Des cigognes et des chemins de vie

Il est des cigognes qui ne choisissent pas les meilleurs terrains d’atterrissage. Mais l’espoir est toujours possible. T nous raconte .

 

Je m’appelle T, j’ai 24 ans. Je suis née à Rennes. J’ai une sœur jumelle.

A l’âge de 5 ans, mes parents, qui ne s’entendaient plus, se séparèrent. Je vois ma mère partir. Je reste vivre avec mon père, ma sœur et les copains de mon père qui passaient souvent à la maison faire des fêtes alcoolisées. Mon père buvait beaucoup. Le soir, après le boulot, il partait boire au bar. Quand il rentrait trop défoncé, nous étions stressées parce qu’il pouvait être parfois violent en paroles et en actes. Le lendemain il ne se souvenait plus de rien.

Il nous aimait beaucoup et faisait ce qu’il pouvait pour nous élever. Nous devions nous occuper de la maison, faire la cuisine, le ménage, s’occuper de nos chiens. Peu à peu nous apprenions à faire tout cela.

A 7 ans, nous savions tenir une maison en ordre.

A 10 ans, nous déménageons chez notre tante en attendant de trouver un autre logement, puis chez un copain de mon père. Nous dormions dans une caravane, enveloppés dans plusieurs couvertures. Tous les matins, avant de partir à l’école en vélo, nous nous lavions à un robinet d’eau froide sur le terrain. Notre vie n’était pas des plus saines. Cette période de notre enfance n’était remplie que de soirées alcoolisées avec des personnes droguées, bourrées.

Deux ans et demi après nous avons déménagé dans une maison, enfin. Ce fut un bonheur pour ma sœur et moi de retrouver un lit douillet, une baignoire et le luxe de l’eau chaude. Et puis nous prenions le bus pour aller à l’école ! la classe ! Les mois passèrent, mon père avait trouvé un bar dans la village où il rejoignait tous les soirs des potes à lui qui venaient ensuite finir leur apéro à la maison.

Peu à peu ma sœur et moi avons suivi le même chemin, le monde de la fête et des soirées alcoolisées.

Vers l’âge de 13-14 ans nous avons commencé à aller en boîte avec des potes à mon père.

Un jour, vers l’âge de 15 ans, en soirée, j’ai rencontré un gars de 24 ans, nous sommes tombés amoureux. Je faisais des études d’hôtellerie, lui travaillait. Nous nous sommes mis à habiter ensemble. Quelque temps après, il est devenu possessif et jaloux, au point qu’il ne voulait plus aller travailler pour me surveiller. Puis il continua à me séquestrer, et à faire des crises paranoïaques. Je ne dormais plus. Nous nous battions souvent. La situation s’aggravait. J’ai voulu le quitter plusieurs fois mais il me harcelait et me retrouvait. Il me promettait de changer, je le croyais. Mais c’était toujours pareil. J’étais dans ses crochets. J’ai fini par arrêter mes études un mois avant les examens. On s’est retrouvés à la rue. Il buvait beaucoup. Et moi aussi pour oublier son harcèlement. J’essayais parfois de fuir mais je ne savais pas où me réfugier. Alors je souffrais en silence tout en me battant avec lui. Jusqu’au jour où la police l’a envoyé en prison. Je le quittais alors. Notre relation destructrice aura duré 5 ans.

Après cette relation douloureuse, je suis allée vivre dans un foyer pour femmes battues. Mais je me suis fait virer au bout de trois mois parce que je partais dormir ailleurs la nuit. Après j’ai rejoint ma sœur qui trainait dans la zone de la rue. Elle me présenta aux SDF.

Nous avions 20 ans et étions perdues. Puis j’ai rencontré un autre homme. Nous picolions ensemble toute la journée et dormions en squat ou sous la tente la nuit. Nous faisions la manche la journée. Un jour, après une dispute ensemble, on s’est séparés quelques jours. Quand je suis revenue, on m’a annoncé qu’il était mort d’une overdose. Etait-ce de ma faute ? Il fallait que je vive avec ça. J’étais affaiblie et perdue. Alors un jour j’ai pris mon sac à dos, mes chiens, et j’ai pris le premier train qui arrivait. J’ai visité plein de villes en faisant la manche. Je dormais dans les halls d’immeubles.

En septembre 2016 je suis arrivée à Grenoble. Pendant 1 an j’ai dormi sous la tente dans des bois autour de la ville et j’ai vécu dans la rue à boire et à faire la manche. En juin 2017, on me présente C D. De suite, elle m’emmena dans une sortie, puis en vacances loin de la ville. Je découvrais une autre ambiance paisible et joyeuse sans alcool. Avant je n’aimais pas la vie et je me demandais ce que je foutais sur terre. Aujourd’hui, avec l’association Grain de Sel ma vie a pris un sens. En octobre 2017, C me proposa d’habiter au grain de sel. Maintenant, ça fait un an et demi que je commence une nouvelle vie, en sécurité, avec des projets. J’ai découvert la foi chrétienne qui m’aide beaucoup chaque jour. J’ai remarqué que Dieu veille sur moi

En mai 2018, on m’apprend que ma sœur jumelle a eu moins de chance que moi et a été retrouvée tuée, dans une cave. Ce fut un choc ! Sans la foi, je me serais suicidée. Mais je la sais heureuse maintenant, et en paix.

Maintenant ma vie va pour le mieux. J’ai signé un contrat dans une école en tant que surveillante polyvalente. J’ai renoué avec mes parents. Je prends soin de moi. Je me suis inscrite au sport et je vais être baptisée à Pâques. J’essaie de vivre ma vie au maximum pour ma sœur Manon. Je vais bien et je suis heureuse …

 

Témoignage donné lors de l’ AG de l’association « Le grain de sel hors les murs » 2018. Merci à tous ceux qui la soutiennent .

Ca peut aller très vite

Qu’est ce que quinze ans ? Dans une vie ?

Et dans la vie de la terre ?

Cela pourtant a suffi au Mexique .

Pour passer d’un pays exportateur qui produisait deux fois sa consommation à un pays importateur .

A qui le tour ? la vie se promet très très difficile pour ceux qui n’ont pas de ressource. Ou pour ceux qui ne se préoccupent pas trop de l’économiser.

Allez, un peu plus d’effort vers la famille zéro déchet..  Ce bouquin, en voilà un cadeau utile …

Protéger l’ADN du pauvre. Sous les huées ?

L’autre soir, conférence organisée par Alliance Vita sur divers sujets bioéthiques : mécanismes précis de PMA, GPA, à deux parents, à trois parents, un petit approfondissement, le cadre juridique national et international.

Il est de plus en plus clair que toute évolution législative sur ces sujets imbrique étroitement émotionnel, technologique, et sociétal.

Souhaiter laisser trace de son ADN dans une descendance, quoi de plus compréhensible ?

Être prêt pour cela à consacrer une part non négligeable de son temps se comprend.

Une part non négligeable de son argent, bien sûr aussi. Là, on passe une frontière, on entre dans le domaine du business. Qui n’est pas naturellement régulé. Quelles limites au business ?

Quels contre pouvoirs ? Les gilets jaunes en réclament à cor et à cri, eux qui savent bien que le business mène presque toujours à l’abus du faible par le fort, à l’exploitation du pauvre par le riche.

Ce n’est pas le business qui fera la promotion des techniques de PMA écolo accessibles à tous qui pointent le nez dans une indifférence assez générale.

Que de choses à savoir, que de considérations à intégrer avant de se forger une opinion !

Ce cycle de conférences est bien sûr orienté, et ne s’en cache pas. Mais il a le mérite d’exister, d’être accessible.

Alors pourquoi mes amis du PCF et de la CGT organisent-ils un barrage bruyant, comme ils savent le faire*, à l’entrée de cette conférence ? Pourquoi les manifestants, dont certains ont trouvé le carburant nécessaire pour se réchauffer les boyaux, couvrent-ils de lazzi ceux qui entrent et sortent ? Sans doute pour faire corps . Pour se retrouver ensemble. Et quoi de plus facile que de se mobiliser contre quelque chose, contre un corpus que l’on diabolise a priori pour mieux le brûler.

Un couple stérile nous dit , lors de son témoignage de vie en espérance d’enfant :

“La richesse d’une vie, c’est l’amour, avec son conjoint, avec ceux qui nous entourent”.

C’est vrai. A défaut de conjoint, dont on est si souvent séparé, à défaut d’entourage qui est si souvent réduit à peau de chagrin par le travail, la voiture, la télé, l’indifférence, se regrouper “contre” permet au moins de passer une soirée en groupe. Cela suffit il pour assurer la richesse d’une vie ?

Perso, j’ai plutôt choisi des engagements  “pour”. Quitte à entrer dans les salles sous les huées.

Parfois moins facile, mais je suis sûr toujours plus gratifiant.

 

* plus de bruit que de cerveaux

 

A défaut de crever de chaud, va t-on mourir de froid ?

Les calculs de nombreux climatologues nous prédisent un réchauffement climatique. Ce n’est pas un scoop.

D’autres s’évertuent à calculer le « peak oil », qui préfigure le son du glas de nos véhicules motorisés au pétrole.

Je tombe sur un point de vue un peu décalé*, qui, basé sur des études apparemment sérieuses, nous annonce la limitation du réchauffement climatique par manque de combattants source de CO², pétrole, c’est sous entendu, mais aussi gaz et charbon. Des données intéressantes.

Si je pousse au bout, on ne va donc plus avoir de quoi se chauffer avant que le réchauffement climatique ne nous en ôte le besoin ?

Il y a là de quoi perdre son latin… Une seule chose est sûre, c’est qu’en isolant nos logements on agit sur les deux tableaux : le « peak carbone » , et le réchauffement climatique . In medio stat virtus.

Dans la série, le nucléaire n’est pas mal non plus , je l’ai déjà dit**, mais cela attire les foudres des « vrais » écolos, comme encore la semaine dernière ou j’ai failli être carbonisé par un regard de braise …

 

* La faible disponibilité du charbon limitera le réchauffement climatique    (Philippe Gauthier – Energie et environnement)

** Ecolo, nucléaire et diesel

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Le court circuit des circuits courts

Lassé de payer la TVA, l’IS, la CFE, la taxe d’apprentissage, la CSG, la taxe sur dividendes, l’IRPP, j’en passe et des meilleures, c’est décidé, je ferme mon entreprise. Trop de paperasse, trop de taxes au vu du temps consacré. Je peux me payer le luxe de faire ce que je veux , maintenant.

Et je plante des patates dans mes plate bandes. La seule chose qui pousse sous mon cèdre. Et à ce jour, aucune taxe ne vient les frapper.

Pour l’état, cela fait un manque à gagner de 60 à 70% de la valeur des patates (TVA, IS, CFE, Taxe d’apprentissage, CSG, taxe sur dividendes et IRPP payés par le producteur) .Et , contrairement aux autres locataires, elles ne paient pas de taxe de séjour*.

Quel mauvais citoyen de la Cité, qui boycotte la croissance et les recettes fiscales afférentes !

Quel bon citoyen de la terre, pas un gramme de CO² dépensé en transport, même les semences sont arrivées à vélo**… et encore une taxe évitée, la TIPCE.

Quand on dit que trop d’impôt tue l’impôt, ce n’est pas faux. Sans cet acharnement fiscal jamais je ne serai retourné à la terre de mes aïeux. Et quand je vois les hectares de pelouse dans le beaux quartiers, quel potentiel ….

 

* qu’Air BnB prélève directement à partir de maintenant, cela ne vous aura pas échappé.

** Hola, limite à l’enthousiasme .. je ne parle bien sûr que du dernier kilomètre …

La jolie fleur…

Une étoile nous est née

Je vous assure ! Je les ai toutes comptées ! Il y a une étoile de plus dans le ciel !
Ne l’aviez-vous pas remarqué ?

Les cieux semblent déjà un peu plus lumineux depuis que notre grand-père, Papito, y a rejoint Bonne-Maman. Gentleman, il l’avait envoyée, fonceuse, en éclaireur*, et, n’y tenant plus, a choisi de la rejoindre au plus vite.

Mais la vie d’étoile, Papito, il connait déjà.

L’étoile, c’est avant tout celle qui guide. À l’image de Papito, qui a su guider la tribu d’été en été, de Noël en Noël, de WE en WE en patriarche. A Peisey, Certines, Caluire ou l’île de Ré, il nous rassemble. Il n’est pas le chef, il est la sagesse que nous suivons.

L’étoile éclaire indistinctement. Elle se préoccupe de la lumière de chacun, qu’il soit grand, qu’il soit petit, qu’il soit mesquin, grognon ou taquin. Et Papito a toujours eu à cœur de faire grandir chacun d’entre nous, à sa mesure, avec bienveillance, équité et universalité. À nous faire prendre de la hauteur en somme… quoi de plus naturel pour une étoile ?

Notre étoile est brillante ! Homme de culture, sans être homme d’apparat, voilà notre Papito. Ce n’est pas lui qui expose. Il s’intéresse à l’autre. Il questionne, il provoque. Il use pour cela de ruses pour faire parler : “Non mais vous comprenez, dit-il, moi je suis dans la moyenne des gens, au milieu de la gaussienne, alors il faut m’expliquer simplement”. Il est celui qui anime chacun de nos repas par ses questions et son humour.

Notre étoile a de l’humour. Papito aime à user de jeux de mots, appelant par exemple une excellente cuisinière la “reine des tartes”.

Notre étoile Papito, est donc toujours là ! Il continue à guider ceux qui l’ont connu, il continue à nous attirer vers le haut, il reste un point de repère dans nos vies. Repère de valeur, de culture, d’humour, de courage, et bien sûr, de fidélité indéfectible.

On n’en doute pas, les anges là haut, en plus de se marrer avec Bonne-Maman*, sont maintenant déjà en train de se faire cuisiner !

Je le vois, zélé, l’œil riant, et le sourcil ébouriffé, en discussion animée avec un barbu ailé : “j’ai appris dans le poste que vous aviez la recette de l’éternité, peut-être pourriez-vous me la donner ?”… Il y a des anges qui vont cogiter.

Il y a des hommes dont on fait des statues, Papito est de ceux dont on fait un exemple. Et nous l’aurions bien auréolé… il manque une entrée à Saint Papito dans le calendrier.

Nous gardons de lui un sourire en coin, à l’affut du bon mot, l’œil bienveillant recouvert d’un sourcil broussailleux  et le verbe érudit noyé d’humilité.

Sans doute saluerait-il tout bas cet adieu, et déjà, nous adresse de l’au-delà un déluge de bonté.

Adieu, allez gaiement. Donnez-nous de savoir vous ressembler.

À toujours, vous brillez, dans nos cœurs et nos pensées.

16/02/2018 – Église Saint Clair – Caluire

Merci, B, de cet hommage.

Jclaret3

 

* pour ceux qui ont raté le départ de l’éclaireuse …

Pour une génération de makers.

Pauvre essoreuse à salade . Frappée d’obsolescence (programmée ?), la poubelle la guette pour une simple poignée brisée. Fi des sourires, je ne peux accepter. Je sais que son remplacement ne coûterait qu’une petite poignée d’euros. Qu’un dépannage un temps non nul. Mais quelle belle occasion de mettre en œuvre mon cadeau de Noël . De img_20180125_160644.jpgmettre à profit les heures passées sur le MOOC de cet hiver*. Une heure de conception, trois heures d’impression. Cinq grammes de PLA**, à base d’amidon de maïs, vont sauver de la décharge 500 grammes de plastique issu de précieux pétrole. Quel belle rentabilité, du point de vue WAT***

Ils savent jouer au lego, ils apprendront vite à dessiner en 3D, foi de grand père. Avec des logiciels comme Tinkercad**** c’est devenu un jeu d’enfant. Donc de petits enfants.

Et si cette génération apprenait à l’école à maîtriser l’impression 3D ? A piloter ces machines qui, aujourd’hui, coûtent bien moins qu’une console de jeu. Pour 100 euros mon Anet est arrivée en pièces détachées directement dans la boite aux lettres.

Alors, pour le futur de la planète, on milite pour ce complément du programme scolaire?

 

*Massive Online Open Course. Le prochain de FUN (France Université Numérique)  sur l’impression 3D démarre le 3 avril…

** PLA ?

*** VAT ou WAT ?

**** Tinkercad ? Un logiciel online pour la conception mécanique ou électronique.

Maker ?   Kesako ?

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La fin du crédit gratuit ? Cadeau de Noël en conséquence.

2 août. Notre gouvernement est implacablement en marche. Il faut cesser cette maladie du déficit budgétaire, et toutes les économies sont bonnes à prendre. A imposer. Il va nous prouver que ce déficit n’est pas une fatalité, que si l’on veut bien (et même si l’on ne veut pas) , quelques changements parfois douloureux de notre mode de vie vont nous permettre de revenir dans le droit chemin de l’orthodoxie budgétaire.

Hasard du calendrier, durant cette même semaine on nous informe que la terre, elle aussi, vit dorénavant à crédit. Qu’il faudrait donc diviser par deux notre consommation de ressources pour résorber le déficit.

  • Deux fois moins de nourriture
  • Deux fois moins de transport
  • Deux fois moins de chauffage
  • Deux fois moins …. de tout, sauf d’amour et d’eau fraîche.

Ça fiche un peu le vertige. Mais je crois que c’est plus important que ce foutu déficit budgétaire qui, s’il n’est pas résolu, pourra toujours ruiner les créanciers.

En termes de planète, les créanciers seront nos descendants.. ou leur absence.

Ne rêvons pas, n’attendons pas .. en route pour le vélo (électrique au besoin, mais vraiment au besoin*), le covoiturage et les transports en commun (gratuits**), le recyclage, le potager d’agrément, les feux d’artifice deux fois plus courts***, les piscines deux fois moins larges, deux fois moins de clim, les œufs à repriser les chaussettes et la viande uniquement pour les fêtes. Des tomates locales **** , moins de voiture pour se dérouiller les jambes, et une balade dans le quartier qui permettra en plus de rencontrer les voisins*****.

Pas de défaitisme, il y a de l’espoir******

Pour finir, comme la saison s’approche, soyez in avec vos cadeaux de Noël : une tenue de cycliste imperméable, qui peut loger toute l’année dans le sac du PC 😉 . Plus d’excuse pour le risque de pluie.

 

* Les limites du vélo électrique

** Ça coûte si cher que cela ?

*** Ça changerait beaucoup les choses.

**** Des tomates et des cadres locaux

***** Du bénéfice de la fête des voisins

****** Bien sûr, qu’il y a de l’espoir

L’amour ne vieillit pas

Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme.
C’est bien ton droit; il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble.
Ce soir, et puisqu’il fait beau, et c’est aussi le soir de notre vie:
tu as bien mérité, vois-tu un petit moment de repos.
Voilà, les enfants à cette heure sont casés, ils s’en sont allés par le vaste monde et, de nouveau, on n’est rien que tous les deux comme on a commencé.

Femme, tu te souviens? On n’avait rien pour commencer, tout était à faire.
Et on s’y est mis, mais c’est dur. Il faut du courage, de la persévérance.
Il faut de l’amour et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.
Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille, ou bien se tenir serrés l’un contre l’autre ;
Le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour.
C’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’a commencé la vie .
Il faut faire, c’est défait; il faut refaire, et c’est encore défait.

Les enfants viennent, il faut les nourrir, les habiller, les élever: ça n’en finit plus; il arrive aussi qu’ils soient malades; tu étais debout toute la nuit; moi, je travaillais du matin au soir.
Il y a des fois qu’on désespère; et les années se suivent . Et on n’avance pas. Il semble qu’on revient en arrière.

Tu te souviens, femme, ou quoi ?
Tous ces soucis, tous ces tracas: seulement tu as été là. On est restés fidèles l’un à l’autre. Et ainsi j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi tu t’appuyais sur moi.
On a eu de la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit. Le vrai amour n’est pas d’un jour mais de toujours. C’est de s’aider, de se comprendre.
Et, peu à peu, on voit que tout s’arrange. Les enfants sont devenus grands.
Ils ont bien tourné. On leur avait donné l’exemple. On a consolidé les assises de la maison. Que toutes les maisons du pays soient solides, et le pays sera solide, lui aussi.

C’est pourquoi, mets-toi à côté de moi et puis regarde. Car c’est le temps de la récolte et le temps des engrangements.
Quand il fait rose comme ce soir. Et une poussière rose monte partout entre les arbres.
Mets-toi tout contre moi on ne parlera pas. On a plus besoin de rien se dire. On n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.

Charles-Ferdinand Ramuz

 

Un texte qu’on avait « en stock » depuis quelques années, et qu’on n’a pas eu l’occasion de sortir dans l’une ou l’autre de nos célébrations récentes. Alors, pour tourner cette page des quarantaines, le voilà. Il décrit si bien l’amour d’un couple. C’est vrai qu’il est un brin nostalgique, heureusement que le chat est là … merci Geluck!

 

Il y a des anges qui vont se marrer !

Il y a des anges qui vont se marrer. Bonne-Maman les a rejoints ; ils n’en ressortiront pas indemnes. De nos yeux de petits-enfants n’ayant connu Bonne-Maman qu’après son accident, nous l’imaginons sans problème. Sa vie a été rocambolesque ici bas, ce n’est pas le ciel qui l’arrêtera… d’ailleurs, j’en suis sûr, c’est en fusée qu’elle y est montée !

Saint-Pierre le premier, a dû être bousculé. Avec un large sourire elle a dû l’aborder : “voilà quelqu’un j’aime bien, qui a une bonne tête”. Puis faisant une grimace dont elle a le secret, elle est passée en annonçant : “en 40 ans j’ai bien changé, et cette fois ci je veux entrer” !

Il y a des anges qui vont se marrer.

Ils sont probablement déjà en train d’enfiler des vieilles chaussettes sur des skis de randonnée pour conquérir les étendues blanches des nuages. Ce sont de vieilles légendes peiserottes qui nous ont raconté qu’on lui devait ça. Elle a d’autres inventions à son actif ; il y a probablement un ange ou deux qui a dû apprendre la version revisitée de la réussite, celle où l’on gagne à tous les coups. Ma grand-mère est une gagnante, une combattante !

L’ange de Raymond Devos aura certainement du grain à moudre là-haut, car la mélodie délicieuse des méli-mélo de mots, je le dis pêle-mêle et à demi, c’est bien la marotte de Bonne Maman. Les mots mêlés mes amis, c’est merveilleux et je vous le mets dans le mille qu’elle en deviendra la Mère Veilleuse.

Il y a des anges qui vont se marrer.

Se marrer, elle aime bien ça, avec une bouteille de rouge, l’eau, ça fait rouiller ; et elle le fera remarquer avec fougue et en tirant la langue si son verre est délaissé.

Délaissée, on ne peut pas dire qu’elle l’ai été. Bonne-Maman a toujours été si bien accompagnée par notre Saint Papito.

Papito, si votre peine doit être grande, soyez en Paix, je vous le souhaite, votre exemplarité inspire toute l’assemblée ici présente. Et puis, après toutes ces années à veiller sur elle, je suis sûr qu’elle veillera désormais sur vous et peut être le soir vous glissera-t-elle à l’oreille : « fais de beaux rêves, Jean, rêves à Jackie ».

Simone de Beauvoir disait que “la mort semble moins terrible lorsqu’on est fatigué”. Bonne-Maman aspirait au repos depuis quelques années, et la voilà auprès du bon Dieu un bouquet de fleurs sauvages cueillies sur le chemin de Notre Dames des Vernettes* à la main. Et malgré ses mots pris dans une toile de phrases confuses, je l’entends nous rappeler l’essentiel : “Le plus important, c’est qu’on s’entende bien… et qu’on rigole un bon coup, parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer »!

Bref, il y a des anges qui doivent se marrer, (et je les entends nous inviter à en faire de même).

Merci B de ce témoignage d’amour et d’espérance dans ce discours prononcé lors de cette messe de funérailles si émouvante. Oui, l’espérance et l’humour étaient là, plus forts que la tristesse.

Merci N pour la photo..

* Encore et toujours ces Vernettes

Bienvenue sur Entourage

Je suis Claire du Réseau Entourage.
Vous faites partie des premiers utilisateurs. Et ça, vous pourrez le raconter à vos petits-enfants plus tard : c’est grâce aux pionniers comme vous que le réseau pourra avoir un véritable impact social !

Pourquoi Entourage ?
Parce que tous ensemble, on peut lutter contre la solitude des personnes sans-abri autour de nous.
Vous croisez souvent des personnes SDF mais “vous ne savez pas comment faire” pour les aider ? Avec l’appli Entourage, vous pouvez :

  • VOUS FORMER : avoir les clefs pour créer du lien, étape par étape, grâce à notre guide « Simple comme bonjour » !
  • VOUS INFORMER : accéder à des ressources pour orienter au mieux les personnes dans le besoin vers des structures d’aide
  • AGIR : postez et rejoignez des actions bienveillantes avec les voisins du réseau

Des questions ?
Pour vos premiers pas sur l’appli, vous pouvez vous aider de ce tutoriel vidéo !

Des idées pour améliorer l’application ?
Grâce à vos retours, le réseau Entourage se développera pour toujours plus de solidarité autour de nous.
N’hésitez pas à me répondre par mail, je suis disponible pour échanger avec vous.

On compte sur vous pour poster ou rejoindre des actions : on vous donne des idées d’actions faciles à créer ici ! À très bientôt sur Entourage

 

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Vous avez compris que ce post est le plus facile de toute la série : juste un copier coller de ce qui est arrivé dans ma boîte aux lettres. Et qu’il ne tient qu’à vous de recevoir le même … une idée de résolution de rentrée ?

Et ceux qui suivent auront compris qu’Entourage est une réalisation de Jean-Marc (avec d’autres, bien sûr). Et pour revoir son TEDx.

Faire briller les yeux

Pour les enfants, c’est facile. Et quelle joie de voir ces yeux pétiller dans l’attente d’un cornet de glace!

Pour les personnes âgées il suffit d’une poignée de mains et d’un regard prolongé.

Quelle joie de faire le tour des fauteuils, dans cette salle ou la messe télévisée est projetée, en transmettant la paix. De voir ces yeux fatigués se rallumer les uns après les autres.

Une autre joie est de soigner leurs yeux en dégustant avec elles une tarte aux myrtilles*, mais là on tombe dans un autre registre.

Oui, la joie est faite de toutes petites choses. Et, rappel**, il y a 7 ans à gagner… en se sentant bien***

 

Myrtilles et vision ???

** 7 ans pour un carnet de kifs bien rempli..

*** on est bien…

Sel et lumière

Sel, vous êtes discret, invisible, non reconnu. Mais combien efficace. Au mieux, on vous ignore. Si vous manquez de goût, vos amis vous jettent dehors et vous foulent aux pieds, dit le Livre*… Bref, au pire vous ne servez plus à rien**.

Lumière, vous êtes explicite et visible***.. dans un sens bien plus efficace, mais si vulnérable, comme la flamme de la lampe qui affronte la tempête. On ne vous pardonnera rien. Vous devrez savoir trouver là ou vous ressourcer, pour rallumer la flamme et retourner affronter la tempête…

Elle me parle, l’homélie de ce matin. En phase avec la météo du jour, elle doit aussi parler à François Fillon en ce moment.

Surtout qu’entre sel et fiel le goût est parfois subtil à discerner. Et qu’on peut avoir l’impression que la tempête est sélective.

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Plus j’y pense, plus je trouve que le hasard fait parfois mieux les choses

 

* Ce que dit wikipedia sur le sel de la terre

** quoique « remblai de voie rapide », c’est un destin qui peut faire vibrer certains.

*** et sur la lumière du monde

Retrouver le sens du politique

Un petit livre de 90 pages … mais écrit par des curés, donc forcément a priori rébarbatif :-))

Alors je vous en fais un résumé rapide, juste pour vous donner un peu envie. Pas un résumé, un extrait . Une phrase par chapitre… choix difficile car il ne peut bien sûr refléter toute la finesse du verbe.

Ça commence par le titre, que j’ai coupé en deux.dans-un-monde-qui-change

Retrouver le politique
…l’absence de projet ou de vision à long terme,des comportements partisans et démagogiques… sont injustifiables et sont devenus insupportables…

Une société en tension
…La contestation est devenue le mode de fonctionnement habituel, et la culture de l’affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue…

Ambivalence et paradoxes
…Il y a donc un équilibre à trouver entre une sécurité maximale illusoire, et une protection des libertés qui est fondamentale…

Un contrat social à repenser
…Dans une société ou l’individu et non le collectif est devenu la référence,il y a un sentiment de déception vis à vis de l’état providence qui n’arrive pas à satisfaire les attentes….

Différence culturelle et intégration.
…Il convient donc pour l’avenir de notre société de redéfinir ce que c’est d’être citoyen français, ety de promouvoir une manière d’être ensemble qui fasse sens….

L’éducation face à des identités fragiles
…plus que d’armure, c’est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d’aujourd’hui…

La question du sens
…la politique s’est faite davantage pourvoyeuse de droits individuels et personnels de plus en plus étendus, que de projets collectifs …. Il faut consentir à inscrire son action dans le temps long.

Une crise de la parole.
..nous savons que c’est la confiance dans la parole donnée qui permet que s’élabore une vie en société…dire clairement ce qui semble bon pour la vie en commun est une responsabilité de chacun.

Pour une juste compréhension de la laïcité.
..la laïcité de l’état est un cadre juridique qui doit permettre à tous,croyants de toutes religions et non-croyants, de vivre ensemble..

Un pays en attente, riche de tant de possibilités.
..Notre pays est généreux, mais il est en attente … les enjeux écologiques et environnementaux sont en train de transformer en profondeur sont en train de transformer nos conceptions de la vie en société et nous tournent vers des attitudes de simplicité, de sobriété et de partage…

Conclusion.
..chacun, à son niveau, est responsable de la vie et de l’avenir de notre société. Cela demandera toujours courage et audace. des qualités qui n’ont jamais déserté le cœur de notre pays.

Et pour la post conclusion, qui s’intitule “2017, année électorale-quelques éléments de réflexions” , je ne l’ai trouvé que dans l’édition papier …Si vous m’avez lu jusqu’ici, vous avez déjà fait une bonne partie du chemin !!!

 

Le texte intégral en pdf

Et pour ceux qui sont des visuels   

Allez, jeunesse, un peu d’espoir…

Allez, jeunesse, un peu d’espoir…

Découragée. C’était l’autre soir l’état d’esprit de cette jeune femme, plongée au quotidien dans le monde du développement durable.
« Malgré tous les efforts, avec l’accroissement de la population sur terre, impossible d’arriver à ne pas bousiller cette planète. »
Impossible ? Allons bon, je n’en suis pas si certain. Quelques faits…

1 – Jamais on n’avait assisté à eu un tel battage médiatique. Pics de pollution aux particules fines,  circulation alternée dans de nombreuses métropoles. Et c’est super !! Car ça y est, on agit. On sensibilise la population. En profondeur.

Qui avait conscience de la situation en décembre 2013? Ou en mars 2014 ? Pas moi, en tous cas. Pourtant, elle était bien pire qu’en ce mois de décembre 2016, les cartes de Prev’air* sont éloquentes.

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2 – En 10 ans, la consommation d’énergie primaire par habitant a baissé de 15% en France. De 25% en Angleterre, ou elle est revenue au niveau des années 70. Les technologies sont là, la conscience aussi.

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3 – Depuis le pic de 2002,  la consommation de bœuf par habitant en France à baissé de 13%**.50-ands-de-conso-de-viande-en-france

 

Oh, la partie n’est pas gagnée. Mais en 15 ans, les résultats concrets sont là. Et pas seulement sur les polluants***. L’urgence est là. 15 ans, c’est long mais c’est rapide face à l’inertie**** de l’humanité. Et la conscience est là . Il n’y a qu’à voir le nombre de chantiers d’isolation d’immeubles en ville.

On continue, on pousse pour la gratuité permanente des transports en commun*****, on change ses habitudes alimentaires… A ton âge, ma grande, on n’a pas le droit d’être découragée.

 

* http://www2.prevair.org/     Et , bien sûr, pas de manip de données comme certains médias adorent faire  : j’ai pris pour décembre 2016 les jours ou les cartes sont les plus « rouges ».

**http://www.gelalpes.com/actualites/50-ans-de-consommation-de-viande-en-france       et si vous voulez reconstituer les chiffres  http://agreste.agriculture.gouv.fr/conjoncture/consommation/        https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%C3%A9mographique_de_la_France

*** sur la pollution de l’air

**** sur l’inertie à laquelle on contribue tous.

***** Ah, la fraternité du bus libre !

LA destination du jour pour femmes enceintes

sur le chemin de la cheminée du Paradis ... sic.

Boufaréo nous raconte tellement bien l’histoire que je ne résiste pas … Elle est un peu longue, alors si vous avez la flemme de tout lire, vous pourrez l’écouter tout en ouvrant vos huitres ou en dénervant votre foie gras … En prime vous aurez droit à l’assent.

 

Boufaréo – Moi je suis l’ange Boufaréo. Ils m’ont appelé comme ça à cause des grosses joues que j’ai fini par attraper à force de jouer de la trompette chaque fois que le bon Dieu est content. Et cette nuit-là, jamais il n’avais été aussi content de sa vie le bon Dieu. Il allait être Papa d’un moment à l’autre. Et moi, j’avais jamais soufflé aussi fort dans mon instrument.-

 Je vais vous dire comment ça s’est passé, parce que, de l’endroit où j’étais, c’est tout de même moi qui ai le mieux vu les choses. C’était le 24 décembre, il faisait mistral et tous les habitants de Bethléem s’étaient mis au lit de bonne heure. Et ils avaient ramené leur couverture au-dessus de leur tête pour ne pas entendre souffler le vent. Le mistral, qui est un ami du bon Dieu, avait chassé les nuages à des milliers de kilomètres, pour que le ciel soit tout propre et tout brillant d’étoiles pour la naissance du petit. Ça partait d’un bon sentiment, mais ça avait baissé la température. J’avais juste mes ailes pour me mettre à l’abri, et je commençais à me faire du mauvais sang. Je me penchais de tous les côtés..

Enfin, je les ai aperçus, les pauvres, ils faisaient peine à voir. St Joseph marchait devant, la barbe secouée par le mistral comme une bannière. Il essayait de couper le vent à la Ste Vierge avec ses larges épaules. De temps en temps, il se retournait et il disait :

Joseph – Et alors, ma belle.

Marie – Je n’en peux plus.

Joseph – Oh, allons, encore un petit effort. Tient, je vois un cabanon là, tout près.

Marie – Personne ne veut de nous.

Joseph – Eh, les riches peut-être, mais ici ce sont des pauvres. Ils nous feront bien une petite place.

Marie – Donne-moi ton bras.

Joseph –

 Là, tiens…

Marie –

 Mon Dieu, que j’ai mal…Aïe ! !

Joseph – Oh, aïe aïe aïe aïe aïe aïe, quelle misère, ah, nous sommes propres va.

Pas d’argent, pas de maison, et une femme qui va accoucher en pleine nuit, et par un temps pareil ! N’ai pas peur, va,… attend, je vais te porter.

Marie –Je te demande pardon de te causer tant de soucis.

Joseph – Mais je suis sûr que ça s’arrangera. Mais tout de même, le bon Dieu il n’est pas raisonnable. Quand je t’ai épousée j’aurai dû poser mes conditions.

Marie – Tu regrettes ?

Joseph – Non mais, écoute-moi bien ma belle, mais qu’est-ce que je suis moi, un pauvre rien du tout. Et le bon Dieu m’a donné le droit de te prendre par la main, de te porter dans tes bras, toi, la mère de son petit. Et tu voudrais que je regrette quelque chose ? Ho, mais un bonheur comme ça, je ne l’avais pas mérité moi. Seulement, qu’il nous aide un peu le bon Dieu. Autrement, nous allons à la catastrophe ! Et il y aura des gens qui vont dire que c’est de

ma faute. Attend, là, bouge pas, nous sommes arrivés. Toc toc toc. Il y a quelqu’un ? Ho, ils dorment les pauvres. Ça m’ennuie de les réveiller, mais je ne peux pas faire autrement. Toc toc toc.

Boufaréo – Vous avez entendu St Joseph ? Il n’y a pas plus brave que cet homme, il n’aime pas déranger les gens, et même, quand il s’est aperçu que le cabanon était une étable, il a eu un peu honte de déranger le bœuf et l’âne. Bien sûr, c’était que des bêtes, mais elles avaient travaillé dur toute la journée et elles avaient le droit de dormir comme tout le monde. Il leur a dit :

Joseph – Heu, excusez-moi de vous déranger.

Boufaréo – Le bœuf et l’âne qu’on avait tirés du premier sommeil, ont failli se mettre en colère. Mais quand ils ont vu la jolie Ste vierge toute pâle, toute mourante et St Joseph avec ses grosses mains rudes et calleuses de travailleur, ils ont eut honte et sont devenu tout gentils, tout pleins d’amitié.

L’âne – Restez pas dehors.

Le bœuf – Venez vite au chaud.

L’âne – Vous avez de la chance, juste on a changé la paille, ce matin.

Le bœuf – Si on avait su que vous veniez , on aurait mis un peu d’ordre.

Boufaréo – St Joseph avait l’âme si simple, qu’il ne s’était pas étonné que les animaux parlent avec l’accent. Et puis il avait trop de soucis en tête pour attacher de l’importance à ces détails parce que, la Ste Vierge, elle, elle venait d’entrer dans les douleurs.

Joseph – Oh mais c’est terrible, Ho, qu’est-ce qu’il faut faire moi je sais pas.

L’âne – Et moi non plus, je suis qu’un âne.

Le bœuf – On voudrais bien pouvoir vous aider mais…on est bon à rien.

Joseph – Mon dieu, donnez-moi vite un coup de main ah, avec ces deux santons comment voulez-vous que je m’en tire.

Boufaréo – Il était presque minuit. Je me suis approché du fenestron. Ce que j’ai vu et ce que j’ai entendu, ça parait pas croyable et c’est pourtant la franche vérité.

Le bœuf – Puisqu’on ne peut pas se rendre utile, on pourrait toujours dire une prière

L’âne – Tu en sais, toi, des prières ?

Le bœuf – Moi non, mais St Joseph, forcément, il doit en savoir.

Joseph – Oh, mais écoutez les ces fadas, les prières elles ne sont pas encore inventées, c’est justement pour ça que le petit, il doit venir sur la terre.

Le bœuf – En attendant, on pourrait toujours se mettre à genoux.

Boufaréo – Parfaitement, c’est comme ça que les choses se sont passées. St Joseph, le bœuf et l’âne se sont agenouillés tous les trois. Il était minuit juste. GlooOooria

Et le petit est né, il a pas poussé un cri, il est né avec le sourire. La Ste Vierge elle souriait aussi. Le bœuf, l’âne et St Joseph poussaient des larmes grosses comme des olives. Alors St Joseph a dit des mots qui lui venaient du fond du cœur et que jamais personne ne lui avait appris. Et l’âne et le bœuf qui étaient encore moins savants que lui répondaient à tour de rôle

Joseph – Je vous salue Marie, pleine de grâce.

Le bœuf – Le seigneur est avec vous.

L’âne – Vous êtes bénie entre toute les femmes.

Joseph – Et le petit Jésus, le fruit de vos entrailles il est béni.

Le bœuf – Ste Marie bonne mère de Dieu.

L’âne – Priez pour nous pauvres pêcheurs.

Joseph – Maintenant, et à l’heure de notre mort.

L’âne – Le bœuf – Joseph – Ainsi soit-il.

Boufaréo – Alors moi, je suis monté dans le ciel aussi haut, aussi vite que j’ai pu pour annoncer la bonne nouvelle au monde et j’ai soufflé dans ma trompette à m’en faire péter les veines du cou. Trompette – Alors le mistral s’est arrêté d’un coup. Je crois que j’avais réussi à le faire taire. Les gens se sont assis sur leur lit en se frottant les yeux et en disant : »Et quésaco, et qu’est ce qui nous arrive. » Alors mes collègues les anges, ceux qui ont la voix douce leur ont chanté une petite chanson pour qu’ils ne s’effrayent pas, pour qu’ils ne s’imaginent pas que c’était la fin du monde juste le jour où le monde venait de naître. Il est né le divin enfant – Et alors, j’ai plus su où donner de la tête parce qu’à partir de ce moment-là les miracles se sont succédés à une allure extraordinaire. Le miracle du Boumian et du Gendarme, et bien, il n’était pas commode à réussir…

Le Boumian, son métier, c’était de voler des poules, le gendarme, lui, son métier, c’était d’arrêter les Boumians. Ça faisait 20 ans qu’ils se couraient après, et jusqu’à présent, le Boumian avait toujours échappé au gendarme. Or précisément cette nuit là, à minuit juste, On entendit dans le poulailler de Roustide, Roustide c’est le plus riche propriétaire de Bethléem, un gros rire triomphant.

Le gendarme – Ha ha ha ha !!!

Boufaréo – C’était le gendarme qui venait enfin de prendre le Boumian en flagrant délit.

Cot cot cot

Le gendarme – Cette fois, mon brave ami, je crois que je te tiens !

Le Boumian – Eh, j’ai rien fait de mal.

Le gendarme – Et cette dinde que tu viens de prendre sous mes yeux, elle est à toi peut-être ?!

Le Boumian – Heu, pas tout à fait. Mais c’est Noël.

Le gendarme – Et alors !!

Le Boumian – Et alors, à Noël, tout le monde en mange de la dinde.

Le gendarme – Noël ? Je n’en ai jamais entendu parler !! Allez ! marche devant, et n’essaye pas de te sauver, je te préviens que j’ai mon calibre sur moi !!

Il est né le divin enfant

Le Boumian – Vous avez entendu, Brigadier ?

Le gendarme – D’abord, je ne suis pas brigadier, et ensuite, n’essaye pas de distraire mon attention !!

Le Boumian – Eh, brigadier ou pas vous avez entendu quand même !

Le gendarme – Evidemment, j’ai entendu.

Le Boumian – Et quel effet ça vous fait ?

Le gendarme – ça ne te regarde pas !

Le Boumian – Moi, je vais vous le dire l’effet que ça vous fait : Je suis sûr que vous avez envie de me remettre en liberté !!

Le gendarme – Comment tu le sais ?

Le Boumian – Parce que moi, c’est un peu la même chose : La dinde, j’ai envie de la rendre à son propriétaire.

Le gendarme – Mais qu’est-ce qui se passe, nous sommes tous devenus fadas !!

Le Boumian – Peut-être.

Hou hou

Boufaréo – Vous avez remarqué, mes collègues ont changé de répertoire, mais quoi qu’ils chantent ça fait toujours le même effet. Ca réveille dans le cœur des hommes des choses qu’ils ne soupçonnaient pas, qu’ils avaient oubliées. Même ce poltron de Pistachié, même sa femme, la poissonnière, ils se sont sentis soudain bizarres, comme s’ils étaient en train de changer de peau.

La poissonnière – Et pourquoi tu dors pas, Pistachié ?

Pistachié – J’ai entendu du bruit, c’est peut-être des voleurs.

La poissonnière – Oh, vas, les voleurs, tu n’as pas honte d’être si peureux !!

Pistachié – Oh, et toi, pourquoi tu ne dors pas ? Tu sais bien que tu dois te lever à 5 heures!

La poissonnière – J’ai des cauchemars, je sais bien que c’est l’hiver, mais le poisson que je vais leur vendre demain, ça fait plus de huit jours que je l’ai.

Pistachié – Mais, qu’est-ce que ça peut te faire, puisque c’est pas toi qui le manges. Eh, tu l’arroseras un peu à, et personne n’y verra rien.

La poissonnière – Oui, mais c’est guère honnête.

Pistachié – Eh, ça fait 20 ans que tu fais comme ça, je ne vois pas pourquoi tu changerais aujourd’hui !!

La poissonnière – Tais-toi, tu me fais honte ! Bon, il faut que j’aille le voir ce poisson, et s’il n’est pas comme il doit être, et bien tant pis pour moi euh, je le jette !!

Pistachié – Oh, mais qu’est ce qui lui prend à ma pauvre femme, elle veut nous mettre sur la paille !! Hou hou

La poissonnière – Pistachié, oh, Pistachié, viens vite, viens vite voir !!!

Pistachié – On a fracturé le tiroir-caisse !?

La poissonnière – Viens voir, que je te dis !Regardes ces rascasses !

Pistachié – Oh !

La poissonnière – Quand on s’est couchés, elles étaient molles et grises, et, elles avaient plus figure humaine. Et bien, regarde-les maintenant, on les dirait vivantes, regarde comme elles ont l’œil clair, on dirait qu’elles vont te parler. Et les couleurs qu’elles ont…

Pistachié – C’est un vrai miracle.

La poissonnière – Et alors, alors ce serait vrai que ce petit, c’est le bon Dieu qui nous l’envoie !

Pistachié – Il faut y aller voir tout de suite, eh !

La poissonnière – Tu veux sortir, toi, au milieu de la nuit, poltron comme tu es.

Pistachié – Dans les grandes circonstances, je n’y pense pas que je suis poltron, allez zou, faisons donc, allez.

La poissonnière – Prend au moins ton fusil de chasse, des fois que tu rencontres le Boumian.

Pistachié – Si je le rencontre le Boumian, je lui souffle dessus, mais le fusil, je le prends quand même, parce que si je tombe sur une lièvre…

La poissonnière – Si tu tombes sur une lièvre, tu feras comme d’habitude : tu la vises, et tu la manques.

Pistachié – Vas savoir, si le Bon Dieu il a fait un miracle, ce soir, pourquoi il n’en ferait pas deux. Hou hou

Boufaréo – Les miracles de cette nuit, je ne peux pas vous les raconter tous, parce qu’il y en a trop. Tous les habitants de Bethléem s’étaient rassemblés sur la place. Ils avaient mis leurs habits du dimanche, ils avaient des cadeaux pleins les charretons, et ils brandissaient des chandelles. Il n’y en avait qu’un qui dormait : c’était le Ravi. C’était pas parce qu’il avait le sommeil profond, mais que ce soit le jour ou la nuit, il était jamais complètement réveillé.

Le jour, il restait à sa fenêtre, les bras en l’air, en regardant les gens, le ciel, les bêtes, les fleurs, et en disant:

Le Ravi – Que le monde est joli ! C’est pas possible qu’il soit aussi joli !

Boufaréo – Les bras toujours levés et le bonnet de nuit sur la tête, il est venu se mêler à la foule. Soudain, il s’arrêta : Il venait d’apercevoir un vieillard triste sous un porche.

Le Ravi – Qu’est ce que tu as toi, à ne pas être heureux ?

L’aveugle – Moi, je suis l’aveugle.

Le Ravi – Il faut que tu sois heureux quand même, un jour comme aujourd’hui. Viens avec moi, je te raconterai tout, je te dirai comment ça se passe. et fais moi confiance, j’ai de l’imagination. Comme je te le dirai moi, ce sera encore plus vrai que nature.

Boufaréo – Et il a pris l’aveugle par le bras, mais il ne savait pas exactement où aller, les gens tournaient en rond, et se demandaient de l’un à l’autre: « mais, où il est ce petit ! » j’ai donné un tout petit coup de trompette (Trompette) Ils ont fait le silence, et je leur ai dit: Vous n’avez qu’a me suivre ! Alors, ils se sont pris par la main, et ils m’ont suivi en dansant la farandole (musique de farandole) Si vous permettez, nous allons filez devant pour voir ce qui se passe dans la crèche. Mais n’oubliez pas de prendre vos pardessus, parce qu’on y gèle dans cette étable. St Joseph se fait un mauvais sang terrible

Joseph – Oh mais c’est pas un temps à chrétien ça, il va s’enrhumer le pauvre petit.

L’âne – Et à son âge, un rhume ça à vite fait de tomber sur la poitrine.

Le Bœuf – Au lieu de dire des bêtise, tu ferais mieux d’avoir une idée.

L’âne – Pour les idées, tu sais, les ânes, ils sont bien forts.

Marie – Ses petites mains sont toutes froides. Il a le bout du nez gelé.

Le Bœuf – Attendez bonne mère, je vais vous le réchauffer. Ca vous ferait rien de le poser sur la paille.

Joseph – he he he fais bien attention he il est si petit, si petit tout nu.

Le Bœuf – Ne craignez rien, vous voyez, je m’allonge à côté de lui, et mon collègue aussi, allez, dépêche toi, comme ça, il est déjà un peu protégé contre le courant d’air.

Joseph – Ah, mais ça ne suffira pas pour le réchauffer.

Le Bœuf – Et va savoir. Nous les bêtes, pendant l’hiver, il nous pousse du poil, et on conserve le chaud au dedans de nous. Evidemment, il vaudrait mieux une bonne cheminée avec un grand feu de bois. Mais tout ce qu’on peut lui donner, c’est notre chaleur.

Marie – Vous êtes les plus braves, mon fils ne vous oubliera pas.

Le Bœuf – Si entre malheureux on ne s’aidait pas, ce ne serait pas la peine.

L’âne – Allez, fais pas l’hypocrite, dis le à la bonne mère qu’on y pense aussi à la gloire, c’est vrai, jusqu’à présent, il y en avait que pour le cheval et le taureau, mais j’ai l’impression, que le bœuf et l’âne, il s’en parlera un peu à partir de maintenant*, et qu’on en dira du bien, vous ne croyez pas ?

Jésus – Ick !!

Joseph – Oh, catastrophe, il a éternué ! Oh oh oh, il va prendre le mal de la mort ce petit.

Marie – Rendez-le moi.

Le Bœuf – Attendez, au collègue, quand je te souffle sur le museau, qu’est ce que ça te fais?

L’âne – Beh eh, ça me rire.

Le bœuf – Ca te fais rire, mais ça te chauffe. Souffle moi dessus pour voir…

Joseph – Oh, mais vous croyez que c’est le moment de vous amuser comme des imbéciles !

Le Bœuf – Comprenez-moi. On va lui souffler dessus mon copain et moi. Tout les deux ensemble, vous allez voir si on vous ne le réchauffe pas votre petit. Allez, on y va: (soufflements) Regardez, il a souri, il est déjà presque tout rose.

Boufaréo – Vous me direz que le bon Dieu, il n’avait rien de plus facile pour lui que d’envoyer le bon temps, un 24 décembre sous le climat, ça n’aurait étonné personne. Mais il fallait d’abord accomplir les écritures. Dites-vous bien une fois pour toute qu’il sait ce qu’il fait le bon Dieu. Son petit, c’était pas un fils de famille il fallait qu’il soit élevé à la dure, qu’il apprenne les difficulté de la vie. Mais voilà les gens qui arrivent en dansant la farandole (musique: farandole ou vite levez vous doux pastouriaux..) Et le Ravi marchait le premier en tenant l’aveugle par la main.

Le Ravi – Eh, j’en ai vu des jolis petits nistons, mais des jolis petits nistons comme ce joli petit niston là, je ne croyais pas que ça pouvait exister !!

Boufaréo – Et il avait raison ce demi fada ! Parce que moi non plus, je n’avais pas encore vu le petit Jésus, et ça m’en a coupé les ailes. Et tout les gens qui étaient là, ils étaient paralysés de la surprise et de la joie. Alors ils sont tombés tous ensembles sur leur genoux, et ils se sont mis à chanter à pleine voix (musique: GloOoooria) Après, il y a eu un silence embarrassé. Tout le monde voulait parler, mais personne ne savait plus que dire. Et le plus embarrassé de tous, c’était le gendarme. Tout les habitants de Bethléem avaient apporté des cadeaux excepté lui. Alors il est devenu tout rouge, et il a dit.

Le gendarme – Sainte Vierge, et vous St Joseph, excusez moi, j’ai pas eu le temps de passer à la maison, j’étais de service. Autrement je vous aurez apporter des figatellis, de la farine de châtaigne et du fromage corse. Mais je n’ai rien sur moi que mon revolver. Alors, je vous le donne pour amuser le petit.

Joseph – Ah, tu es bien brave mais…

Le gendarme – N’ayez pas peur, c’est un revolver d’honnête homme, il n’a jamais servi.

Joseph – Oui, mais il risque de se blesser.

Le gendarme – Pensez vous, il n’y a pas de cartouche.

Joseph – Ah…

Le gendarme – Juste, je le porte à la ceinture pour assurer le monde. Mais vous ne pensez tout de même pas que je m’en suis servi contre mon prochain !

Marie – Merci Colombani.

Le gendarme – Vous savez mon nom ?

Marie – Je sais beaucoup de choses sur toi Collombani. Je sais par exemple que tu attends une lettre depuis longtemps. Et bien tu la recevra demain au courrier cette lettre.

Le gendarme – Une lettre !?

Marie – Ta nomination de brigadier : le ministre est en train de la signer en ce moment. Alors ce revolver, garde le. Parce qu’un brigadier sans revolver, ça ferai mauvais effet

Le gendarme – C’est vrai ce que vous dites ?

Joseph – Ah, oh non, dis donc. Mais tu ne vas pas traiter ma femme de menteuse, toi !!

Marie – Mais promet moi de continuer à ne pas t’en servir !

Le gendarme – Ne vous faites pas de soucis. Non seulement j’y met pas de cartouches, mais je laisse toujours le cran d’arrêt. Ha ha ha ha .

Boufaréo – Après, tout le monde voulait parler en même temps, mais naturellement, c’est Honorine la poissonnière qui a eu le dessus.

La poissonnière – Bonne mère, je vous ai apporté des rascasses pour le petit. Des rascasses presque vivantes !

Le gendarme – Des rascasses pour un petit qui viens de naître, mais, tu n’y pense pas !! Oh oh oh !!

La poissonnière – Ah, mais dites, mes rascasses elles n’ont jamais fait de mal à personne !! Mais qu’est ce que vous insinuez !?

Le gendarme – Ah, mais j’insinue rien ! Non, je dis que le petit, il est trop jeune pour manger de la rascasse. Et qu’au bat mot, ça risque de lui donner de l’urticaire!!

La poissonnière – Et toi, Pistachié, tu le laisse dire, naturellement!

Pistachié – Ah tais toi, tais toi. Excusez la, bonne mère. Elle a le parler un peu vif, mais c’est une brave femme. En tous cas, si vous voulez pas de ce poisson, j’espère que vous accepterait ma lièvre. C’est une belle lièvre d’au moins 12 livres que j’ai tué en venant vous voir.

Tous – Ha ha ha (ils rient)

Pistachié – Et bien eh bien, regarde les. Oui, parfaitement, je l’ai tué moi même, et d’un seul coup de fusil !!

La poissonnière – Ha ha parlons en de ta lièvre. C’est la première fois qu’il ne rentre pas bredouille de la chasse !!

Boufaréo – La Ste Vierge les écoutait avec amusement. A un moment, même, elle a éclaté de rire. Et Honorine et Pistachié étaient si fier d’avoir fait rigoler la Ste Vierge, qu’ils en remettaient, qu’ils se forçaient, qu’ils cessaient d’être drôle. Alors la Ste Vierge, il a remonté le sourcil, et elle a dit:

Marie – Attention, vous allez tomber dans l’opérette marseillaise !

Boufaréo – A partir de ce moment, chacun a fait son numéro dans la discrétion. Le berger à retiré l’agneau qu’il avait autour du cou, et l’a posé au pied du petit Jésus sans prononcer une parole. Il a fait une dernière caresse à son chien, et il a dit:

Le berger – Moi, je suis le berger. Je fais rire personne. Je parle seul, je sens mauvais, j’ai pas d’amis. Enfin j’en avais un. Un seul. C’était mon chien. Il était mort ce matin, mais ce soir, il a tout ressuscité. Alors ce chien tout ressuscité, bonne mère, je le donne à ton petit.

Marie – Berger, mon fils plus tard, sera berger comme toi. Il sera le berger des hommes, et les hommes n’ont pas besoin de chien pour qu’on les garde. Ils ont besoin d’amour.

Boufaréo – Les paroles de la bonne mère passaient nettement au dessus de l’assemblée. Mais le berger, lui, les avaient comprises.

Le berger – Mais, s’il veut pas de mon chien, peut être il voudra bien de moi ?

Marie – L’heure n’est pas encore venue. Mais il te fera signe.

Boufaréo – Ainsi fut recruté le premier apôtre. Sans que personne s’en aperçoive. Et le Ravi levait les bras en l’air en disant:

Le Ravi – Mon Dieu. Comme c’est beau un homme qui était malheureux, et qui devient heureux. Comme c’est beau, merci mon Dieu.

Pistachié – Oh, écoute le Ravi, tu commences à nous agacer, eh!

Le Ravi – Et si je t’agace, je te demande pardon.

Pistachié – Et tu parles, et tu parles, et tu n’as jamais rien fais de ta vie!

Le Ravi – J’ai regardé les autres, et je les ai encouragé. Je leur est dit qu’ils étaient beaux et qu’ils faisaient de belles choses.

Pistachié – Et tu t’es guerre fatigué!

La poissonnière – Et tu n’as même pas apporté de cadeau!

Marie – Ne les écoute pas Ravi. Tu as été mis sur la terre pour t’émerveiller. Tu as rempli ta mission. Et tu auras ta récompense. Le monde sera merveilleux tant qu’il y aura des gens comme toi, capables de s’émerveiller.(musique de fond)

Le Ravi – Arche d’alliance, tour de David, porte du ciel, étoile du matin, salut des pêcheurs, rose mystique, bonne mère admirable, merci à vous.

La poissonnière – Bonne mère très pure, merci à vous.

Pistachié- Bonne mère très chaste, merci à vous.

Le berger – Bonne mère des anges, merci à vous.

Le gendarme – Bonne mère du sauveur, merci à vous.

L’aveugle – Salut des infirmes, consolatrice des affligés, merci à vous.

Boufaréo – Ils se retournèrent tous. L’aveugle venait de tomber à genoux. Il avait l’air dans l’extase.

Marie – Tu me remercies, toi qui n’a jamais vu le ciel et les étoiles ?

L’aveugle – Je te rends grâce, je chante tes louanges.

Marie – Tu me rends grâce, toi qui vit dans la nuit ? Tu chantes mes louanges, toi qui est enfermé dans la plus sombre des prisons ?

L’aveugle – Le ciel, tu me l’a donné, la lumière, elle est en moi. Je me sens libre comme un oiseau!

Joseph – Marie ma belle, il faut faire quelque chose pour cet homme. Tu n’as qu’un mot à dire.

Marie – Mon Dieu qui ce soir avait exaucé tous mes désirs…

L’aveugle – Oh non, non, bonne mère, non, c’est pas la peine. Ne le dérangez pas. Je sais que le monde il est beau, puisque c’est lui qui l’a fait mais je suis sûr que le ciel est encore plus beau puisque c’est là qu’il habite. Non, demandez-lui seulement que j’aille pas longtemps à attendre. Faites que j’ouvre les yeux le jour de ma mort. Faîtes que je vois quand ça vaudra vraiment la peine de voir.(musique intrument: flute céleste?)

Boufaréo – Quelqu’un était entré pendant que tout le monde chantait et personne ne c’était aperçu de sa présence. C’était ce sans coeur de Roustide. A Bethléem, il n’y avait que lui de riche. Il avait des champs d’oliviers, des champs d’amandiers, et des hectares et des hectares de pommes d’amour. Et, plus il gagnait des sous, plus son coeur devenait sec. On vous l’a pas dit dans l’histoire sainte, pour pas lui faire de peine, mais c’est lui qui a mis à la porte St Joseph et la Sainte Vierge, en les traitant de mendiant et de va-nu-pieds. Voilà comment il était, Roustide. Il avait vu le Boumian avec sa dinde étranglée et il avait faillit arrêter la chanson pour faire un malheur. Mais il était resté bien sage dans son coin et il sentait petit à petit qui lui venait une sensation de douceur, de gentillesse, de bonté. Et il répétait sans arrêt:

Roustide – Mais qu’est-ce qui t’arrive Roustide, tu es pas en colère? Mais tu es

complètement gaga !Allez zou, met toi en colère !

Boufaréo – Mais il restait toujours immobile, et il se sentait devenir meilleur à chaque seconde. Et quand il a vu le Boumian s’avancer vers le petit Jésus en balançant sa dinde d’un air timide, il n’a pas bronché. Et le Boumian disait:

Le boumian – Petit Jésus, toi qui a la peau si blanche, et les cheveux si blond. N’aie pas peur de moi qui suis si noir de poil et presque nègre de peau. Je t’ai porté cette dinde.

Le gendarme – Mais, tu es un sans vergogne, cette dinde tu l’a volé!

Marie – Laisse le parler, veux tu, gendarme ?

Le boumian – D’abord des dindes, j’en volerai plus. Et celle là je l’ai volée à Roustide. Et des dindes, il en a à n’en savoir que faire. Tandis que vous peuchère, vous êtes dans le besoin. Alors, j’ai pensé qu’au lieu de me la garder, je ferai mieux de vous la porter. Si vous en voulez pas, vous pouvez toujours la vendre.

Marie – Tu as très bien parlé Boumian.

Le gendarme – Ahh ! Je veux pas te contredire, mais cette dinde, elle est pas à lui. Ce qu’il vous propose tombe sous le coup de la loi. Article 19: recel et complicité !

Marie – Cette dinde nous ne pouvons pas l’accepter.

Le boumian – Mais…

Marie – Ce que nous acceptons, c’est la gentillesse avec laquelle tu nous l’a offerte. Tu nous promet de ne plus jamais voler de dindes ?

Le boumian – Eh, ni dindes, ni poules, ni pintades, ni pintadons. Et pourtant, c’est bon le pintadon bien tendre.

Marie – boumian!

Le boumian – Promis, j’en volerai plus.

Marie – Alors reprends ta dinde et va la rendre à qui tu l’as prise.

Boufaréo – Et alors, il c’est passé un coup de théâtre que jamais de votre vie, vous avez vu de pareil. Roustide a écarté gentiment le monde, et il a dit:

Roustide – Tu peux la garder, je te la donne.

Boufaréo – C’était la première fois que Roustide faisait un cadeau à quelqu’un. Les gens n’en revenait pas. Le Ravi était encore plus ravi que d’habitude.

Le Ravi – Oh Roustide, que c’est beau ce que tu viens de faire. J’en ai vue des belles choses dans ma vie. Mais jamais d’aussi belle que cette belle chose là.

Boufaréo – Roustide c’était mis à genoux, et se frappait la poitrine.

Roustide – Petit Jésus, je suis un assassin. Quand ton père et ta mère sont venu frapper à ma porte. Je les ai laissés à la rue. Je me le pardonnerai jamais, je suis un criminel …

Joseph – Oh, ne vous mettez pas dans un état pareil, vous voyez, tout à fini par s’arranger.

Roustide – Je vais faire préparer une voiture bien bâchée, bien souple avec un cheval bien doux. Et je vais vous faire conduire à la maison dans ma chambre la plus belle et la mieux chauffée. Dans la mienne, quoi. Et vous y resterez tant que vous voudrez. Jusqu’à la fin de vos jours, si ça vous fais plaisir. Et vous aurez à vous faire du souci de rien.

Joseph – Ah tu es bien brave, vas. Qu’est ce que tu en dit, Marie ?

Marie – Mon fils et moi, nous vous remercions, mais nous ne pouvons accepter. Nous devons rester ici pour accomplir la volonté de Dieu.

Boufaréo – Et alors, chacun a pris la pose comme chez le photographe mais c’est pour l’éternité. La sainte Vierge et saint Joseph qui regardent dormir le petit Jésus et qui l’adorent, ils ont la tête penchée sur l’épaule et les mains jointes. Et ça durera jusqu’à la fin du monde.

Le Ravi, les bras en l’air. L’aveugle, appuyé sur sa canne. Pistachié, appuyé sur son fusil. La poissonnière, un panier de poisson de chaque côté de ses hanches énormes. Et le berger, avec son agneau qui dort autour de son cou et son chien qui dort entre ses jambes. Et le boumian, qui a mit amicalement la main sur l’épaule du gendarme. Et le gendarme, qui se lisse la  moustache. Et Roustide, avec pour la première fois de sa vie de la joie sur le visage. Et le bœuf et l’âne qui se sont endormis, brisés par l’émotion. Et personne ne dit plus rien et ils ne bougeront plus jusqu’à la fin des siècles; c’est le destin des santons.

Voilà. J’ai dit tous c’que j’avais à vous dire. Excusez-moi si j’étais un peu bavard, c’est dans mon tempérament mais je vous jure que j’ai dit la franche vérité. Allez, adieu; je remonte au ciel; soyez heureux; et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. (musique, cloches)

 

 

ane-de-la-creche

* Et pour savoir la carrière que l’âne a finalement faite

 

Chaud mais propre

Chaud mais propre

evolution-de-la-pollution-de-lair-en-franceFeedly* m’amène la bonne nouvelle du jour . Les émissions de gaz polluants en France sont en nette diminution, et, avec un petit effet retard, l’air est de plus en plus propre. Même en particules fines**… Ça, c’est une bonne nouvelle pour tous les urbains, non ?

Comme quoi, quand on agit …

chaud-mais-propreAh, cela ne concerne pas les GES ! La concentration ne cesse de monter. Ça doit être plus dur de renoncer à sa voiture que d’exiger des industriels qu’ils fassent des efforts…

On va donc vers un air plus chaud, pas encore de changement à ce sujet, mais bien plus propre .

A moitié plein, ou à moitié vide le verre il est ?

a-moitie-plein

* Feedly ? Ah oui, faire sa propre source d’infos. Quelle ouverture, j’y ai même mis les communiqués du ministère de la Ségolène !

** il faut donc croire que la circulation alternée nous pousse juste à continuer l’effort …

Bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière

C’est la béatitude de Michel Audiard qui me vient a l’esprit quand j apprend que Jean Vanier* a reçu la légion d’honneur**. J’aurais pu être en colère, vu qu’il aurait du passer mille fois avant de nombreux politico-mediacrates qui s attribuent cette breloque avec autant de facilité.

fotolia_11650550_xsMais soyons positif. L’action et l’homme sont reconnus et honorés. Et c est bien. Et Manuel Valls a écouté Jean en tête à tête pendant une demi heure. Et reçu sa bénédiction. Ça ne peut pas lui faire de mal. Le rapprocher de la lumière ?

 

* pour ceux qui ne connaissent pas Jean, ce grand monsieur si humble.

** pour avoir une idée de l’ambiance

Je donne plus que je ne reçois pour éviter l’incompétence.

En cette période de tournage de page*, je reçois de multiples messages, tels une oraison funèbre avant l’heure, de remerciement : merci pour tout ce que tu m’as donné…
Pourtant, quand je suis arrivé j’étais nu et avec une programmation initiale assez limitée.
Tout ce que j’ai pu donner, je l’ai reçu , à un moment ou à un autre.
Alors, maintenant, c’est chacun son tour .
Organisez vous pour donner, sans compter, vous recevrez encore plus d’ailleurs. Ça vous fera progresser.

Oh, bien sur, il y en a qui se contentent de recevoir, de prendre et qui donnent assez peu en retour. Comment les reconnaître, ceux là ? Facile, ils progressent et arrivent plus vite que les autres à leur niveau de Peter.

Bon, le niveau de Peter, vous connaissez  bien sûr . La théorie part du principe que l’on promeut les individus selon leur performance, et qu’on ne démeut jamais. Donc chacun arrive un jour ou l’autre à la promotion de trop, celle ou il est arrivé au niveau où il est incompétent ….
Et s’il est arrivé là sans jamais rien donner, il ne reçoit plus rien et sa compétence stagne.  Et on le voit scotché là.

suffrage-au-sortLa théorie suivante , moins connue, est bien plus intéressante . Pour éviter cette incompétence quasi généralisée, pratiquons donc la promotion au hasard. Les rares entreprises qui pratiquent la promotion au hasard sont finalement plus performantes que les autres, car il y a à chaque poste un peu élevé des gens arrivés par hasard, donc pas FORCÉMENT incompétents.
Ça me fait penser au gouvernement tiré au sort, cette histoire**.

Revenons à nos moutons . Donnons, donnons aveuglément…même si nous sommes haut placés. On reçoit en retour, et ça nous évite de rester scotché à notre niveau de Peter*** Ça nous enrichira. Car la promotion au hasard mettra, j’en ai peur, un peu de temps avant de se généraliser.

 

* le texte intégral du tournage de page

** Vraiment tiré au sort ?

*** Lady Gaga est un gourou, dans son genre

Tous des génies. Sans point d’interrogation.

cerveau-brillantBerit Brogaard* nous berce d’un message mélodieux. Nous avons dans notre cerveau des informations en sommeil, et n’en utilisons qu’environ 10% de manière consciente. Ce n’est pas une bonne nouvelle, ca ? Bon, pas un scoop pour beaucoup d’entre nous. La suite l’est pour moi.

Certains, suite à traumatisme crânien, ont dégagé une intelligence supérieure. Il y a donc moyen d’y accéder, le tout est d’y arriver de manière un peu plus certaine et moins  brutale que le trauma crânien.

Cumulant philosophie et neurosciences (comme Thomas d’Aquin, dans son genre), Berit travaille sur la manière d’accéder à ces possibilités qui sommeillent en nous .

Non, à essayer de rendre les gens plus intelligents, on ne modifie pas la nature humaine. On cherche juste à exploiter au mieux toutes les possibilités dont Il nous a dotés. Et c’est bon.

Alors, pas de désespoir. On peut tous trouver une clé pour progresser . Non, même à mon vieil âge mes neurones ne sont pas condamnés à s’étioler. C’est vraiment la bonne nouvelle du jour. Il parait même qu’elle donne des exercices pratiques. Je fonce acheter son bouquin…cover-superhuman-mind

 

Et pour ceux qui sont persuadés d’avoir une cervelle de moineau, allez voir ici..

 

* Berit What ??

Back to the future. Un client qui tombe du ciel.

Il y a 35 ans, j’ai conclu une phase de ma vie professionnelle en publiant un condensé de certains de mes travaux*. Sur une offre et une technologie un peu à la marge du business de l’époque, des choses que je trouvais un peu banales mais bon..

backtothe-futureTrois jours après la publication de mon changement de statut sur Linkedin, par laquelle j’informais la terre ébahie de la création de ma petite entreprise**, voilà qu’un étudiant Turc me contacte au sujet de cette vieille publication.

Je traîne un peu la patte, pensant à un canular ou à un étudiant un peu égaré. Mais il insiste, se présente comme mandaté par une entreprise Turque qui a de fortes ambitions dans ce domaine et recherche un coaching cumulant la technique (mais, mon grand, j’ai arrêté il y a 35 ans !!!) et le marketing (là, je suis un peu moins décalé).

Les échanges mails s’intensifient, s’accélèrent, et entre temps j’abuse de google…pour découvrir que ma publication reste encore populaire, reprise sur nombre de sites de téléchargement, voire même est unique en son genre sur le sujet. Comme s’il était un sujet sur lequel toute publication s’est arrêtée depuis 35 ans. J’obtiens confirmation de mon ex employeur que je pouvais bien faire ce que je voulais sur cette offre, sur laquelle, de sa part, tout investissement technique, commercial, et industriel est à zéro depuis des décennies.

En moins de 24 heures, la demande formelle arrive, la proposition repart, est acceptée, et le virement bancaire d’acompte est déclenché.

Trois jours  plus tard me voici au bord de la méditerranée… sur la côte Égéenne.

Et nous passons deux jours a faire l’exégèse commentée de ma prose, illustrée de leurs réalisations et échecs, et enrichie de quelques réflexions plus stratégiques sur leurs développements potentiels.

Comme quoi, il ne faut jamais sous estimer sa connaissance ni sa valeur. Et sa valeur n’est pas toujours là ou l’on pense. Qu’il est difficile de se juger !!

On peut tous être pape de quelque chose à notre insu…

 

* pour les curieux égarés…

** pour les curieux tout aussi égarés...

Positive gratitude. 7 ans de gagnés

C’est scientifiquement prouvé : sur un point au moins, j’ai fait le bon choix .

Adepte des matins optimistes, je vous ai déjà parlé des 3 positive thinkings . Je ne pensais pas être autant dans le mille.…

Je me suis déjà fait l’apôtre du « merci, pardon, s’il vous plait » **. De la gratitude.

Et grâce à Daphné , je tombe sur ce TEDx de Florence.

Si vraiment je tiens mes bonnes résolutions, si je prolonge mes matins optimistes,  je gagne du bonheur, et, c’est quantifié, 7 années de vie ….

Allez, 12 minutes, ce n’est pas long pour 7 ans de vie . En plus, c’est en français, alors … Bon visionnage.

tedx-gratitude

 

Et, une fois vu, bon cahier de kifs !

Merci Daphné.

Dieu, singe et science

Quatre semaines agitées du côté du bocal là haut, avec une lecture en stéréo et dans tous les sens de deux livres complémentaires:allegre-arnould

  • Jacques Arnould  Dominicain, ingénieur docteur en histoire des sciences et en théologie
  • Claude Allégre, scientifique à large scope qu’on ne présente plus.

Au delà de l’histoire, et des détails qui expliquent en finesse certaines positions des églises qui sont aujourd’hui caricaturées par des raccourcis dignes des puces sauteuses*, ces deux livres présentent bien des notions , des théories, certaines confirmées, d’autres démenties formellement par la science elle même.

Impossible de résumer ces livres en quelques phrases, sinon que rien n’est vraiment certitude à ce jour . Ni origine ni fin ne sont même plus certains, avec le temps courbe.

Bien sûr, Darwin, Galilée, tous leurs précurseurs**, et surtout leurs successeurs** sont amplement commentés. Infini, infiniment petit que seuls les mathématiques encore bien abstraites permettent d’aborder. Evolution anarchique ou orthogenèse*** chère à Teilhard , qui pousse J Arnoult à proposer “l’homme, porteur d’un espace des possibles”.

Enfin, la neurobiologie, qui fouille les mécanismes de la pensée , à la recherche de “la théorie cérébrale de l’information qui est encore à découvrir” (C A). Est-ce elle qui nous indiquera un jour comment Il apparaît et est apparu (ou a donné l’illusion de …) aux nombreux voyants, dont certains finalement très proches et cartésiens**** ?

En synthèse, je fais mienne la conclusion du pavé de C Allègre:

La science ne peut infirmer, ni confirmer l’existence de Dieu……   Et si Dieu existe, plutôt que dans le ciel, ne se trouve t il pas à l’intérieur même du cerveau humain?...”

D’aucuns déclarent Dieu comme une invention du cerveau humain. Probablement, mais je me permets une “petite” question : dieu inventé, ou invention inspirée et habitée par Dieu dans ce même cerveau ?

Vivement que la science progresse, elle qui est reine pour trouver les “comment”, à défaut de pouvoir dire le “pourquoi”. En toute humilité, je fais mienne la pensée de Thomas d’Aquin, fervent défenseur de la science (et de la philosophie) , au motif qu’à approfondir notre connaissance du comment, on s’approche de celle du pourquoi, donc de Dieu.

 

*  toute puce à laquelle on coupe les pattes devient sourde, c’est bien connu .La preuve, même si on lui crier très fort “saute, saute” , elle ne bouge pas.

** Kepler, Copernic, Mendel.. autant de personnes qui ont a une époque ou a une autre servi de marchepied à d’autres qui n’ont pas hésité à s’emparer de leurs travaux sans forcément leur rendre le crédit qui leur est dû.

*** évolution par un hasard orienté, où tout n’est pas possible (le hasard du dé n’a que 6 faces..).

**** Pour les apparitions au XXIéme siècle à un ingénieur high tech Grenoblois, c’est par ici.

Et, enfin, les dernières théories scientifiques remettant en cause le big bang . « Mais enfin, qui est ce type ? »

Au royaume des aveugles les borgnes sont rois

Le tourisme français est en berne*.  Et cette année les circonstances familiales me conduiront à ne pas l’aider, à ne pas suivre mes bonnes résolutions de l’an dernier**.

C’est au delà des alpes que me retrouve août. Un peu atterré, il faut le dire, par l’accueil vécu. Enthousiaste de la part des individus, petits restaurateurs ou hébergeurs que air BnB met sur mon chemin. Mais quel manque de professionnalisme chez les soi disant professionnels. Si vraiment vous n’avez besoin de rien, allez donc tenter votre chance à l’office du tourisme, quand vous l’aurez trouvé. Je veux dire les offices du tourisme, celui de la ville et celui de la région, comme à Parme. Situés à  300m l‘un de l’autre, ils s’ignorent superbement et ne parlent qu’italien l’un comme l’autre. Intéressante conversation qui mobilisa mon faible vocabulaire des 4 langues majeures européennes et de google translate en dernier ressort.

Quand ils ne sont pas fermés…pour cause de vacances ou de travaux d’été comme à Milan !!!

Paradoxalement, cela me remplit d’espoir.

La France était dans cet état il y a une vingtaine d’années.  Mais a progressé. Oh, tout n’est pas parfait mais l’anglais est plus répandu. Même dans les petits restaus grenoblois, c’est tout dire.

Oui, le professionnalisme et le travail paient. Les attentats n’arriveront pas à enlever cela.

 

2-borgnesCeci dit, vivement quand même qu’on se trouve un politique avec deux yeux, tous ceux actuellement en place ressemblent un peu à ça, non ? Qu’il sache donner à notre pays, en matière de tourisme, la vue d’aigle*** qu’il mérite.

 

* premiers bilans de l’été 2016

** vacances chauvines ?

*** et ca passe par une position simple et sans ambiguité vis à vis de l’économie du partage, vite, SVP.

Fraternité du web, hors la loi fiscale ?

J’ai beaucoup aimé un papier sur Uber*, qui permet aux jeunes des quartiers d’entreprendre, et de tailler la bavette avec des PDG en les véhiculant.

Covoiturage , je l’ai déjà mentionné**, m’a aussi fait rencontrer des gens que tout dans la vie sépare de moi.

Air BnB , tout récemment, m’a permis de m’inviter chez une Barcelonaise modeste, vivant de petits boulots, et de la location de sa chambre. Encore une avec laquelle je n’aurais jamais eu normalement l’occasion de discuter .

Ils sont beaux, ces sites . En plus de provoquer la rencontre, et bien sûr pour provoquer la rencontre, ils éliminent ce qui fait que cette dernière ne se produit pas sans eux : la peur, le risque. De tomber sur n’importe qui. De se faire arnaquer . De voir son logement détérioré .

Avec la notation peer to peer, avec les assurances qui accompagnent la prestation, ils ont fait tomber peu à peu toutes ces barrières .

Bravo, et merci .

eco-collaborativeAh , problème . Le fisc se retrouve complètement court-circuité par le business peer to peer …  Alors il résiste, c’est normal. Le sénat fait des propositions, les candidats également … Par pitié, simple, simple… ne tuons pas ces beaux mouvements.

Encore un argument pour la taxation flat rate, prélevée à la source… et basta .

 

 

*Oh, tout n’est pas rose avec Uber, air BnB et autres . Il y a bien des critiques. Mais le role social n’est pas contesté. Et, pour une fois, l’europe ne pousse pas a la roue de la complexification

** rencontres de covoiturage

 

 

Matin optimiste

Matin optimiste

Ce matin, sur mon vélo, je suis optimiste.

Non pas à cause du Brexit, dont je ne suis pas encore informé vu le manque d’autoradio sur mon véhicule, mais parce qu’il fait beau, que je suis forcé de m’arrêter dans ce qui ressemble à un embouteillage de vélos, et parce que (du coup?) la rocade que je surplombe est étonnamment fluide.

Non pas à cause des tarifs Easyjet, bas à en pleurer du CO² liquide, d’un aller retour Barcelone à 22 euros, Easyjet lyon barcelona 1mais parce qu’il y a quand même une justice avec un billet qui triple avec les taxes et autres frais.Easyjet lyon barcelona 2

Parce que mon cher Lilo m’apprend que Ocean cleanup est passé au next level.

Parce que Le Parisien m’apprend que le photovoltaïque peut désormais alimenter toutes les clims de France . C’est quand même un heureux hasard qu’il fasse chaud quand il y a du soleil  que le photovoltaïque produise le plus au moment des pointes de climatisation. Elle n’est pas bien faite, la vie ?

L’oreillette bannie me dispense ma chanson fétiche, et je tends la main à mes congénères, qui me répondent fraternellement, une fois de plus, avec un grand sourire.

velo-embouteillage1

La soirée de hier a été joviale, quoique triste. Mais ce matin, cela redémarre à nouveau . Optimiste impénitent . Ah, espérance

 

Lilo ?

Ocean Cleanup ?

Photovoltaïque cet été ?

Chanson fétiche ?

Fraternité ?

Espérance ?

 

Plus de bruit que de cerveaux à la CGT

Sortant du déjeuner des pro des JSC*, je suis attiré par un vacarme cacophonique.

Une armée de drapeaux rouges m’informe que la CGT** avait appelé à une manif (maintenant quotidiennes ?) place de la gare.

Mon itinéraire m’y conduit, je suis surpris de pouvoir traverser la manif en plein cœur sans descendre de mon vélo. Combien sont ils ? Une centaine de drapeaux, une dizaine de véhicules braillards …. et à peu près autant d’humains …

Ils m’ont fait penser aux Coréens*** . Au militant qui vient me proposer son tract, je lui demande s’il est conscient du fait que dans leur manif pathétique il y a plus de haut parleurs que d’humains. Il n’était pas content …  

haut parleurs corée

*  Déjeuners entre pro à la basilique du sacré coeur, ce jour là rencontre avec le DG de la fondation des apprentis d’auteuil.

** Qui m’a décidé à ouvrir ce blog, je ne l’oublie pas.

*** Qui font de la propagande à travers la frontière avec leurs batteries de haut parleurs

 

Destruction créatrice

La théorie de Schumpeter fait bien débat sur les réseaux en ces périodes de marasme économique.

3hatsLes chapeliers d’ Esperaza (quel joli nom pourtant si proche de l’espérance !) , plus de 3000 en 1929, une grosse poignée maintenant, n’ont pas su, pu, ou vu venir la rupture qui a déplacé leurs emplois, et a transformé la seconde capitale mondiale du chapeau en une ville fossile*.

Et pour cause ….. la rupture s’est appelée crise de 29 puis mode, et on a juste remplacé les chapeaux par … rien. Le vrai bad luck …

 

Les 50 000 canuts, qui faisaient vivre la moitié de Lyon au XIXème siècle et fournissaient à la France les ⅔ de ses exportations, ont, eux, vu la rupture technologique. Mécanique.

Et ils ont su rebondir, dans la mécanique automobile et dans le textile qui, devenu synthétique, a laissé la part belle aux chimistes qui ont donné à leur tour naissance aux géants pharmaceutiques.

Pour Lyon, sur le long terme, Schumpeter a bien marché. Oh, non sans secousses sociales violentes, certes.
Et la dynamique ne s’arrête pas là.
J’ai récemment pu apprécier le plan marketing de la ville. Oui, vous avez bien lu, une ville qui sait se vendre possède ses marketeurs**. Et des bons. Only Lyon , il fallait le trouver, le décliner… La madone à laquelle les Lyonnais ont confié leur ville y est elle pour quelque chose*** ?

Bravo pour cette leçon d’espérance et de dynamisme.

Pour Espéraza j’ai acheté un chapeau, mais ça ne suffira pas à relancer la mode.. Et même si j’en empile trois…

Une seule chose est sure : tout  se réalise par des mains et des cerveaux d’hommes. Il y a toujours source d’espérance****. Et n’oublions pas qu’Il nous a confié la création pour la terminer. Bon, pour le moment on a plutôt abîmé la maison commune. Disons que la phase destruction a eu lieu, à nous de nous atteler maintenant à la phase créatrice…

 

* En plus, c’est vrai, on y a trouvé le plus gros fossile du monde et il y a là un musée des fossiles, superbe dit on.

** Pour voir leur démarche marketing

*** et  la madone dominer au fond de leur page d’accueil ..

**** Espérance qui mène le monde ?

 

Mariage sans espoir .Et de 3…

collaboratrices indiennes, dotées d’un MBA américain, travaillant en France ou ailleurs…. qui disparaissent du jour au lendemain ayant été mariées …. et devant rejoindre un mari, sélectionné par leur parent, qu’elles découvriront à l’autre bout du monde dans un mois juste avant la cérémonie, quand ce n’est pas à la fin de cette dernière quand on lèvera le voile qui les aveugle.

india veiled brideEt oui, ça existe encore…même chez les gens de haute éducation. Dans 90% des mariages, peut on lire*.

Et elles sont trentenaires, pleinement autonomes, indépendantes ….. mais savent bien que si elles se rebellent, une fatwa, ou son équivalent, sera lancée contre elles. Où qu’elles soient , un frère , un cousin ou autre mâle la trucidera, ou la défigurera à l’acide, quitte à l’aveugler au passage.

J’ai entendu que les attentes de bonheur étaient si faibles qu’elles étaient parfois “déçues en bien” et que ces mariages « low expectation » n’étaient pas plus malheureux que la moyenne.
Et si on remonte trois au quatre générations en arrière, n’était ce pas la pratique chez nous, le mariage arrangé ?

C’est quand même la troisième cette année.

Et je préfère quand même un mariage à forte attente de bonheur….

Alors, P … si tu me lis, tente de transformer ton mariage en “high happiness”, et emmène le à un “marriage course**”, comme on appelle Alpha couple*** chez les anglophones. Il y en a à SFO…

 

* Si vous voulez en savoir plus en 2 minutes sur le mariage en Inde
** Marriage course USA
*** Alpha quoi ?

Choisis la Vie

Elle dort. Visage paisible. On la sent bien. Elle est belle. Certes, elle a un peu les joues creuses. C’est qu’elle a tellement donné ces derniers mois ! Elle devait être épuisée.
Elle a les yeux fermés. Je ne l’avais jamais vue comme cela, et son regard, vif comme le feu, plein de passion, manque au tableau.
Quand elle s’éveillera ….

Là où elle est, elle est sans doute déjà éveillée, à te regarder, pauvre humain.
Dans la chambre emplie des photos de sa vie, seules les bougies s’agitent.

Partout ailleurs dans la maison le feu de la vie que tu as allumé autour de toi reprend ses droits. Dans TA maison . Pleine d’amis, d’enfants, de bébés . Qui regardent le match à la télé en buvant des bières (pas les bébés). Qui papotent en dégustant des gâteaux. Ils sont venus pour un dernier au revoir. Nombreux.

Demain, ton enveloppe sera sous terre. Sous la terre de tes montagnes. Adieu M . A Dieu . Veille sur nous . Prépares nous la place. Au revoir, donc.
Vernettes

Tes montagnes étaient radieuses, le ciel bleu marine, le soleil généreux et les jonquilles éclatantes lorsque nous t’avons accompagnée là haut. Ultime exhortation, les tiens nous ont fait chanter un de tes hymnes fétiches, ton message posthume :

Choisis la Vie
Ouvre ton cœur au don de Dieu,
Sois un vivant pour le Seigneur,
Laisse toi brûler de son feu

La Vie est une chance, tends tes bras pour la saisir,
La Vie est beauté, que tes yeux peuvent admirer,
La Vie béatitude, sauras-tu la savourer ?
La Vie est un rêve, à toi de réaliser

La Vie est un défi, fais lui face n’aie pas peur
La Vie est un devoir, l’accomplir grandis ton cœur
La Vie est un jeu, apprends la règle de Dieu
La Vie est précieuse prends en soin comme d’un feu

La Vie est richesse, un trésor à conserver,
La Vie est amour, source de joie et de paix
La Vie est mystère, sans fin perce ses secrets
La Vie est promesse toute remplie de clarté

La Vie est tristesse, mais tu peux la surmonter,
La Vie est un hymne, hâte toi de le chanter
La Vie est un combat, ne crains pas l’adversité
La Vie est une aventure, oseras tu la tenter

La Vie est un bonheur, et tu peux le mériter
La Vie est la vie défends celle des petits
La Vie est dans le Père, dans le Fils et dans l’Esprit
Jaillie du Dieu vivant, de son Amour infini

Nous sommes des vivants . Notre cœur n’en a pas fini de battre.

Un grand maître blogueur. En influence. Au cas  ou vous auriez douté, il apparaît sur la galaxie*. Cherchez bien  koztoujours .

kozAu bout de 10 ans, Koz** s’est commis d’un livre*** que j’ai lu d’un trait. J’y ai retrouvé beaucoup d’idées que je partage, avec moins de brio, va sans le dire, sur mes billets. Il n’est pas avocat par hasard !!

Ca commence par une même tonalité de titres, résolument tournés vers l’avenir .

Vers demain ….. ca ira mieux demain

Tenté par l’engagement politique, en est ressorti, se trouvant plus efficace en poussant des idées qu’en collant des affiches . A chacun son charisme…le sien est grand pour les idées.

Blogueur, mais sans illusions sur les limites des réseaux sociaux . Il nous en donne une belle image:

S’il avait eu un smartphone, Elie**** aurait tweeté l’ouragan, tweeté le tremblement de terre, tweeté le feu, mais aurait il perçu le souffle de la brise légère ? Une brise légère ne fait pas le buzz. Quelles brises légères, brises extérieures ou souffles intérieurs, laissons nous ainsi passer, le tête penchée sur nos téléphones ?

Livre profond sans être rasoir…. qui interpelle, et propose des réponses. Que du bonheur !

Je ne peux que partager son ”optimisme qui n’est pas insouciance”, oui, notre avenir est dans nos mains. J’aime jusqu’à sa dernière phrase :

Nous sommes des vivants . Notre coeur n’en a pas fini de battre  

 

* Infographie des influences sur les reseaux

** vers son blog

*** http://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/17472/editionsducerf.fr

**** Elie au bord de sa caverne 1 rois 19 11-12  

50 minutes pour se faire du bien, un soir ….

Nous sommes tombés sur ce film, sur la vie de couple, ensemble pour la vie.

Nous l’avons regardé d’un trait, avec émotion . Des témoignages forts, sur la vraie vie d’un engagement sur une voie qui a ses difficultés.
Bien sûr, il y a un petit côté promotion des équipes Notre Dame, mouvement dont nous faisons partie . Mais au delà de cet aspect, ce film peut apporter un doux bien à tout couple…
A consommer sans modération.
C’et vrai, on n’a pas le temps . On n’a jamais le temps de renforcer ce qui va bien … et pourtant , quel bénéfice !

Vous avez compris, on recommande fortement.

coquelicots blé
et en bonus un article de Bernadette Chovelon qui illustre très bien ce film

#cestmoiquidécidedusens

Les dés sont relancés chaque jour. Je l’ai déjà entendue 100 fois, je ne l’avais jamais vraiment écoutée . Alors je vous propose de la lire…

Encore un matin
Un matin pour rien
Une argile au creux de mes mains
Encore un matin
Sans raison ni fin
Si rien ne trace son chemin

Matin pour donner ou bien matin pour prendre
Pour oublier ou pour apprendre
Matin pour aimer, maudire ou mépriser
Laisser tomber ou résister

Encore un matin
Qui cherche et qui doute
Matin perdu cherche une route
Encore un matin
Du pire ou du mieux
A éteindre ou mettre le feu

main tendueUn matin, ça ne sert à  rien
Un matin
Sans un coup de main
Ce matin

C’est le mien, c’est le tien
Un matin de rien
Pour en faire
Un rêve plus loin

Encore un matin
Ou juge ou coupable
Ou bien victime ou bien capable
Encore un matin, ami, ennemi
Entre la raison et l’envie
Matin pour agir ou attendre la chance
Ou bousculer les évidences
Matin innocence, matin intelligence
C’est toi qui décide du sens

Un matin, ça ne sert à  rien
Un matin
Sans un coup de main
Ce matin
C’est le mien, c’est le tien
Un matin de rien
Pour en faire
Un rêve plus loin

Alors, ce matin, je fais quoi ? Je le donne, ou j’attends de le recevoir, ce coup de main pour construire le rêve plus loin ?

#bonnerésolutiondumatin    #cestmoiquidécidedusens

Merci JJ pour ces paroles si belles.

Heureux. Une prière poème. Une volonté.

Et que fait-on au ciel ? On chante !
Comment,  mais ici-bas déferle la débâcle!
Et eux, dans l’insouciance, poursuivent leur louange.
Le chant de tous ces anges couvrirait-il les pleurs ?
Le son de nos fusils serait-il assourdi
par la voix des cantiques ?

N’ont-ils pas mieux à faire que de louer sans cesse

le trône et sa victoire,  alors que rien sur cette terre
ne semble s’accorder  à leurs hymnes sublimes.
Une fête comme seul écho à nos cris d’injustice,
en réponse insolente à nos plaintes épuisées.

La révolte me prend :  arrêtez donc ce bruit !
Silence dans les cieux !  Ni musique ni joie,
partagez bien plutôt  le deuil qui doucement
dévore tout ce monde  voué à l’agonie.

Que l’on repeigne en noir vos parures chatoyantes, heureux fr
qu’un jeûne séculaire interrompt le banquet.
Que le ciel se fige. Qu’il sombre dans ma nuit.

Mais l’ange me dit : écris.

Heureux.  
Un seul mot, dicté par le Puissant.
Heureux, l’ultime parole
jetée comme un remède à notre désespoir.
Heureux,
parce que la vague immense qui roule dans les cieux,
débordante de vie, étincelant de gloire,
vient noyer toute mort.
Heureux :
la force redoutable nous vient de la louange.
La puissance éternelle accompagne celui
qui n’attend pas le ciel pour se joindre à la danse.
Heureux,
qui dans la nuit reprend, debout, sans crainte,
le cantique des anges et des armées célestes,
vivant, plus que jamais.
O seigneur,
apprends-moi à chanter dès ici-bas  ta gloire
réveillant de ma voix le monde résigné.

merci, frère Franck Dubois , de cette méditation en alexandrins sur Apocalypse 19  4-9.

Le son qui va avec en cliquant sur la photo ou ici…

Vous avez 6 ans, faites le test du marshmallow

Vous avez 6 ans, faites le test du marshmallow

MarshmallowUn point fixe à faire pour voir ou vous en êtes dans l’éducation de vos petits*. En un mot, celui qui sait, à 6 ans, tenir 15 minutes devant son marshmallow sans le manger se prépare à un avenir radieux..

L‘avantage, c’est qu’a 6 ans on peut encore changer.

Plus âgé, on peut aussi faire le test.  C’est dur de se refaire… mais pas impossible, jamais

 

Et pour vous aider à armer vos petits pour surmonter ce test clé de leur existence, on a un truc en stock …

Alpha Parents

Avis, un parcours redémarre sur Grenoble au printemps 2016

Et ce parcours vous aidera aussi à vieillir moins seul.

 

* Pour ceux qui veulent tous les détails sur l’étude des conséquences du marshmallow

 

Ils ont froid toute l’année de notre indifférence

Jean Marc*, du TEDx de La Rochelle, nous secoue .

Leur passé, il est douloureux.

Le futur, ils ne le voient pas .

Oui, les SDF, ils sont dans le présent.

Nous, le présent , on le fuit dans notre activisme et nos super projets de demain…

Chacun peut et doit faire quelque chose, fracasser les barrières de nos peurs et de nos préjugés, et se mettre dans le présent avec eux .

Et il met la French Tech, la technologie positive, au service de l’homme.

French Tech la technologie positive

Prenez  14 minutes pour le regarder, vous ne les regretterez pas … et n’en sortirez sans doute pas indemne.

Dans la série techno positive, vous connaissez Lilo ? Le découvrir ne vous prendra qu’une minute 33…

 

* Oui, c’est ce Jean Marc là..

Je le confesse, j’ai péché…

Réunion de famille à Lille . Pour faire le voyage, il y a un TGV . Simple , non ? Et bien, non, justement.

J’ai failli . J’ai choisi, pour près de la moitié du prix, de prendre ma voiture, de la garer à Genève, de réserver un easyjet Genève-Bruxelles, et de louer une voiture à Bruxelles.

Moralité, pour un week end qui aurait pu être 100% Français* , j’ai fait vivre le parking et l’aéroport Suisses, la compagnie aérienne Britannique, le loueur , l’aéroport et le pompiste **Belges .

Pas top, comme patriotisme économique…

 

Notre équipe projet évolue. Pour notre réunion hebdomadaire Parisienne, les comptes sont faits : deux grenoblois, deux parisiens, trois espagnols, un néerlandais. Notre économe de néerlandais tranche : entre les avions, les TGV, les taxis, hôtels et restaurants du soir … il déplace la réunion hebdomadaire de Paris à Barcelone. Le calcul est imparable , l’économie substantielle.

 

Deux nouvelles recrues pour animer des équipes internationales. Au lieu de les baser en France, comme l’étaient  leurs prédécesseurs, elles sont basées respectivement à Zurich et à Boston, et seront à 50% du temps en télétravail, le reste en voyage…

 

Après avoir perdu ses emplois industriels, ce sont les emplois tertiaires qui fuient la France. Mais comment puis je arrêter cela ?

On les connaît les recettes : coût et flexibilité du travail.

Alors, concrètement , deux suggestions :

1 – pour le coût, je soutiens les politiques “qui vont bien” en préconisant à fond la TVA sociale***. Même si son impact est controversé sur les produits, donc l’emploi industriel, l’impact sur les services est certainement massif. Et ça facilitera la création de “petits boulots” dont les migrants ont tant besoin****.

2 – pour le reste, je donne pour le développement de l’appli Hozana*****. Ça pourra toujours aider.
Amen toi

* Je paie la dette de mes enfants en partant en vacances

** pour faire le plein avant de rendre la voiture

*** Difficile de vous recommander une explication non idéologisée de la TVA sociale . Alors va pour le bon vieux Wikipedia…

**** Sur les migrants et les petits boulots …

***** Hozana ? Un produit des God’s angels.

 

TUNA au service des migrants ?

Intéressant, ce livre de Doug Saunders sur les migrations* . D’actualité, même. Paradoxal, dans son titre comme dans son développement : ces migrants qui changent le monde. Qui construisent celui de demain, dirait on même.

migrants du village a la villeQuoi, ces taudis, ces bidonvilles, ces verrues aux orées de nos belles villes seraient le terreau de l’entreprise, notre dynamisme sociétal ?

Oui, nous dit Doug en substance. Migrants qui portent en eux la rage au ventre, celle de se sortir de leur misère, d’en extraire leurs enfants, de les envoyer à l’école pour qu’à leur tour ils les tirent du bidonville et qu’ils puissent laisser la place aux suivants.

C’est ainsi qu’au 19ème siècle les faubourgs de Paris ont été un des tremplins de la France, de même que de nombreuses banlieues américaines le ressort des US, que hier Lui Gong Li a contribué à propulser la Chine, et qu’ aujourd’hui les favelas sont l’avenir du Brésil.

Ce tremplin est basé sur deux jambes : celle de la solidarité familiale, et celle de la possibilité d’entreprendre à très petite échelle. Muhammad Yunus l’a bien compris en inventant le microcrédit au Bengladesh.

Famille et travail, deux sujets clés qui me parlent bien.

Pour la famille, on a des idées** . Mais pour le travail ? Pour les petits boulots ?

Le petit brocanteur de l’autre jour*** a montré la voie. Dans notre France hyperréglementée, je veux croire que les TUNA****  permettront à beaucoup de s’en sortir. Ces sites collaboratifs qui, avant la microentreprise, permettent la nano entreprise informelle.

Allez, on les encourage ces “petits” sites. Chez nous, ça commence par le réseau entourage*****, en tout début de chaîne…en plus créé par Jean Marc ******

 

* Du village à la ville : Comment les migrants changent le monde  Doug Saunders – Seuil.   Pour ceux qui ont la flemme de lire les 470 pages , la synthèse de ATTAC  

**  pour la famille ?  portons des cruches

*** Histoire du brocanteur entrepreneur :Fier de payer ses charges

**** Tesla, Uber, Netflix, Air B’nB … TUNA prend la place de GAFA (Google Apple Facebook Amazon)  comme symbole de la nouvelle économie du partage… on peut aussi rajouter le bon coin pour les brocs en herbe***, jecuisinepourvous, ou autre Freelance .com

***** http://engage.world/mag/projects/entourage#toggle-id-1

****** Pour en connaître un peu plus sur Jean Marc , c’est par là

Les moyens de notre sécurité : développer la fête des voisins

En cette période d’attentats, j’ai rouvert mon livre de chevet, celui du milieu de la troisième pile, j’ai nommé « Le prix du bonheur* » , recouvert, et ce n’est pas un hasard, par une carte touristique de Port Vila**.

chevetresized

Je tombe sur le chapitre 11: “Avons nous encore les moyens de notre sécurité ?” ..  Non, il ne se focalise pas sur l’économie publique, mais sur les racines profondes : revenu, travail, santé, communauté . Et là , une petite phrase*** m’interpelle:

Il existe d’ailleurs un bon indicateur, quoique original, du taux de petite criminalité : le nombre d’amis que l’on peut rencontrer en marchant autour de chez soi pendant quinze minutes****.

La criminalité est moindre quand les gens se font confiance , et les gens font davantage confiance quand les déménagements sont rares et la collectivité homogène. »

Si on ne peut pas grand chose à titre individuel contre les déménagements et l’homogénéité de notre collectivité urbaine, au moins il y a une chose qu’on peut tous faire : participer plus activement à la fête des voisins . C’est vrai que je n’ai pas été très fan jusqu’ici de ce genre de manifestation, qui développe pourtant bien la fraternité*****

 

*  voir les posts sur ce “must read”

** C’est pardonnable de ne pas savoir instinctivement que Port Vila est la capitale du Vanuatu, pays du bonheur…

***  « Le prix du bonheur » p 196

****sampson et groves  1989 : “ Community Structure and crime : testing social-disorganization theory” American Journal of Sociology N°94 p 784 et suivantes

https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/3226955/Sampson_CommunityStructureCrime.pdf?sequence=2   

***** Sur la fraternité, par là….   ici…

Caramba, encore raté !

Qu’il est difficile de démarrer une entreprise humaine… au hasard, un parti politique.

Il n aura pas échappé aux observateurs que , depuis ses débuts, je suis fidèle à “Nous Citoyens”, qui ambitionne (comme certains autres , mais en mieux  😉 ) de renouveler la classe politique en amenant des personnes issues de la société  civile, comme on dit dans les milieux autorisés.  Du monde de l’entreprise, quoi..

Au passage, un grand merci a Michelin*, allié objectif qui a fait pour cette cause bien plus que tous les discours bien pensants de la terre..

Quel accouchement difficile !

Débats déchirants sur les réseaux sociaux , premier faux départ avec un délégué général qui, pris dans une cabale dont je me suis empressé  d’oublier la teneur, a fini par partir.

Tentative originale de constitution de son parlement interne, qui n’a pas été accueillie qu’avec des hourra sur les réseaux  (l’ambition personnelle est bien une constante humaine…) , qui m’a valu d’être tiré au sort.. comme au bon vieux temps des Athéniens.

Première réunion avortée dudit parlement a la dernière minute, qui m’a permis d’offrir a la SNCF de faire voyager un fauteuil vide ..

Il est vraiment pourri, ton parti, me dit gentiment G.

 

Bon, on change de sujet . 97% des start ups finissent mal.

Honte a ces entrepreneurs qui échouent, dira t-on en France.

Gloire a ceux ci, qui ont appris, et redémarreront avec plus de force la prochaine fois, dit on dans la Valley … et dans notre sagesse populaire d’ailleurs.

coluche survecu

Alors, pour les nouveaux partis, gloire a eux. Au moins, ils ont appris. On repartira mieux armés. Parce qu’on saura apprendre vite de nos échecs.

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire … comme disait qui, au fait ?

 

*Des entreprises comme Michelin veulent faciliter l’accès de leurs employés à des mandats électifs.

Pépites du message du pape Francois aux politiques.

Je sais, quand on est branché on dit fioretti …

Face au congrès étasunien, notre Francois a prononcé un discours qui, en fait , s’adresse à tout politique … Pour ceux qui ont la flemme de le lire in extenso, ce qui prend au moins quatre minutes, ci dessous quelques pépites.

Pape Francois au gongres US« Vous êtes chargés de protéger, à travers la loi, l’image et la ressemblance de Dieu façonnées en chaque visage humain.

Toute activité politique doit servir et promouvoir le bien de la personne humaine et être fondée sur le respect de sa dignité.

Si la politique doit vraiment être au service de la personne humaine, il en découle qu’elle ne peut être asservie à l’économie et aux finances.

La politique est, en effet, une expression de notre impérieux besoin de vivre unis, en vue de bâtir comme un tout le plus grand bien commun : celui de la communauté qui sacrifie les intérêts particuliers afin de partager, dans la justice et dans la paix, ses biens, ses intérêts, sa vie sociale.

Il va de soi qu’une part de ce grand effort est la création et la distribution de la richesse.

La juste utilisation des ressources naturelles, la convenable application de la technologie et l’exploitation de l’esprit d’entreprise sont des éléments essentiels d’une économie qui vise à être moderne, inclusive et durable.

Une nation peut être considérée comme grande

  • quand elle défend la liberté comme Lincoln l’a fait,
  • quand elle promeut une culture qui permet aux personnes de ‘‘rêver’’ de droits pléniers pour tous leurs frères et sœurs, comme Martin Luther King a cherché à le faire ;
  • quand elle consent des efforts pour la justice et la cause des opprimés, comme Dorothée Day l’a fait par son travail inlassable, fruit d’une foi devenue dialogue et semence de paix dans le style contemplatif de Thomas Merton. »

A tous on peut tout … mais sans toi c’est dur.

noteSi la note disait : ce n’est pas une note qui fait la musique… Il n’y aurait pas de symphonie.

visu-289x214-livresSi le mot disait : ce n’est pas un mot qui peut faire une page .. Il n’y aurait pas de livre.

Si la pierre disait : ce n’est pas une pierre qui peut monter un mur.. Il n’y aurait pas de maison.

goutteSi la goutte d’eau disait : ce n’est pas une goutte d’eau qui peut faire une rivière .. il n’y aurait pas d’océan.

Si le grain de blé disait : ce n’est pas un grain de blé qui commence un champ .. il n’y aurait pas de moisson .

Si l’homme disait : ce n’est pas un geste d’amour qui peut sauver l’humanité… il n’y aurait pas de bonheur.

Comme la symphonie a besoin de chaque note, comme le livre a besoin de chaque mot, comme la maison a besoin de chaque pierre, comme l’océan a besoin de chaque goutte d’eau, comme la moisson a besoin de chaque grain de blé, l’humanité toute entière à besoin de toi, là ou tu es, là comme tu es, avec ta joie, ton espérance, ta souffrance, ta misère …

L’humanité toute entière a besoin de toi car tu es unique et irremplaçable . Ainsi soit il   

 

Michel Quoist

Un petit mot d’encouragement qui peut parler à tous.

 

Serait-ce moi Seigneur qui m’assoupirai tout à l’heure au lieu de rester à tes côtés lorsque tu auras besoin de ma présence et de ma prière au jardin de Gethsémani ? Serait-ce moi qui ferai comme si je ne te connaissais pas lorsque tu seras soumis à la question dans la maison du Grand Prêtre ? Serait-ce moi qui vais te vendre pour une trentaine de pièces d’argent ? Serait-ce moi Seigneur qui aujourd’hui encore m’assoupis au lieu de veiller, qui vis ma foi dans la faible mesure où mes occupations quotidiennes m’en laissent le loisir. Serait-ce moi qui, peut-être, te trahis sans même en avoir véritablement conscience ?

diable et ange haddockC’est possible, mais c’est aussi toi qui as quitté tes filets, ta sécurité, ta respectabilité pour me suivre. C’est toi qui as risqué ta vie et surmonté ta peur pour m’accompagner au plus loin que tu pouvais. C’est toi qui as marché avec moi sur les routes de Galilée et dans ma montée vers Jérusalem sans savoir où nous allions. Et c’est toi qui, aujourd’hui encore, là où tu es, là où tu en es, entretiens la petite flamme de la foi sur ton lieu de travail, au sein de ta famille, parmi tes amis pour qui je ne suis pas forcément grand-chose. C’est toi qui as le courage parfois d’être, en mon nom, signe de contradiction. Alors, laisse donc cette question avec son poids de culpabilité et d’angoisse que tu n’as pas à porter. Vis pleinement ces instants d’intimité ensemble, ce dernier moment d’amitié auquel je tiens plus que tout.

 

Merci,  JP Vesco, pour ces mots qui tombent au bon moment, ou chacun ,dans la cause qu’il porte, peut rencontrer un moment de doute sur la petitesse et l’imperfection de ses efforts. Haut les cœurs pour la rentrée !

Dealer jihadiste, maton, flic et rappeur de Dieu

Quel bonheur d’avoir rencontré  Ludo, alias Oldream. La vie de tous les jours ne destinait pas ma route a croiser la sienne.

Ne dans le quart monde, alcool, violence conjugale et inceste poussent sa mère a fuir avec lui.

La violence, la drogue et le deal le rattrapent, l’éloignent de la foi de sa grand mère pour le rapprocher de l’islam radical. Salafiste en banlieue Parisienne, recruteur d’Allah… Que le Seigneur rappelle juste a temps pour ne pas finir comme son pote à Guantanamo… Que le Seigneur remodèle. Sans aucun diplôme, mais avec un casier judiciaire miraculeusement vierge, il devient successivement gardien de prison, époux, père de famille, policier… dans une succession de  clins dieux miraculeux, tout au long de ce cheminement si improbable….  et il clame sa foi sur les rythmes qui ont baigné son adolescence.

oldreams cover600Il vous a dédicacé son album. Non, les chants chrétiens ne sont pas forcément mièvres. Même si le rappeur porte une alliance.

Quel témoignage  ! Quelle ferveur ! Et merci , a toi et a ton collègue Kodjo, de m’avoir fait connaître ce monde du rap chrétien.

Oui, Il est vraiment présent, partout « ….presque de manière imperceptible, comme le brouillard qui filtre sous une porte close. Serait ce une promesse permanente, malgré tout, jaillissant comme une résistance obstinée…*« .

Un échantillon de son talent

Et quelques minutes d’interview, pâle réplique de son heure de témoignage enflammé..

 

* Laudato Si, 112

Cinq jours au merveilleux pays de bisounours.

tagada-79435Qu’est ce que c’est bon et doux … Certes il faisait chaud, très chaud. Certes la foule était grande, 5000 personnes dans ce grand parc. Sous ces immenses tentes.
5000 personnes qui toutes respectaient quelques commandements de base. Une dizaine, disons. Assez connus depuis des millénaires. Ayant fait leurs preuves pour générer une ambiance de paix et de joie*.
5000 personnes venues en famille, enfants et ados grouillaient, tous se mettant si bien au service de la communauté que les mouvements de foule, les queues lors des repas, se passaient dans le calme, en douceur, et rapidement. C’est vrai que le souci de l’efficacité collective , si on oublie sa gloriole individuelle, porte fruit.
On en a même oublié l’indispensable et robuste structure d’organisation, qui n’a été ni mentionnée ni remerciée a la fin . Elle l’aurait je crois refusé .
5000 personnes venues se ressourcer dans une foi commune, écouter des témoins, nourrir leur réflexion personnelle, louer.
Mais pourquoi cette parenthèse en marge de la « vraie vie » ne pourrait elle se prolonger ?

Crois, espère,  aime. Guillemette Pradere donne les trois mots clés avec lesquels tous sommes repartis.

Crois. Crois que la civilisation des bisounours de l’amour est possible. Et engage toi dans ce chantier. Pas forcément besoin d’une religion, pour cela. Nombreux sont ceux qui œuvrent sans religion. Qui croient juste en certaines valeurs. Mais nombre d’entre eux n’ont pu ignorer toutes les aides inattendues, les clins Dieux qu’Il envoie sur le chemin. Et un jour ou l’autre Le rencontrent . Les veinards…

Espère. .. ma préférée. ..

Et aime. Bien sur a l’image de l’amour du couple. Aime non pas comme le chocolat que j’aime et consomme, mais en cherchant à  donner plus qu’à recevoir…Pratique pour trouver des volontaires pour les corvées quand on est si nombreux. Bon, mais si chacun s’efforce de donner plus qu’il ne reçoit, on va tous finir par recevoir plus qu’on ne donne. Comme dit la chanson…

Et, perso, je ne peux résister à ajouter « Agis » en quatrième mot clé. Agis, même si tu te sens démuni, faible, impuissant, petit.

Agis comme par exemple F a fait en créant Bilik, une communauté bisounours** d’artisans qualifiés sur leurs compétences et leurs valeurs .

 

*Insolite d’entendre sous la douche, au soir d’une journée étouffante, une voix mâle louer a gorge déployée « je suis dans la joie, une joie immense… ».

** Pas si bisounours que cela, quand les clients évaluent le prestataire a posteriori en ligne . Quoi, un contrôle ? Un manque de confiance ? Non pas, mais l’homme est faible, autant intégrer cette donnée.

3 Positive thinkings

N se déclare grincheux. Mais il se soigne, nous assure-t-il.
En se forcant a voir trois choses positives autour de lui chaque jour.

5 pains et 2 poissons

Bonne idée.  Si, a la manière Ignatienne je relisais chaque tranche de 24 heures écoulée en en recherchant trois choses positives?  Ça occuperait quelques temps morts, dans le bus, au feu rouge sur mon vélo*, dans la queue a la cantine, le soir ou le matin.

Et si, a la longue, ça changeait mon regard sur le monde ?  Mon comportement ? Et si on changeait tous de comportement? Ça ferait pousser la forêt plus vite .

Ou, pour ceux qui ont d’autres références, ça reviendrait à apporter chacun nos 5 pains et nos deux poissons , et Lui permettre de combler le monde.

Je tente.

Bon début , j ai bien dormi cette nuit, mon vélo n’a pas crevé en route, et le gardien m’a accueilli avec un sourire.

 

 

* Bon, le coup du feu rouge a vélo , c est vraiment une figure de style, car la durée de mes arrêts laisse assez peu de temps a la pensée…

** Et si vous êtes a court d’idées, allez faire un tour chez Urgenius 

Vanuatu , le contre exemple ?

Le Vanuatu a été déclaré le pays le plus heureux du monde …

Port Vila

Allons bon..

Seulement 30% de la population a accès a l’électricité…pas top pour recharger son ipad.

Le PNB par habitant se balade dans les profondeurs du classement a moins de 5000 dollars.

L’accès a l’éducation est cher, dans les familles rencontrées ils ont du choisir un seul des enfants pour investir sur lui…et les autres ?

D’un autre côté...80% de la population est rurale.

Tous mangent a leur faim , la nature exubérante les nourrit. Et le climat permet de vivre dans une maison de fortune.

Finalement, rien ne les pousse a avoir le souci du lendemain.. Ils ne sèment ni ne moissonnent… Ils n’ont sans doute pas peur de la violence urbaine… Je ne me suis pas senti menacé dans Port Vila la nuit .

Alors, pour être heureux .. quelle recette ? Avoir des besoins de base satisfaits. Sans excès.. Et tout un ensemble de choses, comme l’égalité et l’équilibre vie – travail, à en croire mon livre fétiche (ch4).

Pour l’égalité, c’est raté : l’indice de Gini du Vanuatu est un des plus élevés du monde. Encore une théorie qui s’effondre .

Pour ce qui concerne l’équilibre vie – travail, aucune statistique officielle n’existe, mais tous confirment qu’ ils ne sont sans doute pas loin de tutoyer le record du monde. Serait ce donc là la clef ???

Pas simple, le bonheur …


Post prêt à sortir du tiroir à brouillons quand le cyclone PAM est arrivé . Gageons que ce bonheur pré-cyclonique les dopera pour se redresser après ce drame…

Oui mais de nos temps modernes, ce n’est plus possible.

Autrefois, donc, douze hommes ont été le levain qui a fait lever la terre entière. Et nous, alors, combien nous sommes médiocres, nous qui ne parvenons pas à convertir ceux qui nous entourent, malgré notre nombre considérable !

Vous me direz : “tout le monde n’est pas apôtre. Tout le monde n’a pas leur force et leur mission.”

Et alors ? N’étaient ils pas des hommes comme vous ? N’habitaient ils pas des villes ? N’avaient ils pas vécu parmi leurs concitoyens ? N’avaient ils pas des métiers ? Etaient ils des anges descendus du ciel ?

Saint Jean Chrisostome 345-407

En 400 , c’était déjà les temps modernes ?

Voilà un texte qui rabaisse bien notre orgueil d’hommes modernes ..  Non, ce n’était pas forcément plus facile ni bien différent il y a 1500 ans . Pourtant, ils ont bien fait progresser le monde, non ? Et nous ? 

 

Chic, chic, le divorce recule

Aie, encore un propos qui n’est pas très sérieux . Tu prends tes désirs pour des réalités, bonhomme ! En plein au moment ou tous les journaux disent haut et fort le contraire, s’appuyant sur les dernières publications de l’ INSEE .

Qui divorce ? Les mariés de l’année ? Non, bien sûr . Pas que… Ca ne va en général pas aussi vite ..Alors, pourquoi faire, comme tous les bons media le font , le rapport entre nombre de mariages et nombre de divorces de la même année ?? Pour prouver que le divorce se généralise, et justifier ainsi son comportement de libéral libertaire ?

Allons bon … la pensée unique tordrait elle les chiffres dans un sens ? Qu’à cela ne tienne, je les tords dans l’autre …

L’INSEE publie un autre chiffre que j’aime bien suivre : sur 1000 couples mariés au 1er janvier, combien auront divorcé au 31 décembre .

Et bien , devinez quoi, depuis l’annus horribilis ou 12,5 couples sur 1000 ont divorcé, ce chiffre baisse régulièrement pour atteindre 10,3 en 2013, dernière stat publiée . Les couples sont donc de plus en plus stables et divorcent de moins en moins depuis 2005 .

2015 02 14 divorces dans l'année

 

Allez, un autre indicateur de la solidité des couples . L’INSEE regarde combien de couples se séparent après combien d’années de mariage . J’ai retenu, pour faire simple, 3 courbes : 3ans (verte) , 5ans (bleue) , 8 ans (orange) .

La courbe verte montre que, parmi les couples mariés en 2002 /2003, 5% avaient divorcé au bout de 3 ans .

Pour les couples mariés en 2010, seulement 4% avaient divorcé au bout de 3 ans. 20% de moins…

pourcent divorce apres X ans

Même tendance pour la courbe bleue : 11% des couples mariés en 2002/2003 avaient divorcé au bout de 5 ans .  Moins de 9% de ceux mariés en 2008 ont divorcé au bout de la même période .

Pas de doute, les mariages récents redeviennent de plus en plus solides .

Ca réchauffe le coeur de tous ceux qui s’y emploient, non ?

 

Et pour ceux que ca amuse, tous les chiffres possibles sont dispos là .