Le prix à payer ?

Facebook, Gmail, … sont pratiques. En échange, on leur confie nos data, comportements, amitiés,…stockées pour l’éternité… En échange, ils nous font voir ce qu’ils pensent que nous devrions voir. On ne ”perd” plus son temps à regarder des choses qui ne correspondent plus à nos idées. Ce prix à payer me pèse de plus en plus…

Le gouvernement met en place le fichier TES, avec des intentions louables de lutte contre les méchants, mais qui lui donne la connaissance totale de chacun de nous, la possibilité de m’identifier instantanément dans la rue…. De garder mémoire de tout ce que j’ai fait. Impossible de se refaire une virginité….

Acceptons nous ce prix à payer pour notre sécurité? Vraiment, je ne sais pas.

Pour Facebook et Gmail, je n’ai pas encore décidé de partir*. Pour la création du fichier TES, on ne me laisse pas le choix, sauf celui de mon bulletin de vote qui peut être changera certaines choses. Pas de chance, ce sujet si important est si discret dans les programmes et les débats que je ne l’ai pas vu…

Reste juste à veiller à ce que la CNIL garde du pouvoir**… et interpeller les candidats à ce sujet.

 

* Le si beau discours d’un candidat au départ

* et mes motivations pour rester.

** Pour comprendre les réserves de la CNIL

Et pour voir TES à travers une BD..

Publicités

Et deux coups de boule aux mediacrates, deux !

poisson-quitte-le-soir3Jean Fréderic Poisson a commencé*. François Fillon a continué**. En deux jours, ces hommes politiques ont entamé une révolte sérieuse contre la dictature des présentateurs de France Télévisions.

Ont refusé leurs questions, qui n’intéressaient en réalité personne d’autre que le monde des media et leurs amis les politiques dont ils dépendent.

Ont voulu adresser les vraies bonnes questions. Est-ce le début d’un changement ? L’arrivée d’un bol d’air ? J’aimerais bien, mais je pense ces media nationales irréformables. Trop d’années de relations incestueuses entre media, politiques, et soi-disant intellectuels (qui sont forcément de gauche pour utiliser le verbiage consacré) ont fini par produire des dégénérés. Avec plus qu’une seule et unique pensée***, celle défendre leur biftek.

Hélas, les réseaux sociaux aussi sont sur cette pente du clientélisme. Facebook, avec son profilage, ne me présente plus que des billets qui correspondent à ce que j’aime et je lis. M’enferme dans une pensée unique taillée juste à ma mesure, dans un monde qui n’est en réalité que le mien. Attention à ne pas croire que c’est LE monde.

Même si elle est confortable, je refuse de me faire enfermer dans cette prison dorée de la pensée.

Il y a trois ans, je m’étais voté une sélectivité féroce lors de mes rares moments télévisuels****.  Poisson et Fillon me font, in fine, un rappel à l’ordre.

Je ne me suis pas encore résolu à liker des posts qui sont contraires à tout ce que je porte, mais c’est peut-être ce qu’il faudrait faire techniquement pour que Facebook me présente des points de vue divers. Sans avoir encore viré à 180 degrés vis à  vis de ce media *****, il est vrai que ma fréquentation est en nette baisse.

Alors que faire ? En cette époque formidable, nous avons le devoir, mais aussi les moyens de rester informés. Diaspora, qui se voulait libre et indépendant, a viré au sectarisme geeko-gaucho-écolokhmer. Dommage, c’était un bon outil. Deux autres remontent en grâce dans mon agenda :

Un lecteur de flux rss, au hasard feedly****** , qui me permet de sélectionner les articles postés sur tel ou tel site, journal, blog … avec une sélection que je veux la plus éclectique possible.

Et le bon vieux paper li, qui s’édite chaque matin à partir du flux twitter des mots clés dont je le nourris. Bon, parfois les résultats sont surprenants, mais c’est la surprise qu’on recherche, non ? Comme sur le paper li des mots clés de ce blog :  https://paper.li/AbahliT/1422090379

Essayez les, ils ne sont pas si compliqués que cela …

 

* Pourquoi Poisson a quitté le plateau du soir 3

** Primaire à droite: Fillon se rebiffe contre un débat «spectacle», l’émission part en sucette

*** Unique pensée de la pensée unique

**** Pourquoi je covoiture et fuis FT

*****   Un post de l’an dernier sur la nécessité d’être présent sur les rezosociaux.

****** Feedly. Encore un produit de la galaxie GAFA, auquel je n’ai pas eu le courage d’échapper.

Nous sommes des vivants . Notre cœur n’en a pas fini de battre.

Un grand maître blogueur. En influence. Au cas  ou vous auriez douté, il apparaît sur la galaxie*. Cherchez bien  koztoujours .

kozAu bout de 10 ans, Koz** s’est commis d’un livre*** que j’ai lu d’un trait. J’y ai retrouvé beaucoup d’idées que je partage, avec moins de brio, va sans le dire, sur mes billets. Il n’est pas avocat par hasard !!

Ca commence par une même tonalité de titres, résolument tournés vers l’avenir .

Vers demain ….. ca ira mieux demain

Tenté par l’engagement politique, en est ressorti, se trouvant plus efficace en poussant des idées qu’en collant des affiches . A chacun son charisme…le sien est grand pour les idées.

Blogueur, mais sans illusions sur les limites des réseaux sociaux . Il nous en donne une belle image:

S’il avait eu un smartphone, Elie**** aurait tweeté l’ouragan, tweeté le tremblement de terre, tweeté le feu, mais aurait il perçu le souffle de la brise légère ? Une brise légère ne fait pas le buzz. Quelles brises légères, brises extérieures ou souffles intérieurs, laissons nous ainsi passer, le tête penchée sur nos téléphones ?

Livre profond sans être rasoir…. qui interpelle, et propose des réponses. Que du bonheur !

Je ne peux que partager son ”optimisme qui n’est pas insouciance”, oui, notre avenir est dans nos mains. J’aime jusqu’à sa dernière phrase :

Nous sommes des vivants . Notre coeur n’en a pas fini de battre  

 

* Infographie des influences sur les reseaux

** vers son blog

*** http://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/17472/editionsducerf.fr

**** Elie au bord de sa caverne 1 rois 19 11-12  

Diaspora, visez plutôt à changer le monde !

Apéro sur l’herbe avec des codeurs de Diaspora. Des vrais geeks . Mais que vient faire ce vieux que je suis à partager leur bière , se demandent ils in petto ? Découvrir notre truck-factor* ?

Allez, la vieille économie vient vous rappeler des basiques universels . Juste du bon sens de marketing stratégique.

A vouloir supplanter Facebook en recopiant toutes les fonctionnalités de ce géant, pensez vous tenir un seul instant ? N’oubliez pas de vous différentier, jeunes gens .

Allez, je vous livre ce qui m’a fait venir avec vous .200px-Logodiaspora

Bien sur, l’attrait vers le logiciel libre, et vers la possession de mes données personnelles. Mais cela ne m’a pas fait quitter Facebook pour autant, je ne suis pas un pur comme vous tous**.

Par contre, votre proposition d’ouvrir mon monde***, de me permettre de sortir du petit cercle d’amis cooptés car quelque part semblables, et de suivre des sujets plutôt que des personnes, ça, ça a de la valeur. Ça ouvre les horizons et le partage.

C’est en misant là dessus que vous créerez un réseau ou les idées se brassent, ou le monde se construit, plutôt que de rester entre potes endogames à s’échanger ses photos du week end…

Le web peut être le meilleur et le pire , optez pour le meilleur , tant qu’à faire.

* Truck-factor , kezaco ?

** un beau message d’adieu à FB que nous a laissé T

*** step outside your tiny little world

Et si sur Diaspora vous voulez au moins un contact, cherchez Abahli…..

Pour ceux qui doutent encore

de l’intérêt , de la nécessité que dis-je, d’être présent sur les réseaux sociaux qui se substituent à la puissance médiatique officielle …que l’on voit à peine sur cette carte d’influence, lisez donc l’article ci dessous*. Vous y verrez les mécanismes en jeu, sur ce coup là avec twitter, les actions à savoir mettre en oeuvre si vous êtes une entreprise, et la manière dont vous pouvez  (devez ?) agir pour faire entendre vos idées.

Vous voyez sur cette carte que même notre ministre de l’intérieur, malgré la puissance de l’appareil médiatique dont il dispose, émerge à peine….map twitter

Pour démarrer twitter en 5 minutes  :

  • créez vous un compte, cela devrait vous prendre deux minutes
  • recherchez les auteurs qui tweetent sur vos thèmes favoris, avec une recherche du style #chocolat
  • regardez tous les  tweets de cet auteur.. et si ce n’est pas a 95% hors de vos centres d’intérêts, suivez le …
  • et c’est parti, n’hésitez pas a retweeter ce qui vous semble important …. et à vous exprimer si vous le sentez..
  • les followers viendront tout seuls, séduits par la qualité de vos publications … en plus de ceux que vous inviterez !!

Facebook, lui, permet d’être un peu plus subtil dans l’action , entre le « like » qui ne fait que promouvoir le ranking du post dans ses apparitions sur le mur des followers de l’auteur, et le « partage » qui, plus puissant, ré-émet à vos amis le message… et vous permet de faire leur actualité.

 

Mais si je n’écris rien, ca sert à quoi ?

A faire caisse de résonance, pour les opinions qui sont les vôtres … C’est déjà pas mal .La preuve… l’article ci dessous.

Bon trip tweetique !

 

* Lisez jusqu’au bout cet article, il n’est pas si long !!!  lanetescouade.com – La RATP frappée par l’activisme digital…

Quelques mots avant de partir…

Tobit, courageux, me fait penser aux aventuriers qui, il y a deux siècles, partaient conquérir le nouveau monde en laissant tout, et en brûlant leurs vaisseaux à l’arrivée . Il nous envoie un beau message…

columbus-et-santa-maria

Chers tous,

J’ai créé mon compte en septembre 2007. Cela fait donc plus de 7 ans que je suis sur Facebook. A l’époque personne ne savait ce que c’était en France (cette idée m’a été suggérée par des amis américains). J’y allais peu alors, et mon profil était réduit à sa plus simple expression. Ca n’avait pas l’air mal, ça m’apparaissait comme une autre forme d’MSN (vous vous souvenez ?), même si le tchat n’existait pas encore et qu’il me semblait terriblement étrange d’écrire sur le « wall » de quelqu’un un message que tous ses contacts pourraient lire. Et puis en 2009, la version française de la plateforme est arrivée, et ce fut la déferlante. L’ensemble de ma classe s’y est inscrite en l’espace d’un petit mois ! La dynamique était lancée. J’ai alors remis en forme ma page toujours en friche, j’ai considérablement accru mon nombre d' »amis », et mes visites sont devenues plus fréquentes. Une fois ou deux, j’ai retrouvé des connaissances du primaire que je n’avais pas revus depuis… Ca fait tout drôle sur le moment, et puis on le classe rapidement sans suite. On se plaisait à poster des statuts, puisant dans notre quotidien des anecdotes dignes d’admiration ou simplement drôles… Et puis Facebook est devenu pour moi une formidable plateforme de relais, d’échanges et de discussion. J’ai pu inonder de messages militants mes proches, parlant d’écologie, de politique ou de philosophie (vous en savez sans doute quelque chose, vous qui me lisez !). Mes posts se sont allongés, structurés, et ces débats m’ont fait passer encore de longues heures connecté. Mes réflexions ont pu s’affiner sur un certain nombre de sujets, et mon esprit s’ouvrir, je crois. Cela restera une expérience très positive pour moi.

Mais dans le même temps, Facebook, a grossi, de manière colossale et inquiétante. Il a capitalisé les données d’utilisateurs (et de non-utilisateurs !) du monde entier et de tous les âges comme aucun organisme ne l’a jamais fait. Il a littéralement métamorphosé Internet. Son « like » est devenu une norme, son logo est sur tous les sites, du simple blog au plus gros site marchand. Nos éclats d’humeur passent par lui, tout comme nos messages personnels. L’organisation d’événements se fait ici, et nombre d’entreprises ne créent même plus de site internet car une page Facebook leur suffit ! Internet, à l’origine un réseau connectant une multitude de serveurs épars, est devenu un organisme centralisé. Et des affaires ou scandales sont apparus régulièrement, révélant le peu de cas fait de la protection des données personnelles, leur stockage méticuleux et sournois (même les messages non postés sont enregistrés !), leur revente à des organismes tiers, au mieux pour de la publicité ciblée, au pire pour de macabres calculs étatiques.

Aujourd’hui, Facebook recense 1,3 Milliards de comptes actifs dans le monde, et dispose sans aucun doute, comme les autres Géants du web, de plus de pouvoir que les Etats. Mais personne ne les a élu, ni même véritablement choisis. Aucune autre ambition que celle de gagner de l’argent et d’engranger des données n’est affichée. Chaque mise à jour de la politique de confidentialité est pire que la précédente. Cette hégémonie n’augure rien de bon.

Concernant mon usage personnel, outre bien entendu les multiples avantages que j’y trouve, un certain nombre d’ombres au tableau se dessinent là aussi. D’abord le temps. Ce temps ci précieux, après lequel on court tous. Ce temps au travail, qu’on pourrait mettre à profit pour faire avancer les choses. Ce temps chez soi, qui pourrait être dévolu à tant d’activités. Ce temps le soir, qui pourrait permettre de rattraper notre manque de sommeil chronique. L' »actualité » qui se déroule sous nos yeux à travers les posts de nos (plus ou moins) proches nous fascine et nous capte de longues heures. On y apprend parfois des choses intéressantes, certes. Mais à quel point ? Et une recherche ciblée sur un site d’information digne de ce nom ne nous en dirait-elle pas davantage ?

Mais là, on n’est pas seul, on « partage ». Avec nos amis, on aura vu/lu les mêmes choses, et on pourra en parler. Du moins si on a retenu, car vu le flot d’informations ce n’est pas toujours gagné. Et puis, pour échanger, il n’est pas toujours nécessaire de partir des mêmes bases, justement. Partager notre vie ou nos centres d’intérêt sur Facebook me semble parfois affadir nos relations.

– Je suis parti en vacances au Maroc.

– Oui oui, je sais, j’ai vu les photos… !

– Avec mon copain ça ne va pas bien.

– Bah inutile d’en parler, je l’avais bien compris au vu des changements sur ton profil, tu sais…

– Ah tiens, je m’intéresse à la peinture, maintenant.

– Ouais, j’ai cru comprendre… les oeuvres de la Renaissance, n’est-ce pas ?

– Bon. Ben on ne s’est pas vu depuis des mois, mais ce qui me tient à coeur de parler, tu le sais déjà…

Alors je m’en vais, sans regrets. Les informations, je les aurais ailleurs. Moins nombreuses, peut-être, mais alors retrouverais-je peut-être le courage de cliquer et de lire l’article, courage qui me manque ces derniers temps. De toutes façons les pages que j’ai « likées » et que j’aime suivre, peuvent généralement être suivies par flux RSS sans avoir nécessairement un compte. Ce que j’ai vraiment à coeur de partager, je le mettrai sur une autre plateforme (Diaspora*) qui me permet d’en garder le contrôle. Mes amis ? J’ai toute confiance dans notre capacité à retrouver un moyen de se joindre autre que celui-ci. Peut-être pas avec tout le monde, et sans doute pas quotidiennement… mais tant pis. La vie est faite de rencontres, d’opportunités, et de choix… on aurait tort de l’oublier. (Au passage sachez que des utilitaires logiciels permettent de télécharger en un clic toutes les informations des profils de tous vos amis… Vos données sont donc stockées au chaud dans un coin de mon disque dur. Rassurez-vous, moi, je ne les vendrai pas.) Nous aurons d’autant plus de joie à s’écrire, s’appeler ou se voir que nous aurons plein de choses à nous apprendre.

En 2007 en France, sans le vouloir j’étais en avance. Aujourd’hui, à l’heure où le déclin (relatif) de Facebook est déjà un sujet, je quitte Facebook. Gageons que je ne sois pas le seul.

A très bientôt dans le monde réel,

18 décembre 2014, 21:33

Merci Tobit pour ces mots. La ou tu les a mis, tu sais bien qu’il n’y a pas de copyright, donc je te les ai pompés sans vergogne …  😉

Et à vous qui avez lu jusqu’ici, j’espère que vous avez bien lu les tout petits caractères des nouvelles conditions de Facebook . Et, surtout, ne croyez pas que vous allez perdre mes posts en quittant FB, je spamme aussi Diaspora …. 😉

Facebook, la meilleure image de Dieu sur terre ?

Avec les nouvelles conditions d’utilisations de Facebook, que sans doute nous allons tous accepter dans les prochains jours sans même les lire, Facebook se rapproche un peu plus de l’image que nous pouvons nous faire de Dieu :

FB voit tout, il sait tout, scrute nos esprits , et n’oublie riennous lui appartenons car même nos données ne nous appartiennent plus.

facebook god

L’analogie est forte , il y a bien sûr quelques distinctions de taille : l’Un est Amour et pardon , l’autre beaucoup plus mercantile … l’un ne monte que jusqu’au nuage, l’Autre est dans l’éternité.

Une autre distinction que je ferai est qu’on peut décider de quitter Facebook, de ne pas entrer sous son contrôle . Je ne pense pas qu’on puisse en dire autant du Tres Haut, mais ca c’est perso.

Oui, un jour je devrai répondre de tous mes actes . Alors, merci Facebook de me le rappeler au quotidien. De me servir de terrain d’entraînement. Je sais  que chaque mot posté sur Facebook me suivra toujours sur terre et pourra être utilisé contre moi. Alors j’assume, et je prends cela comme un rappel au quotidien du fait que je suis sous le regard de Ta Présence, éternelle, Elle.

Toutefois, rien ne m’empêche de manifester mon désaccord auprès de FB en limitant ma contribution, et en vous invitant tous , qui me lisez, à rejoindre Framasphère , au lieu (et non pas en plus) de FB ..