Quand les start uppers sont des anciens.

C’est décidé, je pars avec Elle. Le conseil a décidé, il y a deux semaines bientôt, qu’il fallait une dirigeante plus jeune, plus vigoureuse, pour assurer la pérennité de la Cité.

Alors c’est l’heure pour la fondatrice de partir. Sous peine d’être éliminée.

Comme une petite moitié d’entre nous, je vais l’accompagner. L’aider à fonder une nouvelle entreprise. Eh oui, chez nous les start uppers sont des anciens. Expérimentés. Qui en général réussissent pas trop mal. Peut être car  elles entraînent les senior avec elles ?

Une nuit dehors. Au frais. Les exploratrices n’ont pas encore trouvé l’incubateur idéal. Nous arrivons au bout de nos réserves, de notre trésorerie. La moitié d’entre nous sont déjà reparties vers la sécurité. Au risque de se faire repousser. Il va falloir vite se décider. Demain à l’aube, au plus tard.

Une secousse violente, nous tombons en masse dans la besace du business angel. Qui nous transfère dans une structure parfaite. Réoriente notre stratégie, nous délocalise brutalement. Reconstitue un peu de nos réserves. Et nous laisse reposer. A nous de jouer maintenant.

 

Vous l’aurez compris, j’ai récupéré un essaim chez une copine, ce qui m’a fait divaguer un peu..

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Le court circuit des circuits courts

Lassé de payer la TVA, l’IS, la CFE, la taxe d’apprentissage, la CSG, la taxe sur dividendes, l’IRPP, j’en passe et des meilleures, c’est décidé, je ferme mon entreprise. Trop de paperasse, trop de taxes au vu du temps consacré. Je peux me payer le luxe de faire ce que je veux , maintenant.

Et je plante des patates dans mes plate bandes. La seule chose qui pousse sous mon cèdre. Et à ce jour, aucune taxe ne vient les frapper.

Pour l’état, cela fait un manque à gagner de 60 à 70% de la valeur des patates (TVA, IS, CFE, Taxe d’apprentissage, CSG, taxe sur dividendes et IRPP payés par le producteur) .Et , contrairement aux autres locataires, elles ne paient pas de taxe de séjour*.

Quel mauvais citoyen de la Cité, qui boycotte la croissance et les recettes fiscales afférentes !

Quel bon citoyen de la terre, pas un gramme de CO² dépensé en transport, même les semences sont arrivées à vélo**… et encore une taxe évitée, la TIPCE.

Quand on dit que trop d’impôt tue l’impôt, ce n’est pas faux. Sans cet acharnement fiscal jamais je ne serai retourné à la terre de mes aïeux. Et quand je vois les hectares de pelouse dans le beaux quartiers, quel potentiel ….

 

* qu’Air BnB prélève directement à partir de maintenant, cela ne vous aura pas échappé.

** Hola, limite à l’enthousiasme .. je ne parle bien sûr que du dernier kilomètre …

La jolie fleur…

Mille vaches ou mille ruches ? Même combat !

Ah, la belle vidéo*! Les non-zapis iront directement admirer 6 minutes entre 30’ et 40’ de cette vidéo.

Au hasard de la rencontre entre deux apiculteurs professionnels, tous les thèmes, toutes les problématiques, de l’agriculture actuelle sont posés. En 5 ou 6 minutes.https://www.youtube.com/watch?v=3v_Lf7l4RFc

  • Artisanat ou industrie
  • De la gamme courte ou large.
  • Distribution en circuit court, la grande distribution, le e-commerce. La complémentarité des canaux.
  • Monoculture et diversification.
  • De l’esclavage de l’auto entrepreneur, de celui de l’employeur.

Il y en a qui regardent le 20h, la manipulation des média (eh oui, Léandre, tu as en ton temps reconnu t’être fait manipuler, et tu t’es fait censurer en quelques heures. Preuve que tu n’avais pas tort…bravo pour ta réaction **).

Alors, mon conseil du jour : raccourcissez de 6 minutes votre 20h ce soir, allez droit à la minute 30 de cette superbe vidéo.

Vous y aurez droit, une fois n’est pas coutume, à une conclusion POSITIVE . Oui, il y a des problèmes, mais il y a aussi des solutions.

Bravo Léandre et Eric.

 

Et si l’apiculture vous intéresse, rien ne vous empêche de regarder toute la vidéo. Ni de vous abonner à USAA***. Mais c’est une autre histoire.

 

* Une Saison aux abeilles . Saison 2, épisode 19

** Chapeau pour la réaction, triste bien sûr, suite à la censure

*** Le meilleur MOOC que je connaisse sur l’apiculture !!

Plus c’est gros, mieux ça passe

Grenoble en route vers l’autonomie alimentaire . Le maire pastèque* plastronne. Deux tonnes, vous avez bien lu, deux tonnes de nourriture sorties des serres municipales. C’est énorme !! Énorme ? Au point de viser l’autonomie alimentaire ?

Trois chiffres : 200 000 habitants. 2 tonnes . 10 grammes par personne. Par an.

Ou encore, si un homme mange 500 g d’aliment par jour, les serres municipales ont nourri 10 habitants. Il n’y en a plus que 199 990 à nourrir. En route vers l’autonomie alimentaire. Bonne et longue route ….

Ça ne gêne personne de mettre cette phrase en exergue. Stupidité, ou mépris de l’intelligence des lecteurs ?

Au fait, c’est la mission de la ville de nourrir ses habitants ? Çà ne me ravit pas de voir mes impôts locaux engloutis là dedans. Et vous ? Un maire de commune rurale se serait fait lyncher pour moins que cela.

 

PS : cocorico. Avec mes 11 kg de miel**, j’ai produit 1000 fois plus que la ville, pour ce qui me concerne  😉

 

* vert de peau, rouge dedans.

** 11kg ..comment ?

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Rigolo. J’avais hésité un peu à publier mon coup de gueule estival quand j’ai découvert que Leffe mettait en sourdine son origine religieuse*

Je m’étais amusé quand, enfonçant délibérément le clou, l’abbaye était complètement évacuée de la communication**. Dont acte.

Noël arrive, et sans surprise Leffe remplace sa bière de Noel par sa bière d’hiver . Au moins, ils sont constants, le message est compris. Phylloscopus prend clairement une position : on s’en fout, au contraire*** même. Il n’a pas vraiment tort..

Il y a quand même dû y avoir un certain bruissement dans les réseaux, pour en arriver à ce contorsionniste journalistique que l’on peut lire dans les journaux Belges **** . Pathétique, diraient les Anglo Saxons.

Mais là où je me marre vraiment, c’est en ouvrant le courrier International du jour : et hop, Leffe invente le verre marqué “Leffe de Noël” . Pour y boire la Leffe d’hiver ? Pour corriger la bourde marketing précédente ? Là, les amis, vous vous prenez les pieds dans le tapis.

Surtout quand la concurrence, dans le même journal, enfonce le clou : sa bière de Noël est une “triple d’abbaye”.

Même si ce n’est pas toujours facile, dans la vie il faut savoir choisir ses valeurs fondamentales. Et s’y tenir. Sans mou dans le genou.

 

* Quand Leffe  cache ses origines

** Persiste et signe : radicalisation

*** La voix de la sagesse

**** Contorsionnisme marketing

Mais au fait, pourquoi tant d’acharnement sur la bière ? Pour ceux qui l’ont oublié ..

Des lois et des feuilles mortes

Bruxelles n’a pas encore réussi à trancher. Contre l’espérance de certains. A croire que la communication sur la nocivité du glyphosate, et pas seulement pour les abeilles*, ne leur est pas arrivée . Ou que le matraquage est plus violent en France qu’ailleurs, n’oublions jamais la totale partialité de nos media** .

Qu’importe. Il y a quelques années, un sage un peu désabusé de la politique me soutenait que l’on n’avait au final que les lois qu’on méritait. Que l’arsenal juridique ne faisait que entériner les souhaits de l’opinion publique. Pour une bonne raison, toujours la même***, c’est qu’ils tenaient à leur réélection. Et qu’en conséquence nos lois partageaient avec les feuilles mortes la caractéristique de suivre le courant qui les entraîne. Pas si faux.

En ce qui concerne le glyphosate, j’ai du mal à croire nos agriculteurs totalement inconscients. S’ils défendent ce dernier, c’est sans doute qu’ils ont à choisir entre disparaitre tout de suite (sous pression concurrentielle) et mourir plus tard (ce qui est notre lot à tous, non ?).

A nous de créer le courant.

En refusant d’utiliser du roundup dans notre jardin (même si c’est si pratique !).

En achetant du bio dans notre quotidien (oui, c’est plus cher mais de toutes façons l’agriculture sans glyphosate sera plus chère).

Le jour ou il n’y aura plus de demande de produits glyphosatés, il n’y aura plus besoin de loi.

 

*en direct, l’impact du traitement du voisin sur mes chéries

** les exemples de manipulation ne manquent pas dans ce blog

*** Leur unique pensée

Vous avez dit glyphosate et vous trouvez ça drôle ?

Inquiet, je poste sur youtube une vidéo de la planche d’envol de mes chéries .

Le verdict tombe assez vite : tu as un voisin qui vient de faire un traitement au roundup …

Alors, si vous voulez voir l’impact en direct, ça dure moins de 30 secondes … Ça peut faire rire certains, de voir ces bestioles tomber sur le dos et se débattre pour se retourner. Mais pas tout le monde. Et sur ce coup là, je m’en suis sorti en quelques jours, vive la ville…

Et si vous n’avez pas vu l’appel au secours d’un apiculteur bien plus concerné que moi …

Suite au 20h de ce soir, je me joins aux plaintes… et forcerai encore plus sur le bio lors de mes prochaines courses.