Récidive

En fermant mon entreprise*, je me l’étais pourtant juré : plus jamais. 18 mois plus tard, incapable de résister, je récidive dans la création d’entreprise.

Je n’ai pu résister à la beauté d’un marketing mix parfait :

Le produit est ce qu’il est, mais quand il est mis à disposition du au client sensible à ses atouts par le canal optimal qui en fait la bonne promotion, le prix peut s’envoler.

Et pour mon GreMiel**, miel urbain qu’on pense à tort pollué*** , j’ai trouvé le canal de distribution optimal : là ou se retrouvent ceux qui valorisent avant tout la consommation locale****. Et le vendeur, formé, sait donner les arguments qui complètent cette origine locale par l’explication de son goût : la variété florale de la végétation urbaine.

Avec un tel alignement des astres, le quatrième attribut du marketing mix, le prix, n’est pas un obstacle, au contraire… il me permet de financer l’indispensable création d’entreprise agricole sans laquelle je ne peux vendre, l’achat du nom de marque, du nom de domaine.. Le rêve, quoi …

Qui se heurte aux mêmes factieux qui ne mettent pas une semaine à réagir  : cela a commencé par les arnaqueurs masqués derrière un en tête contrefait demandant***** une contribution à la protection de mon nom de marque, vite rejoints par la MSA qui réclame ses informations… A qui le tour ?

Persiste et signe, donc : créer une entreprise est VRAIMENT une galère dans notre doux pays . Dommage !!

 

* pour ceux qui ont loupé cet épisode, c’était mi 2018

** désormais vous aurez fréquemment des nouvelles de mes filles.

*** Pourquoi le miel de ville n’est pas si pollué

**** Par ici, l’épicerie ou vous trouverez votre greMiel préféré … s’il en reste !

***** demande quand même non obligatoire, c’est écrit en tout petits caractères au verso en bas.

 

Pour un esclavagisme raisonné.

L’histoire de l’humanité se confond avec celle de la domination de la terre et des autres espèces animales. Pour son profit. Avec une éternelle ligne de crête à tenir à l’intérieur même de l’espèce sapiens, qui se surprend souvent à exploiter une partie de l’espèce pour le bien de l’autre partie.

Sans rentrer dans l’épineux débat de la lutte des classes et du paternalisme, je pense ici que sapiens tirerait bien parti de la connaissance maintenant intime des mécanismes de la biologie, que son cerveau développé possède désormais. Et de s’allier avec finesse et modération aux autres habitants de la planète.

Au lieu de bombarder massivement de pesticides les banlieues huppées qui ne peuvent plus faire dehors leur barbecue chéri sans se faire agresser de moustiques tigre, ne laisserions nous pas un peu de répit aux hirondelles et autres chauve souris , qui se chargeraient volontiers du job ?

Mais, s’il vous plaît, dans la finesse. En laissant du temps au temps .  Sans excès . Il a fallu une quarantaine d’années aux moustiques pour se remettre de la tentative d’extermination des années 70.  Il n’a suffi que de 10 ans pour sortir les chauves souris de la ville et permettre le retour des irritants culicidae.

Nous sommes trop exigeants, trop avides de résultats immédiats.

Mes patrons n’ont jamais vraiment apprécié quand je leur disais :

Je préfère marcher en ligne droite que courir en zig zag. C’est moins fatiguant et au final on progresse plus vite”. En leur formulant, en bon ingénieur, la formule : “515 est toujours supérieur à 151*” .

Bref, je suis pour la protection de la vie,  en modérant notre usage de la chimie, de la biologie. Les oiseaux travailleront volontiers pour nous.

Je suis pour l’augmentation du temps de l’étude et de la réflexion, au delà des pressions et de la mode médiatico-politique. L’inertie de notre politique ne va pas au delà de la rentrée parlementaire, celle du monde se mesure en siècles voire en millénaires. Conservons le juste milieu.

Tout le monde est d’accord ? Alors, let’s do it.

Et on se calme sur une bioéthique débridée qui peut si facilement nous mener au retour d’un esclavage et de la traite des hommes.

* Préparation – Action – Résultat. Que ce soit en temps ou en énergie dépensés, 5 unités de préparation en garantissent autant de résultat en ne dépensant qu’une petite unité d’action.

Par contre, une préparation bâclée  induit une énergie folle d’action pour un piètre résultat.

D’où l’inégalité 515 >> 151, prouvée maintes fois, et pas que dans les livres de maths.

Paul P, dirigeant et actionnaire familial

Employés, clients, actionnaires . Dans le discours classique des priorités de l’entreprise, on met l’actionnaire en dernier pour la forme. En réalité, avec la mécanique des stock-options et autres actions gratuites, il se retrouve en premier.

Chez Paul P, ce triptyque se concentre en un seul objectif : pérennité de l’entreprise. Eh oui, l’actionnaire, qui n’a pas forcément besoin de ce revenu pour vivre, a hérité de l’entreprise. L’a empruntée à ses enfants. Donc un de ses objectifs principaux sur terre est de la transmettre à ses enfants.

Et, dans l’ADN de l’entreprise (eh oui, on n’est pas que chez les bisounours, on sait employer les termes à la mode, ..) , il y a deux mots : confiance et respect.

Des employés . Des clients.

Confiance. Quand on fabrique du matériel auquel des millions de gens confient leur vie, la confiance est maître mot. On n’ira pas mégoter quelques euros sur une dégaine ou un gri gri dont notre vie dépendra.

Respect . Des employés, qui le sentent et le rendent bien (hopefully). Chose qui se perd dans les multinationales qui traitent trop souvent leurs employés comme du consommable. Et qui vont chercher à l’autre bout du monde les clients perdus dans leur pays d’origine. Des employés non respectés peuvent ils respecter les clients ?

Paul P dirige une multinationale familiale. Son objectif vis à vis de l’actionnaire est de maintenir la cohésion familiale. Et sa promesse de maintenir le patrimoine. A long terme. Pas le quarterly profit.

Jusqu’où pourra t il aller en échappant ainsi au système ? Certains Allemands ont su construire des empires familiaux. Plus robustes que celui de Johnny. Alors …

 

Et moi, que puis je faire pour favoriser ce modèle d’entreprise ?

En tant qu’ épargnant, qui se pose des questions*, investir dans des fonds d’entreprise familiaux ou la famille garde la majorité** …

Et m’orienter vers des obligations, qui ne me donnent aucun droit d’intervention dans la stratégie de l’entreprise, plutôt que vers les actions qui poussent à la rentabilité chaque année***.

En tant que client, me renseigner sur les politiques RSE de chacune des marques que j’achète. Fatiguant, mais n’est ce pas là le moyen d’infléchir in fine sur la société dans laquelle je veux vivre ?

Bon, une fois cela dit, plus facile à dire qu’à faire …

Allez, hors sujet, mais pas tant que cela . Vous avez l’appli Yuka**** ? Encore un moyen d’infléchir…

 

* actionnaire, des devoirs?

** perso, depuis le post de 2011,  j’ai sélectionné celui là . Pas parfait, mais … cela donne, au bout de qq années, un papier comme celui là  

*** Ben oui. En émettant une obligation, l’entreprise s’engage à payer X% d’intérêts chaque année. Et c’est tout . Elle ne donne aucun droit au souscripteur de participer en bien ou en mal aux décisions de l’entreprise.

**** Mangez mieux, faites les bons choix 

Mille vaches ou mille ruches ? Même combat !

Ah, la belle vidéo*! Les non-zapis iront directement admirer 6 minutes entre 30’ et 40’ de cette vidéo.

Au hasard de la rencontre entre deux apiculteurs professionnels, tous les thèmes, toutes les problématiques, de l’agriculture actuelle sont posés. En 5 ou 6 minutes.https://www.youtube.com/watch?v=3v_Lf7l4RFc

  • Artisanat ou industrie
  • De la gamme courte ou large.
  • Distribution en circuit court, la grande distribution, le e-commerce. La complémentarité des canaux.
  • Monoculture et diversification.
  • De l’esclavage de l’auto entrepreneur, de celui de l’employeur.

Il y en a qui regardent le 20h, la manipulation des média (eh oui, Léandre, tu as en ton temps reconnu t’être fait manipuler, et tu t’es fait censurer en quelques heures. Preuve que tu n’avais pas tort…bravo pour ta réaction **).

Alors, mon conseil du jour : raccourcissez de 6 minutes votre 20h ce soir, allez droit à la minute 30 de cette superbe vidéo.

Vous y aurez droit, une fois n’est pas coutume, à une conclusion POSITIVE . Oui, il y a des problèmes, mais il y a aussi des solutions.

Bravo Léandre et Eric.

 

Et si l’apiculture vous intéresse, rien ne vous empêche de regarder toute la vidéo. Ni de vous abonner à USAA***. Mais c’est une autre histoire.

 

* Une Saison aux abeilles . Saison 2, épisode 19

** Chapeau pour la réaction, triste bien sûr, suite à la censure

*** Le meilleur MOOC que je connaisse sur l’apiculture !!

Le grand retour de Goldman ??

Il a bercé , et berce toujours, mes journées. Alors un titre aussi aguicheur ne peut que m’inciter à en lire plus.

Pas besoin de lire beaucoup de mots pour le savoir exilé à Londres. Je le croyais à Marseille, il a du préférer l’accent cockney. .

On a perdu Johnny l’américain, et notre nouveau numéro un est toujours exilé. Mais ce doit être un hasard. Ou est donc le numéro 2 ? Ah ! Aux US, de même que Dany Boon, me dit Wikipedia. Et Gad Elmaleh se tâterait pour les rejoindre. Florent Pagny, lui, a rejoint mimi Mathy au Portugal. Bref, sans y passer des heures, Wikipedia me dit que la moitié du top ten est exilé fiscal. Du top ten des personnalités préférées des français.

Ballot, non ? Qui aime bien exile bien ?

Quand fera-t-on ce qu’il faut pour qu’ils reviennent? La changement ISF -IFI suffira-t-il ? Car, à n’en pas douter, toutes ces célébrités, comme les grands dirigeants, emportent dans leurs bagages tout un aréopage. Ça serait un vrai grand retour.

Ubu et l’économie circulaire

Avec cette vieille canalisation d’au moins 10 kg de plomb en main, je me vois riche. Le LME  m’indique qu’il y en a bien pour 25 euros au prix de gros. Les cours sont bas en ce moment.

Je découvre avec joie qu’il y a un ferrailleur a moins d’un kilomètre. Un coup de fil pour éviter la mauvaise surprise me permet de profiter d’un immense éclat de rire. Gentiment, mon interlocuteur me dessille les yeux : oui, il est intéressé par du plomb. Il le récupère à la tonne, donc même si je lui apporte mon tuyau, il ne prendra pas la peine de me l’acheter. Il en donne 500 euros la tonne, cours confirmé par google quelques minutes plus tard. Un cinquième du prix mondial. Un rapide examen m’indique que pour d’autres métaux, cuivre, acier, la situation est très proche.

Toute filière de recyclage devra donc se débrouiller pour collecter, trier, raffiner, et atteindre la tonne fatidique en dépensant seulement un cinquième du cours du métal pur.

Donc non, la filière d’approvisionnement en matières premières n’est pas en tension.. Pourtant tous prédisent des pénuries à court terme. C’est vrai que la terre ne demande rien pour les ressources qu’on lui extirpe. Quand on paie de la matière, on paye juste le travail qu’il a fallu fournir pour la récupérer. Pas un centime pour l’énergie et les siècles que mère nature a dépensés pour la produire.

Ça encourage pas à l’économie circulaire, cette affaire. Alors ?

Je ressors ma vieille idée de WAT*, qui serait à la matière première ce que la taxe carbone est à l’énergie.

Et en attendant que la filière de reconditionnement des matières progresse et n’aie plus besoin de 80% du gâteau, il ne reste donc plus qu’à se focaliser sur la réparabilité.

 

* taxer le poids extrait et non le travail, en quelque sorte.

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Rigolo. J’avais hésité un peu à publier mon coup de gueule estival quand j’ai découvert que Leffe mettait en sourdine son origine religieuse*

Je m’étais amusé quand, enfonçant délibérément le clou, l’abbaye était complètement évacuée de la communication**. Dont acte.

Noël arrive, et sans surprise Leffe remplace sa bière de Noel par sa bière d’hiver . Au moins, ils sont constants, le message est compris. Phylloscopus prend clairement une position : on s’en fout, au contraire*** même. Il n’a pas vraiment tort..

Il y a quand même dû y avoir un certain bruissement dans les réseaux, pour en arriver à ce contorsionniste journalistique que l’on peut lire dans les journaux Belges **** . Pathétique, diraient les Anglo Saxons.

Mais là où je me marre vraiment, c’est en ouvrant le courrier International du jour : et hop, Leffe invente le verre marqué “Leffe de Noël” . Pour y boire la Leffe d’hiver ? Pour corriger la bourde marketing précédente ? Là, les amis, vous vous prenez les pieds dans le tapis.

Surtout quand la concurrence, dans le même journal, enfonce le clou : sa bière de Noël est une “triple d’abbaye”.

Même si ce n’est pas toujours facile, dans la vie il faut savoir choisir ses valeurs fondamentales. Et s’y tenir. Sans mou dans le genou.

 

* Quand Leffe  cache ses origines

** Persiste et signe : radicalisation

*** La voix de la sagesse

**** Contorsionnisme marketing

Mais au fait, pourquoi tant d’acharnement sur la bière ? Pour ceux qui l’ont oublié ..

Radicalisation…

Eh bien, ils n’ont pas traîné.

Je m’inquiétais de sa minimisation il y a quelques semaines à peine*, et maintenant c’est chose faite : exit l’abbaye. Ma bière d’abbaye favorite n’en est plus une, gomme ses origines dans sa dernière pub.

 

 

 

 

Un peu comme Lidl** qui retire les croix de Santorin pour ne pas déplaire à sa clientèle musulmane.

Bon, il faut peut être expliquer à Leffe qu’ils ont assez peu de chances chez les musulmans …

En tout état de cause, moi aussi j’exprime ma position :

  • Je change de bière d’abbaye pour une autre qui l’est encore.
  • Je raccourcis le collier de la petite croix que je porte au cou depuis peu* afin qu’elle soit moins invisible dans mon col de chemise. Et c’est étonnant comme cela provoque des discussions…intéressantes.

Coup de gueule ou radicalisation ? je vous laisse libre de juger.

*Digressions sur la Leffe et les abbayes

** Lidl et Santorin

Les filles, au boulot!!

Le contexte économique étant ce qu’il est, j’ai enfin pris une décision sur l’utilisation de mon peso* : je l’ai troqué contre 50 000 travailleuses.

Certes, le raccourci est un peu rapide, il y a eu un peu de médiation financière. Mais il n’en est pas moins vrai qu’une ruche et sa colonie valent exactement un napoléon. On change de poésie, on passe d’un risque de vol à celui de se faire piquer, et ce qui était matière inerte et inaltérable est devenu un monde si délicat..

Mais c’est cohérent avec l’investissement en bétail**, vin ou forêt, et l’impact économique est indéniable: la France importe la majorité de sa consommation de miel***. Alors une fois de plus le nationalisme a repris le dessus, ça occupera mes vacances françaises****…

 

*  si l’histoire de mon peso vous intrigue..

** et si vous vous sentez une âme d’investisseur bovin

*** l’économie du miel, et plus , c’est par là…

**** vous avez dit patriotisme touristique ?

La banque au rythme cardiaque de 15 jours. Pas encore morte, mais pas loin …

Création d’entreprise. Nothing fancy, rien de rare, comme ils disent. Juste une bête entreprise. Qui ne demande rien à personne, juste le droit d’exister.

A un paresseux comme moi, cela demande un expert comptable et un banquier.

Côté expertise comptable, rien à dire. Ils doivent avoir faim, répondent rapidement, et ont fait leur la devise « il n’y a pas de petit client ».

Côté banque, c’est une autre paire de manches…  La procédure Française est encore trop complexe pour ouvrir ce genre de compte en ligne. Alors, c’est la tournée des coups de téléphone pour prendre rendez vous… impossible dans la quinzaine à venir, bien sûr.

La banque qui héberge mon compte perso depuis des décennies est la plus rapide… pour me dire en fin de rendez vous que « par politique du siège » ils ne travaillaient pas avec les entreprises comme la mienne. Je ne fais pourtant pas de commerce d’armes, lui dis je, je ne demande pas d’argent, et mes flux monétaires seront aussi rares que transparents. Elle est désolée, a un peu honte, mais le fait est qu’elle a perdu son temps, m’a fait perdre le mien, et, elle ne le sait pas encore, a perdu mon compte perso.

gasteropodePar manque totale de réactique, suivi d’un lapin, d’un autre candidat, il ne me reste plus qu’à me rabattre sur la recommandation de mon expert comptable. Et je découvre la banque à cycle d’horloge de 15 jours. Une semaine pour réagir à mon mail (car en vacances, en formation, en déplacement, en ….) et une semaine pour prendre rendez vous car l’agenda est bien plein suite à vacances, formation, déplacement, … Rendez vous pour signer deux malheureux papiers aussitôt scannés pour remplir le dossier électronique. Et récupérer d’autres papiers pour lesquels on va recommencer le cycle. Ce petit jeu dure près de deux mois. Euh !! vraiment impossible de faire tout cela a distance ? Je peux scanner à la maison ! C’est non.

Bon, les papiers sont faits, je n’ai plus qu’à attendre de recevoir ma carte bancaire. Qui arrive huit jours plus tard, sans chéquier , oublié quelque part dans le processus. Encore dix jours… pour le recevoir…mais pas à mon agence . «Voulez vous que je le fasse envoyer ?   Non merci, surtout ne faites rien, ça vous évitera de faire une erreur.. » Ça m’a échappé. Je sais, c’est méchant, pas bien. Et je file d’un coup de pédale d’une agence à l’autre.

Bilan des courses, démarches initiées fin mai pour une structure opérationnelle le 20 août.

« En Espagne, mon mari a fait tout cela en une journée quand il s’est agi de créer sa filiale »…me rapporte t-on.

Sans parler de mes Turcs*, qui ont mis moins de 24h de la demande de prestation au versement du premier acompte (en passant par une banque Allemande car ils ne sont pas en Europe).

Entre l’économie participative (je mets un point d’honneur à réagir dans l’heure aux sollicitations via air bnb) , les banques en ligne (j’ai ouvert mon compte Boursorama), l’ouverture de l’Europe, ça va être très dur pour nos dinosaures de banques**… Bon , ce post en contredit un autre***, mais bon, on a le droit d’avoir des hauts et des bas, non ?

Et, allez, examen de conscience du soir : ça ne m’arrive vraiment jamais de contribuer a ce ralentissement ?

 

 

* mes Turcs, un client tombé du ciel

** Il n’y a pas que nos banques d’ailleurs, d’autres entreprises dinosaures sont capables de ce type de réactique mollusque… je ne citerai personne.

*** Oui  ça m’arrive d’être optimiste pour la France.

Je donne plus que je ne reçois pour éviter l’incompétence.

En cette période de tournage de page*, je reçois de multiples messages, tels une oraison funèbre avant l’heure, de remerciement : merci pour tout ce que tu m’as donné…
Pourtant, quand je suis arrivé j’étais nu et avec une programmation initiale assez limitée.
Tout ce que j’ai pu donner, je l’ai reçu , à un moment ou à un autre.
Alors, maintenant, c’est chacun son tour .
Organisez vous pour donner, sans compter, vous recevrez encore plus d’ailleurs. Ça vous fera progresser.

Oh, bien sur, il y en a qui se contentent de recevoir, de prendre et qui donnent assez peu en retour. Comment les reconnaître, ceux là ? Facile, ils progressent et arrivent plus vite que les autres à leur niveau de Peter.

Bon, le niveau de Peter, vous connaissez  bien sûr . La théorie part du principe que l’on promeut les individus selon leur performance, et qu’on ne démeut jamais. Donc chacun arrive un jour ou l’autre à la promotion de trop, celle ou il est arrivé au niveau où il est incompétent ….
Et s’il est arrivé là sans jamais rien donner, il ne reçoit plus rien et sa compétence stagne.  Et on le voit scotché là.

suffrage-au-sortLa théorie suivante , moins connue, est bien plus intéressante . Pour éviter cette incompétence quasi généralisée, pratiquons donc la promotion au hasard. Les rares entreprises qui pratiquent la promotion au hasard sont finalement plus performantes que les autres, car il y a à chaque poste un peu élevé des gens arrivés par hasard, donc pas FORCÉMENT incompétents.
Ça me fait penser au gouvernement tiré au sort, cette histoire**.

Revenons à nos moutons . Donnons, donnons aveuglément…même si nous sommes haut placés. On reçoit en retour, et ça nous évite de rester scotché à notre niveau de Peter*** Ça nous enrichira. Car la promotion au hasard mettra, j’en ai peur, un peu de temps avant de se généraliser.

 

* le texte intégral du tournage de page

** Vraiment tiré au sort ?

*** Lady Gaga est un gourou, dans son genre

Back to the future. Un client qui tombe du ciel.

Il y a 35 ans, j’ai conclu une phase de ma vie professionnelle en publiant un condensé de certains de mes travaux*. Sur une offre et une technologie un peu à la marge du business de l’époque, des choses que je trouvais un peu banales mais bon..

backtothe-futureTrois jours après la publication de mon changement de statut sur Linkedin, par laquelle j’informais la terre ébahie de la création de ma petite entreprise**, voilà qu’un étudiant Turc me contacte au sujet de cette vieille publication.

Je traîne un peu la patte, pensant à un canular ou à un étudiant un peu égaré. Mais il insiste, se présente comme mandaté par une entreprise Turque qui a de fortes ambitions dans ce domaine et recherche un coaching cumulant la technique (mais, mon grand, j’ai arrêté il y a 35 ans !!!) et le marketing (là, je suis un peu moins décalé).

Les échanges mails s’intensifient, s’accélèrent, et entre temps j’abuse de google…pour découvrir que ma publication reste encore populaire, reprise sur nombre de sites de téléchargement, voire même est unique en son genre sur le sujet. Comme s’il était un sujet sur lequel toute publication s’est arrêtée depuis 35 ans. J’obtiens confirmation de mon ex employeur que je pouvais bien faire ce que je voulais sur cette offre, sur laquelle, de sa part, tout investissement technique, commercial, et industriel est à zéro depuis des décennies.

En moins de 24 heures, la demande formelle arrive, la proposition repart, est acceptée, et le virement bancaire d’acompte est déclenché.

Trois jours  plus tard me voici au bord de la méditerranée… sur la côte Égéenne.

Et nous passons deux jours a faire l’exégèse commentée de ma prose, illustrée de leurs réalisations et échecs, et enrichie de quelques réflexions plus stratégiques sur leurs développements potentiels.

Comme quoi, il ne faut jamais sous estimer sa connaissance ni sa valeur. Et sa valeur n’est pas toujours là ou l’on pense. Qu’il est difficile de se juger !!

On peut tous être pape de quelque chose à notre insu…

 

* pour les curieux égarés…

** pour les curieux tout aussi égarés...

A Dios – Une page de 40 ans se tourne…

C’était hier ….

je me souviens encore du lever à 3 h du mat pour partir sur mon vélo … eh oui déjà… prendre mon poste de l’équipe du matin à l’usine , dans l’atelier de perçage. Huit jours …. a percer des trous , a conduire des presses à découper …. suffisamment pour comprendre qu’on ne conçoit pas une pièce n’importe comment, que derrière il y a des gens qui mettent de la vraie sueur a produire, que ça vaut le coup de se creuser un peu les méninges pour leur rendre le travail plus facile… c’est mieux pour eux et c’est mieux pour l’entreprise. Ça m’a suivi toute ma carrière…

Depuis, j’ai cheminé dans a peu près toutes les disciplines de l’entreprise, et en ai gardé des bribes. :

Conception mécanique …. si tu mets une goupille, t’as perdu m’a appris mon maître.

Coupure Moyenne Tension … et le plaisir de faire partie de ces minuscules communautés mondiales d’experts .. Eh oui, la normalisation, déjà …

Commerce, à Saumur… a une époque ou le TC , comme on l’appelait, se sentait responsable de ramener de la charge à l’usine. Ça m’a permis de développer et vendre des systèmes de supervision a mes clients . Déjà du digital , il y a plus de 30 ans, Je leur vendais aussi le container en béton développé par mon copain  pour abriter le tout . Et j’ai découvert les freins internes de l’organisation , prix de transfert, rémunération de l’effort commercial…

Maintenant, c’est complètement différent . Ça a changé . Ça s’appelle cross selling, cross costing, et c’est un problème tout neuf  …;-)

Afrique du Sud . A cette époque des sanctions, j’ai tout fait : de la conception, industrialisation, vente, après vente, tôlerie, soudure, peinture, moulage, usinage, gestion de production, assemblage, bobinage de transfos, achats. J’ai tout fait.

Mal.

Ça m’a appris le respect pour la compétence . Il y avait, et il y a encore , un énorme réservoir de compétences en France, et il faut s’être cogné les problèmes en vrai pour mesurer cela. C’est peut être une expérience qui manque aux high pots qui montent trop vite ou aux big guns qui sont parachutés tout en haut.

Ça m’a appris a gérer la diversité, par exemple qu’on ne met pas un chef d’équipe Xosa là ou il y a des Zoulous. C’est littéralement mortel.

Ça m’a aussi appris à négocier avec la CGT locale a coup de citations bibliques… je n’ai pas vraiment retrouvé cela en France.

De retour en France, j’ai découvert la joie de la création des organisations matricielles. Coopté par mes copains au poste de patron d’activité … et chargé d’aller expliquer a mes amis anglais, suédois, allemands, espagnols, américains… qu’ils n’étaient plus seuls maîtres à bord mais qu’il y avait un corporate qui manageait les plans produits globalement… et qu’il fallait tous suivre les mêmes process de développement…  qu’on mettait une logistique globale qui couvrait le monde. On est en 1994….et les forces centrifuges dautonomie des entités, la puissance du not invented here, my country is different, my customer is different, n’étaient pas plus faibles que maintenant. Ça a commencé à me convaincre que cette attitude futile était une des sources majeures de complexification artificielle et inutile. 

Un jour, un grand RH a décidé qu’il fallait maintenant que je fasse une expérience de management industriel lourd.

Alors, va pour du lourd . Vous mettez dans un panier en vrac et dans le désordre l’usine L, Y et Z, T à Rennes, S et R pour alléger le pack, sans oublier les ateliers régionaux  et la tôlerie . Bien des sites aujourd’hui disparus…

Ça a du faire un peu trop . Car au bout de quatre ans, on a fini par me demander de trouver autre chose, parce que..  sic : « J’avais la chance d’avoir d’excellents résultats grâce à une équipe de collaborateurs  très motivés malgré mon mauvais management ».  Dont acte . Je ne pense pas être un manager normal. Et je n’en ai jamais eu envie. C’est à cette occasion que j’ai découvert que dans ce groupe, on recherche a tout prix la diversité, mais à condition que les comportements ne soient pas trop divers quand même… Vous savez, le coup des bananes en Chine et des pommes aux US : jaunes de peau, blanc dedans . Rouge de peau, blanc dedans.

Donc sans transition aucune je me suis retrouvé à faire la stratégie résidentielle et le marketing  du pays France. Ça m’a appris à savoir écouter les petits. Je me souviendrai toujours d’un focus group d’installateurs ou un artisan, tenant dans les mains un superbe interrupteur, le retourne et dit d’un seul coup:  » Ben avec ces sorties là on n’a pas fini de s’emmerder avec deux sucres au fond de la boite de 38« .  La messe était dite . Il était le seul dans le groupe a être tout petit, on avait par ailleurs des patrons ,des bureaux d’étude, des décideurs quoi…

Ça m’a valu le tir croisé des deux patrons de la France et de l’Espagne, et j’ai fait dépenser 10M€ pour redévelopper une offre. Mais, comme des experts l’ont dit plus tard : ça a évité de faire une connerie…  Ecouter les petits , les faiseux, … ça a été une belle leçon.

Et je suis retombé dans le corporate : à l’époque ou on a eu l’intelligence de mettre des offres diverses dans la même orga, parce que ça se vendait souvent aux mêmes clients avec le même business model…   Avec Alain B, mon modèle de patron . C’est bizarre, de lui aussi j’ai entendu dire qu’il était un patron “old style”, dépassé . Pourtant, je crois qu’on aimerait que tous les patrons obtiennent les résultats qu’il a obtenus… et je vous souhaite à tous d’un jour croiser un patron comme lui.

Et quand Eric R m’a appelé pour être à la tour de contrôle des projets de sa division, j’ai découvert que sans m’en être rendu compte j’étais devenu un marketeur.

Depuis maintenant 7 ans, j’essaie de faire tourner cette machine marketing … et je découvre en écrivant ce topo que je ne fais qu’appliquer tout ce que j’ai appris :

  • s’organiser et segmenter par les clients et le business model, pas par la techno.
  • respecter la compétence, écouter les petits,
  • se creuser un peu les méninges pour rendre le travail plus facile
  • avoir des collaborateurs compétents et motivés, différents de moi et tant pis s’ils n’obéissent pas trop.

J’en viens au texte de mon invitation, qui a fait rigoler Elizabeth … et peut être d’autres.  Pour moi, un bon manager est quelqu’un qui doit savoir dire les 3 mots magiques du pape François , dans l’ordre :

Merci, Pardon, S’il te plait.   Après avoir dit merci et pardon, il peut obtenir tout ce qu’il veut, juste en le demandant gentiment .

Pour info, c’est aussi valable dans votre couple …..

Dernière question : Mais que vais je faire après ???

D’abord, c’est vrai, j’ai peur de l’arrêt brutal . Alors j’ai créé ma petite entreprise de consulting pour m’occuper a mi temps , pas plus, pour aider. Surtout pas pour prendre la place d’un jeune…

Ensuite, ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai déjà un certain nombre d’activités, au service des amoureux, des couples, des parents, au sein du diocèse… Au service de l’amour.  Ça va être difficile de ne pas me faire manger tout cru par ce monde là.

J’ai aussi depuis très longtemps un peu d’activité sur les réseaux sociaux , pas assez à mon goût .. Au passage, si ma page facebook est totalement visible de tous, ce n’est pas une fausse manip de « geek des sixties » , comme me surnomment gentiment certains jeunes, c’est parfaitement volontaire … J’ai un petit côté évangélisateur, pour ceux qui ne l’ont pas remarqué.  D’ailleurs, la politique que j’avais taquinée un temps est en train de revenir me chercher elle aussi.

Enfin, j’ai déjà 3 petits enfants, du potentiel pour plus … et je compte bien ne plus laisser les cerises pourrir sur l’arbre sans avoir eu le temps de les cueillir…

Encore merci de votre présence, Merci à Elizabeth pour l’organisation de ce pot, à O et à ceux qui ont eu la gentillesse de préparer et d’animer la surprise que nous venons de voir .. merci à tous pour toutes ces années….. et que Dieu vous bénisse.

40-happy-face

 

 

Les habitués du blog auront compris que je retranscris là un topo de départ dans lequel ils reconnaîtront des thèmes déjà abordés au fil des mois d’existence de ce blog.. le nuage de thèmes en haut à droite pourra aider à les retrouver…

 

Destruction créatrice

La théorie de Schumpeter fait bien débat sur les réseaux en ces périodes de marasme économique.

3hatsLes chapeliers d’ Esperaza (quel joli nom pourtant si proche de l’espérance !) , plus de 3000 en 1929, une grosse poignée maintenant, n’ont pas su, pu, ou vu venir la rupture qui a déplacé leurs emplois, et a transformé la seconde capitale mondiale du chapeau en une ville fossile*.

Et pour cause ….. la rupture s’est appelée crise de 29 puis mode, et on a juste remplacé les chapeaux par … rien. Le vrai bad luck …

 

Les 50 000 canuts, qui faisaient vivre la moitié de Lyon au XIXème siècle et fournissaient à la France les ⅔ de ses exportations, ont, eux, vu la rupture technologique. Mécanique.

Et ils ont su rebondir, dans la mécanique automobile et dans le textile qui, devenu synthétique, a laissé la part belle aux chimistes qui ont donné à leur tour naissance aux géants pharmaceutiques.

Pour Lyon, sur le long terme, Schumpeter a bien marché. Oh, non sans secousses sociales violentes, certes.
Et la dynamique ne s’arrête pas là.
J’ai récemment pu apprécier le plan marketing de la ville. Oui, vous avez bien lu, une ville qui sait se vendre possède ses marketeurs**. Et des bons. Only Lyon , il fallait le trouver, le décliner… La madone à laquelle les Lyonnais ont confié leur ville y est elle pour quelque chose*** ?

Bravo pour cette leçon d’espérance et de dynamisme.

Pour Espéraza j’ai acheté un chapeau, mais ça ne suffira pas à relancer la mode.. Et même si j’en empile trois…

Une seule chose est sure : tout  se réalise par des mains et des cerveaux d’hommes. Il y a toujours source d’espérance****. Et n’oublions pas qu’Il nous a confié la création pour la terminer. Bon, pour le moment on a plutôt abîmé la maison commune. Disons que la phase destruction a eu lieu, à nous de nous atteler maintenant à la phase créatrice…

 

* En plus, c’est vrai, on y a trouvé le plus gros fossile du monde et il y a là un musée des fossiles, superbe dit on.

** Pour voir leur démarche marketing

*** et  la madone dominer au fond de leur page d’accueil ..

**** Espérance qui mène le monde ?

 

Quatre patrons qui n’embauchent pas

Quatre patrons qui n’embauchent pas

En une dizaine de jours, j’ai rencontré 4 patrons . Très différents . Mais qui ont tous exprimé une même position : on n’embauche pas .

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R , le premier, travaille seul. Il a bien eu des employés dans le passé, mais n’en veut plus. Bien que le travail ne manque pas depuis des années, il ne veut plus du coût fixe que représente un salarié.  S’il a vraiment trop de charge, il s’associe avec des collègues ou augmente ses délais.

X, lui, bloque a 48 personnes … en France. Son entreprise atteint les 200 personnes au total, en Espagne, en Turquie, au Japon… Ses employés espagnols travaillent beaucoup pour le territoire français, et c’est très bien comme cela. Ça évite de passer le seuil des 50 personnes**, qui équivaut à ajouter environ 2 personnes juste pour remplir les obligations sociales.

F , lui, a hérité de l’entreprise familiale de près de 300 personnes, l’a faite croître et embellir. Harcelé par les contrôles fiscaux et l’URSSAF, il a dé-localisé le tout en Suisse il y a quelques années.

P, cadre dirigeant de multinationale, est comme beaucoup de ses pairs basé hors de France. Exil fiscal ? Proximité des marchés ? Un peu des deux, sans doute . En tous cas, une chose est certaine : pas question d’embaucher en France, tant il est long et difficile de rompre un contrat, les prud’hommes étant si agressifs avec “les gros”. Mon expérience professionnelle me permet de confirmer cette agressivité ahurissante.

Et bien sûr, avec lui, P entraîne une partie de son état major, ses assistants … Il y a fort à parier que pour la France, les pertes de charges sociales et fiscales relatives à ces employés sont bien supérieures à la recette potentielle d’ISF qui a généré contribué à leur départ…

Charges, seuils sociaux, contrôles tatillons, rigidités…. 4 causes principales pour 4 types de sociétés, avec l’ISF en toile de fond.  

Donc :

  • stop à l’ISF, impôt idiot qui a les mêmes effets pour le pays que la révocation de l’édit de Nantes*
  • oui a la TVA sociale, pour baisser les charges ….. et du coup rendre inutiles la moitié des contrôles.
  • quand aux seuils sociaux**, établis il y a plus d’un demi siècle dans un contexte socio-économique autre, pour une industrie qui n’a plus grand chose à voir avec notre tertiaire actuel, il y a sûrement moyen de les revisiter, et d’éviter leur effet de machine à punir ceux qui réussissent.

Le voilà, le programme que je regarderai quand je mettrai mon bulletin dans l’urne.

  • la rigidité du marché et ses contrôles tatillons seront hélas plus lents à évoluer car, plus que quelques mesures législatives, ce sont le soutien et l’encouragement de l’entrepreneur par toute la société, politiques, juges et média, qui lui sont nécessaires.  Il y a du chemin…

 

* Cette révocation entraîne l’exil d’au moins 200 000 protestants (sur les 800 000 que comptait le royaume à la fin du xviiie siècle). La révocation de l’édit de Nantes peut être considérée comme une erreur commise par Louis XIV qui contribua à appauvrir et affaiblir encore plus le pays .  Wikipedia   

* Malgré l’interdiction royale, entre 200 000 et 300 000 réformés, appartenant surtout aux professions libérales et aux métiers du négoce et de l’artisanat, s’enfuient vers les pays de refuge de l’Europe protestante, dont ils enrichiront le potentiel économique et intellectuel.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/r%C3%A9vocation_de_l%C3%A9dit_de_Nantes/186072

 

** http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/01/28/les-seuils-sociaux-a-la-loupe_1190346

4473518_5_c8d1_repartition-des-entreprises-francaises-autour_93c9821356f0384cdf945898cf2b594a

Je le confesse, j’ai péché…

Réunion de famille à Lille . Pour faire le voyage, il y a un TGV . Simple , non ? Et bien, non, justement.

J’ai failli . J’ai choisi, pour près de la moitié du prix, de prendre ma voiture, de la garer à Genève, de réserver un easyjet Genève-Bruxelles, et de louer une voiture à Bruxelles.

Moralité, pour un week end qui aurait pu être 100% Français* , j’ai fait vivre le parking et l’aéroport Suisses, la compagnie aérienne Britannique, le loueur , l’aéroport et le pompiste **Belges .

Pas top, comme patriotisme économique…

 

Notre équipe projet évolue. Pour notre réunion hebdomadaire Parisienne, les comptes sont faits : deux grenoblois, deux parisiens, trois espagnols, un néerlandais. Notre économe de néerlandais tranche : entre les avions, les TGV, les taxis, hôtels et restaurants du soir … il déplace la réunion hebdomadaire de Paris à Barcelone. Le calcul est imparable , l’économie substantielle.

 

Deux nouvelles recrues pour animer des équipes internationales. Au lieu de les baser en France, comme l’étaient  leurs prédécesseurs, elles sont basées respectivement à Zurich et à Boston, et seront à 50% du temps en télétravail, le reste en voyage…

 

Après avoir perdu ses emplois industriels, ce sont les emplois tertiaires qui fuient la France. Mais comment puis je arrêter cela ?

On les connaît les recettes : coût et flexibilité du travail.

Alors, concrètement , deux suggestions :

1 – pour le coût, je soutiens les politiques “qui vont bien” en préconisant à fond la TVA sociale***. Même si son impact est controversé sur les produits, donc l’emploi industriel, l’impact sur les services est certainement massif. Et ça facilitera la création de “petits boulots” dont les migrants ont tant besoin****.

2 – pour le reste, je donne pour le développement de l’appli Hozana*****. Ça pourra toujours aider.
Amen toi

* Je paie la dette de mes enfants en partant en vacances

** pour faire le plein avant de rendre la voiture

*** Difficile de vous recommander une explication non idéologisée de la TVA sociale . Alors va pour le bon vieux Wikipedia…

**** Sur les migrants et les petits boulots …

***** Hozana ? Un produit des God’s angels.

 

TUNA au service des migrants ?

Intéressant, ce livre de Doug Saunders sur les migrations* . D’actualité, même. Paradoxal, dans son titre comme dans son développement : ces migrants qui changent le monde. Qui construisent celui de demain, dirait on même.

migrants du village a la villeQuoi, ces taudis, ces bidonvilles, ces verrues aux orées de nos belles villes seraient le terreau de l’entreprise, notre dynamisme sociétal ?

Oui, nous dit Doug en substance. Migrants qui portent en eux la rage au ventre, celle de se sortir de leur misère, d’en extraire leurs enfants, de les envoyer à l’école pour qu’à leur tour ils les tirent du bidonville et qu’ils puissent laisser la place aux suivants.

C’est ainsi qu’au 19ème siècle les faubourgs de Paris ont été un des tremplins de la France, de même que de nombreuses banlieues américaines le ressort des US, que hier Lui Gong Li a contribué à propulser la Chine, et qu’ aujourd’hui les favelas sont l’avenir du Brésil.

Ce tremplin est basé sur deux jambes : celle de la solidarité familiale, et celle de la possibilité d’entreprendre à très petite échelle. Muhammad Yunus l’a bien compris en inventant le microcrédit au Bengladesh.

Famille et travail, deux sujets clés qui me parlent bien.

Pour la famille, on a des idées** . Mais pour le travail ? Pour les petits boulots ?

Le petit brocanteur de l’autre jour*** a montré la voie. Dans notre France hyperréglementée, je veux croire que les TUNA****  permettront à beaucoup de s’en sortir. Ces sites collaboratifs qui, avant la microentreprise, permettent la nano entreprise informelle.

Allez, on les encourage ces “petits” sites. Chez nous, ça commence par le réseau entourage*****, en tout début de chaîne…en plus créé par Jean Marc ******

 

* Du village à la ville : Comment les migrants changent le monde  Doug Saunders – Seuil.   Pour ceux qui ont la flemme de lire les 470 pages , la synthèse de ATTAC  

**  pour la famille ?  portons des cruches

*** Histoire du brocanteur entrepreneur :Fier de payer ses charges

**** Tesla, Uber, Netflix, Air B’nB … TUNA prend la place de GAFA (Google Apple Facebook Amazon)  comme symbole de la nouvelle économie du partage… on peut aussi rajouter le bon coin pour les brocs en herbe***, jecuisinepourvous, ou autre Freelance .com

***** http://engage.world/mag/projects/entourage#toggle-id-1

****** Pour en connaître un peu plus sur Jean Marc , c’est par là

Tomates et cadres . Jouer avec la diversité locale pour atteindre le taux de croissance des AMAP ?

tendez nous la main A Belmokadem

Massivement, les grandes surfaces nous approvisionnent en tomates standard, calibrées, apprêtées, propres sur elles.  Elevées dans les serres néerlandaises chauffées au gaz de Groningue , elles sont super compétitives , à première vue de portefeuille.

Il en va de même pour les employés de multinationales. Approvisionnés cette fois aux quatre coins du monde sous prétexte de biodiversité, ils sont tous pareils . Pommes* ou bananes**, ils sont tous bien blancs inside, dotés d’un MBA au calibre américain, gommant même parfois le genre***

Les tomates multinationales n’ont pas trop de goût mais nous les consommons massivement bien souvent au détriment de leurs consœurs locales, un peu plus diverses et cabossées , au look plus bizarre.

Quoique …

Les AMAP bio et locales ont un taux de croissance à faire pâlir d’envie toutes les multinationales. Sans besoin de plastronner à Davos ni au COP 21. Et elle œuvrent certainement plus pour la diversité . Le futur de nos entreprises n’est il pas un peu de ce côté là ? Vers plus de considération de la diversité des locaux ?

Alors, on garde nos spécificités, et on joue les tomates locales. Même si ça coûte apparemment un peu plus cher . A long terme, c’est quand même plus durable. On a tout intérêt à travailler avec des gens comme Abdel.

* Pomme : surnom donné aux indiens d’Amérique à ceux des leurs qui ont fait table rase de leurs origines ( rouges de peau, blanc dedans)

**Banane : même concept, chez les Chinois cette fois.

*** Au cas ou vous avez oublié  jusqu’ou sont allés GAFA dans ce domaine.

Lady Gaga et Famille Chrétienne, je donne plus que je ne reçois..

lady-gaga-saute-dans-la-foule-au-festival-lollapalooza-1433468Il y a quelques années, Jamie Anderson*** nous a révélé les secrets du marketing de l’économie 2.0, celle qui a propulsé Lady Gaga . Parmi ceux ci : donner avant de recevoir.  Donner sur son compte twitter, donner en avant première ses chansons sur youtube* , se donner à son public encore plus qu’à des amis.

 

Ce matin, à la brocante de Claire**, le démarrage est poussif . La promo du jour est boudée : à chaque acheteur d’un livre à 1 euro, on donne un exemplaire de magazine des années précédentes, puisé dans un stock qui va de l’express à famille Chrétienne.

A la dame qui s’éloigne après avoir hésité pendant bien 5 minutes à prendre ou non un chef d’oeuvre de la littérature Grenobloise, J N tend une poignée de magazines : “Tegnez, madame, c’est gratuit . Maintenant, ici, on donne même à ceux qui n’achétent pas ! “  .

“Ah bon, merci ….”   et au bout de quelques secondes : “alors, je vous achéte votre livre”.

 

La recette Lady Gaga marche : à celui qui nous a donné, on est enclin de donner à notre tour.

 

Finalement, ca ne fait que conforter les propos qu’on asséne aux jeunes: la formule miracle du couple qui dure c’est “je donne plus que je ne reçois” . Ca génére la même attitude en face, et au final chacun reçoit plus que ce qu’il a donné …. Ca vous surprend, Gaga en modèle pour la relation de couple ? Comme quoi, les idées préconçues. … Gaga, elle reçoit plus qu’elle ne donne, non ? Alors ?

 

* Dans la série, allez écouter Hopen, qui vient de mettre tout son album sur youtube. Si ca vous plait, vous achéterez son CD…

** La brocante du grain de sel …

*** Et si vous tenez a tout savoir sur le marketing de Gaga …

Le thon de bon ton (OK, un peu facile celle là).

Au cas ou on l’aurait oublié, Greenpeace* rappelle qu’on peut agir avec son portefeuille**. Allez, on ne vous dit pas qu’il faut a tous les coups aller chez Fauchon, mais, franchement, entre U et Casino, ca ne doit pas faire une différence vitale au compte en banque .

Alors, si vous aussi vous pensez que chacun d’entre nous peut y faire quelque chose** , le conseil du jour .. allez chez U !

Thon

*L’article complet dont est tiré ce graphique

** Agriculture, n’y sommes nous vraiment pour rien ?

Mais Monsieur, vous n’y pensez pas , c’est tout simplement pas possible. Dommage @airfrance et vivent les taxis Parisiens.

Je l’aime bien. Je l’ai achetée au format easyjet, le plus contraignant. Avec elle, j’ai couru la monde de Vancouver à Hong Kong, sans jamais rien enregistrer en soute (regle de base du voyageur professionnel). Et là,  à Paris, sale et fatigué d’une nuit de vol en éco, à l’embarquement pour un vol a moitié vide pour Genève,  voila la petite chef qui fait une fixette sur ma valise, me la fait mettre en soute. Sans discussion possible. Bon, sur un direct ils ne devraient pas me la perdre. Mais, avec la lenteur légendaire des bagagistes Genevois ca rajoute une demi heure a mes 20 heures de voyage. Ah, ma grande, tes collègues en cabine auront beau être super prévenants et cool,  a cause a toi je garde une dent contre Air France…

valise taxi

Rue St Dominique, réunion terminée en avance. On peut rêver attraper un train plus tôt, qui nous fera nous coucher a une heure décente. Deux taxis Parisiens sont là, réservés et attendant leur client. Mais où donc est la station de taxi la plus proche ?

Aucune idée,  bougonne le premier.

Montez, je vous y emmène gratuitement, j’ai quelques minutes d’avance. Médusés,  nous acceptons ce service que le second nous propose. Il faut bien que la profession s’entraide, non ?

Ah , bonhomme,  même si sans doute Uber a influencé ton comportement,  tu as sauvé l’image des taxis Parisiens.

 

Comme quoi nos actes ont bien souvent une portée et un impact insoupçonnés. Raison de plus pour semer du positif * , même a coup de graines de sénevé **.

 

* petit mode d’emploi pour semer du positif

** pour ceux qui ignorent les vertus de la graine de sénevé..

Cinq jours au merveilleux pays de bisounours.

tagada-79435Qu’est ce que c’est bon et doux … Certes il faisait chaud, très chaud. Certes la foule était grande, 5000 personnes dans ce grand parc. Sous ces immenses tentes.
5000 personnes qui toutes respectaient quelques commandements de base. Une dizaine, disons. Assez connus depuis des millénaires. Ayant fait leurs preuves pour générer une ambiance de paix et de joie*.
5000 personnes venues en famille, enfants et ados grouillaient, tous se mettant si bien au service de la communauté que les mouvements de foule, les queues lors des repas, se passaient dans le calme, en douceur, et rapidement. C’est vrai que le souci de l’efficacité collective , si on oublie sa gloriole individuelle, porte fruit.
On en a même oublié l’indispensable et robuste structure d’organisation, qui n’a été ni mentionnée ni remerciée a la fin . Elle l’aurait je crois refusé .
5000 personnes venues se ressourcer dans une foi commune, écouter des témoins, nourrir leur réflexion personnelle, louer.
Mais pourquoi cette parenthèse en marge de la « vraie vie » ne pourrait elle se prolonger ?

Crois, espère,  aime. Guillemette Pradere donne les trois mots clés avec lesquels tous sommes repartis.

Crois. Crois que la civilisation des bisounours de l’amour est possible. Et engage toi dans ce chantier. Pas forcément besoin d’une religion, pour cela. Nombreux sont ceux qui œuvrent sans religion. Qui croient juste en certaines valeurs. Mais nombre d’entre eux n’ont pu ignorer toutes les aides inattendues, les clins Dieux qu’Il envoie sur le chemin. Et un jour ou l’autre Le rencontrent . Les veinards…

Espère. .. ma préférée. ..

Et aime. Bien sur a l’image de l’amour du couple. Aime non pas comme le chocolat que j’aime et consomme, mais en cherchant à  donner plus qu’à recevoir…Pratique pour trouver des volontaires pour les corvées quand on est si nombreux. Bon, mais si chacun s’efforce de donner plus qu’il ne reçoit, on va tous finir par recevoir plus qu’on ne donne. Comme dit la chanson…

Et, perso, je ne peux résister à ajouter « Agis » en quatrième mot clé. Agis, même si tu te sens démuni, faible, impuissant, petit.

Agis comme par exemple F a fait en créant Bilik, une communauté bisounours** d’artisans qualifiés sur leurs compétences et leurs valeurs .

 

*Insolite d’entendre sous la douche, au soir d’une journée étouffante, une voix mâle louer a gorge déployée « je suis dans la joie, une joie immense… ».

** Pas si bisounours que cela, quand les clients évaluent le prestataire a posteriori en ligne . Quoi, un contrôle ? Un manque de confiance ? Non pas, mais l’homme est faible, autant intégrer cette donnée.

Merci Jean Marc, témoin vivant.

Capture potdevinApres avoir assisté à ta conférence, je me suis rué sur ton livre et suis resté scotché. C’est bien vrai. Cela peut donc arriver. Cela peut donc m’arriver à moi, ici et maintenant…

Jusqu’ici, je considérais les « apparitions en songe », les « profondes torpeurs », les « apparut dans une nuée », comme autant d’effets littéraires utilisés dans des textes dont la véracité historique était à mettre au second plan devant la symbolique du message.  Les récits de conversion, comme celle de Paul sur le chemin de Damas, ou de Péguy à Notre Dame, les apparitions aux bergers dans la montagne, avec un certain détachement, voire de la suspicion. En tous cas, comme des choses du passé.

Jean Marc… Toi, un ingénieur, Grenoblois, informaticien, à la pratique religieuse tiède. Toi, businessman, qui parcours le monde dans tous les sens pour développer tes start up high tech. Toi, tu ne fais pas partie de ce monde éthéré et mystique du passé. Tu es le symbole de la science, de l’économie, de la raison du début de nos années 2000.

lesmotsnepeuventdireEt Il t’est apparu. Soudainement. En plein. Et tu trouves les mots pour nous raconter cet indicible. Dans la seconde moitié de ton livre, après nous avoir décrit ta rencontre, tu fouilles les écrits du passé, et mets en évidence des témoignages qui ressemblent tellement au tien. Tu nous aides a déchiffrer ces textes avec tes yeux de scientifique. A les crédibiliser. Non, cette cohorte de témoins  n’est pas une ancienne légende éthérée. Elle se prolonge. Ton témoignage, à seulement une poignée de  kilomètres et d’années de distance, ré-affirme et renforce la réalité de tous ces autres témoignages.

Je suis jaloux.

J’ai rencontré des God’s Angels

Qui a dit que business et spiritualité étaient inconciliables ?

Ce week end (merci Alpha !) , j’ai eu la chance de rencontrer des startuppers de Dieu . Des jeunes, bardés de diplômes, partant dans des projets pas si fous que cela de start ups s’inscrivant dans la constellation de celle du Big Boss.

Que Joseph, ingénieur, plaque tout pour un CAP de charpentier afin de construire des églises, c’est un vrai clin Dieu qui ne s’invente pas… Salut, L, si tu me lis !

Quitter Mc Kinsey pour créer un réseau social de crowdprying , il faut y croire, non ?

Baisser le cout de la collecte de dons pour toute association d’intérêt public, ça n’est pas un beau moteur ?lucifer_-_council_of_angels_4248

Sans parler du MOOC de Dieu, qui mérite un post à lui tout seul… j’y reviendrai.

Merci de ces témoignages, de cette foi, de la patate de tous ces créateurs moins que trentenaires.

Alors, on y va ? On se risque sur ces beaux outils qui nous sont apportés pour notre plus grand bonheur ?

Libéralisme et générosité, si inconciliables ?

Saumur. Jeune cadre, je recherche à embaucher une secrétaire . Au bout d’un certain temps, deux candidates restent en lice . L’une est légèrement plus expérimentée. L’autre, mère célibataire, a désespérément besoin de ce travail. En en discutant avec un collègue, son avis est sans appel : ‘tu n’as pas le droit d’utiliser l’entreprise pour faire tes bonnes oeuvres . Il y a 200 autres employés dans l’entreprise, ton devoir est de prendre la meilleure pour le job . Et si tu veux faire des bonnes oeuvres, engages toi au secours Catholique !” . Brutal, le collègue . J’ai suivi son opinion . Et quelques années plus tard, j’ai appris qu’il était fortement engagé au Secours Catholique ….

Silicon Valley . En voyage d’études, on me présente une école de création d’entreprise pour enfants déscolarisés . L’objectif est de les réintégrer dans le circuit scolaire par ce biais. Chaque groupe est sponsorisé, aidé par des cadres de Google, Yahoo, … Très sérieux, les jeunes de 12 à 14 ans nous présentent leur business plan, comme ils le feraient à des business angels pour solliciter un financement. Surprise ! Avec le plus grand sérieux, dans leur plan de trésorerie , on voit:

résultats de l’année

– dons

= cash disponible pour la croissance ou rémunérer les actionnaires…

Même à ce niveau, même pour des montants ridicules, on sépare les problèmes :

1 – on gagne de l’argent

2 – on le distribue,  avec générosité. Et cela est normal, enseigné même …

 

A une plus grande échelle, on les connaît ces Bill Gates et autres mégamillionnaires qui, une fois leur fortune faite, la distribuent avec autant de professionalisme qu’ils n’ont mis à la constituer.

melange

Morale de toutes ces histoires : pour faire bien les choses ne les mélangeons pas . Soyons pro en toute action , que ce soit business ou bénévolat, mais ne tentons pas de tout faire en même temps, car les règles du jeu sont différentes, et on fera tout mal.  Cf notre politique de subvention du photovoltaique..

 

Bonnes affaires où marché de dupes ?

Allez, mon petit côté défenseur des consommateurs contre ces odieux marketeurs (dont je suis) craque.

France 5 a fait, il y a près de 3 ans, un reportage sur le sujet . Passionnant et édifiant .Mystérieusement, toutes les copies video ont disparu du WEB dans les 48 heures qui ont suivi .

Je viens d’en retrouver une, mise sur Youtube il y a un an… alors, en ces temps de vacances, prenez le temps de la visionner surtout si vous êtes accros a l’achat sur WEB .

vente privees

Si elle disparaît à nouveau , signalez le moi , j’en mettrai une copie . Intéressant de suivre combien de temps et de visites elle restera sur Youtube … Oui, les lobby sont puissants …

Et si ce visionnage vous a marqué, partagez !!!

 

 

Clins Dieux

Montréal, 16h30 . Porte d’embarquement pour un retour en Europe après un voyage éclair de trois jours , avec trois nuits un peu cahotiques pour cause de décalage horaire. Et il faut que demain je soie en forme, j’enchaîne directement sur une journée de travail bien chargée.

Tiens, c’est pile en ce moment que la femme de ma vie doit terminer sa présentation des divers parcours famille auxquels nous contribuons . Au moment même ou cette pensée me traverse, on m’appelle pour m’annoncer mon surclassement en Business class. Chic, je vais pouvoir bien dormir. Rapide, le renvoi d’ascenseur du barbu , non ?

Mon voisin d’une nuit arrive .Elegant,téléphone à la main, il s’installe tout en continuant sa conversation de patron intransigeant qui visiblement met sous pression son collaborateur. Conversation finie , il se rue sur son iPad s’occuper de son courrier . Pas un regard pour son voisin, pas un bonjour..

Le repas est vite servi . Je m’amuse à lui signaler mon existence par un  « bon appétit ». Sans daigner répondre, il se rue sur son plateau. Tellement rapidement qu’il en fait une tache sur son beau pantalon. Contrarié, il s’efforce de la nettoyer au mieux, puis retire sa belle chemise blanche pour continuer. Je dîne maintenant avec un voisin en maillot de corps . Moins classe !

Deux minutes après , un grand splash , le pantalon est bien sali, et un juron : « Djeuzus Craïste » !

Tu as bien deviné, c’est sans doute encore un signe du Ciel envers les goujats …

Bonne nuit !

 

L’Asie qui blanchit

Non, pas encore un post de plus sur la catastrophe qui guette la Chine après 30 ans de politique de l’enfant unique …. bonjour le problème des retraites mais c’est un autre sujet.

Séminaire à Jakarta avec mes collègues marketeurs des pays d’Asie du sud Est . Tous se plaignent de la difficulté d’embaucher des locaux compétents. Par contre, ils mesurent les effets de la crise : à Hanoi, Manille, Bangkok, nombreux sont les jeunes Francais diplômés, qui prennent un aller simple et postulent sur des postes, payés aux niveaux des salaires locaux (soit un SMIC Francais à Hanoi, qui donne un niveau de vie confortable).

Mon ami Singapourien, lui,  s’inquiète de l’augmentation de l’immigration, qui devient vraiment conséquente . Immigration Malaise , lui demande-je ? Non, non ! Nous sommes envahis de jeunes Européens qui prennent tous les postes de cadres dans les sociétés internationales !

Covoiturage retour de Lyon, avec deux jeunes infirmiers . Ils n’ont pourtant pas de problème d’emploi, eux. Pourtant, ils ont pris leur billet pour Nouméa . Pour le dépaysement, mais surtout pour pouvoir créer plus facilement leur cabinet. Illusion ? Le fait est qu’il ne se passe pas de semaine sans que l’on entende parler d’un jeune de notre entourage qui part là bas .

Sans aller en Asie , combien de nos enfants travaillent en Suisse ?

Covoiturage Lille Bruxelles : voyageons avec un Francais d’origine Marocaine, qui depuis 3 ans a laissé sa famille à Lille et travaille à Bruxelles … ici au moins il y a du travail !

Tout cela donne le vertige . Si , en quelques mois, sans chercher, j’en vois tant qui partent, combien de nos diplômés restent en France ? Le chiffre , s’il existe, doit faire peur.

Alors gardons un espoir et faisons un vœu. Que le jour où, et il viendra, la France fera réellement ce qu’il faut pour que l’on puisse y entreprendre, tous ces expatriés soient le premier relais de nos exportations.

Generation Y et éthique business

Un covoiturage de plus entre Grenoble et Lyon . Kevin, 20 ans, nous explique comment il gagne sa vie depuis trois ans maintenant en faisant du business sur le WEB . Il “travaille” avec un réseau d’amis, rencontrés sur des forums spécialisés, qui sont tous très sympa et échangent leurs meilleurs tuyaux .

Source de revenu numéro 1 : trader sur les devises . Des petites sommes, de quelques centaines d’euros seulement. Il n’a aucune formation, suit juste son intuition et les conseils de ses “amis” , achète et vend des devises…. et gagne quelques centaines d’euro par mois régulièrement. De temps en temps une petite perte, mais il “fait attention” .

Et il sursaute quand le lui demande “mais si tu gagnes, qui perd ?”. Question qui ne fait pas partie de son univers . Dans l’univers des traders, tout le monde gagne, c’est bien connu des initiés . Et de temps en temps une grande banque perd des milliards, mais c’est le jeu .

Source numéro 2 :  faire tourner 24h sur 24 des banderoles publicitaires sur son écran de PC . Des dizaines de banderoles.  Qui envahissent tout son écran. Les publicitaires paient les sites pour faire apparaître ces banderoles . Alors il crée un site, qui héberge une cinquantaine de banderoles . Les publicitaires paient en fonction du trafic, bien sûr . Alors , lui, il laisse son site ouvert en permanence, il y a toujours au moins un visiteur: lui . Et, toutes les trois heures, il se réveille, se déconnecte et se reconnecte pour montrer que son site est bien vivant, éviter ainsi les logiciels de surveillance qui suppriment le paiement s’il n’y a pas au moins deux visiteurs en trois heures. Et il gagne près de mille euros par mois…

Second sursaut quand je lui demande: qui paie? . C’est Google, bien sûr . Mais qui paie Google? Les annonceurs, bien sûr. Et tu penses que les annonceurs recherchent vraiment que leur pub apparaissent sur ton site? Mais, ça, c’est du business . Et, dans le business, il n’y a pas de sentiments …

Dans les deux cas, aucune mauvaise conscience. Aucun problème d’éthique. Au contraire : fierté de savoir “faire du business” comme “les grands”. C’est vrai que c’est conforme a l’image du business qu’on leur donne: prendre tout ce qui vient, en ne regardant que son intérêt, sans considération pour l’autre.

Mais ou va t on comme cela ? Est-ce bien de cette société dont on veut ? Que faire pour forcer l’éthique dans le business ?  Cela a sans doute à voir avec la manière dont nous dépensons notre argent et nous comportons, nous aussi, sur le WEB …