Une tonte nucléaire raisonnée

Quand j’arrive dans ce jardin délaissé depuis l’hiver dernier, les abeilles* en ont déjà pris possession. Chaque fleur est habitée et vrombit.

Message reçu. La tondeuse autoporteuse avec sa largeur de coupe supérieure au mètre va juste dégrossir la moitié de la surface habituelle. Ça de plus pour les abeilles, ça de moins en pétrole vaporisé en CO².

Et pour les finitions, on n’insistera pas en aller et retours inutiles. La petite électrique, destinée aux bordures, fera plus que son taf. On prendra certes plus de temps que traditionnellement, mais ca tombe bien, cette fois on en a, du temps. Et, n’en déplaise aux grognons**, le nucléaire fait moins de mal aux abeilles et à la planète entière..

 

* Elles ont aussi migré ici

** Ecolo et pro-nucléaire ?

EPR et gare , ou aéroport ?

  • 600 millions pour agrandir la gare du Nord ? Projet retoqué, grave erreur urbaine, offense aux voyageurs .. selon Jean Nouvel … Et en plus, la SNCF est déjà bien trop endettée. Et on passera seulement de 700 000 à 900 000 voyageurs en 2030..
  • 1,5 milliards, c’est le surcoût de Flamanville dont la douloureuse montera à 12,4 milliards.  Mais il faudra bien cela pour alimenter nos TGV . Je n’ose imaginer la facture en solaire.
  • 15 milliards de dollars pour le nouvel aéroport de Pekin* . Pour 72 millions de passagers en 2025. Là, on change de catégorie . Aucun doute.

Aucun doute ?

Récapitulons :

  • Gare du Nord + Flamanville, 13 milliards pour rajouter 200 000 voyageurs par jour. Soit pile 73 millions de voyageurs supplémentaires chaque année.
  • Aéroport de Pékin : 15 milliards pour 72 millions de passagers. Pile pareil à un (gros) poil  près.

C’est sûr que de la gare du Nord je ne vais pas à New York . Mais en ais-je tant besoin que cela?

C’est tout aussi sûr que Flamanville alimentera bien plus que les seuls TGV partant de la gare du Nord. Les TGV consomment quand même 6 fois moins que les avions …**

D’ailleurs mes additions idiotes ne comptent pas la dépense en kérosène des avions.

J’étais convaincu de la folie écologique des voyages aériens . Je le suis maintenant de leur folie économique***.

J’étais déjà convaincu du manque de recul que chacun peut avoir devant des chiffres qui dépassent le montant de son salaire mensuel. Là dessus, pas de changement : une pleine page pour 600 millions, un entrefilet pour 1,5 milliard.  Et pour les 15 milliards, allez voir ailleurs*. Normal, quoi.

* juste un des papiers qui donnent des chiffres parfois divergents ..26-09-2019-2337922_24.php

** au kilomètre, bien sûr ..

*** et en bon père de famille , perso, vous savez pourquoi je n’investirai pas dans l’aérien

**** et s’il y a des pinailleurs, oui, je mélange les dollars et les euros. Et alors ?

Aligner la France sur une trajectoire 1,5 °C ?

J’ai lu avec passion et effroi le travail de B&L Evolution*. Comment aligner la France sur une trajectoire 1,5°C ?

Le préambule est très clair : on peut ne pas être d’accord . On peut ne pas vouloir . On peut refuser . Mais c’est un exercice de style. La France a pris un engagement. Si elle veut le tenir, comment pourrait elle faire ?

Pour ceux que la trentaine de pages rebute, ils ont fait une belle infographie**. Dont vous avez des extraits ci dessous.

Quelque part, je suis content d’y retrouver beaucoup de points abordés dans divers billets de ce blog. Si ca vous amuse, cherchez les billets taggés « environnement » ou « ecologie ». Au fil des ans, je réalise que je les ai accumulés..

Mais que je suis timoré !!  Il en manque beaucoup pour arriver au compte requis.

Allez, un effort sur ma gourmandise : le flux de données.  Tant pis pour la beauté et la finesse de l’image, au lieu d’uploader ma dernière vidéo youtube*** en « belle » résolution de 1980*1080, je l’ai dégradée à 1280*720 .  Au lieu d’uploader 658 millions d’octets, je suis retombé à 173.  Impossible de comprendre, dans la jungle des chiffres, à combien de CO² cela correspond, mais ca va bien dans le sens de diviser par 3 , non ?

 

 

* Le rapport de 36 pages de B&L 

** Pour ceux qui préfèrent le dessin, l’infographie

*** Et pour les apiculteurs et les printeurs, ma chaîne youtube ou je m’impose de faire des vidéos très courtes…une autre manière de diminuer le nombre d’octets voyageurs.

Allez zou, on bazarde

Les jeunes sont de sortie. Pas pour prendre l’air, pour en réclamer. Du propre. Oui, ils manifestent pour le climat. En masse.

Et s’ils font l’effort d’aller autant marcher, il y a fort à parier qu’ils tanneront leurs parents, leurs oncles, leurs retraités de grand parents, pour exiger qu’ils se bougent. Ou plus exactement qu’ils arrêtent de bouger en vain.

Bien sûr, eux mêmes vont évoluer. Refuser de prendre l’avion pour un oui, pour un non, pour un loisir qu’ils pourraient avoir à portée de main. Inutile d’aller à Atlanta pour voir Disney, ni au Kenya quand on a Peaugres, n’est ce pas ?

Et comme ils vont déclarer la guerre autour d’eux à tous ceux qui prennent l’avion pour leurs loisirs, cela va faire mal. Mon wikipedia favori me porte donc à penser que le trafic aérien va baisser de 52%

27 % des passagers prennent l’avion pour visiter famille ou amis, contre 52 % pour les loisirs et 14 % pour le travail

Alors, résolument, vendons ADP tant que cela vaut encore quelque chose..

 

Bon, doux rêveur ? sans doute un peu, mais la conscience vient, l’égocentrisme forcené des pollueurs va s’infléchir, j’y crois…

Alerte rouge

Depuis toujours, un feu rouge m’impose d’arrêter l’action en cours. Danger. Ne va pas plus loin. Interdit.

Dans ma voiture, je passe a l’orange. Ne me laisse pas intimider par le voyant qui m’incite a passer au garage. Mais au rouge, non. Je n’y vais pas.

Le dernier voyant rouge en date me met en garde : je risquerais gros à ne pas mettre ma clim en route. Je le sais bien, les jeunes marchent pour le climat. Pour MON climat ? Ce serait donc si grave de transpirer au volant ? De refuser d’émettre le surcroît notable de CO2 que mon confort est sensé exiger ? Et tant pis si mon confort réchauffe le voisinage . Si l’énergie qu’il nécessite génère l’effet de serre qui fera souffrir les lointains paysans tropicaux.

Beau symbole de notre égocentrisme à courte vue que la clim . Que ce voyant rouge qui, si j’écoutais son message subliminal,  m’interdirait de m’en passer.

Et bien non, il n’y a pas qu’à vélo que je vais passer au rouge idiot. Désormais j’ignore ce warning ultime de « A/C off » et roule avec, autant que faire ce peut.

Ca peut aller très vite

Qu’est ce que quinze ans ? Dans une vie ?

Et dans la vie de la terre ?

Cela pourtant a suffi au Mexique .

Pour passer d’un pays exportateur qui produisait deux fois sa consommation à un pays importateur .

A qui le tour ? la vie se promet très très difficile pour ceux qui n’ont pas de ressource. Ou pour ceux qui ne se préoccupent pas trop de l’économiser.

Allez, un peu plus d’effort vers la famille zéro déchet..  Ce bouquin, en voilà un cadeau utile …

Non, je ne viendrai pas vous revoir..

 

Après dix ans en France, Pramod était rentré au pays. Avec la belle Saru, ils ont fondé l’école Victor Hugo Manjushree Vidyapith* et l’agence de voyage Mandap Travel** qui la finance.

ecole VHmavi

Ils accueillent des enfants pauvres, des filles en majorité, pour leur fournir une éducation scolaire et à l’environnement de qualité internationale. Enthousiasmant.

Il y a deux ans, j’ai eu la chance de venir les visiter. De faire un trek inoubliable sur les contreforts des Annapurna, sous le regard du Dhaulagiri.

Et quand la proposition de retourner sillonner ces montagnes fantastiques est arrivée, tout en contribuant à leur merveilleux projet mon sang enthousiasmé n’a fait qu’un tour.

Puis cet emm.. de cerveau a pris le relais. A quoi bon partager les messages d’urgence de Janco***, l’invitation pressante de François a la conversion écologique****, pour se permettre d’émettre à moi seul par ce voyage en avion autant de CO² pour juste une quinzaine de loisirs ? Ai-je épuisé les ressources montagnardes des Alpes, qui sont à proximité de vélo ?

Quelques semaines de maturation plus tard, ma réponse part : malgré tous les attraits du projet, je ne me permettrai pas de générer tout ce CO² pour mon seul loisir. Ce trek sera donc sans moi.

 

* Ecole Victor Hugo à Katmandu ?

** Mandap Travel, une agence pas ordinaire..

*** Jean Marc Jancovici

**** Pour ceux qui n’avaient pas capté, je parle bien sûr de Laudato Si ..

Des taxes et de la valorisation doublée

Mon livre  de chevet* m’a abondamment parlé de la valorisation doublée. Oui, ce facteur là ! Celui qui nous fait inconsciemment valoriser deux fois plus ce qu’on perd que ce qu’on gagne. Ce conservatisme qui nous fait doublement résister chaque fois que l’on nous enlève quelque chose. Car nous sommes viscéralement attachés à nos biens. Dans mon cas, c’est sûr !

Alors quand une nouvelle taxe arrive, qui puise dans notre compte en banque, nous hurlons. En gros deux fois plus fort que raisonnable. Et il faudra donner deux fois plus pour compenser le sentiment de spoliation.

La preuve.

Ce meneur des gilets jaunes qui, spontanément, au 20h, qualifie d’”aumône” (sic) les quelques 20 euros mensuels que la réforme de la CSG a ajouté sur sa fiche de paie.

Mais qui ne souffre pas les 10 centimes d’augmentation de taxes sur le diesel, qui l’étrangle.

Je ne peux m’empêcher de faire, une fois de plus, un calcul.

20 euros donnés d’une main.

Mettons qu’ils soient intégralement repris de l’autre dans le même mois . A coup de 10 centimes** par litre, cela fait 200 litres. Mensuels.

A 5 litres au 100 , ces 200 litres le transportent sur 4000 km. Mensuels.

Il faudrait donc que ce pauvre manifestant étranglé par les taxes habite à plus de 100 km de son lieu de travail pour que ces deux mesures commencent à lui faire perdre du sacro saint pouvoir d’achat. 2 fois 100 km par jour, ça fait beaucoup…

Allez, c’est un gros rouleur . Mettons qu’il fasse 2*50km *** par jour pour travailler. Il est encore globalement gagnant. Encore une victime du facteur 2, qui le pousse à passer son week end à faire barrage.

Ce jeu de transfert de taxes peut passer pour du bonneteau. Mais j’avoue que s’il permet :

1 – de faire baisser le coût du travail (et je confirme que le coût total de mon employé à domicile a baissé de l’ordre de 1% sur les 12 derniers mois… à salaire net augmenté).

2 – de faire grimper le prix des ressources non renouvelables.

3 – et de donner un petit coup de pouce au pouvoir d’achat de la plupart des gens.

cela devient un très joli coup..

 

Moralité : que je me méfie encore plus de ce fichu facteur 2, qui m’inciterait si facilement à des réactions pas forcément adaptées…

 

* Bien sûr, mon “prix du bonheur” ..

**  Dans le marécage des chiffres balancés ici et là, 10 centimes permettent des calculs ronds. Selon vos références, 5, 10 ou 15 ne changent pas le raisonnement …

*** sachant que la médiane française est à 7,9km , selon l’INSEE . Tous les détails  là

 

A défaut de crever de chaud, va t-on mourir de froid ?

Les calculs de nombreux climatologues nous prédisent un réchauffement climatique. Ce n’est pas un scoop.

D’autres s’évertuent à calculer le « peak oil », qui préfigure le son du glas de nos véhicules motorisés au pétrole.

Je tombe sur un point de vue un peu décalé*, qui, basé sur des études apparemment sérieuses, nous annonce la limitation du réchauffement climatique par manque de combattants source de CO², pétrole, c’est sous entendu, mais aussi gaz et charbon. Des données intéressantes.

Si je pousse au bout, on ne va donc plus avoir de quoi se chauffer avant que le réchauffement climatique ne nous en ôte le besoin ?

Il y a là de quoi perdre son latin… Une seule chose est sûre, c’est qu’en isolant nos logements on agit sur les deux tableaux : le « peak carbone » , et le réchauffement climatique . In medio stat virtus.

Dans la série, le nucléaire n’est pas mal non plus , je l’ai déjà dit**, mais cela attire les foudres des « vrais » écolos, comme encore la semaine dernière ou j’ai failli être carbonisé par un regard de braise …

 

* La faible disponibilité du charbon limitera le réchauffement climatique    (Philippe Gauthier – Energie et environnement)

** Ecolo, nucléaire et diesel

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

La croissance pour nous rendre plus malheureux ?

Si le PNB représente bien la richesse nationale, donc celle de la population, je comprends que :

  • la population en France croissant de 0,4% par an*, une croissance du PNB de 0,4% nous permettra de conserver notre richesse par habitant. Jusque là, OK.
  • au delà de 0,4%, la croissance permettrait à chacun de faire croître son pouvoir d’achat. Mais pourquoi ?

Mon livre de chevet favori (bon, c’est vrai il n’est pas seul, la pile à mon chevet menace parfois sérieusement mon sommeil) , j’ai nommé “le prix du bonheur”** , m’indique bien que depuis quarante ans le pouvoir d’achat a eu beau doubler, le bonheur des riches comme celui des pauvres n’a pas augmenté d’un poil ( voir fig et son commentaire ci dessous).

Alors vu qu’on ne sait pas croître sans détériorer notre environnement (voir le bouquin de Janco*** qui lie de manière imparable PNB et émission de CO²), vu que sans aucun doute détériorer notre environnement ne va pas nous rendre plus heureux, du moins à long terme (un feu d’artifice nous rendrait moins heureux si nous savions vraiment la quantité de métaux lourds qu’il volatilise à portée de nos narines****), arrêtons cette course à la croissance, qui ne peut que nous rendre plus malheureux, nous sommes de plus en plus nombreux à en être convaincus.

Pour régler le problème de la dette il faudra trouver un autre moyen que bousiller l’environnement et nous rendre malheureux.

 

* voir les stats de la worldbank  qui en prime permettent de pousser mon raisonnement a l’échelle planétaire.

** Ah, le prix du bonheur  !!

*** Janco what ? Il pourrait bien ressortir dans d’autres posts, celui là ..

**** Pour sentir les feux d’artifice à leur juste odeur ..

L’écologie du colibri

Qui ne connaît pas cette histoire du colibri qui s’attaque au feu de forêt en jouant au Canadair, sans illusion sur l’efficacité de son action, mais en étant juste en paix avec lui même :”j’ai fait ma part”.

Face au défi environnemental, ne pourrions nous pas être a notre tour chacun un colibri :

  • Le petit mot “stop pub” , au rendement fantastique : 25 cm² de papier, soit 0,2 grammes qui repoussent une bonne centaine de grammes de prospectus chaque jour.  40 kg par an. Un rendement de 20 millions de pourcent. A faire rêver la Société Générale et ses traders..
  • L’étui de ma baguette, que la boulangère me donne soigneusement chaque matin. Un beau papier. Avec un peu de plastique transparent. Courage pour recycler cela. Et si je revenais au bon vieux sac à pain de mon enfance ? 4 kg de papier en jeu..

Au fait, quelle consommation de ressource dans un kg de papier ?

Mes sites favoris me donnent, à la grosse, 1 kg de CO² par kg de papier et 500 litres d’eau.

Soit chaque année 800 km en voiture et trois rotations de Canadair. Gros colibri, non ?

 

* http://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?papier__carton_et_articles_en_.htm

** http://www.eaufrance.fr/ressources/groupes-de-chiffres-cles/volume-d-eau-necessaire-pour-1261

Diesel et nucléaire pour les écolos.

Ce Grenoble magazine* est à lui seul un temple de manipulation.

Fini le diesel et le CO² . Allez, diesel, CO², on fait une fournée, plus on tape sur le clou, plus il s’enfonce..

Que le diesel, par sa consommation plus faible, produise moins de CO² que l’essence, cela ne se dit plus. Politiquement inacceptable.

Amalgamer particules fines, qui impactent la santé de l’homme urbain, et CO², qui impacterait ( je mets un conditionnel pour ne pas entamer la guerre avec les climatosceptiques, ce n’est pas mon propos) le changement climatique avec ses impacts énormes et à long terme, cela ne gêne personne** .

Bannir une technologie (le diesel) au lieu d’imposer une performance à atteindre (l’émission de particules) bloque tout progrès technique car restreint le champs des possibles. Cela ne gêne pas la presse . Pourtant une telle démarche est  proscrite dans l’élaboration de normes internationales.

Pour ma part, en bon écolo, j’ai acheté récemment une voiture diesel. Qui épuise moins les ressources naturelles. Qui émet moins de CO². Qui est potentiellement plus durable.

Et, bien sûr, je ne l’utilise pas en ville, territoire du vélo.

La voiture électrique ? Peut être, mais pas à l’Allemande. Si l’électricité vient du charbon, la voiture électrique émet plus de microparticules ET plus de CO² que n’importe quelle autre technologie.

Alimentée au solaire ? Peut être, un jour. Mais aujourd’hui c’est une utopie de fournir assez d’énergie solaire pour toute la circulation automobile****. Et la France s’y prend bien mal *****

Reste le nucléaire. Sans CO² . Sans particules fines. Certes avec des déchets à stocker. L’homme a su développer les techniques pour dénicher des combustibles stockés sans fuites par la nature dans le sous sol sous haute pression pendant des millions d’années. Il devrait bien être capable de se débrouiller pour en remettre un peu à la place.

 

Tout est lié, comme le rappelle François. Dans nos choix, je refuse l’amalgame. Eau, CO², ressources naturelles, particules fines : que nos solutions prennent en compte ces quatre éléments. Sans a priori technologique.

 

*  Gre-mag N°19  mars/avril 2018 p 18

** Pour les passionnés du sujet, je ne peux que recommander le livre de Jancovici ci dessus.

*** Pour ceux qui préfèrent, sa conférence qui raconte la même chose..

**** sur l’empreinte du gaz de schiste, du photovoltaïque et du nucléaire

***** sur le dogmatisme photovoltaïque en France

Pour une génération de makers.

Pauvre essoreuse à salade . Frappée d’obsolescence (programmée ?), la poubelle la guette pour une simple poignée brisée. Fi des sourires, je ne peux accepter. Je sais que son remplacement ne coûterait qu’une petite poignée d’euros. Qu’un dépannage un temps non nul. Mais quelle belle occasion de mettre en œuvre mon cadeau de Noël . De img_20180125_160644.jpgmettre à profit les heures passées sur le MOOC de cet hiver*. Une heure de conception, trois heures d’impression. Cinq grammes de PLA**, à base d’amidon de maïs, vont sauver de la décharge 500 grammes de plastique issu de précieux pétrole. Quel belle rentabilité, du point de vue WAT***

Ils savent jouer au lego, ils apprendront vite à dessiner en 3D, foi de grand père. Avec des logiciels comme Tinkercad**** c’est devenu un jeu d’enfant. Donc de petits enfants.

Et si cette génération apprenait à l’école à maîtriser l’impression 3D ? A piloter ces machines qui, aujourd’hui, coûtent bien moins qu’une console de jeu. Pour 100 euros mon Anet est arrivée en pièces détachées directement dans la boite aux lettres.

Alors, pour le futur de la planète, on milite pour ce complément du programme scolaire?

 

*Massive Online Open Course. Le prochain de FUN (France Université Numérique)  sur l’impression 3D démarre le 3 avril…

** PLA ?

*** VAT ou WAT ?

**** Tinkercad ? Un logiciel online pour la conception mécanique ou électronique.

Maker ?   Kesako ?

IMG_20180125_160910

Ubu et l’économie circulaire

Avec cette vieille canalisation d’au moins 10 kg de plomb en main, je me vois riche. Le LME  m’indique qu’il y en a bien pour 25 euros au prix de gros. Les cours sont bas en ce moment.

Je découvre avec joie qu’il y a un ferrailleur a moins d’un kilomètre. Un coup de fil pour éviter la mauvaise surprise me permet de profiter d’un immense éclat de rire. Gentiment, mon interlocuteur me dessille les yeux : oui, il est intéressé par du plomb. Il le récupère à la tonne, donc même si je lui apporte mon tuyau, il ne prendra pas la peine de me l’acheter. Il en donne 500 euros la tonne, cours confirmé par google quelques minutes plus tard. Un cinquième du prix mondial. Un rapide examen m’indique que pour d’autres métaux, cuivre, acier, la situation est très proche.

Toute filière de recyclage devra donc se débrouiller pour collecter, trier, raffiner, et atteindre la tonne fatidique en dépensant seulement un cinquième du cours du métal pur.

Donc non, la filière d’approvisionnement en matières premières n’est pas en tension.. Pourtant tous prédisent des pénuries à court terme. C’est vrai que la terre ne demande rien pour les ressources qu’on lui extirpe. Quand on paie de la matière, on paye juste le travail qu’il a fallu fournir pour la récupérer. Pas un centime pour l’énergie et les siècles que mère nature a dépensés pour la produire.

Ça encourage pas à l’économie circulaire, cette affaire. Alors ?

Je ressors ma vieille idée de WAT*, qui serait à la matière première ce que la taxe carbone est à l’énergie.

Et en attendant que la filière de reconditionnement des matières progresse et n’aie plus besoin de 80% du gâteau, il ne reste donc plus qu’à se focaliser sur la réparabilité.

 

* taxer le poids extrait et non le travail, en quelque sorte.

La fin du crédit gratuit ? Cadeau de Noël en conséquence.

2 août. Notre gouvernement est implacablement en marche. Il faut cesser cette maladie du déficit budgétaire, et toutes les économies sont bonnes à prendre. A imposer. Il va nous prouver que ce déficit n’est pas une fatalité, que si l’on veut bien (et même si l’on ne veut pas) , quelques changements parfois douloureux de notre mode de vie vont nous permettre de revenir dans le droit chemin de l’orthodoxie budgétaire.

Hasard du calendrier, durant cette même semaine on nous informe que la terre, elle aussi, vit dorénavant à crédit. Qu’il faudrait donc diviser par deux notre consommation de ressources pour résorber le déficit.

  • Deux fois moins de nourriture
  • Deux fois moins de transport
  • Deux fois moins de chauffage
  • Deux fois moins …. de tout, sauf d’amour et d’eau fraîche.

Ça fiche un peu le vertige. Mais je crois que c’est plus important que ce foutu déficit budgétaire qui, s’il n’est pas résolu, pourra toujours ruiner les créanciers.

En termes de planète, les créanciers seront nos descendants.. ou leur absence.

Ne rêvons pas, n’attendons pas .. en route pour le vélo (électrique au besoin, mais vraiment au besoin*), le covoiturage et les transports en commun (gratuits**), le recyclage, le potager d’agrément, les feux d’artifice deux fois plus courts***, les piscines deux fois moins larges, deux fois moins de clim, les œufs à repriser les chaussettes et la viande uniquement pour les fêtes. Des tomates locales **** , moins de voiture pour se dérouiller les jambes, et une balade dans le quartier qui permettra en plus de rencontrer les voisins*****.

Pas de défaitisme, il y a de l’espoir******

Pour finir, comme la saison s’approche, soyez in avec vos cadeaux de Noël : une tenue de cycliste imperméable, qui peut loger toute l’année dans le sac du PC 😉 . Plus d’excuse pour le risque de pluie.

 

* Les limites du vélo électrique

** Ça coûte si cher que cela ?

*** Ça changerait beaucoup les choses.

**** Des tomates et des cadres locaux

***** Du bénéfice de la fête des voisins

****** Bien sûr, qu’il y a de l’espoir

Un mélange des genres méprisant

C’est comme pour le photovoltaïque* : pour atteindre son objectif, la France subventionne ceux qui ont le moins de chances de contribuer à son objectif.

Une prime pour financer des travaux amenant une économie d’énergie**… et donc de consommation de ressources naturelles, sous une forme ou une autre … bonne idée.

Car chacun sait que, hélas, la rentabilité intrinsèque de tels travaux, si on ne considère que l’impact direct à court terme, est souvent faible. Mais que l’intérêt collectif, en termes de qualité de l’air et de ses impacts sur la santé publique, pour ne parler que de ces derniers, est indéniable.

Mais pourquoi conditionner cela à un seuil de ressources?

Bref, le réserver aux propriétaires pauvres (quel locataire investirait dans le logement qu’il occupe ?), qui ont probablement bien d’autres priorités que de faire un investissement rendu moyennement rentable ?

Encore une fois, en mélangeant les genres on a créé un bidule qui aura un impact probablement confidentiel. melange-des-genres

  • Soit on veut faire un grand pas en avant, et on ouvre la mesure à tous.
  • Soit on veut faire une politique redistributive, et on augmente une alloc ou une autre.. sans créer un truc de plus dans le millefeuille.

En mélangeant les objectifs, on se prépare encore un gaspillage de fonds publics, pavé de bonnes intentions comme l’est l’enfer.

A croire que notre cher gouvernement méprise tellement les gens aux revenus modestes qu’il s’est mis en tête de leur dicter les priorités à suivre dans leurs dépenses. Ne sont ils pas assez grands ?

 

sur le photovoltaique et le dogme des electrons

** et si vous êtes intéressés par la mesure en question

Allez, jeunesse, un peu d’espoir…

Allez, jeunesse, un peu d’espoir…

Découragée. C’était l’autre soir l’état d’esprit de cette jeune femme, plongée au quotidien dans le monde du développement durable.
« Malgré tous les efforts, avec l’accroissement de la population sur terre, impossible d’arriver à ne pas bousiller cette planète. »
Impossible ? Allons bon, je n’en suis pas si certain. Quelques faits…

1 – Jamais on n’avait assisté à eu un tel battage médiatique. Pics de pollution aux particules fines,  circulation alternée dans de nombreuses métropoles. Et c’est super !! Car ça y est, on agit. On sensibilise la population. En profondeur.

Qui avait conscience de la situation en décembre 2013? Ou en mars 2014 ? Pas moi, en tous cas. Pourtant, elle était bien pire qu’en ce mois de décembre 2016, les cartes de Prev’air* sont éloquentes.

pm10-10-12-13pm10-12-03-14pm10-6-12-16

2 – En 10 ans, la consommation d’énergie primaire par habitant a baissé de 15% en France. De 25% en Angleterre, ou elle est revenue au niveau des années 70. Les technologies sont là, la conscience aussi.

onsommation-denergie-primaire-en-kg-dequivalent-petrole-par-habitant

3 – Depuis le pic de 2002,  la consommation de bœuf par habitant en France à baissé de 13%**.50-ands-de-conso-de-viande-en-france

 

Oh, la partie n’est pas gagnée. Mais en 15 ans, les résultats concrets sont là. Et pas seulement sur les polluants***. L’urgence est là. 15 ans, c’est long mais c’est rapide face à l’inertie**** de l’humanité. Et la conscience est là . Il n’y a qu’à voir le nombre de chantiers d’isolation d’immeubles en ville.

On continue, on pousse pour la gratuité permanente des transports en commun*****, on change ses habitudes alimentaires… A ton âge, ma grande, on n’a pas le droit d’être découragée.

 

* http://www2.prevair.org/     Et , bien sûr, pas de manip de données comme certains médias adorent faire  : j’ai pris pour décembre 2016 les jours ou les cartes sont les plus « rouges ».

**http://www.gelalpes.com/actualites/50-ans-de-consommation-de-viande-en-france       et si vous voulez reconstituer les chiffres  http://agreste.agriculture.gouv.fr/conjoncture/consommation/        https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%C3%A9mographique_de_la_France

*** sur la pollution de l’air

**** sur l’inertie à laquelle on contribue tous.

***** Ah, la fraternité du bus libre !

Le stress du moteur

Ce matin je suis pressé. Un document à aller signer à l’autre bout de la ville.  Alors je prends le vélo électrique tout neuf de ma douce.

Découverte de ce mode de transport. Comme un gamin sur sa première mob, je mets plein gaz… et aide de toute la puissance de mes mollets. Très vite, vient la frustration de la coupure de l’assistance à 27 km/h.. qui rappelle brutalement que la célérité acquise doit assez peu à mon anatomie… qui se retrouve bien à la peine quand elle veut dépasser ce seuil fatidique des 27.

Second énervement: l’encombrement des bandes cyclables, par toutes sortes de poubelles, piétons  ou autres véhicules. Qui démontre s’il en était besoin la perte énorme de maniabilité dès que la monture engraisse de dix kilos et double sa vitesse de croisière.

Il faut le vivre pour le croire.

Et c’est au retour que vient le troisième désagrément.  Je ne suis plus pressé,  il fait beau.. et pourtant je me rue d’intersection en intersection, succession d’accélérations et de freinages, dans une gabegie d’énergie qui aurait eu vite fait de mettre mes mollets en grève s’ils avaient été seuls à la manoeuvre..

J’arrive à la maison frais, mais stressé.
Bonne leçon. OK pour l’assistance pour faire de la distance ou monter des côtes, par contre pour la ville plate… rien ne vaut la machine humaine en autonomie.  Calmement. Le moteur, ca ajoute bien du stress.

cache_9496046

Chaud mais propre

Chaud mais propre

evolution-de-la-pollution-de-lair-en-franceFeedly* m’amène la bonne nouvelle du jour . Les émissions de gaz polluants en France sont en nette diminution, et, avec un petit effet retard, l’air est de plus en plus propre. Même en particules fines**… Ça, c’est une bonne nouvelle pour tous les urbains, non ?

Comme quoi, quand on agit …

chaud-mais-propreAh, cela ne concerne pas les GES ! La concentration ne cesse de monter. Ça doit être plus dur de renoncer à sa voiture que d’exiger des industriels qu’ils fassent des efforts…

On va donc vers un air plus chaud, pas encore de changement à ce sujet, mais bien plus propre .

A moitié plein, ou à moitié vide le verre il est ?

a-moitie-plein

* Feedly ? Ah oui, faire sa propre source d’infos. Quelle ouverture, j’y ai même mis les communiqués du ministère de la Ségolène !

** il faut donc croire que la circulation alternée nous pousse juste à continuer l’effort …

Coexistence routière. Une spéciale pour ceux qu’insupporte l’insubordination des cyclistes au « code de la voiture ».

Coexistence routière. Une spéciale pour ceux qu’insupporte l’insubordination des cyclistes au « code de la voiture ».

Chaque matin, j’évalue du coin de l’oeil le nombre de cyclistes en mouvement dans mon champ de vision. Car j’ai promis un jour de respecter le code dit de la route s’il dépassait la barre des 10% de déplacements en ville*.

L’autre jour, j’évaluais tellement bien que j’ai failli percuter un autre cycliste…  Clairement, sur ce trajet là les stats ont remonté. 

Sommes nous aux 10% ? L’ EPOMM** a des données pas trop à jour, mais qui confirment que Grenoble évolue .De 2002 à 2010, la part du vélo, comme d’ailleurs celle des transports en commun, aurait quasi doublé. Evolution impressionnante en huit années seulement. une belle preuve de la capacité d’adaptation de l’homme.

EPOMM Grenoble

Et si on considère qu’en 2016 la tendance s’est accélérée , il me va falloir désormais considérer  presque respecter les feux.

Enfin un  propos qui va satisfaire les automobilistes qui trouvent les vélos très dangereux .. quoique on n’ai jamais vu un cycliste tuer un automobiliste… Est ce bien sûr ?

Cherchons un peu.

Et bien si !

En 2014, un cycliste a tué un automobiliste***. 

Diapositive1

Intéressant, quoique morbide, ce tableau du bilan de la coexistence routière. On y voit que les automobilistes ( comme les cyclistes) sont plus tués qu’ils ne tuent, sur la route du moins (cercles verts). Qu’il y a en France dix fois plus**** plus d’ours sauvages que de vélos tueurs de grand mères.

Et que le bus est de loin le moyen de transport le plus sûr (bleu). A condition d’être dedans, bien sûr. L’expression « passer sous un bus » n’est pas que littéraire pour quand même 399 personnes…

Alors va pour le bus à pédales, on pourra même emmener ceux qui ragent de ne plus pouvoir pédaler …

velobus

En tous cas, une chose est certaine . Post macabre pour post macabre, pour le dernier voyage, c’est ça que je veux ….

Corbillard-danemark

 

PS : je ne rouvre pas le dossier sulfureux du casque en vélo, malgré les nombreux écrits passionnés.

C’est une autre histoire, si vous voulez aller voir ce qu’en dit l’ADAV…

 

* Ledit code devra bien entendu évoluer pour ne plus être le seul bras armé du lobby automobiliste, mais c’est un autre débat (qui a démarré, d’ailleurs)

** EPOMM : pour tout savoir sur les transports dans les villes Européennes , par exemple la championne du transport en commun

*** Et c’est un de trop, bien sûr.

**** Pour ceux qui préfèrent les ours sauvages aux cyclistes.

Matin optimiste

Matin optimiste

Ce matin, sur mon vélo, je suis optimiste.

Non pas à cause du Brexit, dont je ne suis pas encore informé vu le manque d’autoradio sur mon véhicule, mais parce qu’il fait beau, que je suis forcé de m’arrêter dans ce qui ressemble à un embouteillage de vélos, et parce que (du coup?) la rocade que je surplombe est étonnamment fluide.

Non pas à cause des tarifs Easyjet, bas à en pleurer du CO² liquide, d’un aller retour Barcelone à 22 euros, Easyjet lyon barcelona 1mais parce qu’il y a quand même une justice avec un billet qui triple avec les taxes et autres frais.Easyjet lyon barcelona 2

Parce que mon cher Lilo m’apprend que Ocean cleanup est passé au next level.

Parce que Le Parisien m’apprend que le photovoltaïque peut désormais alimenter toutes les clims de France . C’est quand même un heureux hasard qu’il fasse chaud quand il y a du soleil  que le photovoltaïque produise le plus au moment des pointes de climatisation. Elle n’est pas bien faite, la vie ?

L’oreillette bannie me dispense ma chanson fétiche, et je tends la main à mes congénères, qui me répondent fraternellement, une fois de plus, avec un grand sourire.

velo-embouteillage1

La soirée de hier a été joviale, quoique triste. Mais ce matin, cela redémarre à nouveau . Optimiste impénitent . Ah, espérance

 

Lilo ?

Ocean Cleanup ?

Photovoltaïque cet été ?

Chanson fétiche ?

Fraternité ?

Espérance ?

 

Comme pénitence, vous me ferez un carême de bœuf.

Comme pénitence, vous me ferez un carême de bœuf.

Quand j’ai avoué mon péché*, j’ai été surpris par les réactions, publiques ou privées, parfois ayatollesques surtout chez les areligieux qui se reconnaîtront  😉  …


easyboeufNul n’a le droit d’être imparfait, encore moins de l’avouer. Haro sur le baudet…

Donc j’ai péché. Surtout contre l’environnement. En prenant l’avion au lieu du TGV pour aller à Lille. Et, l’avion, c’est bien connu, c’est mal. Et le TGV, c’est bien. Simple, non ? Rassurant, même.

Comme première pénitence, je me suis voté d’évaluer l’ampleur de mon offense.

Et de me perdre dans la toile à en avoir la nausée…La valorisation du bien et du mal prend bien souvent des habits scientifiques pour soutenir des allégations bien diverses sur le même sujet… Bon, allez, je me fie à l’ Ademe**, qui calcule jusqu’à l’impact carbone de l’acier utilisé pour fabriquer les voitures (mais prend bizarrement  pour argent comptant les déclarations de la SNCF!).

Et, pardonnez les approximations, le résultat est sur le graphe ci dessous: selon le nombre de voyageurs , le poids de CO² renvoyé dans la stratosphère selon que nous prenions le TGV, avec voiture à l’arrivée, la voiture tout du long, ou l’itinéraire honni via Suisse et Belgique.

empreinte CO2

Ayant voyagé à 5, l’offense individuelle est à la hauteur de 30kg de CO², soit 60 kg aller et retour, ou encore en gros 40 litres de précieux pétrole. Un plein. Haro sur le baudet.

Je n’aurais pas l’outrecuidance de m’infliger en guise de réparation un mois de trajet travail-domicile à faire vélo, c’est déjà mon quotidien. Hourra,  l’Ademe, prévoyante, me propose des menus type:

  • un repas type de végétarien “pèse” 120g de CO²
  • un repas volaille-légumes 300g
  • et un repas avec steak frites 1200g.

Privé de steak pendant un carême****, la voilà ma pénitence.

 

En prime, l’Ademe permet de convertir toute  alimentation en équivalent carbone de kilomètre motorisé (avion ou voiture, à ce stade de précision c’est pareil…)

  • 1 steak = 7 km
  • 1 côtelette = 1,5 km
  • 1 oeuf = 400 m
  • 1kg de légumes locaux = 200 m
  • 1 marshmallow*** = 10 m

Easyjet me convaincrait presque qu’il est écolo en supprimant les plateaux repas !

 

* L’origine du scandale

** Et si vous voulez vous taper les 190 pages de la bible Ademe du CO²  (lien vers la version condensée, il y a des reprises partielles plus récentes).

*** évaluation assez personnelle basée sur l’équivalent du sucre… qui peut être utile pour ceux qui envisagent de faire le test de manière trop répétitive.

**** il ne vous aura pas échappé qu’un carême fait 40 jours, n’est ce pas ?

L’énergie du réfugié

Mon interlocuteur de l’UNHCR a un rêve. Que soit inscrit un droit a l’énergie dans la charte des droits de l’homme. Réaliste, il propose de quantifier ce droit a 12 Watts par personne.

  • 12W pendant 24h, ca fait 288Wh …
  • en gros 8 litres d’eau chauffés de 30 degrés
  • soit ce qu’on dépense en une douche rapide, ou en se se lavant les mains à l’eau chaude trois fois par jour .

arme eau2Rien qu’en se lavant les mains à l’eau chaude, on consomme autant d’énergie qu’un réfugié … qui lui même est bien souvent refugié car il fuit une guerre dont la cause profonde est le pétrole…. nécessaire à chauffer notre eau.  Cherchez l’erreur…

Pour lutter contre la guerre de l’or noir … je me lave les mains à l’eau froide…

Non, les électrons ne sont pas dogmatiques

pokemon_electron_by_match16-d3aiei6Le photovoltaïque recule en France . Contrairement a ce qui se passe chez nos voisins Européens . En 2013, on a raccordé 600MW contre 1500 MW en 2011 . Près de 3 fois moins.

evolution_du_raccordement_au_re_seau_ge_re_par_erdf_de_c2013-0df6cPourtant, notre ministre pousse la loi de transition énergétique .

Pourtant on investit beaucoup d’argent public en subventions.

Alors ?

Force est de constater qu’on distribue l’argent public de manière très inégale . Plus l’installation est petite, plus elle est coûteuse pour un KW installé , plus on subventionnera. Vu d’un socialiste, c’est normal : on subventionne le petit . Je suis même quelque part surpris que le quotient familial ne rentre pas dans cette formule :-{

Et plus la puissance installée est grande, plus l’effet d’échelle permet de minimiser le coût au KW, moins on subventionne.

Pourtant, c’est de la puissance dont on a besoin. De KW.  Alors pourquoi cette disparité ?

Pour être certains de subventionner ceux qui sont les moins efficaces ?

Pour éviter que se développent de véritables usines photovoltaiques, qui pourraient régler le problème posé, mais risqueraient de permettre à certains de s’enrichir ?

Subventionner les canards boiteux, handicaper ceux qui sont performants, en voila une bonne spécialité Francaise . Sur ce coup là, hélàs Hashtable a encore raison

Séparons donc les problèmes :

  • on veut du KW photovoltaique, on le subventionne . Tous au même tarif . Qu’on l’intégre à la toiture , au porte bagage de son vélo, où qu’on en fasse pousser des hectares. L’important, c’est le résultat.
  • on veut de la répartition des richesses, on met une politique fiscale et de redistribution.
  • on veut une politique familiale, on met des allocations, indépendantes des revenus.

Mais c’est trop simple, autant tout mettre dans tout, et réciproquement, tout mélanger, tout complexifier. Ca doit être pour assurer de l’emploi chez nos fonctionnaires…

 

Ecolo du week end

Grand beau temps aujourd’hui ! Tout Grenoble est sorti en montagne . Les skieurs s’inquiètent, il fait un peu trop chaud et la neige ne va pas tenir . Les randonneurs prennent leur bol d’air pur . Equipés de pied en cap , ils ont bien chaud même à haute altitude .

Mais demain, comme chaque lundi d’hiver, la plupart ne prendra pas son vélo, car, quand même, l’hiver il fait vraiment froid en vélo . Ah bon, la doudoune ne marche plus quand on pédale ? Et si la jolie neige fond, nos gaz d’échappement n’y sont vraiment pour rien ? On se rit de la glace sous nos carres, mais craint l’hypothétique plaque sous nos roues ? Je ne comprends pas la cohérence …..

Quelle place sur terre pour le gaz de schiste ?

Centrale-nucleaire-Bugey

Une photo qui frappe, celle des champs de gaz de schiste du Texas, vue d’avion. Oui, chacun de ces petits points est un  puits d’extraction

Diapositive2

Et quand la magie de google maps nous fait survoler le terrain a basse altitude, on les voit mieux, ces puits : environ 3 au kilomètre carré, chacun fait la taille d’un terrain de football (soit 7266m²). Bref, un terrain inhabitable ou chaque voisin est un puits, sans compter les routes, canalisations, …. Diapositive4Global Chance vous décrit tout cela … avec un esprit un tantinet partisan!!

Mais a quoi comparer cela ? Et si l’on couvrait ces terrains de foot de panneaux photovoltaiques, cela donnerait quoi ?

Global Chance me dit qu’un puits donne en moyenne 56 milions de m² de gaz sur 10 ans. Ma facture GEG me permet de traduire cela en KWh , soit 60 millions de KWh par an. Un puits est donc équivalent à une centrale de 6,8 MW qui tourne 24h sur 24.
Si je couvre mon terrain de foot de panneaux solaires , qui ne produisent que, disons, 10 heures par jour, cela donne l’équivalent d’une centrale de 375 KW , soit environ 20 fois moins . Pas glop !!

Alors, terrain inhabitable pour terrain inhabitable, je couvre tout de panneaux PV, pas seulement les terrains de foot, mais tout le terrain, les routes, les arbres, tout !!  Je récupère 20MW par “équivalent puits”, et le paysage du Texas change radicalement : a la place de mon terrain mité, a énergie fournie égale, je n’ai besoin que de couvrir un gros tiers couvert du noir des panneaux, et le reste a retrouvé la saveur d’ Eden. Imaginez ci dessous les panneaux en noir, le reste idyllique au bords du lac, sans odeurs, camions de sable ni odeur de gaz, mais avec plages et pédalos (sans capitaine, quand même).Diapositive3

Inévitablement le nucléaire va s’inviter dans ce post. Alors, welcome ! En bon Dauphinois, je choisis la centrale de Bugey. Pour ses 3724 MW (merci Wikipedia) elle mobilise 2 km² du jardin d’Eden. Mon excel favori me confirme que pour obtenir une  puissance égale, il faudrait alors couvrir 60km² de panneaux ou miter 180 km² de puits de gaz de schiste (à supposer qu’on en trouve sous le réacteur).
Le choix posé aux habitants de la région peut donc se résumer dans l’image suivante …où A est la centrale existante. Diapositive9

Bienvenue aux passionnés, il y a des erreurs de virgule dans mes calculs, on pourra toujours recouvrir les puits de gaz de panneaux photovoltaiques (ou d’une centrale nucléaire) au bout de 10 ans quand ils seront épuisés, le rendement des panneaux va grimper ,et je n’ai pas regardé la carte des vents du Bugey pour y implanter des éoliennes. Mais, bon, j’avais besoin de cette mise en perspective …