ça partait d’un bon sentiment, mais ça avait baissé la température. J’avais juste mes ailes pour me mettre à l’abri, et je commençais à me faire du mauvais sang. Je me penchais de tous les côtés..

Enfin, je les ai aperçus, les pauvres, ils faisaient peine à voir. St Joseph marchait devant, la barbe secouée par le mistral comme une bannière. Il essayait de couper le vent à la Ste Vierge avec ses larges épaules. De temps en temps, il se retournait et il disait :

Joseph – Et alors, ma belle.

Marie – Je n’en peux plus.

Joseph – Oh, allons, encore un petit effort. Tient, je vois un cabanon là, tout près.

Marie – Personne ne veut de nous.

Joseph – Eh, les riches peut-être, mais ici ce sont des pauvres. Ils nous feront bien une petite place.

Marie – Donne-moi ton bras.

Joseph –

 Là, tiens…

Marie –

 Mon Dieu, que j’ai mal…Aïe ! !

Joseph – Oh, aïe aïe aïe aïe aïe aïe, quelle misère, ah, nous sommes propres va.

Pas d’argent, pas de maison, et une femme qui va accoucher en pleine nuit, et par un temps pareil ! N’ai pas peur, va,… attend, je vais te porter.

Marie –Je te demande pardon de te causer tant de soucis.

Joseph – Mais je suis sûr que ça s’arrangera. Mais tout de même, le bon Dieu il n’est pas raisonnable. Quand je t’ai épousée j’aurai dû poser mes conditions.

Marie – Tu regrettes ?

Joseph – Non mais, écoute-moi bien ma belle, mais qu’est-ce que je suis moi, un pauvre rien du tout. Et le bon Dieu m’a donné le droit de te prendre par la main, de te porter dans tes bras, toi, la mère de son petit. Et tu voudrais que je regrette quelque chose ? Ho, mais un bonheur comme ça, je ne l’avais pas mérité moi. Seulement, qu’il nous aide un peu le bon Dieu. Autrement, nous allons à la catastrophe ! Et il y aura des gens qui vont dire que c’est de

ma faute. Attend, là, bouge pas, nous sommes arrivés. Toc toc toc. Il y a quelqu’un ? Ho, ils dorment les pauvres. Ça m’ennuie de les réveiller, mais je ne peux pas faire autrement. Toc toc toc.

Boufaréo – Vous avez entendu St Joseph ? Il n’y a pas plus brave que cet homme, il n’aime pas déranger les gens, et même, quand il s’est aperçu que le cabanon était une étable, il a eu un peu honte de déranger le bœuf et l’âne. Bien sûr, c’était que des bêtes, mais elles avaient travaillé dur toute la journée et elles avaient le droit de dormir comme tout le monde. Il leur a dit :

Joseph – Heu, excusez-moi de vous déranger.

Boufaréo – Le bœuf et l’âne qu’on avait tirés du premier sommeil, ont failli se mettre en colère. Mais quand ils ont vu la jolie Ste vierge toute pâle, toute mourante et St Joseph avec ses grosses mains rudes et calleuses de travailleur, ils ont eut honte et sont devenu tout gentils, tout pleins d’amitié.

L’âne – Restez pas dehors.

Le bœuf – Venez vite au chaud.

L’âne – Vous avez de la chance, juste on a changé la paille, ce matin.

Le bœuf – Si on avait su que vous veniez , on aurait mis un peu d’ordre.

Boufaréo – St Joseph avait l’âme si simple, qu’il ne s’était pas étonné que les animaux parlent avec l’accent. Et puis il avait trop de soucis en tête pour attacher de l’importance à ces détails parce que, la Ste Vierge, elle, elle venait d’entrer dans les douleurs.

Joseph – Oh mais c’est terrible, Ho, qu’est-ce qu’il faut faire moi je sais pas.

L’âne – Et moi non plus, je suis qu’un âne.

Le bœuf – On voudrais bien pouvoir vous aider mais…on est bon à rien.

Joseph – Mon dieu, donnez-moi vite un coup de main ah, avec ces deux santons comment voulez-vous que je m’en tire.

Boufaréo – Il était presque minuit. Je me suis approché du fenestron. Ce que j’ai vu et ce que j’ai entendu, ça parait pas croyable et c’est pourtant la franche vérité.

Le bœuf – Puisqu’on ne peut pas se rendre utile, on pourrait toujours dire une prière

L’âne – Tu en sais, toi, des prières ?

Le bœuf – Moi non, mais St Joseph, forcément, il doit en savoir.

Joseph – Oh, mais écoutez les ces fadas, les prières elles ne sont pas encore inventées, c’est justement pour ça que le petit, il doit venir sur la terre.

Le bœuf – En attendant, on pourrait toujours se mettre à genoux.

Boufaréo – Parfaitement, c’est comme ça que les choses se sont passées. St Joseph, le bœuf et l’âne se sont agenouillés tous les trois. Il était minuit juste. GlooOooria

Et le petit est né, il a pas poussé un cri, il est né avec le sourire. La Ste Vierge elle souriait aussi. Le bœuf, l’âne et St Joseph poussaient des larmes grosses comme des olives. Alors St Joseph a dit des mots qui lui venaient du fond du cœur et que jamais personne ne lui avait appris. Et l’âne et le bœuf qui étaient encore moins savants que lui répondaient à tour de rôle

Joseph – Je vous salue Marie, pleine de grâce.

Le bœuf – Le seigneur est avec vous.

L’âne – Vous êtes bénie entre toute les femmes.

Joseph – Et le petit Jésus, le fruit de vos entrailles il est béni.

Le bœuf – Ste Marie bonne mère de Dieu.

L’âne – Priez pour nous pauvres pêcheurs.

Joseph – Maintenant, et à l’heure de notre mort.

L’âne – Le bœuf – Joseph – Ainsi soit-il.

Boufaréo – Alors moi, je suis monté dans le ciel aussi haut, aussi vite que j’ai pu pour annoncer la bonne nouvelle au monde et j’ai soufflé dans ma trompette à m’en faire péter les veines du cou. Trompette – Alors le mistral s’est arrêté d’un coup. Je crois que j’avais réussi à le faire taire. Les gens se sont assis sur leur lit en se frottant les yeux et en disant : »Et quésaco, et qu’est ce qui nous arrive. » Alors mes collègues les anges, ceux qui ont la voix douce leur ont chanté une petite chanson pour qu’ils ne s’effrayent pas, pour qu’ils ne s’imaginent pas que c’était la fin du monde juste le jour où le monde venait de naître. Il est né le divin enfant – Et alors, j’ai plus su où donner de la tête parce qu’à partir de ce moment-là les miracles se sont succédés à une allure extraordinaire. Le miracle du Boumian et du Gendarme, et bien, il n’était pas commode à réussir…

Le Boumian, son métier, c’était de voler des poules, le gendarme, lui, son métier, c’était d’arrêter les Boumians. Ça faisait 20 ans qu’ils se couraient après, et jusqu’à présent, le Boumian avait toujours échappé au gendarme. Or précisément cette nuit là, à minuit juste, On entendit dans le poulailler de Roustide, Roustide c’est le plus riche propriétaire de Bethléem, un gros rire triomphant.

Le gendarme – Ha ha ha ha !!!

Boufaréo – C’était le gendarme qui venait enfin de prendre le Boumian en flagrant délit.

Cot cot cot

Le gendarme – Cette fois, mon brave ami, je crois que je te tiens !

Le Boumian – Eh, j’ai rien fait de mal.

Le gendarme – Et cette dinde que tu viens de prendre sous mes yeux, elle est à toi peut-être ?!

Le Boumian – Heu, pas tout à fait. Mais c’est Noël.

Le gendarme – Et alors !!

Le Boumian – Et alors, à Noël, tout le monde en mange de la dinde.

Le gendarme – Noël ? Je n’en ai jamais entendu parler !! Allez ! marche devant, et n’essaye pas de te sauver, je te préviens que j’ai mon calibre sur moi !!

Il est né le divin enfant

Le Boumian – Vous avez entendu, Brigadier ?

Le gendarme – D’abord, je ne suis pas brigadier, et ensuite, n’essaye pas de distraire mon attention !!

Le Boumian – Eh, brigadier ou pas vous avez entendu quand même !

Le gendarme – Evidemment, j’ai entendu.

Le Boumian – Et quel effet ça vous fait ?

Le gendarme – ça ne te regarde pas !

Le Boumian – Moi, je vais vous le dire l’effet que ça vous fait : Je suis sûr que vous avez envie de me remettre en liberté !!

Le gendarme – Comment tu le sais ?

Le Boumian – Parce que moi, c’est un peu la même chose : La dinde, j’ai envie de la rendre à son propriétaire.

Le gendarme – Mais qu’est-ce qui se passe, nous sommes tous devenus fadas !!

Le Boumian – Peut-être.

Hou hou

Boufaréo – Vous avez remarqué, mes collègues ont changé de répertoire, mais quoi qu’ils chantent ça fait toujours le même effet. Ca réveille dans le cœur des hommes des choses qu’ils ne soupçonnaient pas, qu’ils avaient oubliées. Même ce poltron de Pistachié, même sa femme, la poissonnière, ils se sont sentis soudain bizarres, comme s’ils étaient en train de changer de peau.

La poissonnière – Et pourquoi tu dors pas, Pistachié ?

Pistachié – J’ai entendu du bruit, c’est peut-être des voleurs.

La poissonnière – Oh, vas, les voleurs, tu n’as pas honte d’être si peureux !!

Pistachié – Oh, et toi, pourquoi tu ne dors pas ? Tu sais bien que tu dois te lever à 5 heures!

La poissonnière – J’ai des cauchemars, je sais bien que c’est l’hiver, mais le poisson que je vais leur vendre demain, ça fait plus de huit jours que je l’ai.

Pistachié – Mais, qu’est-ce que ça peut te faire, puisque c’est pas toi qui le manges. Eh, tu l’arroseras un peu à, et personne n’y verra rien.

La poissonnière – Oui, mais c’est guère honnête.

Pistachié – Eh, ça fait 20 ans que tu fais comme ça, je ne vois pas pourquoi tu changerais aujourd’hui !!

La poissonnière – Tais-toi, tu me fais honte ! Bon, il faut que j’aille le voir ce poisson, et s’il n’est pas comme il doit être, et bien tant pis pour moi euh, je le jette !!

Pistachié – Oh, mais qu’est ce qui lui prend à ma pauvre femme, elle veut nous mettre sur la paille !! Hou hou

La poissonnière – Pistachié, oh, Pistachié, viens vite, viens vite voir !!!

Pistachié – On a fracturé le tiroir-caisse !?

La poissonnière – Viens voir, que je te dis !Regardes ces rascasses !

Pistachié – Oh !

La poissonnière – Quand on s’est couchés, elles étaient molles et grises, et, elles avaient plus figure humaine. Et bien, regarde-les maintenant, on les dirait vivantes, regarde comme elles ont l’œil clair, on dirait qu’elles vont te parler. Et les couleurs qu’elles ont…

Pistachié – C’est un vrai miracle.

La poissonnière – Et alors, alors ce serait vrai que ce petit, c’est le bon Dieu qui nous l’envoie !

Pistachié – Il faut y aller voir tout de suite, eh !

La poissonnière – Tu veux sortir, toi, au milieu de la nuit, poltron comme tu es.

Pistachié – Dans les grandes circonstances, je n’y pense pas que je suis poltron, allez zou, faisons donc, allez.

La poissonnière – Prend au moins ton fusil de chasse, des fois que tu rencontres le Boumian.

Pistachié – Si je le rencontre le Boumian, je lui souffle dessus, mais le fusil, je le prends quand même, parce que si je tombe sur une lièvre…

La poissonnière – Si tu tombes sur une lièvre, tu feras comme d’habitude : tu la vises, et tu la manques.

Pistachié – Vas savoir, si le Bon Dieu il a fait un miracle, ce soir, pourquoi il n’en ferait pas deux. Hou hou

Boufaréo – Les miracles de cette nuit, je ne peux pas vous les raconter tous, parce qu’il y en a trop. Tous les habitants de Bethléem s’étaient rassemblés sur la place. Ils avaient mis leurs habits du dimanche, ils avaient des cadeaux pleins les charretons, et ils brandissaient des chandelles. Il n’y en avait qu’un qui dormait : c’était le Ravi. C’était pas parce qu’il avait le sommeil profond, mais que ce soit le jour ou la nuit, il était jamais complètement réveillé.

Le jour, il restait à sa fenêtre, les bras en l’air, en regardant les gens, le ciel, les bêtes, les fleurs, et en disant:

Le Ravi – Que le monde est joli ! C’est pas possible qu’il soit aussi joli !

Boufaréo – Les bras toujours levés et le bonnet de nuit sur la tête, il est venu se mêler à la foule. Soudain, il s’arrêta : Il venait d’apercevoir un vieillard triste sous un porche.

Le Ravi – Qu’est ce que tu as toi, à ne pas être heureux ?

L’aveugle – Moi, je suis l’aveugle.

Le Ravi – Il faut que tu sois heureux quand même, un jour comme aujourd’hui. Viens avec moi, je te raconterai tout, je te dirai comment ça se passe. et fais moi confiance, j’ai de l’imagination. Comme je te le dirai moi, ce sera encore plus vrai que nature.

Boufaréo – Et il a pris l’aveugle par le bras, mais il ne savait pas exactement où aller, les gens tournaient en rond, et se demandaient de l’un à l’autre: « mais, où il est ce petit ! » j’ai donné un tout petit coup de trompette (Trompette) Ils ont fait le silence, et je leur ai dit: Vous n’avez qu’a me suivre ! Alors, ils se sont pris par la main, et ils m’ont suivi en dansant la farandole (musique de farandole) Si vous permettez, nous allons filez devant pour voir ce qui se passe dans la crèche. Mais n’oubliez pas de prendre vos pardessus, parce qu’on y gèle dans cette étable. St Joseph se fait un mauvais sang terrible

Joseph – Oh mais c’est pas un temps à chrétien ça, il va s’enrhumer le pauvre petit.

L’âne – Et à son âge, un rhume ça à vite fait de tomber sur la poitrine.

Le Bœuf – Au lieu de dire des bêtise, tu ferais mieux d’avoir une idée.

L’âne – Pour les idées, tu sais, les ânes, ils sont bien forts.

Marie – Ses petites mains sont toutes froides. Il a le bout du nez gelé.

Le Bœuf – Attendez bonne mère, je vais vous le réchauffer. Ca vous ferait rien de le poser sur la paille.

Joseph – he he he fais bien attention he il est si petit, si petit tout nu.

Le Bœuf – Ne craignez rien, vous voyez, je m’allonge à côté de lui, et mon collègue aussi, allez, dépêche toi, comme ça, il est déjà un peu protégé contre le courant d’air.

Joseph – Ah, mais ça ne suffira pas pour le réchauffer.

Le Bœuf – Et va savoir. Nous les bêtes, pendant l’hiver, il nous pousse du poil, et on conserve le chaud au dedans de nous. Evidemment, il vaudrait mieux une bonne cheminée avec un grand feu de bois. Mais tout ce qu’on peut lui donner, c’est notre chaleur.

Marie – Vous êtes les plus braves, mon fils ne vous oubliera pas.

Le Bœuf – Si entre malheureux on ne s’aidait pas, ce ne serait pas la peine.

L’âne – Allez, fais pas l’hypocrite, dis le à la bonne mère qu’on y pense aussi à la gloire, c’est vrai, jusqu’à présent, il y en avait que pour le cheval et le taureau, mais j’ai l’impression, que le bœuf et l’âne, il s’en parlera un peu à partir de maintenant*, et qu’on en dira du bien, vous ne croyez pas ?

Jésus – Ick !!

Joseph – Oh, catastrophe, il a éternué ! Oh oh oh, il va prendre le mal de la mort ce petit.

Marie – Rendez-le moi.

Le Bœuf – Attendez, au collègue, quand je te souffle sur le museau, qu’est ce que ça te fais?

L’âne – Beh eh, ça me rire.

Le bœuf – Ca te fais rire, mais ça te chauffe. Souffle moi dessus pour voir…

Joseph – Oh, mais vous croyez que c’est le moment de vous amuser comme des imbéciles !

Le Bœuf – Comprenez-moi. On va lui souffler dessus mon copain et moi. Tout les deux ensemble, vous allez voir si on vous ne le réchauffe pas votre petit. Allez, on y va: (soufflements) Regardez, il a souri, il est déjà presque tout rose.

Boufaréo – Vous me direz que le bon Dieu, il n’avait rien de plus facile pour lui que d’envoyer le bon temps, un 24 décembre sous le climat, ça n’aurait étonné personne. Mais il fallait d’abord accomplir les écritures. Dites-vous bien une fois pour toute qu’il sait ce qu’il fait le bon Dieu. Son petit, c’était pas un fils de famille il fallait qu’il soit élevé à la dure, qu’il apprenne les difficulté de la vie. Mais voilà les gens qui arrivent en dansant la farandole (musique: farandole ou vite levez vous doux pastouriaux..) Et le Ravi marchait le premier en tenant l’aveugle par la main.

Le Ravi – Eh, j’en ai vu des jolis petits nistons, mais des jolis petits nistons comme ce joli petit niston là, je ne croyais pas que ça pouvait exister !!

Boufaréo – Et il avait raison ce demi fada ! Parce que moi non plus, je n’avais pas encore vu le petit Jésus, et ça m’en a coupé les ailes. Et tout les gens qui étaient là, ils étaient paralysés de la surprise et de la joie. Alors ils sont tombés tous ensembles sur leur genoux, et ils se sont mis à chanter à pleine voix (musique: GloOoooria) Après, il y a eu un silence embarrassé. Tout le monde voulait parler, mais personne ne savait plus que dire. Et le plus embarrassé de tous, c’était le gendarme. Tout les habitants de Bethléem avaient apporté des cadeaux excepté lui. Alors il est devenu tout rouge, et il a dit.

Le gendarme – Sainte Vierge, et vous St Joseph, excusez moi, j’ai pas eu le temps de passer à la maison, j’étais de service. Autrement je vous aurez apporter des figatellis, de la farine de châtaigne et du fromage corse. Mais je n’ai rien sur moi que mon revolver. Alors, je vous le donne pour amuser le petit.

Joseph – Ah, tu es bien brave mais…

Le gendarme – N’ayez pas peur, c’est un revolver d’honnête homme, il n’a jamais servi.

Joseph – Oui, mais il risque de se blesser.

Le gendarme – Pensez vous, il n’y a pas de cartouche.

Joseph – Ah…

Le gendarme – Juste, je le porte à la ceinture pour assurer le monde. Mais vous ne pensez tout de même pas que je m’en suis servi contre mon prochain !

Marie – Merci Colombani.

Le gendarme – Vous savez mon nom ?

Marie – Je sais beaucoup de choses sur toi Collombani. Je sais par exemple que tu attends une lettre depuis longtemps. Et bien tu la recevra demain au courrier cette lettre.

Le gendarme – Une lettre !?

Marie – Ta nomination de brigadier : le ministre est en train de la signer en ce moment. Alors ce revolver, garde le. Parce qu’un brigadier sans revolver, ça ferai mauvais effet

Le gendarme – C’est vrai ce que vous dites ?

Joseph – Ah, oh non, dis donc. Mais tu ne vas pas traiter ma femme de menteuse, toi !!

Marie – Mais promet moi de continuer à ne pas t’en servir !

Le gendarme – Ne vous faites pas de soucis. Non seulement j’y met pas de cartouches, mais je laisse toujours le cran d’arrêt. Ha ha ha ha .

Boufaréo – Après, tout le monde voulait parler en même temps, mais naturellement, c’est Honorine la poissonnière qui a eu le dessus.

La poissonnière – Bonne mère, je vous ai apporté des rascasses pour le petit. Des rascasses presque vivantes !

Le gendarme – Des rascasses pour un petit qui viens de naître, mais, tu n’y pense pas !! Oh oh oh !!

La poissonnière – Ah, mais dites, mes rascasses elles n’ont jamais fait de mal à personne !! Mais qu’est ce que vous insinuez !?

Le gendarme – Ah, mais j’insinue rien ! Non, je dis que le petit, il est trop jeune pour manger de la rascasse. Et qu’au bat mot, ça risque de lui donner de l’urticaire!!

La poissonnière – Et toi, Pistachié, tu le laisse dire, naturellement!

Pistachié – Ah tais toi, tais toi. Excusez la, bonne mère. Elle a le parler un peu vif, mais c’est une brave femme. En tous cas, si vous voulez pas de ce poisson, j’espère que vous accepterait ma lièvre. C’est une belle lièvre d’au moins 12 livres que j’ai tué en venant vous voir.

Tous – Ha ha ha (ils rient)

Pistachié – Et bien eh bien, regarde les. Oui, parfaitement, je l’ai tué moi même, et d’un seul coup de fusil !!

La poissonnière – Ha ha parlons en de ta lièvre. C’est la première fois qu’il ne rentre pas bredouille de la chasse !!

Boufaréo – La Ste Vierge les écoutait avec amusement. A un moment, même, elle a éclaté de rire. Et Honorine et Pistachié étaient si fier d’avoir fait rigoler la Ste Vierge, qu’ils en remettaient, qu’ils se forçaient, qu’ils cessaient d’être drôle. Alors la Ste Vierge, il a remonté le sourcil, et elle a dit:

Marie – Attention, vous allez tomber dans l’opérette marseillaise !

Boufaréo – A partir de ce moment, chacun a fait son numéro dans la discrétion. Le berger à retiré l’agneau qu’il avait autour du cou, et l’a posé au pied du petit Jésus sans prononcer une parole. Il a fait une dernière caresse à son chien, et il a dit:

Le berger – Moi, je suis le berger. Je fais rire personne. Je parle seul, je sens mauvais, j’ai pas d’amis. Enfin j’en avais un. Un seul. C’était mon chien. Il était mort ce matin, mais ce soir, il a tout ressuscité. Alors ce chien tout ressuscité, bonne mère, je le donne à ton petit.

Marie – Berger, mon fils plus tard, sera berger comme toi. Il sera le berger des hommes, et les hommes n’ont pas besoin de chien pour qu’on les garde. Ils ont besoin d’amour.

Boufaréo – Les paroles de la bonne mère passaient nettement au dessus de l’assemblée. Mais le berger, lui, les avaient comprises.

Le berger – Mais, s’il veut pas de mon chien, peut être il voudra bien de moi ?

Marie – L’heure n’est pas encore venue. Mais il te fera signe.

Boufaréo – Ainsi fut recruté le premier apôtre. Sans que personne s’en aperçoive. Et le Ravi levait les bras en l’air en disant:

Le Ravi – Mon Dieu. Comme c’est beau un homme qui était malheureux, et qui devient heureux. Comme c’est beau, merci mon Dieu.

Pistachié – Oh, écoute le Ravi, tu commences à nous agacer, eh!

Le Ravi – Et si je t’agace, je te demande pardon.

Pistachié – Et tu parles, et tu parles, et tu n’as jamais rien fais de ta vie!

Le Ravi – J’ai regardé les autres, et je les ai encouragé. Je leur est dit qu’ils étaient beaux et qu’ils faisaient de belles choses.

Pistachié – Et tu t’es guerre fatigué!

La poissonnière – Et tu n’as même pas apporté de cadeau!

Marie – Ne les écoute pas Ravi. Tu as été mis sur la terre pour t’émerveiller. Tu as rempli ta mission. Et tu auras ta récompense. Le monde sera merveilleux tant qu’il y aura des gens comme toi, capables de s’émerveiller.(musique de fond)

Le Ravi – Arche d’alliance, tour de David, porte du ciel, étoile du matin, salut des pêcheurs, rose mystique, bonne mère admirable, merci à vous.

La poissonnière – Bonne mère très pure, merci à vous.

Pistachié- Bonne mère très chaste, merci à vous.

Le berger – Bonne mère des anges, merci à vous.

Le gendarme – Bonne mère du sauveur, merci à vous.

L’aveugle – Salut des infirmes, consolatrice des affligés, merci à vous.

Boufaréo – Ils se retournèrent tous. L’aveugle venait de tomber à genoux. Il avait l’air dans l’extase.

Marie – Tu me remercies, toi qui n’a jamais vu le ciel et les étoiles ?

L’aveugle – Je te rends grâce, je chante tes louanges.

Marie – Tu me rends grâce, toi qui vit dans la nuit ? Tu chantes mes louanges, toi qui est enfermé dans la plus sombre des prisons ?

L’aveugle – Le ciel, tu me l’a donné, la lumière, elle est en moi. Je me sens libre comme un oiseau!

Joseph – Marie ma belle, il faut faire quelque chose pour cet homme. Tu n’as qu’un mot à dire.

Marie – Mon Dieu qui ce soir avait exaucé tous mes désirs…

L’aveugle – Oh non, non, bonne mère, non, c’est pas la peine. Ne le dérangez pas. Je sais que le monde il est beau, puisque c’est lui qui l’a fait mais je suis sûr que le ciel est encore plus beau puisque c’est là qu’il habite. Non, demandez-lui seulement que j’aille pas longtemps à attendre. Faites que j’ouvre les yeux le jour de ma mort. Faîtes que je vois quand ça vaudra vraiment la peine de voir.(musique intrument: flute céleste?)

Boufaréo – Quelqu’un était entré pendant que tout le monde chantait et personne ne c’était aperçu de sa présence. C’était ce sans coeur de Roustide. A Bethléem, il n’y avait que lui de riche. Il avait des champs d’oliviers, des champs d’amandiers, et des hectares et des hectares de pommes d’amour. Et, plus il gagnait des sous, plus son coeur devenait sec. On vous l’a pas dit dans l’histoire sainte, pour pas lui faire de peine, mais c’est lui qui a mis à la porte St Joseph et la Sainte Vierge, en les traitant de mendiant et de va-nu-pieds. Voilà comment il était, Roustide. Il avait vu le Boumian avec sa dinde étranglée et il avait faillit arrêter la chanson pour faire un malheur. Mais il était resté bien sage dans son coin et il sentait petit à petit qui lui venait une sensation de douceur, de gentillesse, de bonté. Et il répétait sans arrêt:

Roustide – Mais qu’est-ce qui t’arrive Roustide, tu es pas en colère? Mais tu es

complètement gaga !Allez zou, met toi en colère !

Boufaréo – Mais il restait toujours immobile, et il se sentait devenir meilleur à chaque seconde. Et quand il a vu le Boumian s’avancer vers le petit Jésus en balançant sa dinde d’un air timide, il n’a pas bronché. Et le Boumian disait:

Le boumian – Petit Jésus, toi qui a la peau si blanche, et les cheveux si blond. N’aie pas peur de moi qui suis si noir de poil et presque nègre de peau. Je t’ai porté cette dinde.

Le gendarme – Mais, tu es un sans vergogne, cette dinde tu l’a volé!

Marie – Laisse le parler, veux tu, gendarme ?

Le boumian – D’abord des dindes, j’en volerai plus. Et celle là je l’ai volée à Roustide. Et des dindes, il en a à n’en savoir que faire. Tandis que vous peuchère, vous êtes dans le besoin. Alors, j’ai pensé qu’au lieu de me la garder, je ferai mieux de vous la porter. Si vous en voulez pas, vous pouvez toujours la vendre.

Marie – Tu as très bien parlé Boumian.

Le gendarme – Ahh ! Je veux pas te contredire, mais cette dinde, elle est pas à lui. Ce qu’il vous propose tombe sous le coup de la loi. Article 19: recel et complicité !

Marie – Cette dinde nous ne pouvons pas l’accepter.

Le boumian – Mais…

Marie – Ce que nous acceptons, c’est la gentillesse avec laquelle tu nous l’a offerte. Tu nous promet de ne plus jamais voler de dindes ?

Le boumian – Eh, ni dindes, ni poules, ni pintades, ni pintadons. Et pourtant, c’est bon le pintadon bien tendre.

Marie – boumian!

Le boumian – Promis, j’en volerai plus.

Marie – Alors reprends ta dinde et va la rendre à qui tu l’as prise.

Boufaréo – Et alors, il c’est passé un coup de théâtre que jamais de votre vie, vous avez vu de pareil. Roustide a écarté gentiment le monde, et il a dit:

Roustide – Tu peux la garder, je te la donne.

Boufaréo – C’était la première fois que Roustide faisait un cadeau à quelqu’un. Les gens n’en revenait pas. Le Ravi était encore plus ravi que d’habitude.

Le Ravi – Oh Roustide, que c’est beau ce que tu viens de faire. J’en ai vue des belles choses dans ma vie. Mais jamais d’aussi belle que cette belle chose là.

Boufaréo – Roustide c’était mis à genoux, et se frappait la poitrine.

Roustide – Petit Jésus, je suis un assassin. Quand ton père et ta mère sont venu frapper à ma porte. Je les ai laissés à la rue. Je me le pardonnerai jamais, je suis un criminel …

Joseph – Oh, ne vous mettez pas dans un état pareil, vous voyez, tout à fini par s’arranger.

Roustide – Je vais faire préparer une voiture bien bâchée, bien souple avec un cheval bien doux. Et je vais vous faire conduire à la maison dans ma chambre la plus belle et la mieux chauffée. Dans la mienne, quoi. Et vous y resterez tant que vous voudrez. Jusqu’à la fin de vos jours, si ça vous fais plaisir. Et vous aurez à vous faire du souci de rien.

Joseph – Ah tu es bien brave, vas. Qu’est ce que tu en dit, Marie ?

Marie – Mon fils et moi, nous vous remercions, mais nous ne pouvons accepter. Nous devons rester ici pour accomplir la volonté de Dieu.

Boufaréo – Et alors, chacun a pris la pose comme chez le photographe mais c’est pour l’éternité. La sainte Vierge et saint Joseph qui regardent dormir le petit Jésus et qui l’adorent, ils ont la tête penchée sur l’épaule et les mains jointes. Et ça durera jusqu’à la fin du monde.

Le Ravi, les bras en l’air. L’aveugle, appuyé sur sa canne. Pistachié, appuyé sur son fusil. La poissonnière, un panier de poisson de chaque côté de ses hanches énormes. Et le berger, avec son agneau qui dort autour de son cou et son chien qui dort entre ses jambes. Et le boumian, qui a mit amicalement la main sur l’épaule du gendarme. Et le gendarme, qui se lisse la  moustache. Et Roustide, avec pour la première fois de sa vie de la joie sur le visage. Et le bœuf et l’âne qui se sont endormis, brisés par l’émotion. Et personne ne dit plus rien et ils ne bougeront plus jusqu’à la fin des siècles; c’est le destin des santons.

Voilà. J’ai dit tous c’que j’avais à vous dire. Excusez-moi si j’étais un peu bavard, c’est dans mon tempérament mais je vous jure que j’ai dit la franche vérité. Allez, adieu; je remonte au ciel; soyez heureux; et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. (musique, cloches)

 

 

ane-de-la-creche

* Et pour savoir la carrière que l’âne a finalement faite

 

Dieu, singe et science

Quatre semaines agitées du côté du bocal là haut, avec une lecture en stéréo et dans tous les sens de deux livres complémentaires:allegre-arnould

  • Jacques Arnould  Dominicain, ingénieur docteur en histoire des sciences et en théologie
  • Claude Allégre, scientifique à large scope qu’on ne présente plus.

Au delà de l’histoire, et des détails qui expliquent en finesse certaines positions des églises qui sont aujourd’hui caricaturées par des raccourcis dignes des puces sauteuses*, ces deux livres présentent bien des notions , des théories, certaines confirmées, d’autres démenties formellement par la science elle même.

Impossible de résumer ces livres en quelques phrases, sinon que rien n’est vraiment certitude à ce jour . Ni origine ni fin ne sont même plus certains, avec le temps courbe.

Bien sûr, Darwin, Galilée, tous leurs précurseurs**, et surtout leurs successeurs** sont amplement commentés. Infini, infiniment petit que seuls les mathématiques encore bien abstraites permettent d’aborder. Evolution anarchique ou orthogenèse*** chère à Teilhard , qui pousse J Arnoult à proposer “l’homme, porteur d’un espace des possibles”.

Enfin, la neurobiologie, qui fouille les mécanismes de la pensée , à la recherche de “la théorie cérébrale de l’information qui est encore à découvrir” (C A). Est-ce elle qui nous indiquera un jour comment Il apparaît et est apparu (ou a donné l’illusion de …) aux nombreux voyants, dont certains finalement très proches et cartésiens**** ?

En synthèse, je fais mienne la conclusion du pavé de C Allègre:

La science ne peut infirmer, ni confirmer l’existence de Dieu……   Et si Dieu existe, plutôt que dans le ciel, ne se trouve t il pas à l’intérieur même du cerveau humain?...”

D’aucuns déclarent Dieu comme une invention du cerveau humain. Probablement, mais je me permets une “petite” question : dieu inventé, ou invention inspirée et habitée par Dieu dans ce même cerveau ?

Vivement que la science progresse, elle qui est reine pour trouver les “comment”, à défaut de pouvoir dire le “pourquoi”. En toute humilité, je fais mienne la pensée de Thomas d’Aquin, fervent défenseur de la science (et de la philosophie) , au motif qu’à approfondir notre connaissance du comment, on s’approche de celle du pourquoi, donc de Dieu.

 

*  toute puce à laquelle on coupe les pattes devient sourde, c’est bien connu .La preuve, même si on lui crier très fort “saute, saute” , elle ne bouge pas.

** Kepler, Copernic, Mendel.. autant de personnes qui ont a une époque ou a une autre servi de marchepied à d’autres qui n’ont pas hésité à s’emparer de leurs travaux sans forcément leur rendre le crédit qui leur est dû.

*** évolution par un hasard orienté, où tout n’est pas possible (le hasard du dé n’a que 6 faces..).

**** Pour les apparitions au XXIéme siècle à un ingénieur high tech Grenoblois, c’est par ici.

Et, enfin, les dernières théories scientifiques remettant en cause le big bang . « Mais enfin, qui est ce type ? »

Mais enfin, ne nous dis pas que tu n’étais pas au jus …

PentatronicsMarie, savais-tu,
Que ton bébé marcherait un jour sur l’eau ?
Marie, savais-tu,
Que ton petit garçon sauverait nos fils et filles ?
Savais-tu,
Que ton petit garçon est venu pour te faire renaître ?
Cet enfant que tu as délivré
Vous délivrera bientôt à son tour,
Marie, savais-tu,
Que ton bébé allait donner la vue à un aveugle ?
Marie savais-tu 
Que ton petit garçon allait calmer une tempête avec sa main ?
Savais-tu,
Que ton bébé a marché là où les anges ont foulé ?
Et quand tu embrasses ton petit bébé
Tu embrasses le visage de Dieu

Marie, savais-tu ? (x5)

Marie, savais-tu ?
L’aveugle verra
Le sourd entendra
Les mort revivra
Le boiteux sautera
La bête parlera
Les louanges de l’Agneau

Marie, savais-tu,
Que ton bébé est le Seigneur de toute la Création ?
Marie, savais-tu,
Que ton bébé serait un jour le gouverneur de toutes les nations ?
Savais-tu,
Que ton petit garçon est l’Agneau parfait du ciel ?
Cet enfant endormi que tu tiens
Est le grand, le seul et l’unique

Oh Marie, savais-tu ? (x2)

Marie, savais-tu ?

Allelujah … Joyeux Noël

Une mélodie superbe, reprise plus de 800 fois, paraît il ..  Mais que disent les paroles, au juste ?

Les voilà, en message de Noël.

Il arrive pour que l’ Alleluia ne soit plus jamais ni froid ni brisé  ….

Joyeux Noël….

hallelujahsA lire en écoutant , si vous le voulez …
I’ve heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you?
It goes like this, the fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you to a kitchen chair
She broke your throne, she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Maybe I’ve been here before
I know this room, I’ve walked this floor
I used to live alone before I knew you
I’ve seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

There was a time you let me know
What’s real and going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you?
The holy dark was moving too
And every breath we drew was Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Maybe there’s a God above
And all I ever learned from love
Was how to shoot at someone who outdrew you
It’s not a cry you can hear at night
It’s not somebody who’s seen the light
Its a cold and its a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

La traduction, ca peut aider …

Il arrive pour que l’ Alleluia ne soit plus jamais ni froid ni brisé  .et ca donne cela..

Dealer jihadiste, maton, flic et rappeur de Dieu

Quel bonheur d’avoir rencontré  Ludo, alias Oldream. La vie de tous les jours ne destinait pas ma route a croiser la sienne.

Ne dans le quart monde, alcool, violence conjugale et inceste poussent sa mère a fuir avec lui.

La violence, la drogue et le deal le rattrapent, l’éloignent de la foi de sa grand mère pour le rapprocher de l’islam radical. Salafiste en banlieue Parisienne, recruteur d’Allah… Que le Seigneur rappelle juste a temps pour ne pas finir comme son pote à Guantanamo… Que le Seigneur remodèle. Sans aucun diplôme, mais avec un casier judiciaire miraculeusement vierge, il devient successivement gardien de prison, époux, père de famille, policier… dans une succession de  clins dieux miraculeux, tout au long de ce cheminement si improbable….  et il clame sa foi sur les rythmes qui ont baigné son adolescence.

oldreams cover600Il vous a dédicacé son album. Non, les chants chrétiens ne sont pas forcément mièvres. Même si le rappeur porte une alliance.

Quel témoignage  ! Quelle ferveur ! Et merci , a toi et a ton collègue Kodjo, de m’avoir fait connaître ce monde du rap chrétien.

Oui, Il est vraiment présent, partout « ….presque de manière imperceptible, comme le brouillard qui filtre sous une porte close. Serait ce une promesse permanente, malgré tout, jaillissant comme une résistance obstinée…*« .

Un échantillon de son talent

Et quelques minutes d’interview, pâle réplique de son heure de témoignage enflammé..

 

* Laudato Si, 112

Signes dans la vie

Lecture de ce livre connu dans la micro cathosphère : “De la kippa à la croix”* . Dans le récit de la conversion de ce juif né non pratiquant, devenu rabbin ultraorthodoxe, puis converti au catholicisme, une séquence m’interpelle. Celle de la période ou le rabbin en habit noir et papillottes cherche simplement à rencontrer un chrétien, discrètement, dans la rue . Il ne peut pas, bien sûr, se pointer dans une église au vu et au su de sa communauté.

Mais comment les reconnaître ? Sont ils tous cachés ?

You’ve got a point …. comme on dit chez Shakespeare.

Comment les voir ?

Les musulmanes, ce n’est pas trop difficile . Les Chrétiens ?

J’ai regardé au travail .

A part cette musulmane, charmante et souriante au demeurant, voilée et épaules couvertes en plein été, rien. Ou presque. Alors, depuis quelque temps déjà, action.. petite photo de mon bureau .

signesb

 

 

Bureau Marie

 

 

Mélangée aux échantillons, a demi masquée par eux pour le visiteur, Marie** me rappelle ma mission de temps à autre.

 

Bureau flyer

 

Un flyer Alpha parents qui étonne le visiteur occasionnel.

Bureau caféiserean

 

 

Un dessous de bière du café Isereanybody avec lequel le même visiteur joue machinalement.

 

Bureau CFTC

 

Parmi les nombreux tracts syndicaux reçus le matin, seul celui de la CFTC ne finit pas rapidement à la poubelle.

Bureau before

 

Et, pour ceux qui squattent mon fauteuil pendant mes absences, le dernier before d’Isereanybody.

 

 

J’ai regardé dans la rue.

signezabou

 

On y croise un rare prêtre, avec son col romain ou sa croix en pin’s.  Une croix de Taizé , comme celle que Zabou ne cache pas.

Un poisson à l’arrière d’une voiture.

Mais les clochers n’émergent plus de la mer d’immeubles.

 

Alors, pour ceux qui “n’ont pas encore de clairvoyance et croient en ces sottises” , pour paraphraser un des followers de ce blog, il est temps de réagir, non ?

 

*http://www.delakippaalacroix.fr/

** Mais pourquoi Marie dans ce monde de compétition et d’ambition ? Ben …. je trouve que ces paroles parlent d’elles même, et correspondent bien au monde de l’entreprise. Et si tu veux les écouter…

Si le vent des tentations s’élève,
Si tu heurtes le rocher des épreuves.
Si les flots de l’ambition t’entraînent,
Si l’orage des passions se déchaîne :

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin !

Si tu la suis, tu ne dévies pas,
Si tu la pries, tu ne faiblis pas.
Tu ne crains rien, elle est avec toi,
Et jusqu’au port, elle te guidera.

La langue universelle de l église catholique

Je suis convaincu  que trois choses contribuent à vider nos églises. L’orgue dominateur, les chorales élitistes, et le latin.

La messe dominicale appelle les chrétiens à se réunir en une prière communautaire et fraternelle.  Et chanter, c’est prier doublement.

 une portée qui pleure

Alors, quand l’orgue vient écraser de sa puissance les timides voix des paroissiens, quand, dominateur assourdissant, il les chasse de l’ église à peine l’envoi prononcé, n’est il pas un obstacle à cette fraternité, à ce chant communautaire ? Certes, ce n’est pas toujours le cas, certains organistes savent parfaitement se faire discrets et accompagner , mais tous ne font pas font preuve de cette humilité.

Quand je vois une association pour la restauration d’ orgues, je n’ai qu’une envie : proposer ma cotisation négative…mais je suis excessif, je le reconnais.

 

Alors, quand la chorale entonne un chant si sophistiqué que personne d’autre ne chante, quand la célébration devient un concert, ou est la prière communautaire?

Non aux concerts eucharistiques. Mais oui aux chorales de concert, c’est si beau (parfois) . Oui également aux chorales qui se dispersent dans l’assistance pour soutenir et entraîner les fidèles dans des chants pour tous . Mille fois oui.

 

Mes petits enfants, élevés dans un bilinguisme, savent bien que la terre entière ne s’exprime pas en français. Notre église, qui est dans le monde, est dans le monde globalisé. Déjà, et plus encore demain, nos célébrations réunissent des participants de multiples nationalités. L’église a besoin d’intégrer cela en se dotant d’une langue internationale.

Ce n’est pas nouveau, et d’ailleurs au moyen âge elle a avec sagesse choisi la lingua franca de l’époque, le latin.

Mais pourquoi cette obstination ? Pourquoi continuer à vouloir (et de plus en plus, je trouve), utiliser cette langue que quasi plus aucune personne de moins de 60 ans ne comprend ? Pour quelques slogans comme Hosanna ou  Kyrie* , qui nous rappellent le cheminement géographique et nos racines, passons. Mais plus ? On me répond que c’est la langue du sacré . Certes, certes, mais je préfère voir le sacré dans le monde, dans les hommes qui sont à Son image.

L’autre jour, lors de la messe télévisée, une paroisse Belge a montré la voie**. Elle a choisi des chants en anglais. La langue universelle du monde, qu’on le veuille ou non, c’est l’anglais . Alors, si l’église ne veut pas se mettre en dehors du monde … on remplace le latin par l’anglais. Chiche ?

 

En cadeau, pour s’entraîner :

Our Father, who art in heaven,
Hallowed be thy name.
Thy Kingdom come.
Thy will be done on earth as it is in heaven.
Give us this day our daily bread.
And forgive us our trespasses, as we forgive those who trespass against us.
And lead us not into temptation,
But deliver us from evil.
For thine is the kingdom, the power and the glory for ever and ever.
Amen.

et, en prime , en SMS, qui est également une langue d’une certaine universalité : 

Ntr pR kié ociE
ke tn nm swasanktFié
ke tn regn viN
keta volonT swafêt sr la tR como ciL
don-ns ojordwi ntr p1 2 c’jour
pardon-ns no ofenç cm ns pardonon oçi à cE ki ns on ofenC
&ne ns soumé pa à latentation
mè Dlivr-ns dumal
amN

 

* respectivement des mots hébreu et  grec, by the way… alors disons ..Sanctus pour le latin.

**Pour les fanas de messes en Belgo-Britannique, c’est ici

Oui mais de nos temps modernes, ce n’est plus possible.

Autrefois, donc, douze hommes ont été le levain qui a fait lever la terre entière. Et nous, alors, combien nous sommes médiocres, nous qui ne parvenons pas à convertir ceux qui nous entourent, malgré notre nombre considérable !

Vous me direz : “tout le monde n’est pas apôtre. Tout le monde n’a pas leur force et leur mission.”

Et alors ? N’étaient ils pas des hommes comme vous ? N’habitaient ils pas des villes ? N’avaient ils pas vécu parmi leurs concitoyens ? N’avaient ils pas des métiers ? Etaient ils des anges descendus du ciel ?

Saint Jean Chrisostome 345-407

En 400 , c’était déjà les temps modernes ?

Voilà un texte qui rabaisse bien notre orgueil d’hommes modernes ..  Non, ce n’était pas forcément plus facile ni bien différent il y a 1500 ans . Pourtant, ils ont bien fait progresser le monde, non ? Et nous ? 

 

Confessions d’une lapone alcoolique

AAsigle_transpL’autre soir, nous rencontrons L, Finlandaise du nord, lapone, quoi. Elle parle suomi. (et , fort heureusement, anglais et français).

Elle nous raconte sa jeunesse, passée à travailler sur divers gros bateaux de croisière tout autour du monde, et à s’imbiber tout aussi professionnellement.

Puis elle nous raconte comment les Alcooliques Anonymes l’ont aidée à sortir de là et à recouvrer sa liberté.

A ce stade, stupeur ! Tous , dans la salle, restons assis quand elle nous affirme que la clef du succès des AA est dans la croyance en “un être supérieur”, qui peut s’appeler Dieu ou Allah, là n’est pas la question. Mais que la reconnaissance d’un être supérieur qui nous aide est au coeur de leur méthode.

Scotché, je me rue le lendemain sur le web pour voir confirmés ses dires, noir sur blanc . Vous saviez cela, vous ?

 

Après la lapone, J prend la parole . Fille d’éducateur spécialisés , elle a vécu toute son enfance et son adolescence avec ses parents qui travaillent dans un centre de désintoxication de drogués. Elle admire ses parents, qui persévèrent malgré un taux de rechute de 95% de leurs pensionnaires.

Et quand elle leur a demandé ce qu’ont en commun les 5% qui se sortent de la drogue, la réponse a été immédiate : à 100% ils sont croyants.

 

Bon, on peut toujours douter de tout, mais moi je vois là encore deux énormes clins Dieux.

 

Step outside of your tiny little world

J’ai choisi de ne pas m’exprimer au moment de l’enthousiasme populaire, probablement parce que ce n’était pas socialement acceptable. D’ailleurs les amis et voisins auxquels j’ai sobrement dit ne pas être sorti de chez moi ce 11 janvier ont manifesté un petit regard réprobateur et étonné.

dostoievsky evildoerD’aucuns ont bien pesé le pour, le contre, comme Koz par exemple ..

Mais je ne suis pas sûr que, submergés par la vague bisounours savamment orchestrée par notre pensée unique, centrée sur elle même, tous aient bien vu l’image que ces manifestations monstre ont projetée en pays musulman.Crusade 4 images

Je ne résiste pas à vous envoyer une fois de plus regarder cet excellent Sam Richards. Oui, vu de terre d’islam, tout cela n’est finalement qu’une reprise des croisades… Non seulement des millions de citoyens descendent dans la rue, mais en plus le gouvernement finance par ses dons la reprise et l’amplification des agressions caricaturales contre ce qu’il y a de plus sacré pour eux.

Regardez bien cette video …. et vous serez beaucoup moins étonnés des réactions de violences anti- chrétiens tout autour du globe. Et j’ai peur que ce ne soit pas fini.

 

Alors, maintenant, on fait quoi? C’est la question du jour.

  • Avec la notoriété mondiale qui lui a été donnée, Charlie ne peut plus continuer ses provocations littéralement criminelles. S’il n’a pas compris cela, c’est vraiment un criminel.
  • J’éviterais de planifier à court terme des vacances dans un pays musulman, du pourtour méditerranéen ou d’Asie du Sud Est. Parce que ça va craindre. Et si j’y vais quand même, j’éviterai le bronze fesses qui est une provocation de plus …
  • En règle générale, je réfléchirai à cette leçon avant de prendre des positions tranchées dans le domaine du sacré…même … et surtout… si pour moi le domaine concerné n’a rien de sacré.
  • Et, comme dit Sam dans une de ses dernières phrases : “step outside of your tiny little world” et essayer de se mettre dans les bottes des autres ne fut ce qu’un instant pour les comprendre avant toute action – ou réaction.

Pour Alice….

 

On baptise Alice bientôt…. ce petit mot à ses parrain et marraine.

Bapteme-du-navire-Royal-Princess-le-13-juin-2013Une fois de plus, une fois encore, les parents, émerveillés, décident de rendre à Dieu cet être qu’Il leur a confié. Ce n’est qu’un début . Parrain et marraine les accompagnent . S’engagent (mais en sont ils tous conscients et sont ils vraiment décidés à remplir leur engagement ?) à accompagner ces petits bouts de vie jusqu’à ce qu’ils choisissent vraiment cette Foi qui , quand on y réfléchit bien,  leur est seulement révélée en ce jour.

Quand j’ai accepté d’être parrain, j’ai fait partie des inconscients, des irréfléchis. Alors, merci Anne Claire d’avoir écrit pour ceux qui vont à leur tour accepter… ou pas . Alors, pour vous qui allez vous engager dans cette voie, quelques minutes de discernement …  sur le blog d’Anne Claire : Des petits riens qui disent tant …

The most successful start-up in history.

Jean-Marc Potdevin* nous décrit avec brio et compétences les caractéristiques gagnantes d’une start-up :

  • Etre disruptif, changer l’ordre établi et les règles du jeu
  • Viser grand, rechercher la « scalabilité », le passage à grande échelle.
  • Chercher la viralité, le cyber bouche à oreille.
  • Chercher l’engagement de ses clients, les rendre actifs en communautés.
  • Et, surtout, avoir comme moteur de changer et simplifier la vie.

Puis il ajoute ses trois conseils clé pour réussir …

  • Etre au clair sur ce que je veux changer
  • Y croire
  • S’entourer d’une équipe qui fonctionne bien

Il y a 2000 ans, en chassant les marchands et les dogmatiques du temple  pour y introduire l’Amour, le Big Boss, comme l’appelle Tim Guénard, a coché toutes les cases de la start up.

Disruptif, en mettant l’Amour au dessus de toute Loi, il a , pour son projet immense, trouvé la viralité et l’engagement de ses membres parfois jusqu’à la mort.

Mais sa vraie clé, son moteur, qui est bien de changer et simplifier notre vie, est toujours le même : Notre bonheur . C’est tellement plus facile d’être heureux quand on croit, c’est d’ailleurs prouvé.

Quand à son équipe, facteur clé de succès , qui lui a permis à ce jour d’arriver à 2 milliards de followers, je reprends les mots de soeur Faustine pour la décrire : « menée par un renégat, constituée d’un traître et de 10 lâches. »

Son premier client ? Un criminel, le bon larron (qui avait quand même bien mérité sa croix, lui !).

Et son attachée de presse, qu’il a chargée de communiquer en scoop son message au monde : Marie Madeleine, une pute**.

La morale de cette start-up, c’est que nous avons tous nos chances et notre rôle dans cette aventure d’Amour. Tous les ingrédients sont là . Comme le hurlait en boucle ce chef de gang du Bronx, condamné à 234 ans de prisons pour son triple meurtre, suite à la visite de Faustine :

SHE SAID I HAVE A CHANCE FOR HEAVEN

Gangster2

Alors, pourquoi on attend encore ?

 

 

* ex CTO de Kelkoo, VP de Yahoo, business angel , auteur de « les mots ne peuvent dire ce que j’ai vu ». Et si vous voulez le regarder vous raconter tout cela lui même, c’est ici.

** c’est vrai, ça fait un peu sursauter quand ça sort de la bouche d’une petite « bonne soeur » voilée, mais on comprend mieux.

 

Fraternité

Depuis la lecture de Maradiaga* , cette fraternité me turlupine . Je n’arrive pas à m’ôter de la tête que c’est mon affaire, c’est notre affaire. Non pas en tant que collectivité, mais en tant qu’individus . La collectivité s’occupera du bon équilibre entre liberté et égalité . Mais , la fraternité ne se décrète pas . Impossible de légiférer , ni de sanctionner son absence.

Comme le dit si bien  Paul Thibaud, « Autant la liberté et l’égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d’autrui. C’est donc un mot d’ordre moral. »

 

Je ne parle pas de la fraternité communautaire, qui reste bien fermée sur un seul groupe et veille à l’intérêt exclusif des membres du groupe, comme les cite hier Tugdual Derville ** ,mais de la fraternité qui est gravée sur le fronton de nos mairies , une fraternité large et généreuse.

Les musulmans, dont l’accueil de l’étranger est formidable (je parle bien sûr des 99+% de la population, pas du 1% de fanatiques qui font tellement de mal à l’image de l’Islam) , sont sans doute les plus proches de la fraternité.

Peut être parce que religion et vie publique sont liées, que tous sont missionnaires, ou tout simplement plus croyants que les autres .

Peut être que l’éducation civique qui manque dans nos écoles, ou le catéchisme qui a quasiment disparu, sont encore enseignés aux jeunes musulmans.

Foi et morale, en quelque sorte, deux clefs de la fraternité.

 

L’abrazo d’accueil reçu au milieu de la nuit de la part de Jorge, notre hôte inconnu une minute avant sauf via les mails de AirBnB, lui aussi m’a surpris . Que ca fait du bien ! Un vrai geste de fraternité, ni commercial ni calculé, j’en suis sûr. Et pourtant, nous n’avons pas vu de crucifix dans sa maison ! Alors, c’est possible ?  Merci, Jorge, pour ce modèle.

Quand je me remémore tous mes hébergements trouvés par AirBnB, il y a ce point commun: ouvrir en grand sa maison à des étrangers, leur confier les clefs, leur faire confiance … Pas de chance que ce site ait reçu coup sur coup deux attaques : du fisc et des hackers, qui ont cherché à réglementer  les échanges pour le premier et à contourner les évaluations bon enfant que se donnent respectivement hébergeurs et hébergés pour les seconds, avec des intentions pas très claires. Du coup le site a renforcé ses contrôles d’identification, restreint l’accès … bref évolué un peu vers le communautarisme de groupe fermé.. Dommage !

 

A bien réfléchir, ce jeu de la fraternité en vaut la chandelle .

 

Alors, c’est décidé . Un peu moins de méfiance, un pas vers le monde des bisounours . Ça commence par dire un grand merci jovial, même quand ce qu’on reçoit est un dû. Par un sourire et grand signe de la main à l’automobiliste qui me laisse traverser sur les passages cyclistes . Essayez . En faisant attention de ne pas vous casser la figure, bien sûr, mais vous serez surpris de voir l’étonnement et le sourire pointer sur le visage des conducteurs.

Bref, rajoutons quelques atomes de douceur dans ce monde de brutes. Vous verrez, ça change la vie .

 

Post prêt a être publié, je file pour une balade hygiénique : j’ai peu de temps, ce sera donc St Eynard au départ du col de Vence. Comme d’hab, parking bondé pour cette balade si proche . On se bat presque pour garer sa voiture . 20 mètres plus loin, sur le chemin, ce ne sont que sourires et grands bonjours échangés par tous ceux qui se croisent .Absolument tous .Et cela dure toute la montée .  En haut, chacun admire la vue en silence . La densité de population inhibe le sourire ?  Mais pourquoi n’y a t il a fraternité que sur le chemin ? Fraternité inconditionnelle, car sur ce chemin il y en a vraiment pour tous les goûts .  Donc une fraternité inconditionnelle conditionnée ? Concept intéressant . Si un psycho socio quelquechose peut éclairer ma lanterne, on tient peut être là une piste vers la fraternité …

Une fois de plus, rien de bien nouveau . Joe Dassin l’avait bien chantée, cette fraternité inconditionnelle conditionnée à un lieu..

 

* cardinal du Honduras titulaire de la légion d’honneur. Voir post sur le sujet.

**  « Quant à la fraternité, chacun la conçoit comme midi à sa porte, pour la réduire à son profit. “Liberté, égalité, accessibilité”, clame actuellement la louable campagne d’une association défendant les personnes handicapées. Soit, mais le Planning familial a choisi, avec “Liberté, égalité, sexualités”, de nous faire regarder l’humanité par le petit bout de sa lorgnette. Tandis que d’autres ont déjà osé “Liberté, égalité, parentalité”, sans égard pour les droits de l’enfant. »

 

Liberté, Egalité, Fraternité (2)

C’est un comble que ce soit un cardinal du Honduras * qui me fasse prendre conscience de la beauté de la devise de mon pays. Après tant de décennies, honte sur moi . On ne voit pas les merveilles qui nous entourent de près…

Quel beau trépied pour faire grandir une nation.

Liberté, Egalité, Fraternité. Chacun de ces mots sera un pied de l’édifice, et chacun devra grandir simultanément si l’on ne veut pas que tout parte de guingois, avant de s’écrouler.

Ma liberté, longtemps je t’ai gardée comme une perle rare ..” , chanta Moustaki.

C’est aussi sur cette promesse de liberté que sont partis les émigrants vers les Amériques, qui ont fondé la nation symbole de la liberté d’entreprendre. Cette liberté, à entendre certains, est celle qui apporte la richesse . C’est en gros prouvé, quoique…

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Le nuage de points ci dessus montre que certains sont capables d’être riches sans grande liberté (en haut à gauche) , et d’autres plus  libres mais pauvres (bas le plus à droite. In medio stat virtus…

Mais qui prendre comme modèle ? La carte ci dessous donne des pistes . Australie et Suisse, champions de la liberté d’entreprendre … Mais aussi bien placés la Tchéquie, le Canada, le Botswana et le Chili….sans oublier les USA bien sûr.

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Egalité

Ah, que de privations de liberté cette dernière a justifié ! Bien sûr, c’est au nom de l’égalité que les politiques fiscales les plus fortes sont justifiées. L’égalité, moteur de tant de revendications, d’affrontements , de crimes contre la liberté et la fraternité, nos deux autres piliers.  L’égalité économique a son indicateur, le coefficient de Gini. Plus il est bas, plus la société est égalitaire dans la distribution des richesses. Et , là encore, rien de tel qu’une carte ..

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Ah bon, liberté et égalité ne sont donc pas antinomiques … Ca c’est une vraie bonne nouvelle. La Suède est est quasiment dans le peloton de tête des deux cartes… et l’Australie, championne du monde des libertés économiques n’est pas plus inégalitaire que la France. Mais que cet équilibre est délicat ! USA, Japon, Nouvelle Zélande trébuchent sur l’Egalité . Le Botswana s’effondre !

Fraternité

Là, le web est moins disert . Ou plutôt, il est éloquent . On associe fraternité avec “chic tas de chouettes copains”, communautarisme , ou société secrète.

Toutes sont en conflit flagrant avec l’égalité . Leur objectif est de préserver leurs membres… contre les autres .

Seules les fraternités religieuses évitent cet écueil . Seules ces dernières sont réellement fraternelles.

Alors, ne va t on pas lier le déclin du religieux dans le monde à celui de la fraternité ? Ce serait un peu rapide.  La fraternité s’apprend également (et d’abord) dans la famille, non ? D’ou l’importance de ladite famille et du lien familial **.

Ce n’est pas non plus par hasard que l’Eglise insiste sur l’urgence de reconstituer des fraternités locales, à l’instar de l’initiative lancée par l’évéque de Grenoble . Fraternités ouvertes à tous, bien entendu.

Finalement, dans notre belle devise, il y en a pour tout le monde : les gouvernements ont en charge de créer le cadre permettant un bon équilibre entre liberté et égalité. Et c’est à nous, individus, de par nos engagements civils ou religieux de faire progresser en parallèle le troisième pied sociétal qu’est la fraternité .

C’est ainsi que l’on fera progresser réellement le bonheur en France , qui ne se trouve qu’à la 39ème place mondiale dans le classement du bonheur*** , derrière entre autres le Guatemala (9ème) , el Salvador  (19ème) et … le Honduras (22ème) . Et voilà qui reboucle avec mon évêque de Tegucigalpa****, qui est finalement pas si mal placé pour nous faire des discours sur notre devise nationale et la manière dont nous la mettons en oeuvre.

* Cardinal Oscar Maradiaga, dont on peut trouver le discours prononcé lors de sa réception de la légion d’honneur dans son livre “De la difficulté d’évoquer Dieu dans un monde qui pense ne pas en avoir besoin” . Discours ou il loue et lie avec brio nos révolutionnaires, la Marseillaise, et Hannah Arendt.

** Je ne peux manquer de vous recommander un de mes livres favoris “le prix du bonheur” de Richard Layard , qui démontre dans ses études statistiques que le facteur de bonheur le plus important est un couple stable, juste après une croyance religieuse…

*** Ruut Veenhoven, de l’université Erasmus à Rotterdam, a compilé les « données du bonheur » de 95 pays sur les 25 dernières années. Une note moyenne allant de 1 (les plus malheureux) à 10 (les plus heureux) leur a été attribuée, pour la période 1995 – 2005.    http://www.linternaute.com/savoir/classement/pays-bonheur/tableau.shtml

**** Vous savez bien entendu tous que Tegucigalpa est la capitale du Honduras…

Allez, une dernière carte pour la route : le “world map of happiness” de l’université de Leicester. Si ca vous donne envie d’aller vivre heureux à Oman ou à Bornéo…

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Message aux chercheurs 2 : présence réelle et Avogadro.

Aamedeo-avogadrovogadro me permet de répondre à ceux qui se gaussent de la soi disant réincarnation du Christ dans l’Eucharistie … “Ceci est mon corps” .

Mon wikipedia favori me dit que la terre pèse 6*10 exp 24 kg , dont 50% d’oxygène. Qui se brasse , passe du liquide (l’eau) au gazeux (l’air ) ou au solide (la rouille pour prendre un exemple évident, qui est une combinaison de fer et d’oxygène). Globalement, donc, on arrondira a 3*10 exp 27 grammes d’oxygène dans ce bas monde.

Le Christ, en humain moyen, devait être constitué de quelque 50 kg d’oxygène, constitués de 6,02214*10exp23 atomes par mole de 16 grammes. Merci Avogadro qui nous a révélé ce nombre précieux. Un excel me révèle donc , mieux qu’une bible, que le Christ était constitué notamment de 2*10 exp 27 atomes d’oxygène .

En mettant tout au pire, et en supposant donc qu’en 2000 ans ces atomes se sont répartis uniformément sous terre et dans les cieux, y compris a des milliers de kilométres de profondeur sous nos pieds et jusque la stratosphère , on retrouve donc en moyenne un atome ayant appartenu au corps du Christ pour trois grammes d’hostie (elle même constituée de 50% d’oxygène).

Donc, chers scientifiques, le “ceci est mon corps” ne peut pas être scientifiquement prouvé faux .

Tiré par les cheveux ? On ne connaît pas encore tous les mystères de l’atome, alors, allez savoir?  Relisez le message de la Sagesse à ce sujet .

PS : au passage, cela va conforter ceux qui croient à la réincarnation, mais bon …

Echange lundi de pentecôte contre fête de l’Aïd pour le plus grand bien de la société.

Iconoclaste ? Traître à ma famille ? Peut être . Quoique ….
Est ce normal que, plus d’un siècle après la séparation de l’église et de l’état il y ait bon nombre de jours fériés d’origine chrétienne, et aucun d’origine musulmane? Force est de constater que les musulmans pratiquants sont nombreux en France, et que les chrétiens pratiquants sont loin d’être la majorité.
Alors, est ce bien normal que les chrétiens pratiquants aient un jour férié pour leurs dévotions, et que leurs confrères musulmans prennent un jour de congé, au mieux, ou d’absence maladie, dans la plupart des cas, pour les leurs ?
Échanger un jour férié ou deux entre Chrétiens et musulmans ferait donc sans aucun doute le plus grand bien aux caisses d’assurance maladie.
Si notre gouvernement voulait un jour passer un peu plus de 4 minutes ( top chrono, durée de la consultation dans l’affaire du “mariage pour tous”) à discuter avec les représentants des religions, cela pourrait être un sujet intéressant à aborder , non ?