Protéger l’ADN du pauvre. Sous les huées ?

L’autre soir, conférence organisée par Alliance Vita sur divers sujets bioéthiques : mécanismes précis de PMA, GPA, à deux parents, à trois parents, un petit approfondissement, le cadre juridique national et international.

Il est de plus en plus clair que toute évolution législative sur ces sujets imbrique étroitement émotionnel, technologique, et sociétal.

Souhaiter laisser trace de son ADN dans une descendance, quoi de plus compréhensible ?

Être prêt pour cela à consacrer une part non négligeable de son temps se comprend.

Une part non négligeable de son argent, bien sûr aussi. Là, on passe une frontière, on entre dans le domaine du business. Qui n’est pas naturellement régulé. Quelles limites au business ?

Quels contre pouvoirs ? Les gilets jaunes en réclament à cor et à cri, eux qui savent bien que le business mène presque toujours à l’abus du faible par le fort, à l’exploitation du pauvre par le riche.

Ce n’est pas le business qui fera la promotion des techniques de PMA écolo accessibles à tous qui pointent le nez dans une indifférence assez générale.

Que de choses à savoir, que de considérations à intégrer avant de se forger une opinion !

Ce cycle de conférences est bien sûr orienté, et ne s’en cache pas. Mais il a le mérite d’exister, d’être accessible.

Alors pourquoi mes amis du PCF et de la CGT organisent-ils un barrage bruyant, comme ils savent le faire*, à l’entrée de cette conférence ? Pourquoi les manifestants, dont certains ont trouvé le carburant nécessaire pour se réchauffer les boyaux, couvrent-ils de lazzi ceux qui entrent et sortent ? Sans doute pour faire corps . Pour se retrouver ensemble. Et quoi de plus facile que de se mobiliser contre quelque chose, contre un corpus que l’on diabolise a priori pour mieux le brûler.

Un couple stérile nous dit , lors de son témoignage de vie en espérance d’enfant :

“La richesse d’une vie, c’est l’amour, avec son conjoint, avec ceux qui nous entourent”.

C’est vrai. A défaut de conjoint, dont on est si souvent séparé, à défaut d’entourage qui est si souvent réduit à peau de chagrin par le travail, la voiture, la télé, l’indifférence, se regrouper “contre” permet au moins de passer une soirée en groupe. Cela suffit il pour assurer la richesse d’une vie ?

Perso, j’ai plutôt choisi des engagements  “pour”. Quitte à entrer dans les salles sous les huées.

Parfois moins facile, mais je suis sûr toujours plus gratifiant.

 

* plus de bruit que de cerveaux

 

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A défaut de crever de chaud, va t-on mourir de froid ?

Les calculs de nombreux climatologues nous prédisent un réchauffement climatique. Ce n’est pas un scoop.

D’autres s’évertuent à calculer le « peak oil », qui préfigure le son du glas de nos véhicules motorisés au pétrole.

Je tombe sur un point de vue un peu décalé*, qui, basé sur des études apparemment sérieuses, nous annonce la limitation du réchauffement climatique par manque de combattants source de CO², pétrole, c’est sous entendu, mais aussi gaz et charbon. Des données intéressantes.

Si je pousse au bout, on ne va donc plus avoir de quoi se chauffer avant que le réchauffement climatique ne nous en ôte le besoin ?

Il y a là de quoi perdre son latin… Une seule chose est sûre, c’est qu’en isolant nos logements on agit sur les deux tableaux : le « peak carbone » , et le réchauffement climatique . In medio stat virtus.

Dans la série, le nucléaire n’est pas mal non plus , je l’ai déjà dit**, mais cela attire les foudres des « vrais » écolos, comme encore la semaine dernière ou j’ai failli être carbonisé par un regard de braise …

 

* La faible disponibilité du charbon limitera le réchauffement climatique    (Philippe Gauthier – Energie et environnement)

** Ecolo, nucléaire et diesel

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Le court circuit des circuits courts

Lassé de payer la TVA, l’IS, la CFE, la taxe d’apprentissage, la CSG, la taxe sur dividendes, l’IRPP, j’en passe et des meilleures, c’est décidé, je ferme mon entreprise. Trop de paperasse, trop de taxes au vu du temps consacré. Je peux me payer le luxe de faire ce que je veux , maintenant.

Et je plante des patates dans mes plate bandes. La seule chose qui pousse sous mon cèdre. Et à ce jour, aucune taxe ne vient les frapper.

Pour l’état, cela fait un manque à gagner de 60 à 70% de la valeur des patates (TVA, IS, CFE, Taxe d’apprentissage, CSG, taxe sur dividendes et IRPP payés par le producteur) .Et , contrairement aux autres locataires, elles ne paient pas de taxe de séjour*.

Quel mauvais citoyen de la Cité, qui boycotte la croissance et les recettes fiscales afférentes !

Quel bon citoyen de la terre, pas un gramme de CO² dépensé en transport, même les semences sont arrivées à vélo**… et encore une taxe évitée, la TIPCE.

Quand on dit que trop d’impôt tue l’impôt, ce n’est pas faux. Sans cet acharnement fiscal jamais je ne serai retourné à la terre de mes aïeux. Et quand je vois les hectares de pelouse dans le beaux quartiers, quel potentiel ….

 

* qu’Air BnB prélève directement à partir de maintenant, cela ne vous aura pas échappé.

** Hola, limite à l’enthousiasme .. je ne parle bien sûr que du dernier kilomètre …

La jolie fleur…

Une étoile nous est née

Je vous assure ! Je les ai toutes comptées ! Il y a une étoile de plus dans le ciel !
Ne l’aviez-vous pas remarqué ?

Les cieux semblent déjà un peu plus lumineux depuis que notre grand-père, Papito, y a rejoint Bonne-Maman. Gentleman, il l’avait envoyée, fonceuse, en éclaireur*, et, n’y tenant plus, a choisi de la rejoindre au plus vite.

Mais la vie d’étoile, Papito, il connait déjà.

L’étoile, c’est avant tout celle qui guide. À l’image de Papito, qui a su guider la tribu d’été en été, de Noël en Noël, de WE en WE en patriarche. A Peisey, Certines, Caluire ou l’île de Ré, il nous rassemble. Il n’est pas le chef, il est la sagesse que nous suivons.

L’étoile éclaire indistinctement. Elle se préoccupe de la lumière de chacun, qu’il soit grand, qu’il soit petit, qu’il soit mesquin, grognon ou taquin. Et Papito a toujours eu à cœur de faire grandir chacun d’entre nous, à sa mesure, avec bienveillance, équité et universalité. À nous faire prendre de la hauteur en somme… quoi de plus naturel pour une étoile ?

Notre étoile est brillante ! Homme de culture, sans être homme d’apparat, voilà notre Papito. Ce n’est pas lui qui expose. Il s’intéresse à l’autre. Il questionne, il provoque. Il use pour cela de ruses pour faire parler : “Non mais vous comprenez, dit-il, moi je suis dans la moyenne des gens, au milieu de la gaussienne, alors il faut m’expliquer simplement”. Il est celui qui anime chacun de nos repas par ses questions et son humour.

Notre étoile a de l’humour. Papito aime à user de jeux de mots, appelant par exemple une excellente cuisinière la “reine des tartes”.

Notre étoile Papito, est donc toujours là ! Il continue à guider ceux qui l’ont connu, il continue à nous attirer vers le haut, il reste un point de repère dans nos vies. Repère de valeur, de culture, d’humour, de courage, et bien sûr, de fidélité indéfectible.

On n’en doute pas, les anges là haut, en plus de se marrer avec Bonne-Maman*, sont maintenant déjà en train de se faire cuisiner !

Je le vois, zélé, l’œil riant, et le sourcil ébouriffé, en discussion animée avec un barbu ailé : “j’ai appris dans le poste que vous aviez la recette de l’éternité, peut-être pourriez-vous me la donner ?”… Il y a des anges qui vont cogiter.

Il y a des hommes dont on fait des statues, Papito est de ceux dont on fait un exemple. Et nous l’aurions bien auréolé… il manque une entrée à Saint Papito dans le calendrier.

Nous gardons de lui un sourire en coin, à l’affut du bon mot, l’œil bienveillant recouvert d’un sourcil broussailleux  et le verbe érudit noyé d’humilité.

Sans doute saluerait-il tout bas cet adieu, et déjà, nous adresse de l’au-delà un déluge de bonté.

Adieu, allez gaiement. Donnez-nous de savoir vous ressembler.

À toujours, vous brillez, dans nos cœurs et nos pensées.

16/02/2018 – Église Saint Clair – Caluire

Merci, B, de cet hommage.

Jclaret3

 

* pour ceux qui ont raté le départ de l’éclaireuse …

Pour une génération de makers.

Pauvre essoreuse à salade . Frappée d’obsolescence (programmée ?), la poubelle la guette pour une simple poignée brisée. Fi des sourires, je ne peux accepter. Je sais que son remplacement ne coûterait qu’une petite poignée d’euros. Qu’un dépannage un temps non nul. Mais quelle belle occasion de mettre en œuvre mon cadeau de Noël . De img_20180125_160644.jpgmettre à profit les heures passées sur le MOOC de cet hiver*. Une heure de conception, trois heures d’impression. Cinq grammes de PLA**, à base d’amidon de maïs, vont sauver de la décharge 500 grammes de plastique issu de précieux pétrole. Quel belle rentabilité, du point de vue WAT***

Ils savent jouer au lego, ils apprendront vite à dessiner en 3D, foi de grand père. Avec des logiciels comme Tinkercad**** c’est devenu un jeu d’enfant. Donc de petits enfants.

Et si cette génération apprenait à l’école à maîtriser l’impression 3D ? A piloter ces machines qui, aujourd’hui, coûtent bien moins qu’une console de jeu. Pour 100 euros mon Anet est arrivée en pièces détachées directement dans la boite aux lettres.

Alors, pour le futur de la planète, on milite pour ce complément du programme scolaire?

 

*Massive Online Open Course. Le prochain de FUN (France Université Numérique)  sur l’impression 3D démarre le 3 avril…

** PLA ?

*** VAT ou WAT ?

**** Tinkercad ? Un logiciel online pour la conception mécanique ou électronique.

Maker ?   Kesako ?

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La fin du crédit gratuit ? Cadeau de Noël en conséquence.

2 août. Notre gouvernement est implacablement en marche. Il faut cesser cette maladie du déficit budgétaire, et toutes les économies sont bonnes à prendre. A imposer. Il va nous prouver que ce déficit n’est pas une fatalité, que si l’on veut bien (et même si l’on ne veut pas) , quelques changements parfois douloureux de notre mode de vie vont nous permettre de revenir dans le droit chemin de l’orthodoxie budgétaire.

Hasard du calendrier, durant cette même semaine on nous informe que la terre, elle aussi, vit dorénavant à crédit. Qu’il faudrait donc diviser par deux notre consommation de ressources pour résorber le déficit.

  • Deux fois moins de nourriture
  • Deux fois moins de transport
  • Deux fois moins de chauffage
  • Deux fois moins …. de tout, sauf d’amour et d’eau fraîche.

Ça fiche un peu le vertige. Mais je crois que c’est plus important que ce foutu déficit budgétaire qui, s’il n’est pas résolu, pourra toujours ruiner les créanciers.

En termes de planète, les créanciers seront nos descendants.. ou leur absence.

Ne rêvons pas, n’attendons pas .. en route pour le vélo (électrique au besoin, mais vraiment au besoin*), le covoiturage et les transports en commun (gratuits**), le recyclage, le potager d’agrément, les feux d’artifice deux fois plus courts***, les piscines deux fois moins larges, deux fois moins de clim, les œufs à repriser les chaussettes et la viande uniquement pour les fêtes. Des tomates locales **** , moins de voiture pour se dérouiller les jambes, et une balade dans le quartier qui permettra en plus de rencontrer les voisins*****.

Pas de défaitisme, il y a de l’espoir******

Pour finir, comme la saison s’approche, soyez in avec vos cadeaux de Noël : une tenue de cycliste imperméable, qui peut loger toute l’année dans le sac du PC 😉 . Plus d’excuse pour le risque de pluie.

 

* Les limites du vélo électrique

** Ça coûte si cher que cela ?

*** Ça changerait beaucoup les choses.

**** Des tomates et des cadres locaux

***** Du bénéfice de la fête des voisins

****** Bien sûr, qu’il y a de l’espoir