Pas question de me faire manger du tofu !

C’est la réponse que j’ai prise en pleine figure quand je me suis adressé à celles qui approvisionnaient les buffets d’une institution pourtant très bien pensante.

Je leur avais juste suggéré de proposer aux organisateurs de sélectionner un buffet sans viande rouge ! Pour limiter l’empreinte carbone !

Visiblement, je suis passé pour un extraterrestre. Le lien entre alimentation et CO² n’est pas connu de tous. Tant s’en faut .

Le soir même, j’ai relaté cela à une jeune de 20 ans. Elle est tombée également de l’arbre, totalement ignorante du sujet. Le réchauffement climatique, oui, mais je n’ai aucune idée de ce que MOI je peux faire.

Alors si même à 20 ans on ne sait pas…une  image pour 2 messages simples que je vous invite à diffuser:

  • 1 repas à base de steak frites pèse 5 kg de CO².
  • en remplaçant le steak par du porc ou du poulet on divise par 5 à 1 kg dont 400 g de fruits et légumes
  • et si on prend des légumes de saison on divise par 5 les 400g

Je ne vous mets pas (encore 😉 ) au tofu …et pourtant je divise par près de 10 l’empreinte carbone de votre déjeuner . Ce sont vos petits enfants qui vont être contents dans 25 ans . Quand ils transpireront à grosses gouttes toute l’année .

Protection de l’environnement

Dangereux de ne pas être dans la mouvance. A en lire La Croix, même au Canada, qui n’est pas vraiment une république bananière. Eh oui, la violence de la rue paie. C’est elle qui a propulsé les nazis au pouvoir, qui a obtenu des milliards de dépenses à la hussarde auprès du gouvernement Macron.

C’est tellement facile de ne se renfermer que sur soi. Surtout à mon âge. De dire “plus jamais” “J’ai donné”.. Ou faire comme ces retraités voyageurs impénitents qui professent doctement aux autres (pour eux, c’est un peu tard !) de limiter leur progéniture afin qu’ils puissent continuer leurs voyages sans carbone penser.

J’ai bien envie de me contenter de mes carottes pour éponger ma taxe foncière *.

Pas ma faute, après tout, si le fer de lance de l’action environnementale du diocèse, à laquelle j’ai la faiblesse de contribuer, est à trouver dans les monastères (qui devraient plaire à mes voyageurs susmentionnés tant leur descendance est limitée)  et non pas dans les paroisses ou on pourrait penser le trouver. A croire que Greta est bien seule, en vrai . “Oui, je la soutiens, bien sûr, c’est important, mais quand même, je ne suis pas encore prête à renoncer à mes voyages vacances so called humanitaires en Afrique”, ai-je entendu… trop souvent.

A 20, 30 ou 40 ans, c’est vous qui tenez les manettes. Qui décidez de la société dans laquelle vos petits enfants vivront. Je suis prêt à aider.. ! mais c’est maintenant que ça se passe.

 

*https://abahli.com/2018/07/10/le-court-circuit-des-circuits-courts/

Bioéthique : bouteille à la mer ?

Monsieur le député.

Avant de vous écrire, j’ai lu avec attention vos diverses interventions sur le thème des lois bioéthiques en cours de vote.

J’ai énormément apprécié votre attitude , exposée le 20/6/2018, de recherche sur ce qui se passe à l’étranger.  Je regrette seulement que les études les plus récentes mentionnées datent de 2010, ce qui fait perdre dix ans de recul sur des impacts qui , on ne peut le nier, prennent des décennies à s’exprimer. Ne voit on pas trop souvent des blessures de la petite enfance ressortir lors des disputes de succession un demi siècle plus tard ?

J’ai également beaucoup aimé votre question du 24/7/2018  sur l’acceptabilité sociétale des propositions faites par Mr Delfraissy, président du CCNE. J’ai juste regretté l’absence de réponse sur ce point précis de sa part.

J’ai lu les divers arguments échangés, et mon expérience personnelle m’a amené à côtoyer des neveux élevés par un couple d’homosexuels, d’autres adoptés. Tous les cas existent, et il y a heureusement des parents suffisamment motivés et éduqués pour donner dans ce type de parentalité le meilleur à leurs enfants. Ce n’est hélas pas toujours le cas , comme je peux le constater très souvent dans les centres médicaux-psychologiques que je suis amené à côtoyer..

J’ai été choqué par la faible participation au vote  récent de la PMA pour toutes, sujet pourtant potentiellement clivant de notre société tant ses impacts , surtout à long terme, sont redoutés par certains.

En conséquence, je me permets de vous demander :

  • d’être présent et de participer aux votes concernant les lois de bioéthique, assumant ainsi vos responsabilités, non seulement face à vos électeurs actuels, mais face aux générations futures.
  • dans vos prises de position et votes, de toujours mettre en avant les plus faibles, les femmes en situation de précarité, qui seront toujours les premières exploitées, et bien sûr les embryons et bébés humains, sur lesquels nous n’avons pas le droit de tenter des expériences à caractère chimérique, et auxquels on ne peut imposer la perte de chances de ne pas avoir deux parents dont un père* , ni d’ignorer leurs origines. En ce qui concerne la “parentalité intentionnelle”, je me permets de vous rappeler que les engagements humains les plus solennels , tel l’engagement à vie du mariage, sont dans les faits reniés dans la moitié des cas.

Malgré une adhésion totale avec les intentions des organisateurs, je n’irai pas manifester le 6 octobre à Paris, tant les faits m’ont convaincu que le gouvernement n’écoute que les manifestations violentes, et sait rester sourd à d’autres dix à cent fois plus nombreuses mais pacifiques.

En vous remerciant de l’attention que vous aurez su porter à ce message, je vous prie de croire en mes sentiments vigilants et respectueux .

 

* a ce titre, il me paraît nécessaire d’abolir la loi, votée il y a presque un siècle et à ce jour totalement obsolète, permettant l’adoption d’un bébé par une personne seule.

Pour un esclavagisme raisonné.

L’histoire de l’humanité se confond avec celle de la domination de la terre et des autres espèces animales. Pour son profit. Avec une éternelle ligne de crête à tenir à l’intérieur même de l’espèce sapiens, qui se surprend souvent à exploiter une partie de l’espèce pour le bien de l’autre partie.

Sans rentrer dans l’épineux débat de la lutte des classes et du paternalisme, je pense ici que sapiens tirerait bien parti de la connaissance maintenant intime des mécanismes de la biologie, que son cerveau développé possède désormais. Et de s’allier avec finesse et modération aux autres habitants de la planète.

Au lieu de bombarder massivement de pesticides les banlieues huppées qui ne peuvent plus faire dehors leur barbecue chéri sans se faire agresser de moustiques tigre, ne laisserions nous pas un peu de répit aux hirondelles et autres chauve souris , qui se chargeraient volontiers du job ?

Mais, s’il vous plaît, dans la finesse. En laissant du temps au temps .  Sans excès . Il a fallu une quarantaine d’années aux moustiques pour se remettre de la tentative d’extermination des années 70.  Il n’a suffi que de 10 ans pour sortir les chauves souris de la ville et permettre le retour des irritants culicidae.

Nous sommes trop exigeants, trop avides de résultats immédiats.

Mes patrons n’ont jamais vraiment apprécié quand je leur disais :

Je préfère marcher en ligne droite que courir en zig zag. C’est moins fatiguant et au final on progresse plus vite”. En leur formulant, en bon ingénieur, la formule : “515 est toujours supérieur à 151*” .

Bref, je suis pour la protection de la vie,  en modérant notre usage de la chimie, de la biologie. Les oiseaux travailleront volontiers pour nous.

Je suis pour l’augmentation du temps de l’étude et de la réflexion, au delà des pressions et de la mode médiatico-politique. L’inertie de notre politique ne va pas au delà de la rentrée parlementaire, celle du monde se mesure en siècles voire en millénaires. Conservons le juste milieu.

Tout le monde est d’accord ? Alors, let’s do it.

Et on se calme sur une bioéthique débridée qui peut si facilement nous mener au retour d’un esclavage et de la traite des hommes.

* Préparation – Action – Résultat. Que ce soit en temps ou en énergie dépensés, 5 unités de préparation en garantissent autant de résultat en ne dépensant qu’une petite unité d’action.

Par contre, une préparation bâclée  induit une énergie folle d’action pour un piètre résultat.

D’où l’inégalité 515 >> 151, prouvée maintes fois, et pas que dans les livres de maths.

Allez zou, on bazarde

Les jeunes sont de sortie. Pas pour prendre l’air, pour en réclamer. Du propre. Oui, ils manifestent pour le climat. En masse.

Et s’ils font l’effort d’aller autant marcher, il y a fort à parier qu’ils tanneront leurs parents, leurs oncles, leurs retraités de grand parents, pour exiger qu’ils se bougent. Ou plus exactement qu’ils arrêtent de bouger en vain.

Bien sûr, eux mêmes vont évoluer. Refuser de prendre l’avion pour un oui, pour un non, pour un loisir qu’ils pourraient avoir à portée de main. Inutile d’aller à Atlanta pour voir Disney, ni au Kenya quand on a Peaugres, n’est ce pas ?

Et comme ils vont déclarer la guerre autour d’eux à tous ceux qui prennent l’avion pour leurs loisirs, cela va faire mal. Mon wikipedia favori me porte donc à penser que le trafic aérien va baisser de 52%

27 % des passagers prennent l’avion pour visiter famille ou amis, contre 52 % pour les loisirs et 14 % pour le travail

Alors, résolument, vendons ADP tant que cela vaut encore quelque chose..

 

Bon, doux rêveur ? sans doute un peu, mais la conscience vient, l’égocentrisme forcené des pollueurs va s’infléchir, j’y crois…

Alerte rouge

Depuis toujours, un feu rouge m’impose d’arrêter l’action en cours. Danger. Ne va pas plus loin. Interdit.

Dans ma voiture, je passe a l’orange. Ne me laisse pas intimider par le voyant qui m’incite a passer au garage. Mais au rouge, non. Je n’y vais pas.

Le dernier voyant rouge en date me met en garde : je risquerais gros à ne pas mettre ma clim en route. Je le sais bien, les jeunes marchent pour le climat. Pour MON climat ? Ce serait donc si grave de transpirer au volant ? De refuser d’émettre le surcroît notable de CO2 que mon confort est sensé exiger ? Et tant pis si mon confort réchauffe le voisinage . Si l’énergie qu’il nécessite génère l’effet de serre qui fera souffrir les lointains paysans tropicaux.

Beau symbole de notre égocentrisme à courte vue que la clim . Que ce voyant rouge qui, si j’écoutais son message subliminal,  m’interdirait de m’en passer.

Et bien non, il n’y a pas qu’à vélo que je vais passer au rouge idiot. Désormais j’ignore ce warning ultime de « A/C off » et roule avec, autant que faire ce peut.

La voix du fin silence

Repas en silence.

Chacun est attentif .

Le geste se ralentit

Les papilles n’ont qu’une chose à faire, déguster.

Les yeux pétillent, ou se ferment.

La bouche sourit, goûte pleinement l’instant.

Expérience recommandée. Bon, on peut prolonger en passant tout le week end en retraite spi, c’est mieux. Mais juste un repas hors du bruit du temps ce n’est déjà pas si mal.

Des cigognes et des chemins de vie

Il est des cigognes qui ne choisissent pas les meilleurs terrains d’atterrissage. Mais l’espoir est toujours possible. T nous raconte .

 

Je m’appelle T, j’ai 24 ans. Je suis née à Rennes. J’ai une sœur jumelle.

A l’âge de 5 ans, mes parents, qui ne s’entendaient plus, se séparèrent. Je vois ma mère partir. Je reste vivre avec mon père, ma sœur et les copains de mon père qui passaient souvent à la maison faire des fêtes alcoolisées. Mon père buvait beaucoup. Le soir, après le boulot, il partait boire au bar. Quand il rentrait trop défoncé, nous étions stressées parce qu’il pouvait être parfois violent en paroles et en actes. Le lendemain il ne se souvenait plus de rien.

Il nous aimait beaucoup et faisait ce qu’il pouvait pour nous élever. Nous devions nous occuper de la maison, faire la cuisine, le ménage, s’occuper de nos chiens. Peu à peu nous apprenions à faire tout cela.

A 7 ans, nous savions tenir une maison en ordre.

A 10 ans, nous déménageons chez notre tante en attendant de trouver un autre logement, puis chez un copain de mon père. Nous dormions dans une caravane, enveloppés dans plusieurs couvertures. Tous les matins, avant de partir à l’école en vélo, nous nous lavions à un robinet d’eau froide sur le terrain. Notre vie n’était pas des plus saines. Cette période de notre enfance n’était remplie que de soirées alcoolisées avec des personnes droguées, bourrées.

Deux ans et demi après nous avons déménagé dans une maison, enfin. Ce fut un bonheur pour ma sœur et moi de retrouver un lit douillet, une baignoire et le luxe de l’eau chaude. Et puis nous prenions le bus pour aller à l’école ! la classe ! Les mois passèrent, mon père avait trouvé un bar dans la village où il rejoignait tous les soirs des potes à lui qui venaient ensuite finir leur apéro à la maison.

Peu à peu ma sœur et moi avons suivi le même chemin, le monde de la fête et des soirées alcoolisées.

Vers l’âge de 13-14 ans nous avons commencé à aller en boîte avec des potes à mon père.

Un jour, vers l’âge de 15 ans, en soirée, j’ai rencontré un gars de 24 ans, nous sommes tombés amoureux. Je faisais des études d’hôtellerie, lui travaillait. Nous nous sommes mis à habiter ensemble. Quelque temps après, il est devenu possessif et jaloux, au point qu’il ne voulait plus aller travailler pour me surveiller. Puis il continua à me séquestrer, et à faire des crises paranoïaques. Je ne dormais plus. Nous nous battions souvent. La situation s’aggravait. J’ai voulu le quitter plusieurs fois mais il me harcelait et me retrouvait. Il me promettait de changer, je le croyais. Mais c’était toujours pareil. J’étais dans ses crochets. J’ai fini par arrêter mes études un mois avant les examens. On s’est retrouvés à la rue. Il buvait beaucoup. Et moi aussi pour oublier son harcèlement. J’essayais parfois de fuir mais je ne savais pas où me réfugier. Alors je souffrais en silence tout en me battant avec lui. Jusqu’au jour où la police l’a envoyé en prison. Je le quittais alors. Notre relation destructrice aura duré 5 ans.

Après cette relation douloureuse, je suis allée vivre dans un foyer pour femmes battues. Mais je me suis fait virer au bout de trois mois parce que je partais dormir ailleurs la nuit. Après j’ai rejoint ma sœur qui trainait dans la zone de la rue. Elle me présenta aux SDF.

Nous avions 20 ans et étions perdues. Puis j’ai rencontré un autre homme. Nous picolions ensemble toute la journée et dormions en squat ou sous la tente la nuit. Nous faisions la manche la journée. Un jour, après une dispute ensemble, on s’est séparés quelques jours. Quand je suis revenue, on m’a annoncé qu’il était mort d’une overdose. Etait-ce de ma faute ? Il fallait que je vive avec ça. J’étais affaiblie et perdue. Alors un jour j’ai pris mon sac à dos, mes chiens, et j’ai pris le premier train qui arrivait. J’ai visité plein de villes en faisant la manche. Je dormais dans les halls d’immeubles.

En septembre 2016 je suis arrivée à Grenoble. Pendant 1 an j’ai dormi sous la tente dans des bois autour de la ville et j’ai vécu dans la rue à boire et à faire la manche. En juin 2017, on me présente C D. De suite, elle m’emmena dans une sortie, puis en vacances loin de la ville. Je découvrais une autre ambiance paisible et joyeuse sans alcool. Avant je n’aimais pas la vie et je me demandais ce que je foutais sur terre. Aujourd’hui, avec l’association Grain de Sel ma vie a pris un sens. En octobre 2017, C me proposa d’habiter au grain de sel. Maintenant, ça fait un an et demi que je commence une nouvelle vie, en sécurité, avec des projets. J’ai découvert la foi chrétienne qui m’aide beaucoup chaque jour. J’ai remarqué que Dieu veille sur moi

En mai 2018, on m’apprend que ma sœur jumelle a eu moins de chance que moi et a été retrouvée tuée, dans une cave. Ce fut un choc ! Sans la foi, je me serais suicidée. Mais je la sais heureuse maintenant, et en paix.

Maintenant ma vie va pour le mieux. J’ai signé un contrat dans une école en tant que surveillante polyvalente. J’ai renoué avec mes parents. Je prends soin de moi. Je me suis inscrite au sport et je vais être baptisée à Pâques. J’essaie de vivre ma vie au maximum pour ma sœur Manon. Je vais bien et je suis heureuse …

 

Témoignage donné lors de l’ AG de l’association « Le grain de sel hors les murs » 2018. Merci à tous ceux qui la soutiennent .

Alors, on ne salue plus ?

Balade hygiénique sous ce grand soleil de février. Vite, vite, car le retraité du jour est débordé !!

Je croise et double quelques personnes, souvent dans le même cas. Ca jogge, ça papote, ça médite…

Perdu dans mes pensées, il me faut une demi heure pour réaliser que moi non plus, je ne dis plus le traditionnel “bonjour” que s’échangent les promeneurs en montagne. Sommes nous désormais trop près de la ville ? Ou faut-il mettre cela sur la baisse de l’esprit de fraternité, conséquence des mouvements communautaristes de plus en plus fréquents ces temps ci ?

Allez, on se reprend : un petit bonjour a chaque promeneur croisé ne me fera pas mourir, au contraire. La réaction des gens est amusante. Entre le regard surpris des uns, apeuré de jeunes femmes qui se sentent agressées, l’ignorance complète d’autres sportifs tout à leur performance, finalement bien peu renvoient une simple salutation souriante.

Ah, tout fout le camp, pourtant elle n’est pas si loin l’époque ou je m’amusais de ces salutations systématiques une fois la lisière du parking dépassée *.

Est ce réellement une évolution de notre société ? Tout à cette question, deux employés municipaux me rappellent à l’ordre, en me gratifiant d’une salutation joyeuse sans pour autant interrompre leur travail.  Merci de la leçon, messieurs. Allez, fi du découragement, continuons à nous saluer. Même entre piétons croisés en ville, pourquoi pas ? Ca ne coûte pas cher, et on se sent tellement mieux..

 

 

C’était en 2014 . Les choses ont elles tant changé en 5 ans ?

Laissons-les donc se débrouiller seuls..

1326-mon-enfant-a-16-mois-et-ne-marche-pas_2
Lâchez la, laissez la tomber, elle vous étonnera…

Noël au nord du Togo. Depuis le début de ce séjour, nous croisons une succession d’ONG et de centre de santé perfusés par l’Occident. Nous vivons une fois de plus, comme à Madagascar il y a deux ans et au Mali avant, ce racisme officialisé difficilement acceptable qui nous rackette sur notre seule couleur de peau. Eh oui, le blanc est là pour faire tourner l’économie. Une pompe est en panne ? Attendons l’ONG qui viendra la réparer (c’était au Mali).

Il est vrai que c’est très difficile pour un local d’entreprendre. Très vite, il se trouve dans l’obligation de faire vivre la famille, le village, et de s’effondrer sous ces charges

Mais est ce une raison pour que l’occident continue de perfuser ? N’est ce pas une forme de maintien du pays sous son contrôle, une colonisation des temps modernes ? De plus en plus de voix s’élèvent pour recommander une diminution drastiques des missions humanitaires. Une chose est sûre, elles ne doivent avoir pour seul objet que le transfert de connaissances. A l’image de ce centre de soins d’Aledjo qui refuse de créer un orphelinat (les enfants appartiennent au village, pas aux sœurs ) et décrit sa mission première comme d’être un centre de formation (nous sommes une poignée de soignants permanents, avec une vingtaine d’autres en formation qui tournent tous les six mois).

Finalement, sans aller si loin, n’est ce pas le même cas que celui de notre assistanat*, et de notre attitude vis à vis de nos entrepreneurs** ? S’assurer que l’on donne de la connaissance, que l’on loue de la ressource- dans les deux cas si cela répond à une demande– dans un contrat clair , et laisser la liberté d’agir.

 * sur notre trappe a assistance

** aider les entrepreneurs en étant actionnaire ?

Des taxes et de la valorisation doublée

Mon livre  de chevet* m’a abondamment parlé de la valorisation doublée. Oui, ce facteur là ! Celui qui nous fait inconsciemment valoriser deux fois plus ce qu’on perd que ce qu’on gagne. Ce conservatisme qui nous fait doublement résister chaque fois que l’on nous enlève quelque chose. Car nous sommes viscéralement attachés à nos biens. Dans mon cas, c’est sûr !

Alors quand une nouvelle taxe arrive, qui puise dans notre compte en banque, nous hurlons. En gros deux fois plus fort que raisonnable. Et il faudra donner deux fois plus pour compenser le sentiment de spoliation.

La preuve.

Ce meneur des gilets jaunes qui, spontanément, au 20h, qualifie d’”aumône” (sic) les quelques 20 euros mensuels que la réforme de la CSG a ajouté sur sa fiche de paie.

Mais qui ne souffre pas les 10 centimes d’augmentation de taxes sur le diesel, qui l’étrangle.

Je ne peux m’empêcher de faire, une fois de plus, un calcul.

20 euros donnés d’une main.

Mettons qu’ils soient intégralement repris de l’autre dans le même mois . A coup de 10 centimes** par litre, cela fait 200 litres. Mensuels.

A 5 litres au 100 , ces 200 litres le transportent sur 4000 km. Mensuels.

Il faudrait donc que ce pauvre manifestant étranglé par les taxes habite à plus de 100 km de son lieu de travail pour que ces deux mesures commencent à lui faire perdre du sacro saint pouvoir d’achat. 2 fois 100 km par jour, ça fait beaucoup…

Allez, c’est un gros rouleur . Mettons qu’il fasse 2*50km *** par jour pour travailler. Il est encore globalement gagnant. Encore une victime du facteur 2, qui le pousse à passer son week end à faire barrage.

Ce jeu de transfert de taxes peut passer pour du bonneteau. Mais j’avoue que s’il permet :

1 – de faire baisser le coût du travail (et je confirme que le coût total de mon employé à domicile a baissé de l’ordre de 1% sur les 12 derniers mois… à salaire net augmenté).

2 – de faire grimper le prix des ressources non renouvelables.

3 – et de donner un petit coup de pouce au pouvoir d’achat de la plupart des gens.

cela devient un très joli coup..

 

Moralité : que je me méfie encore plus de ce fichu facteur 2, qui m’inciterait si facilement à des réactions pas forcément adaptées…

 

* Bien sûr, mon “prix du bonheur” ..

**  Dans le marécage des chiffres balancés ici et là, 10 centimes permettent des calculs ronds. Selon vos références, 5, 10 ou 15 ne changent pas le raisonnement …

*** sachant que la médiane française est à 7,9km , selon l’INSEE . Tous les détails  là

 

Coexister malgré des convictions inconciliables.

Coexister malgré des convictions inconciliables.

L’autre soir au café de St Jo* nous sommes tombés sur Samuel Grzrybowski qui se prêtait au jeu des questions réponse.
Samuel, qui ne le connaît pas ? ;-))

L’association interconvictionnelle qu’il a fondée, Coexister** , est peut être un peu moins inconnue..
Les principes qui animent les coexistants, comme ils se dénomment, sont pourtant simples:

  • Imposer son identité à l’autre ? Non.
  • Renoncer à sa propre identité pour s’adapter (s’intégrer) à une majorité ? Non.
  • Mettre de côté nos différences pour ne partager que le foot et la météo ? Non.

Diversité de convictions, unité dans l’action. Nos convictions sont peut être inconciliables, mais les conséquence de nos convictions sont parfaitement conciliables, si nous nous reconnaissons, nous respectons, et agissons ensemble.

Mettre ensemble des actions simples, concrètes, et vraies pour agir ensemble, voilà ce que font les coexistants. Dans la reconnaissance et le respect des convictions de chacun. Pas dans un laïcardisme occultant.

Quelle société voulons nous ? Coexistence ou de communautarisme ?

Merci pour cette agitation de méninges.

15 octobre 2017 : 9e Assemblée Générale de l’association COEXISTER, Paris (75), France.

 

* Celui ou l’on rend grâce à Dieu pour la bière

** Le site Coexister, ou tous allez vous ruer …

Le colibri mue-t-il autant ?

Le colibri mue-t-il autant ?

10 chacun. Chaque année.

Vu qu’il se produit plus de 90 milliards d’habits par an*, cela en fait 10 par humain. Et je soupçonne  le paysan indien ou malgache de faire baisser la moyenne..

11 kg par Français**. C’est le poids de textile acheté chaque année.

Soit une trentaine de fringues, vu le tableau ci contre.

Alors, chiche ? On dort à poil fait une pause dans cette folie, on fait durer jean et chemises et en un an on réinjecte chacun 50 mètres cubes*** dans la mer d’Aral**** ? Think about it …

 

* a défaut de tout regarder, allez voir a 1 min 50 de cette émision d’arte qui interpelle ..

**ventes-de-vetements-et-textiles-d-habillement-en-france

***  Sur une base de 5000 litres d’eau pour 1 kg de coton, bas de la fourchette 

**** et si vous avez l’impression de louper une marche, je ne peux que recommander la lecture de ce livre qui vous expliquera le lien

A défaut de crever de chaud, va t-on mourir de froid ?

Les calculs de nombreux climatologues nous prédisent un réchauffement climatique. Ce n’est pas un scoop.

D’autres s’évertuent à calculer le « peak oil », qui préfigure le son du glas de nos véhicules motorisés au pétrole.

Je tombe sur un point de vue un peu décalé*, qui, basé sur des études apparemment sérieuses, nous annonce la limitation du réchauffement climatique par manque de combattants source de CO², pétrole, c’est sous entendu, mais aussi gaz et charbon. Des données intéressantes.

Si je pousse au bout, on ne va donc plus avoir de quoi se chauffer avant que le réchauffement climatique ne nous en ôte le besoin ?

Il y a là de quoi perdre son latin… Une seule chose est sûre, c’est qu’en isolant nos logements on agit sur les deux tableaux : le « peak carbone » , et le réchauffement climatique . In medio stat virtus.

Dans la série, le nucléaire n’est pas mal non plus , je l’ai déjà dit**, mais cela attire les foudres des « vrais » écolos, comme encore la semaine dernière ou j’ai failli être carbonisé par un regard de braise …

 

* La faible disponibilité du charbon limitera le réchauffement climatique    (Philippe Gauthier – Energie et environnement)

** Ecolo, nucléaire et diesel

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

Si le PNB représente bien la richesse nationale, donc celle de la population, je comprends que :

  • la population en France croissant de 0,4% par an*, une croissance du PNB de 0,4% nous permettra de conserver notre richesse par habitant. Jusque là, OK.
  • au delà de 0,4%, la croissance permettrait à chacun de faire croître son pouvoir d’achat. Mais pourquoi ?

Mon livre de chevet favori (bon, c’est vrai il n’est pas seul, la pile à mon chevet menace parfois sérieusement mon sommeil) , j’ai nommé “le prix du bonheur”** , m’indique bien que depuis quarante ans le pouvoir d’achat a eu beau doubler, le bonheur des riches comme celui des pauvres n’a pas augmenté d’un poil ( voir fig et son commentaire ci dessous).

Alors vu qu’on ne sait pas croître sans détériorer notre environnement (voir le bouquin de Janco*** qui lie de manière imparable PNB et émission de CO²), vu que sans aucun doute détériorer notre environnement ne va pas nous rendre plus heureux, du moins à long terme (un feu d’artifice nous rendrait moins heureux si nous savions vraiment la quantité de métaux lourds qu’il volatilise à portée de nos narines****), arrêtons cette course à la croissance, qui ne peut que nous rendre plus malheureux, nous sommes de plus en plus nombreux à en être convaincus.

Pour régler le problème de la dette il faudra trouver un autre moyen que bousiller l’environnement et nous rendre malheureux.

 

* voir les stats de la worldbank  qui en prime permettent de pousser mon raisonnement a l’échelle planétaire.

** Ah, le prix du bonheur  !!

*** Janco what ? Il pourrait bien ressortir dans d’autres posts, celui là ..

**** Pour sentir les feux d’artifice à leur juste odeur ..

Paul P, dirigeant et actionnaire familial

Employés, clients, actionnaires . Dans le discours classique des priorités de l’entreprise, on met l’actionnaire en dernier pour la forme. En réalité, avec la mécanique des stock-options et autres actions gratuites, il se retrouve en premier.

Chez Paul P, ce triptyque se concentre en un seul objectif : pérennité de l’entreprise. Eh oui, l’actionnaire, qui n’a pas forcément besoin de ce revenu pour vivre, a hérité de l’entreprise. L’a empruntée à ses enfants. Donc un de ses objectifs principaux sur terre est de la transmettre à ses enfants.

Et, dans l’ADN de l’entreprise (eh oui, on n’est pas que chez les bisounours, on sait employer les termes à la mode, ..) , il y a deux mots : confiance et respect.

Des employés . Des clients.

Confiance. Quand on fabrique du matériel auquel des millions de gens confient leur vie, la confiance est maître mot. On n’ira pas mégoter quelques euros sur une dégaine ou un gri gri dont notre vie dépendra.

Respect . Des employés, qui le sentent et le rendent bien (hopefully). Chose qui se perd dans les multinationales qui traitent trop souvent leurs employés comme du consommable. Et qui vont chercher à l’autre bout du monde les clients perdus dans leur pays d’origine. Des employés non respectés peuvent ils respecter les clients ?

Paul P dirige une multinationale familiale. Son objectif vis à vis de l’actionnaire est de maintenir la cohésion familiale. Et sa promesse de maintenir le patrimoine. A long terme. Pas le quarterly profit.

Jusqu’où pourra t il aller en échappant ainsi au système ? Certains Allemands ont su construire des empires familiaux. Plus robustes que celui de Johnny. Alors …

 

Et moi, que puis je faire pour favoriser ce modèle d’entreprise ?

En tant qu’ épargnant, qui se pose des questions*, investir dans des fonds d’entreprise familiaux ou la famille garde la majorité** …

Et m’orienter vers des obligations, qui ne me donnent aucun droit d’intervention dans la stratégie de l’entreprise, plutôt que vers les actions qui poussent à la rentabilité chaque année***.

En tant que client, me renseigner sur les politiques RSE de chacune des marques que j’achète. Fatiguant, mais n’est ce pas là le moyen d’infléchir in fine sur la société dans laquelle je veux vivre ?

Bon, une fois cela dit, plus facile à dire qu’à faire …

Allez, hors sujet, mais pas tant que cela . Vous avez l’appli Yuka**** ? Encore un moyen d’infléchir…

 

* actionnaire, des devoirs?

** perso, depuis le post de 2011,  j’ai sélectionné celui là . Pas parfait, mais … cela donne, au bout de qq années, un papier comme celui là  

*** Ben oui. En émettant une obligation, l’entreprise s’engage à payer X% d’intérêts chaque année. Et c’est tout . Elle ne donne aucun droit au souscripteur de participer en bien ou en mal aux décisions de l’entreprise.

**** Mangez mieux, faites les bons choix 

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Quand les start uppers sont des anciens.

C’est décidé, je pars avec Elle. Le conseil a décidé, il y a deux semaines bientôt, qu’il fallait une dirigeante plus jeune, plus vigoureuse, pour assurer la pérennité de la Cité.

Alors c’est l’heure pour la fondatrice de partir. Sous peine d’être éliminée.

Comme une petite moitié d’entre nous, je vais l’accompagner. L’aider à fonder une nouvelle entreprise. Eh oui, chez nous les start uppers sont des anciens. Expérimentés. Qui en général réussissent pas trop mal. Peut être car  elles entraînent les senior avec elles ?

Une nuit dehors. Au frais. Les exploratrices n’ont pas encore trouvé l’incubateur idéal. Nous arrivons au bout de nos réserves, de notre trésorerie. La moitié d’entre nous sont déjà reparties vers la sécurité. Au risque de se faire repousser. Il va falloir vite se décider. Demain à l’aube, au plus tard.

Une secousse violente, nous tombons en masse dans la besace du business angel. Qui nous transfère dans une structure parfaite. Réoriente notre stratégie, nous délocalise brutalement. Reconstitue un peu de nos réserves. Et nous laisse reposer. A nous de jouer maintenant.

 

Vous l’aurez compris, j’ai récupéré un essaim chez une copine, ce qui m’a fait divaguer un peu..

Diesel et nucléaire pour les écolos.

Ce Grenoble magazine* est à lui seul un temple de manipulation.

Fini le diesel et le CO² . Allez, diesel, CO², on fait une fournée, plus on tape sur le clou, plus il s’enfonce..

Que le diesel, par sa consommation plus faible, produise moins de CO² que l’essence, cela ne se dit plus. Politiquement inacceptable.

Amalgamer particules fines, qui impactent la santé de l’homme urbain, et CO², qui impacterait ( je mets un conditionnel pour ne pas entamer la guerre avec les climatosceptiques, ce n’est pas mon propos) le changement climatique avec ses impacts énormes et à long terme, cela ne gêne personne** .

Bannir une technologie (le diesel) au lieu d’imposer une performance à atteindre (l’émission de particules) bloque tout progrès technique car restreint le champs des possibles. Cela ne gêne pas la presse . Pourtant une telle démarche est  proscrite dans l’élaboration de normes internationales.

Pour ma part, en bon écolo, j’ai acheté récemment une voiture diesel. Qui épuise moins les ressources naturelles. Qui émet moins de CO². Qui est potentiellement plus durable.

Et, bien sûr, je ne l’utilise pas en ville, territoire du vélo.

La voiture électrique ? Peut être, mais pas à l’Allemande. Si l’électricité vient du charbon, la voiture électrique émet plus de microparticules ET plus de CO² que n’importe quelle autre technologie.

Alimentée au solaire ? Peut être, un jour. Mais aujourd’hui c’est une utopie de fournir assez d’énergie solaire pour toute la circulation automobile****. Et la France s’y prend bien mal *****

Reste le nucléaire. Sans CO² . Sans particules fines. Certes avec des déchets à stocker. L’homme a su développer les techniques pour dénicher des combustibles stockés sans fuites par la nature dans le sous sol sous haute pression pendant des millions d’années. Il devrait bien être capable de se débrouiller pour en remettre un peu à la place.

 

Tout est lié, comme le rappelle François. Dans nos choix, je refuse l’amalgame. Eau, CO², ressources naturelles, particules fines : que nos solutions prennent en compte ces quatre éléments. Sans a priori technologique.

 

*  Gre-mag N°19  mars/avril 2018 p 18

** Pour les passionnés du sujet, je ne peux que recommander le livre de Jancovici ci dessus.

*** Pour ceux qui préfèrent, sa conférence qui raconte la même chose..

**** sur l’empreinte du gaz de schiste, du photovoltaïque et du nucléaire

***** sur le dogmatisme photovoltaïque en France

Le pourcent riche

Une discussion quasi ubuesque m’a fait chercher de la data. J’ai trouvé ce site* qui vous positionne, en revenu comme en fortune, sur une échelle mondiale.

Eloquent. Si vous gagnez le SMIC en France, vous gagnez en un an ce qu’un agriculteur du Ghana mettrait 119 ans à obtenir. Si, comme la moitié des cadres (selon les chiffres de l’APEC 2012**), vous gagnez au moins 47.600 euros par an, vous faites partie des 0,24% des personnes les plus riches au monde. Et votre revenu mensuel permettrait de rémunérer 237 médecins pakistanais pendant un mois. Et, puisque la notion de richesse relève décidément d’une perception bien relative, il apparaît que les « riches » aux yeux d’une majorité de Français, soit ceux qui gagnent plus de 6.500 euros par mois***, appartiennent aux « 0,09% » les plus riches de la planète. L’élite économique, donc, des « 1% » ciblés par « Occupy » (Wall Street, Francfort etc).

Alors les riches, c’est juste ceux qui le sont plus que nous ? Assumons, lecteurs. Ceux d’entre nous qui gagnons plus de 2300 euros mensuels sont dans LE pourcent riche. On arrête de pleurer ?

*http://www.globalrichlist.com/

** https://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120911trib000718927/les-cadres-percoivent-53.800-euros-annuels-en-moyenne.html

***https://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130207trib000747429/pour-etre-riche-il-faut-gagner-au-moins-5.000-euros-par-mois.html

La forêt appartient à tout le monde

Balade en Vercors accompagné de JC, expert forestier. Les forêts du Vercors ? Des lots communaux, des lots privés. Appartenant à des investisseurs, ou à des héritiers qui conservent ce bien de père en fils ou de mère en fils, de mère en fille, de père en fille #oufj’aiéchappéaupiège . Cela fait longtemps que le législateur a mis la pédale douce sur la taxation de la forêt. Pour éviter d’obliger de raser la futaie afin de payer les taxes, comme ce fut le cas il y a bien longtemps. Même l’IFI a épargné les souches.

Mais les hommes sont décidément une menace permanente. Très difficile d’interdire l’accès aux VTT ou autres motocross, qui, au nom de la liberté, sortent trop souvent des chemins en saccageant la biodiversité. Quand aux promeneurs, ils sont bienvenus tant qu’ils n’intentent pas un procès au propriétaire qui a laissé négligemment le vent faire chuter une branche sur leur personne.

C’est volontiers que la forêt serait ouverte à tous. Mais les barbelés sont hélas moins coûteux que les polices d’assurances . Une fois de plus*, l’irresponsabilité de quelques uns pèse sur tous.

Alors, en généralisant, un peu de discernement : tous nos “droits” ne sont pas bons à faire valoir en toute occasion.

 

* une autre occasion d’irresponsabilité ...

Le grand retour de Goldman ??

Il a bercé , et berce toujours, mes journées. Alors un titre aussi aguicheur ne peut que m’inciter à en lire plus.

Pas besoin de lire beaucoup de mots pour le savoir exilé à Londres. Je le croyais à Marseille, il a du préférer l’accent cockney. .

On a perdu Johnny l’américain, et notre nouveau numéro un est toujours exilé. Mais ce doit être un hasard. Ou est donc le numéro 2 ? Ah ! Aux US, de même que Dany Boon, me dit Wikipedia. Et Gad Elmaleh se tâterait pour les rejoindre. Florent Pagny, lui, a rejoint mimi Mathy au Portugal. Bref, sans y passer des heures, Wikipedia me dit que la moitié du top ten est exilé fiscal. Du top ten des personnalités préférées des français.

Ballot, non ? Qui aime bien exile bien ?

Quand fera-t-on ce qu’il faut pour qu’ils reviennent? La changement ISF -IFI suffira-t-il ? Car, à n’en pas douter, toutes ces célébrités, comme les grands dirigeants, emportent dans leurs bagages tout un aréopage. Ça serait un vrai grand retour.

Eloge du doute

Amin Maalouf a été cité ce matin. Cela a résonné en moi. Alors je suis allé rechercher son texte. Et vous le partage.

« On l’aura compris, le doute, chez moi, n’est pas une absence de croyance, c’est un mode de croyance. Et peut-être une façon d’être, à mon niveau de fragile mortel, en phase avec les desseins du Créateur. En effet, si nous devions vivre avec la certitude qu’il n’y a rien après la mort, notre vie entière ne serait qu’une pathétique errance orgiaque et désespérée. Si, à l’inverse, nous avions la certitude qu’après la mort, il y aura la vie éternelle, quelle importance auraient encore nos quelques années ici-bas? Nous serions tous comme dans une salle d’attente, à regarder l’horloge sur le mur, à genoux de préférence, ou prosternés. C’est justement le doute qui nous permet de rester debout, et d’avancer, c’est l’incertitude qui donne un sens à notre vie. Et il m’arrive de penser que si Dieu ne fait jamais devant nous la preuve irréfutable de son existence, s’il nous laisse débattre et spéculer, c’est parce que c’est l’incertitude qui donne un sens à l’aventure humaine, c’est l’incertitude qui donne un sens à la création, à Sa création. En raison de cela, je ne puis m’empêcher de croire que Dieu a de la tendresse pour ceux qui doutent, pour ceux qui s’interrogent, pour ceux qui spéculent, pour ceux qui brouillent les pistes, et aussi pour ceux qui s’embrouillent. En revanche, je le crois courroucé par ceux qui légifèrent en son nom, et chaque jour mortifié par ceux qui tuent en invoquant son nom. Mais il s’est promis de ne pas se mêler de la gestion du monde.

Cette vision de rêveur vaut ce qu’elle vaut, je n’essaierai d’en convaincre personne n’étant moi-même sûr de rien; néanmoins, je la préfère de loin à celle considère la vie ici-bas comme une période probatoire semée de tentations, de trappes, d’obligations, d’interdits, et qui s’achèverait par une comparution; je comprends, certes, l’utilité sociale d’une vision pénitentiaire de la création si l’on veut empêcher les hommes de s’entre-massacrer, et de s’entre-piller. Mais jamais une telle conception n’obtiendra mon adhésion d’homme libre, parce qu’elle bafoue ma dignité de mortel et qu’elle va à l’encontre de l’image intime que je me suis construite du Créateur, de la création, et de l’au-delà »

amin-maalouf-auteur-semaine

Extrait de l’allocution prononcée par Amin Maalouf le 2 mai 2001 lors de la remise du doctorat honoris causa que lui a décerné l’Université catholique de Louvain

La fin du crédit gratuit ? Cadeau de Noël en conséquence.

2 août. Notre gouvernement est implacablement en marche. Il faut cesser cette maladie du déficit budgétaire, et toutes les économies sont bonnes à prendre. A imposer. Il va nous prouver que ce déficit n’est pas une fatalité, que si l’on veut bien (et même si l’on ne veut pas) , quelques changements parfois douloureux de notre mode de vie vont nous permettre de revenir dans le droit chemin de l’orthodoxie budgétaire.

Hasard du calendrier, durant cette même semaine on nous informe que la terre, elle aussi, vit dorénavant à crédit. Qu’il faudrait donc diviser par deux notre consommation de ressources pour résorber le déficit.

  • Deux fois moins de nourriture
  • Deux fois moins de transport
  • Deux fois moins de chauffage
  • Deux fois moins …. de tout, sauf d’amour et d’eau fraîche.

Ça fiche un peu le vertige. Mais je crois que c’est plus important que ce foutu déficit budgétaire qui, s’il n’est pas résolu, pourra toujours ruiner les créanciers.

En termes de planète, les créanciers seront nos descendants.. ou leur absence.

Ne rêvons pas, n’attendons pas .. en route pour le vélo (électrique au besoin, mais vraiment au besoin*), le covoiturage et les transports en commun (gratuits**), le recyclage, le potager d’agrément, les feux d’artifice deux fois plus courts***, les piscines deux fois moins larges, deux fois moins de clim, les œufs à repriser les chaussettes et la viande uniquement pour les fêtes. Des tomates locales **** , moins de voiture pour se dérouiller les jambes, et une balade dans le quartier qui permettra en plus de rencontrer les voisins*****.

Pas de défaitisme, il y a de l’espoir******

Pour finir, comme la saison s’approche, soyez in avec vos cadeaux de Noël : une tenue de cycliste imperméable, qui peut loger toute l’année dans le sac du PC 😉 . Plus d’excuse pour le risque de pluie.

 

* Les limites du vélo électrique

** Ça coûte si cher que cela ?

*** Ça changerait beaucoup les choses.

**** Des tomates et des cadres locaux

***** Du bénéfice de la fête des voisins

****** Bien sûr, qu’il y a de l’espoir

L’amour ne vieillit pas

Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme.
C’est bien ton droit; il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble.
Ce soir, et puisqu’il fait beau, et c’est aussi le soir de notre vie:
tu as bien mérité, vois-tu un petit moment de repos.
Voilà, les enfants à cette heure sont casés, ils s’en sont allés par le vaste monde et, de nouveau, on n’est rien que tous les deux comme on a commencé.

Femme, tu te souviens? On n’avait rien pour commencer, tout était à faire.
Et on s’y est mis, mais c’est dur. Il faut du courage, de la persévérance.
Il faut de l’amour et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.
Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille, ou bien se tenir serrés l’un contre l’autre ;
Le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour.
C’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’a commencé la vie .
Il faut faire, c’est défait; il faut refaire, et c’est encore défait.

Les enfants viennent, il faut les nourrir, les habiller, les élever: ça n’en finit plus; il arrive aussi qu’ils soient malades; tu étais debout toute la nuit; moi, je travaillais du matin au soir.
Il y a des fois qu’on désespère; et les années se suivent . Et on n’avance pas. Il semble qu’on revient en arrière.

Tu te souviens, femme, ou quoi ?
Tous ces soucis, tous ces tracas: seulement tu as été là. On est restés fidèles l’un à l’autre. Et ainsi j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi tu t’appuyais sur moi.
On a eu de la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit. Le vrai amour n’est pas d’un jour mais de toujours. C’est de s’aider, de se comprendre.
Et, peu à peu, on voit que tout s’arrange. Les enfants sont devenus grands.
Ils ont bien tourné. On leur avait donné l’exemple. On a consolidé les assises de la maison. Que toutes les maisons du pays soient solides, et le pays sera solide, lui aussi.

C’est pourquoi, mets-toi à côté de moi et puis regarde. Car c’est le temps de la récolte et le temps des engrangements.
Quand il fait rose comme ce soir. Et une poussière rose monte partout entre les arbres.
Mets-toi tout contre moi on ne parlera pas. On a plus besoin de rien se dire. On n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.

Charles-Ferdinand Ramuz

 

Un texte qu’on avait « en stock » depuis quelques années, et qu’on n’a pas eu l’occasion de sortir dans l’une ou l’autre de nos célébrations récentes. Alors, pour tourner cette page des quarantaines, le voilà. Il décrit si bien l’amour d’un couple. C’est vrai qu’il est un brin nostalgique, heureusement que le chat est là … merci Geluck!

 

Une paille à 3500 millions ?

9 novembre, FR3 : “les chiffres publiés par pôle emploi montrent que la fraude au chômage est très faible. Seules 14% des personnes contrôlées ont été radiées, les autres recherchent effectivement un emploi”. Je sursaute en entendant ce titre à 19h30. je ne peux regarder la suite, mais à 20h me voici sur la 2 . J’avais bien entendu, et le titre est mot pour mot le même : “les chiffres publiés par pôle emploi montrent que la fraude au chômage est très faible. Seules 14% des personnes contrôlées ont été radiées, les autres recherchent effectivement un emploi”.

14% de tricheurs, très faible ? Précision du présentateur, 60% d’entre eux ne percevaient pas d’indemnités. Ah, bon.

Sur ses deux chaînes, le ministère de la propagande a donc décidé de marteler ce message : 14% de tricherie, ce n’est pas beaucoup. Donc …

14% de politiques corrompus ce n’est pas beaucoup ?
14% de fraude fiscale ce n’est pas beaucoup ?

C’est cela, la norme que l’on veut instituer en France comme “acceptable” ?

J’ai failli oublier, le coup des 60% non indemnisés. Au fait, cela se monte à combien, l’indemnisation du chômage ? Difficile de se faire une opinion dans le maquis des chiffres, je retiens une hypothèse basse de 42 milliards. Et 40% de 14% de 42, cela fait 3,5 milliards . Une fraude vraiment “très faible” ?

Juste une question: pourquoi ? Quel message se cache derrière cette comm visiblement orchestrée en haut lieu ? Ah, les voies du pouvoir sont bien impénétrables.

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/controle-des-chomeurs/pole-emploi-86-des-chomeurs-remplissent-leurs-obligations_2459560.html

Esprit rusé et pensée confuse.

Esprit rusé et pensée confuse.

Fourbus, nous rentrons chacun dans notre voiture chargée à bloc du matériel d’organisation de ce week end festif *… et des restes.

On décharge les voitures, se prépare à un repas rapide à base de restes de cocktail.

Et l’idée saugrenue survient : c’est lundi soir,et si nous allions partager tout cela au 153** ?

Il nous reste une petite heure. De duel intérieur acharné entre une envie de se coucher dans l’instant et un sens du devoir. Quelle idée dérangeante et saugrenue !

19h50 . Se sentant seule, Claire invoque l’Esprit de lui apporter de la matière pour la seconde partie de la soirée qui démarre dans 15 minutes. Rien ni personne ne s’est présenté pour ce soir, elle est à court.

19h55 . Nous nous décidons enfin, envoyons un SMS à Claire. La séquence qui suit est rapide. Là, il a bossé, l’Esprit. Une telle synchro sans concertation en troublerait certains. Nous, pas.

 

20h10 : c’est parti. Un œuf avalé, un sac plein de restes divers, nous sommes en route.

21h : après une heure d’adoration en chansons, au milieu de l’assemblée bigarrée  (il y a deux chiens qui adorent avec nous ce soir. Eh oui, une assemblée intégrant les SDF…), une pause clope, nous voilà lancés dans le vif du sujet.

 

En commençant par recevoir un cadeau. Spontané. De la part d’une femme qui n’a vraiment pas grand chose. Sa production du jour. Émouvant de générosité.

Cette assemblée est majoritairement en galère. Le divorce, ils connaissent. Les difficultés de la vie en couple aussi. La soif d’amour immense, aussi. Inutile de venir avec des concepts intellectuels ou des poncifs sur le sujet. Les questions fusent. Concrètes. Directes. Sans échappatoire foireux possible. Et petit à petit ils nous aident. Complètent nos réponses de leurs témoignages personnels. Personne ne repart avec LA formule magique, mais des pistes. Des basiques remis au clair.

22h30 : retour à la maison épuisés mais heureux. D’avoir appris à adapter notre bagage d’intellos au monde de la rue. Non, il n’y a pas de pensée complexe, juste de la pensée confuse. Ils nous ont forcés à la clarifier, merci l’Esprit.

 

* Intro du week end qui en donne le contexte.

** 153 c’est quoi ?

*** Un témoignage recueilli au 153

Radicalisation…

Eh bien, ils n’ont pas traîné.

Je m’inquiétais de sa minimisation il y a quelques semaines à peine*, et maintenant c’est chose faite : exit l’abbaye. Ma bière d’abbaye favorite n’en est plus une, gomme ses origines dans sa dernière pub.

 

 

 

 

Un peu comme Lidl** qui retire les croix de Santorin pour ne pas déplaire à sa clientèle musulmane.

Bon, il faut peut être expliquer à Leffe qu’ils ont assez peu de chances chez les musulmans …

En tout état de cause, moi aussi j’exprime ma position :

  • Je change de bière d’abbaye pour une autre qui l’est encore.
  • Je raccourcis le collier de la petite croix que je porte au cou depuis peu* afin qu’elle soit moins invisible dans mon col de chemise. Et c’est étonnant comme cela provoque des discussions…intéressantes.

Coup de gueule ou radicalisation ? je vous laisse libre de juger.

*Digressions sur la Leffe et les abbayes

** Lidl et Santorin

Antartica et état providence

La rando de ce matin me rappelle cette balade faite il y a vingt ans pile. Une sortie de classe, montée de nuit à la pleine lune vers un refuge, là haut derrière la crête. J’accompagnais mon ado, il était prévu que nous rattrapions le groupe en route. La pluie tombait en bas, devenant neige en altitude. Le groupe avait fait une longue pause avant de sortir de la forêt, c’est là que nous les avons retrouvés. Quand la file s’est ébranlée, le vent a forci, poussant la neige à l’horizontale. Antartica. Nocturne.

Très vite la file s’est allongée. Je reste derrière, et mon fils part vers l’avant. Les prévenir. Allez y avec les gosses, je me charge des deux. Et tous les enfants repartent …. me laissant dans la nuit aux prises avec les accompagnatrices….

Deux profs. Qui s’étaient portées volontaires pour encadrer. Et se retrouvent être des poids morts. Elles perdent vite tout self control. A se laisser tomber dans la neige . Jeter au loin gants mouillés et bâtons… Nous ne sommes plus que trois. Le vent efface les traces. La visibilité tombe à quelques mètres. Je les relève, une fois , deux fois. Plus de trace. Perdu ? Presque. Le vent forcit. Encore une crise de nerfs. ohe capitaineUne paire de gifles part. Ça calme. Elle, comme moi. Je leur donne mon bonnet, mes gants, ceux de rechange .. et elles suivent . La pente se redresse, la nuit est noire. Il faut pousser à gauche pour arriver au col. Je bute presque sur le poteau indicateur. Ca y est, la route est sous nos pieds, 1 m en dessous. il suffit ”juste” de ne pas la perdre. Passé le col, le vent se calme, la visibilité revient, l’atmosphère se détend. Un quart d’heure et la lumière du refuge apparaît.

Quelle joie, le lendemain, quand elle retrouve ses gants que j’avais ramassés puis mis à sécher près du poêle. J’y tiens tellement, ils ont accompagné mon trek au Népal. Trek au Népal ? Encore une bravacherie, je suppose. Inguérissable, et, pire, inconsciente de son état…

J’y repense encore . Se proposer pour encadrer des jeunes, et avoir si peu de contrôle de soi face à la difficulté. A en mettre tout le groupe en péril. Quels ont été les profs irresponsables ? Ceux qui ont pris l’initiative de cette balade ? Ou ces deux greluches visiblement dopées à l’état providence? Il est clair que l’attitude des dernières pousse à interdire l’activité des premiers. Aujourd’hui, plus question de telles sorties. Principe de précaution ou nivellement par le bas ? la faute à qui?

Oui, un comportement individuel irresponsable peut contribuer à faire émerger des lois castratrices et déresponsabilisantes pour tous . On inverse cette tendance ?

Bienvenue sur Entourage

Je suis Claire du Réseau Entourage.
Vous faites partie des premiers utilisateurs. Et ça, vous pourrez le raconter à vos petits-enfants plus tard : c’est grâce aux pionniers comme vous que le réseau pourra avoir un véritable impact social !

Pourquoi Entourage ?
Parce que tous ensemble, on peut lutter contre la solitude des personnes sans-abri autour de nous.
Vous croisez souvent des personnes SDF mais “vous ne savez pas comment faire” pour les aider ? Avec l’appli Entourage, vous pouvez :

  • VOUS FORMER : avoir les clefs pour créer du lien, étape par étape, grâce à notre guide « Simple comme bonjour » !
  • VOUS INFORMER : accéder à des ressources pour orienter au mieux les personnes dans le besoin vers des structures d’aide
  • AGIR : postez et rejoignez des actions bienveillantes avec les voisins du réseau

Des questions ?
Pour vos premiers pas sur l’appli, vous pouvez vous aider de ce tutoriel vidéo !

Des idées pour améliorer l’application ?
Grâce à vos retours, le réseau Entourage se développera pour toujours plus de solidarité autour de nous.
N’hésitez pas à me répondre par mail, je suis disponible pour échanger avec vous.

On compte sur vous pour poster ou rejoindre des actions : on vous donne des idées d’actions faciles à créer ici ! À très bientôt sur Entourage

 

Suivez notre actualité sur notre blog

Retrouvez nous sur les réseaux sociaux :

 

Vous avez compris que ce post est le plus facile de toute la série : juste un copier coller de ce qui est arrivé dans ma boîte aux lettres. Et qu’il ne tient qu’à vous de recevoir le même … une idée de résolution de rentrée ?

Et ceux qui suivent auront compris qu’Entourage est une réalisation de Jean-Marc (avec d’autres, bien sûr). Et pour revoir son TEDx.

Longue vie à cette animation pastorale que je ne saurais voir

Il y va fort, ce curé. Mais a t il vraiment tort ? La présence des animations pastorales dans les écoles dites catholiques n’est elle pas un aveu de manquement à la mission qu’elle affichent ? Si l’école se dit catholique, alors, que ce catholicisme soit prégnant dans tout l’enseignement. Et pas besoin d’animation pastorale en plus. Pas étonnant, dans ce contexte, que les écoles “hors contrat”, parfois à la spiritualité beaucoup plus marquée, se développent…

A la réflexion ….

Et l’accueil de l’autre ? Et la liberté, qui est également un des marqueurs de la chrétienté, au moins depuis quelques siècles. Où sont ils ?

Tout simplement dans le mot proposition, trouvé sur le site de l’école la plus proche.

 

 

150 ans après, Don Bosco* reste d’actualité : « C’est la maison qui accueille, la paroisse qui évangélise, l’école qui prépare à la vie et la cour de récréation pour se rencontrer en ami et vivre dans la joie  » . Et il parlait aussi de l’école qu’il avait créée, bien sûr.

Résolument, oui à la proposition explicite et  joyeuse, non au communautarisme identitaire. Comme Koz** l’exprime si bien , l’identitaire est un bien mauvais génie***. Longue et belle vie aux animations pastorales  !!

 

* https://www.don-bosco.net/qui-est-don-bosco.html

** Cékikoz?

** identitaire, le mauvais génie du christianisme

Ça ressemble bien à du Pyrrhus

Plutarque* nous rapporte : « Les armées se séparèrent ; et on raconte que Pyrrhus répondit à quelqu’un qui célébrait sa victoire que « encore une victoire comme celle-là et il serait complètement défait ». Il avait perdu une grande partie des forces qu’il avait amenées, et presque tous ses amis et principaux commandants ; il n’avait aucun moyen d’avoir de nouvelles recrues (…). Tandis que, comme une fontaine s’écoulant continuellement de la ville, le camp romain se remplissait rapidement et abondamment d’hommes frais, pas du tout abattus par la défaite, mais gagnant dans leur colère une nouvelle force et résolution pour continuer la guerre.»

L’épopée de notre président marketing commence hélas de la même manière. Sur les 8 657 326 électeurs fervents du premier tour des présidentielles**, il ne lui en reste que 7 323 496 au premier tour des législatives** (en incluant celles de son allié modem), soit une perte de 1,3 millions de militants en moins de deux mois. Mais cela lui assure quand même une” victoire éclatante” selon la pensée unique.

Pire, pour porter au pouvoir un gouvernement qui prétend l’incarner, seulement un gros tiers de la jeunesse est allée aux urnes (36%)***. La jeunesse n’est elle pas aujourd’hui le « camp romain » qui a été fatal à Pyrrhus?

Espérons que ce camp romain puisse sortir du maquis.

Et que le génie de notre Pyrrhus en herbe lui permette de gérer cette situation.

Au risque que ce pouvoir très légal  n’aie pour régner aucune légitimité.

 

* via wikipedia qui vous entraînera sur des sources d’époque..

**  rien de tel que le ministère de l’intérieur pour produire des chiffres que même le pouvoir acceptera..

*** une analyse IPSOS (donc elle aussi contrôlée par la pensée unique), qui montre bien que , qu’on le veuille ou non, en guise de changement  les vieux bobos ont pris/conservé le pouvoir . Combien de temps les autres accepteront cela?

Colonialisme

Colonialisme

Intéressant, ce hasard qui me fait emmener “les ombres de Boufarik” , lors de notre voyage en Nouvelle Calédonie.

Un livre qui montre bien que la vérité est une réalité a plusieurs facettes . Le grand père de l’auteur est il un affreux colon conservateur anti-indépendance jusqu’au boutiste, comme le retient l’Histoire officielle, où un généreux paternaliste qui a tant fait pour le bien être des populations Algériennes, comme le transmet la tradition familiale?

 

 

Un livre qui fait réfléchir sur la colonisation, et s’interroger sur le futur de la Nouvelle Calédonie . Ce pays va t-il vers l’indépendance ? Comment ?

Il y a tellement de points communs avec l’Algérie que c’en est parfois troublant.

  • La colonisation a eu lieu dans les mêmes années qu’en Algérie.
  • Même problématique de racines, des colons qui vivent sur la terre depuis plusieurs générations.
  • Même dualité de points de vue . Il n’y a qu’à regarder le film “l’ordre et la morale” , décrié paraît il également par les partis des deux populations protagonistes, pour s’en rendre compte.

Certes, il y a quelques différences :

Un rapport de populations de 9 à 1 en Algérie entre les “indigènes” et les colons, alors que la population de la Nouvelle Calédonie est un 3/3:

  • un tiers de Kanaks, peuples qui se sont vu spolier leurs meilleures terres par le gouvernement Français , qui les a donnés  …
  • au second tiers de Calédoniens , ou Caldoches, dont dans leur majorité les ancêtres n’ont pas demandé à venir ici, bagnards déportés “à perpète”, rejetés de la France qui ne voulait plus d’eux … et n’ont donc pas de “mère Patrie” où retourner.
  • Et un troisième tiers de métros NC… dont une partie n’aura probablement pas voix au référendum de 2018.

Et chaque tiers a sa culture ….

Bon, source d’optimisme: dans toute cette diversité, il y a le même fonds de religion Chrétienne pour tous. Si ça peut pousser au dialogue…

Et pour compléter la réflexion, migrations ou colonisation ? Encore une réflexion au goût du jour …

Post rédigé en 2015, retrouvé au fond du panier a brouillons…en écho aux récents « crimes contre l’humanité« ..

Le prix à payer ?

Facebook, Gmail, … sont pratiques. En échange, on leur confie nos data, comportements, amitiés,…stockées pour l’éternité… En échange, ils nous font voir ce qu’ils pensent que nous devrions voir. On ne ”perd” plus son temps à regarder des choses qui ne correspondent plus à nos idées. Ce prix à payer me pèse de plus en plus…

Le gouvernement met en place le fichier TES, avec des intentions louables de lutte contre les méchants, mais qui lui donne la connaissance totale de chacun de nous, la possibilité de m’identifier instantanément dans la rue…. De garder mémoire de tout ce que j’ai fait. Impossible de se refaire une virginité….

Acceptons nous ce prix à payer pour notre sécurité? Vraiment, je ne sais pas.

Pour Facebook et Gmail, je n’ai pas encore décidé de partir*. Pour la création du fichier TES, on ne me laisse pas le choix, sauf celui de mon bulletin de vote qui peut être changera certaines choses. Pas de chance, ce sujet si important est si discret dans les programmes et les débats que je ne l’ai pas vu…

Reste juste à veiller à ce que la CNIL garde du pouvoir**… et interpeller les candidats à ce sujet.

 

* Le si beau discours d’un candidat au départ

* et mes motivations pour rester.

** Pour comprendre les réserves de la CNIL

Et pour voir TES à travers une BD..

Plaidoyer pour un quatre quart

Plaidoyer pour un quatre quart

Ca y est, la passion retombe. J’espère que les phrases à l’emporte pièce prononcées dans le feu de la passion vont passer rapidement. Et que l’on va tenter de bâtir.

L’entre-deux tours m’a fait peur. Quand j’ai entendu l’impétrant refuser de modifier son programme, sous prétexte que c’est celui qu’avaient choisi les Français, je n’ai pu m’empêcher de rapprocher quelques chiffres , celui du nombre de voix* et celui de la motivation principale des électeurs**. Et vous avez renforcé ma conviction sur l’importance de m’abstenir pour le tour suivant.

 

Non, Monsieur le président, vous n’avez pas été élu sur votre programme. Ce dernier a attiré en gros deux fois moins que chacun de celui de vos principaux concurrents. Et vous savez bien que les résultats du second tour sont loin d’être un résultat d’adhésion…

Alors, vous n’avez pas le choix. Qu’on ne me dise pas que les programmes sont absolument monolithiques et les valeurs incompatibles sur TOUT.

Prenez une à une les quelques 200 propositions que contient chaque programme. Et c’est bien le diable si, pour la plupart, on ne trouve pas un compromis acceptable par une plus grande majorité que les 6% actuels***. Qui permette de bâtir un nouveau projet sans dénaturer votre rêve initial (dont on a tant dit qu’il était imprécis, c’est donc une chance :-)) et qui soit juste implémentable.

A défaut, la France stagnera encore 5 ans de plus…

 

mes sources de cette info confidentielle

** sur les motivations des électeurs au soir du premier tour… entre autres.

*** Eh oui, 2,8 millions de personnes sur 47,6 inscrits, ca fait 6% … pas beaucoup pour dire qu’on emporte l’adhésion et pour obtenir un accord démocratiquement.

On a marché sur la tête

Promenade hygiénique dans les rues du voisinage pour faire ma demi heure syndicale de marche ..img_20170205_182312

Et je tombe en arrêt devant ce panneau. Banal, me direz vous . mais, relisez le  bien. Quoi, une traversée d’enfants pourrait présenter un danger pour les automobilistes ? Danger de cabosser leur carrosserie, voire de provoquer un carambolage? Ou de se faire agresser par une nuée d’elfes ?

Mauvais esprit, me dira-t-on. Non, je persiste et signe. Une société normale aurait incité à la prudence, et non signalé un danger. Mais nous sommes tellement voiture-centric que ce panneau a eu le temps de vieillir là sans que personne ne s’en offusque. Elle est encore loin, la ville apaisée…

Dans le même registre, c’est avec une prudence de malfaiteurs que S et C montent leur projet. Rendez vous compte : mettre sur pied une structure d’accueil de femmes enceintes lourdées par leur entourage… pour avoir refusé d’avorter. Depuis les récentes lois, leur activité frôle l’illégalité.

 

On en a fait du chemin depuis le fameux “les femmes (enceintes) et les enfants d’abord”. Dans le bon sens ?

Allez, OK, je vais les aider…

Un mélange des genres méprisant

C’est comme pour le photovoltaïque* : pour atteindre son objectif, la France subventionne ceux qui ont le moins de chances de contribuer à son objectif.

Une prime pour financer des travaux amenant une économie d’énergie**… et donc de consommation de ressources naturelles, sous une forme ou une autre … bonne idée.

Car chacun sait que, hélas, la rentabilité intrinsèque de tels travaux, si on ne considère que l’impact direct à court terme, est souvent faible. Mais que l’intérêt collectif, en termes de qualité de l’air et de ses impacts sur la santé publique, pour ne parler que de ces derniers, est indéniable.

Mais pourquoi conditionner cela à un seuil de ressources?

Bref, le réserver aux propriétaires pauvres (quel locataire investirait dans le logement qu’il occupe ?), qui ont probablement bien d’autres priorités que de faire un investissement rendu moyennement rentable ?

Encore une fois, en mélangeant les genres on a créé un bidule qui aura un impact probablement confidentiel. melange-des-genres

  • Soit on veut faire un grand pas en avant, et on ouvre la mesure à tous.
  • Soit on veut faire une politique redistributive, et on augmente une alloc ou une autre.. sans créer un truc de plus dans le millefeuille.

En mélangeant les objectifs, on se prépare encore un gaspillage de fonds publics, pavé de bonnes intentions comme l’est l’enfer.

A croire que notre cher gouvernement méprise tellement les gens aux revenus modestes qu’il s’est mis en tête de leur dicter les priorités à suivre dans leurs dépenses. Ne sont ils pas assez grands ?

 

sur le photovoltaique et le dogme des electrons

** et si vous êtes intéressés par la mesure en question

De la torture et des chiffres

De la torture et des chiffres

Pauvre INSEE. Voyez ci dessous comment ses chiffres sont utilisés pour peser sur l’opinion. Ça faisait quelque temps que cette question de l’évolution des inégalités me tarabustait.

A ce stade, je conclus au match nul…

Encore une démonstration, s’il en était, de la manipulation possible de l’information. En cette période d’élections, inutile de déclarer le festival ouvert !!

obs-inegalites-texte

libe-texte

Sel et lumière

Sel, vous êtes discret, invisible, non reconnu. Mais combien efficace. Au mieux, on vous ignore. Si vous manquez de goût, vos amis vous jettent dehors et vous foulent aux pieds, dit le Livre*… Bref, au pire vous ne servez plus à rien**.

Lumière, vous êtes explicite et visible***.. dans un sens bien plus efficace, mais si vulnérable, comme la flamme de la lampe qui affronte la tempête. On ne vous pardonnera rien. Vous devrez savoir trouver là ou vous ressourcer, pour rallumer la flamme et retourner affronter la tempête…

Elle me parle, l’homélie de ce matin. En phase avec la météo du jour, elle doit aussi parler à François Fillon en ce moment.

Surtout qu’entre sel et fiel le goût est parfois subtil à discerner. Et qu’on peut avoir l’impression que la tempête est sélective.

tempete-au-phare-de-porthcawl-de-steve-garrington-03

 

Plus j’y pense, plus je trouve que le hasard fait parfois mieux les choses

 

* Ce que dit wikipedia sur le sel de la terre

** quoique « remblai de voie rapide », c’est un destin qui peut faire vibrer certains.

*** et sur la lumière du monde

Retrouver le sens du politique

Un petit livre de 90 pages … mais écrit par des curés, donc forcément a priori rébarbatif :-))

Alors je vous en fais un résumé rapide, juste pour vous donner un peu envie. Pas un résumé, un extrait . Une phrase par chapitre… choix difficile car il ne peut bien sûr refléter toute la finesse du verbe.

Ça commence par le titre, que j’ai coupé en deux.dans-un-monde-qui-change

Retrouver le politique
…l’absence de projet ou de vision à long terme,des comportements partisans et démagogiques… sont injustifiables et sont devenus insupportables…

Une société en tension
…La contestation est devenue le mode de fonctionnement habituel, et la culture de l’affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue…

Ambivalence et paradoxes
…Il y a donc un équilibre à trouver entre une sécurité maximale illusoire, et une protection des libertés qui est fondamentale…

Un contrat social à repenser
…Dans une société ou l’individu et non le collectif est devenu la référence,il y a un sentiment de déception vis à vis de l’état providence qui n’arrive pas à satisfaire les attentes….

Différence culturelle et intégration.
…Il convient donc pour l’avenir de notre société de redéfinir ce que c’est d’être citoyen français, ety de promouvoir une manière d’être ensemble qui fasse sens….

L’éducation face à des identités fragiles
…plus que d’armure, c’est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d’aujourd’hui…

La question du sens
…la politique s’est faite davantage pourvoyeuse de droits individuels et personnels de plus en plus étendus, que de projets collectifs …. Il faut consentir à inscrire son action dans le temps long.

Une crise de la parole.
..nous savons que c’est la confiance dans la parole donnée qui permet que s’élabore une vie en société…dire clairement ce qui semble bon pour la vie en commun est une responsabilité de chacun.

Pour une juste compréhension de la laïcité.
..la laïcité de l’état est un cadre juridique qui doit permettre à tous,croyants de toutes religions et non-croyants, de vivre ensemble..

Un pays en attente, riche de tant de possibilités.
..Notre pays est généreux, mais il est en attente … les enjeux écologiques et environnementaux sont en train de transformer en profondeur sont en train de transformer nos conceptions de la vie en société et nous tournent vers des attitudes de simplicité, de sobriété et de partage…

Conclusion.
..chacun, à son niveau, est responsable de la vie et de l’avenir de notre société. Cela demandera toujours courage et audace. des qualités qui n’ont jamais déserté le cœur de notre pays.

Et pour la post conclusion, qui s’intitule “2017, année électorale-quelques éléments de réflexions” , je ne l’ai trouvé que dans l’édition papier …Si vous m’avez lu jusqu’ici, vous avez déjà fait une bonne partie du chemin !!!

 

Le texte intégral en pdf

Et pour ceux qui sont des visuels   

Allez, jeunesse, un peu d’espoir…

Allez, jeunesse, un peu d’espoir…

Découragée. C’était l’autre soir l’état d’esprit de cette jeune femme, plongée au quotidien dans le monde du développement durable.
« Malgré tous les efforts, avec l’accroissement de la population sur terre, impossible d’arriver à ne pas bousiller cette planète. »
Impossible ? Allons bon, je n’en suis pas si certain. Quelques faits…

1 – Jamais on n’avait assisté à eu un tel battage médiatique. Pics de pollution aux particules fines,  circulation alternée dans de nombreuses métropoles. Et c’est super !! Car ça y est, on agit. On sensibilise la population. En profondeur.

Qui avait conscience de la situation en décembre 2013? Ou en mars 2014 ? Pas moi, en tous cas. Pourtant, elle était bien pire qu’en ce mois de décembre 2016, les cartes de Prev’air* sont éloquentes.

pm10-10-12-13pm10-12-03-14pm10-6-12-16

2 – En 10 ans, la consommation d’énergie primaire par habitant a baissé de 15% en France. De 25% en Angleterre, ou elle est revenue au niveau des années 70. Les technologies sont là, la conscience aussi.

onsommation-denergie-primaire-en-kg-dequivalent-petrole-par-habitant

3 – Depuis le pic de 2002,  la consommation de bœuf par habitant en France à baissé de 13%**.50-ands-de-conso-de-viande-en-france

 

Oh, la partie n’est pas gagnée. Mais en 15 ans, les résultats concrets sont là. Et pas seulement sur les polluants***. L’urgence est là. 15 ans, c’est long mais c’est rapide face à l’inertie**** de l’humanité. Et la conscience est là . Il n’y a qu’à voir le nombre de chantiers d’isolation d’immeubles en ville.

On continue, on pousse pour la gratuité permanente des transports en commun*****, on change ses habitudes alimentaires… A ton âge, ma grande, on n’a pas le droit d’être découragée.

 

* http://www2.prevair.org/     Et , bien sûr, pas de manip de données comme certains médias adorent faire  : j’ai pris pour décembre 2016 les jours ou les cartes sont les plus « rouges ».

**http://www.gelalpes.com/actualites/50-ans-de-consommation-de-viande-en-france       et si vous voulez reconstituer les chiffres  http://agreste.agriculture.gouv.fr/conjoncture/consommation/        https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%C3%A9mographique_de_la_France

*** sur la pollution de l’air

**** sur l’inertie à laquelle on contribue tous.

***** Ah, la fraternité du bus libre !

Stendhal et les gènes oubliés

Dîner en ville.  Bourgeoisie locale.La conversation est fournie, et passe doucement de la politique locale à la nostalgie des jeunes années … locales. L’ombre de Stendhal plane quand on aborde la famille, locale, les noms des ancêtres qui se sont illustrés dans l’histoire, locale. Clochemerle n’est pas loin.

ancetres-rastaArrière petite fille de X, nom bien connu, localement. Une génération de plus, et les lignées illustres sont toutes représentées dans la pièce.

Silencieux, je ne “suis pas d’ici” et ne me connais aucun ancêtre ayant traîné ses gènes guêtres dans la région.

In petto, je compte. C’est bien parmi 16 ancêtres qu’on va chercher l’illustre. Et les 15 autres, ils comptent pour du beurre ?

Ça serait amusant de les aligner, tous les 16 , côte à côte. Ils ont tous contribué autant, non ?

Si ça tombe, c’est N qui, inconnu car illégitime de la main gauche vu son pedigree pas casher, a fourni les gènes du réflexe qui m’a empêché une fois ou deux de tomber lors d’un faux pas en montagne, et donc à qui je dois d’etre encore ici pour écrire ce post.

Alors, c’est bien lui le plus important, non ?

 

Si un jour je reprends les archives de la généalogie familiale, il faudra vraiment regarder avec le même intérêt dans toutes les directions.

 

merci à @didier.robert.reunion pour l’illustration.

Et pour ceux qui sont certains de la pureté de leurs gènes, regardez donc cette petite video..

50 pesos mexicains

Or de maximilienJ’ai reçu un peso d’or…

Quelle a été son histoire ? On peut l’imaginer rocambolesque, en provenance du Mexique, bien sûr, cousu dans le manteau d’un immigrant, qui le revendit au mont de piété …

Quels dangers a t il traversé ? Quels passages a t il payés ?

Ou, plus prosaïquement, cette pièce ferait elle partie des 4 millions de pièces, datées de 1947, frappées depuis pour fournir directement la demande en or refuge , passant alors directement de l’émetteur au coffre de la banque dans lequel elle a dormi ?  Beaucoup moins romantique ..

Qu’en faire ?  La coudre dans la poche de ma polaire en prévision d’un exil qui menace ?

Nous avons depuis 1944 vécu près de 70 ans de paix ininterrompue, durée jamais atteinte précédemment sous nos latitudes . Pourtant, l’orage menace selon certains.

Voir le message alarmant de l’ AFD : “les 50 pays d’intervention de l’AFD ont un PIB qui se contracte de 20% en 2016…. ce n’est que les prémices …”*   

Alors, valeur refuge ? A conserver avec nostalgie** en mémoire des donateurs ?

Ou valeur reçue à laquelle il faut faire perdre le statut de thésaurisation stérile, et qu’il faut mettre à profit pour agir sur l’instabilité qui menace ?  Par exemple en lui faisant subir le même sort qu’à mon livret A***.

Entre les 2 mon coeur balance …

 

*  Témoignage impressionnant ..  https://www.youtube.com/watch?v=49BMrVaV-oI

** « Les pièces de 50 pesos or du Mexique doivent leur succès, qui ne se dément pas encore aujourd’hui, à leur beauté. »

*** Mais qu’a donc subi mon livret A ?

Matin optimiste

Matin optimiste

Ce matin, sur mon vélo, je suis optimiste.

Non pas à cause du Brexit, dont je ne suis pas encore informé vu le manque d’autoradio sur mon véhicule, mais parce qu’il fait beau, que je suis forcé de m’arrêter dans ce qui ressemble à un embouteillage de vélos, et parce que (du coup?) la rocade que je surplombe est étonnamment fluide.

Non pas à cause des tarifs Easyjet, bas à en pleurer du CO² liquide, d’un aller retour Barcelone à 22 euros, Easyjet lyon barcelona 1mais parce qu’il y a quand même une justice avec un billet qui triple avec les taxes et autres frais.Easyjet lyon barcelona 2

Parce que mon cher Lilo m’apprend que Ocean cleanup est passé au next level.

Parce que Le Parisien m’apprend que le photovoltaïque peut désormais alimenter toutes les clims de France . C’est quand même un heureux hasard qu’il fasse chaud quand il y a du soleil  que le photovoltaïque produise le plus au moment des pointes de climatisation. Elle n’est pas bien faite, la vie ?

L’oreillette bannie me dispense ma chanson fétiche, et je tends la main à mes congénères, qui me répondent fraternellement, une fois de plus, avec un grand sourire.

velo-embouteillage1

La soirée de hier a été joviale, quoique triste. Mais ce matin, cela redémarre à nouveau . Optimiste impénitent . Ah, espérance

 

Lilo ?

Ocean Cleanup ?

Photovoltaïque cet été ?

Chanson fétiche ?

Fraternité ?

Espérance ?

 

Destruction créatrice

La théorie de Schumpeter fait bien débat sur les réseaux en ces périodes de marasme économique.

3hatsLes chapeliers d’ Esperaza (quel joli nom pourtant si proche de l’espérance !) , plus de 3000 en 1929, une grosse poignée maintenant, n’ont pas su, pu, ou vu venir la rupture qui a déplacé leurs emplois, et a transformé la seconde capitale mondiale du chapeau en une ville fossile*.

Et pour cause ….. la rupture s’est appelée crise de 29 puis mode, et on a juste remplacé les chapeaux par … rien. Le vrai bad luck …

 

Les 50 000 canuts, qui faisaient vivre la moitié de Lyon au XIXème siècle et fournissaient à la France les ⅔ de ses exportations, ont, eux, vu la rupture technologique. Mécanique.

Et ils ont su rebondir, dans la mécanique automobile et dans le textile qui, devenu synthétique, a laissé la part belle aux chimistes qui ont donné à leur tour naissance aux géants pharmaceutiques.

Pour Lyon, sur le long terme, Schumpeter a bien marché. Oh, non sans secousses sociales violentes, certes.
Et la dynamique ne s’arrête pas là.
J’ai récemment pu apprécier le plan marketing de la ville. Oui, vous avez bien lu, une ville qui sait se vendre possède ses marketeurs**. Et des bons. Only Lyon , il fallait le trouver, le décliner… La madone à laquelle les Lyonnais ont confié leur ville y est elle pour quelque chose*** ?

Bravo pour cette leçon d’espérance et de dynamisme.

Pour Espéraza j’ai acheté un chapeau, mais ça ne suffira pas à relancer la mode.. Et même si j’en empile trois…

Une seule chose est sure : tout  se réalise par des mains et des cerveaux d’hommes. Il y a toujours source d’espérance****. Et n’oublions pas qu’Il nous a confié la création pour la terminer. Bon, pour le moment on a plutôt abîmé la maison commune. Disons que la phase destruction a eu lieu, à nous de nous atteler maintenant à la phase créatrice…

 

* En plus, c’est vrai, on y a trouvé le plus gros fossile du monde et il y a là un musée des fossiles, superbe dit on.

** Pour voir leur démarche marketing

*** et  la madone dominer au fond de leur page d’accueil ..

**** Espérance qui mène le monde ?

 

De la comm en boîte

De la comm en boîte

C’est bien connu, la communication est le sang du couple. En fait elle irrigue toute relation. Y compris dans l’entreprise, d’ailleurs dotée pour cela de professionnels : pourtant que d’erreurs, lourdes de conséquences !

Même la politique croit dans les bienfaits de la communication. Elle se trompe juste un tout petit peu complétement, en oubliant un des deux sens de la comm, la transformant en propagande unilatérale…. même (et surtout ?) quand elle s’affuble du titre de « participative ».

Clé, donc la communication . Car c’est par l’échange qu’on se connaît . Et par la connaissance qu’on a plaisir à interagir. A interagir avec plaisir, car, et ils en ont fait leur slogan , Mieux on se connaît, mieux on s’aime.

boite de comm

Leur slogan ? Celui de qui ? Celui des créateurs de ces jeux, qu’ils ont appelé les boîtes de comm**.

Ces jeux qui ont mis la larme à l’oeil chez des vieux couples qui pensaient s’être déjà tout dit. Et chez des jeunes adultes qui ont encore mieux découvert leur famille (très) proche.

Allez, votez vous un bain de douceur .

  • A deux, la boîte de comm du couple, une sorte de DSA* gentiment guidé.
  • En famille, multigénérationelle, la boite de comm de la famille, qui renforcera tous les liens… du sang.

boite de comm couple1

boite de comm famille2

 

 

 

 

 

 

A quand la boîte de comm en boîte, pour doper nos entreprises ? Pour introduire, magie, d’un seul coup d’un seul la qualité de la relation et l’efficacité de l’équipe. Car l’un ne va pas sans l’autre. Parfois il me semble que même ce basique est oublié. Et en voilà encore une idée pour doper la santé des entreprises et la création d’emplois…

 

* Pour tout savoir sur le DSA

** Plus sur ces boîtes

 

Ils ont froid toute l’année de notre indifférence

Jean Marc*, du TEDx de La Rochelle, nous secoue .

Leur passé, il est douloureux.

Le futur, ils ne le voient pas .

Oui, les SDF, ils sont dans le présent.

Nous, le présent , on le fuit dans notre activisme et nos super projets de demain…

Chacun peut et doit faire quelque chose, fracasser les barrières de nos peurs et de nos préjugés, et se mettre dans le présent avec eux .

Et il met la French Tech, la technologie positive, au service de l’homme.

French Tech la technologie positive

Prenez  14 minutes pour le regarder, vous ne les regretterez pas … et n’en sortirez sans doute pas indemne.

Dans la série techno positive, vous connaissez Lilo ? Le découvrir ne vous prendra qu’une minute 33…

 

* Oui, c’est ce Jean Marc là..

Je le confesse, j’ai péché…

Réunion de famille à Lille . Pour faire le voyage, il y a un TGV . Simple , non ? Et bien, non, justement.

J’ai failli . J’ai choisi, pour près de la moitié du prix, de prendre ma voiture, de la garer à Genève, de réserver un easyjet Genève-Bruxelles, et de louer une voiture à Bruxelles.

Moralité, pour un week end qui aurait pu être 100% Français* , j’ai fait vivre le parking et l’aéroport Suisses, la compagnie aérienne Britannique, le loueur , l’aéroport et le pompiste **Belges .

Pas top, comme patriotisme économique…

 

Notre équipe projet évolue. Pour notre réunion hebdomadaire Parisienne, les comptes sont faits : deux grenoblois, deux parisiens, trois espagnols, un néerlandais. Notre économe de néerlandais tranche : entre les avions, les TGV, les taxis, hôtels et restaurants du soir … il déplace la réunion hebdomadaire de Paris à Barcelone. Le calcul est imparable , l’économie substantielle.

 

Deux nouvelles recrues pour animer des équipes internationales. Au lieu de les baser en France, comme l’étaient  leurs prédécesseurs, elles sont basées respectivement à Zurich et à Boston, et seront à 50% du temps en télétravail, le reste en voyage…

 

Après avoir perdu ses emplois industriels, ce sont les emplois tertiaires qui fuient la France. Mais comment puis je arrêter cela ?

On les connaît les recettes : coût et flexibilité du travail.

Alors, concrètement , deux suggestions :

1 – pour le coût, je soutiens les politiques “qui vont bien” en préconisant à fond la TVA sociale***. Même si son impact est controversé sur les produits, donc l’emploi industriel, l’impact sur les services est certainement massif. Et ça facilitera la création de “petits boulots” dont les migrants ont tant besoin****.

2 – pour le reste, je donne pour le développement de l’appli Hozana*****. Ça pourra toujours aider.
Amen toi

* Je paie la dette de mes enfants en partant en vacances

** pour faire le plein avant de rendre la voiture

*** Difficile de vous recommander une explication non idéologisée de la TVA sociale . Alors va pour le bon vieux Wikipedia…

**** Sur les migrants et les petits boulots …

***** Hozana ? Un produit des God’s angels.