Récidive

En fermant mon entreprise*, je me l’étais pourtant juré : plus jamais. 18 mois plus tard, incapable de résister, je récidive dans la création d’entreprise.

Je n’ai pu résister à la beauté d’un marketing mix parfait :

Le produit est ce qu’il est, mais quand il est mis à disposition du au client sensible à ses atouts par le canal optimal qui en fait la bonne promotion, le prix peut s’envoler.

Et pour mon GreMiel**, miel urbain qu’on pense à tort pollué*** , j’ai trouvé le canal de distribution optimal : là ou se retrouvent ceux qui valorisent avant tout la consommation locale****. Et le vendeur, formé, sait donner les arguments qui complètent cette origine locale par l’explication de son goût : la variété florale de la végétation urbaine.

Avec un tel alignement des astres, le quatrième attribut du marketing mix, le prix, n’est pas un obstacle, au contraire… il me permet de financer l’indispensable création d’entreprise agricole sans laquelle je ne peux vendre, l’achat du nom de marque, du nom de domaine.. Le rêve, quoi …

Qui se heurte aux mêmes factieux qui ne mettent pas une semaine à réagir  : cela a commencé par les arnaqueurs masqués derrière un en tête contrefait demandant***** une contribution à la protection de mon nom de marque, vite rejoints par la MSA qui réclame ses informations… A qui le tour ?

Persiste et signe, donc : créer une entreprise est VRAIMENT une galère dans notre doux pays . Dommage !!

 

* pour ceux qui ont loupé cet épisode, c’était mi 2018

** désormais vous aurez fréquemment des nouvelles de mes filles.

*** Pourquoi le miel de ville n’est pas si pollué

**** Par ici, l’épicerie ou vous trouverez votre greMiel préféré … s’il en reste !

***** demande quand même non obligatoire, c’est écrit en tout petits caractères au verso en bas.

 

Du beau et du bio

Du beau et du bio

La contemplation de mon achat du jour me plonge dans une profonde perplexité écologique.

Une terrine de campagne bio. Ah, c’est bio donc c’est bon !!

Gaël, le producteur, l’annonce sur l’emballage: il fait partie des porcs bio de France. Leurs porcs doivent donc être heureux, et moi je suis content de faire marcher l’agriculture française.

Bon, du bio sous plastique ça n’est pas top pour les océans . Mais il y a pire .. Cet emballage, c’est écrit dessus, grâce à U, contient 25% de matière recyclée. Ça fait quand même 75% de plus que le bon vieux papier du rayon charcuterie à la découpe. Quoique..*

Donc quasi tout est bio. Même l’armagnac (pas détecté dès la première bouchée, mais bon ..). Le lait est bio, mais pas garanti d’origine France. Dommage pour moi **

L’étiquette est orange. Sans moi, cette terrine allait renforcer le pourcentage si élevé de nourriture gaspillée. Quelle fierté !

Mais du coup j’encourage à la produire, puisqu’il y a des idiots pour se contenter des restes et optimiser le yield.

Finalement désorienté, je prends mon téléphone favori et appelle Yuka à la rescousse.

Et là, coup de grâce. Mon achat est gravement mauvais .

Du bio, du Français, du plastique recyclé … tout ça pour çà ?

Du coup, tout en dégustant ma terrine, je me lance dans les cookies maison au Gremiel***. A base de farine bio, en emballage papier, et surtout sans code barre, Yuka ne pourra pas venir me casser la baraque ce coup là.

Moralité de ce billet ? Sur fond de digestion de cookie, je persisterai :

  • moins de chimie (donc du bio)
  • moins de plastique ( je recherche encore sans succès les emballages en PLA****)
  • plus de local pour moins de CO².

Et tant pis si on n’a pas toujours tout bon, l’important c’est d’avancer dans le bon sens.

 

 

* Et non, il ne se recycle pas  😦

** eh oui, je suis aussi un peu producteur

*** Gremiel ? (pour info, il est livré en vélo, donc côté CO² …). des nouvelles au quasi quotidien ici.

**** du plastique bio ?

Le colibri mue-t-il autant ?

Le colibri mue-t-il autant ?

10 chacun. Chaque année.

Vu qu’il se produit plus de 90 milliards d’habits par an*, cela en fait 10 par humain. Et je soupçonne  le paysan indien ou malgache de faire baisser la moyenne..

11 kg par Français**. C’est le poids de textile acheté chaque année.

Soit une trentaine de fringues, vu le tableau ci contre.

Alors, chiche ? On dort à poil fait une pause dans cette folie, on fait durer jean et chemises et en un an on réinjecte chacun 50 mètres cubes*** dans la mer d’Aral**** ? Think about it …

 

* a défaut de tout regarder, allez voir a 1 min 50 de cette émision d’arte qui interpelle ..

**ventes-de-vetements-et-textiles-d-habillement-en-france

***  Sur une base de 5000 litres d’eau pour 1 kg de coton, bas de la fourchette 

**** et si vous avez l’impression de louper une marche, je ne peux que recommander la lecture de ce livre qui vous expliquera le lien

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Rigolo. J’avais hésité un peu à publier mon coup de gueule estival quand j’ai découvert que Leffe mettait en sourdine son origine religieuse*

Je m’étais amusé quand, enfonçant délibérément le clou, l’abbaye était complètement évacuée de la communication**. Dont acte.

Noël arrive, et sans surprise Leffe remplace sa bière de Noel par sa bière d’hiver . Au moins, ils sont constants, le message est compris. Phylloscopus prend clairement une position : on s’en fout, au contraire*** même. Il n’a pas vraiment tort..

Il y a quand même dû y avoir un certain bruissement dans les réseaux, pour en arriver à ce contorsionniste journalistique que l’on peut lire dans les journaux Belges **** . Pathétique, diraient les Anglo Saxons.

Mais là où je me marre vraiment, c’est en ouvrant le courrier International du jour : et hop, Leffe invente le verre marqué “Leffe de Noël” . Pour y boire la Leffe d’hiver ? Pour corriger la bourde marketing précédente ? Là, les amis, vous vous prenez les pieds dans le tapis.

Surtout quand la concurrence, dans le même journal, enfonce le clou : sa bière de Noël est une “triple d’abbaye”.

Même si ce n’est pas toujours facile, dans la vie il faut savoir choisir ses valeurs fondamentales. Et s’y tenir. Sans mou dans le genou.

 

* Quand Leffe  cache ses origines

** Persiste et signe : radicalisation

*** La voix de la sagesse

**** Contorsionnisme marketing

Mais au fait, pourquoi tant d’acharnement sur la bière ? Pour ceux qui l’ont oublié ..

Une autre source d’optimisme

Toogoodtogo* . C’est quoi ce truc ?

Encore une appli qui change le monde**, à son échelle… microscopique.

Non content de recycler les petits bouts de ferraille ou de plastique, cette appli me sert, d’un coup de pédale, les “trop cuisiné” des plus grands restaurants (et des plus petits), directement sur ma table… plutôt que de les jeter.

Eviter le gaspillage alimentaire ? Mais voilà encore une drôle d’idée …

* Faites y un tour

** Il n’y a donc pas que TUNA que l’on puisse mettre au service

 

Si même la bière les cache …

Méditation estivale autour d’une Leffe.

D’abord distrait, mon regard se focalise sur la bouteille. Son étiquette. Le texte. Les tailles de police… Surprenant. Mes yeux vieillissants peinent à voir qu’il s’agit d’une production d’abbaye. Les nuances de vanille et de clou de girofle, dont j’ignorais l’existence, sont présentées avec deux fois plus d’emphase, des textes deux fois plus gros.

Exit donc la bière d’abbaye . Progressivement.

Il est loin le temps des origines, ou l’abbaye avait autant d’importance que le lieu. Cachons cette origine religieuse qui, sait on jamais, pourrait nuire au commerce.

Heureusement, il est des cafés qui ne sont pas rancuniers.

Du coup, à l’instar de ma boulangère et de Zabou, je me demande si le temps n’est pas venu de basculer,  et de porter moi aussi un croix.

Back to the future. Un client qui tombe du ciel.

Il y a 35 ans, j’ai conclu une phase de ma vie professionnelle en publiant un condensé de certains de mes travaux*. Sur une offre et une technologie un peu à la marge du business de l’époque, des choses que je trouvais un peu banales mais bon..

backtothe-futureTrois jours après la publication de mon changement de statut sur Linkedin, par laquelle j’informais la terre ébahie de la création de ma petite entreprise**, voilà qu’un étudiant Turc me contacte au sujet de cette vieille publication.

Je traîne un peu la patte, pensant à un canular ou à un étudiant un peu égaré. Mais il insiste, se présente comme mandaté par une entreprise Turque qui a de fortes ambitions dans ce domaine et recherche un coaching cumulant la technique (mais, mon grand, j’ai arrêté il y a 35 ans !!!) et le marketing (là, je suis un peu moins décalé).

Les échanges mails s’intensifient, s’accélèrent, et entre temps j’abuse de google…pour découvrir que ma publication reste encore populaire, reprise sur nombre de sites de téléchargement, voire même est unique en son genre sur le sujet. Comme s’il était un sujet sur lequel toute publication s’est arrêtée depuis 35 ans. J’obtiens confirmation de mon ex employeur que je pouvais bien faire ce que je voulais sur cette offre, sur laquelle, de sa part, tout investissement technique, commercial, et industriel est à zéro depuis des décennies.

En moins de 24 heures, la demande formelle arrive, la proposition repart, est acceptée, et le virement bancaire d’acompte est déclenché.

Trois jours  plus tard me voici au bord de la méditerranée… sur la côte Égéenne.

Et nous passons deux jours a faire l’exégèse commentée de ma prose, illustrée de leurs réalisations et échecs, et enrichie de quelques réflexions plus stratégiques sur leurs développements potentiels.

Comme quoi, il ne faut jamais sous estimer sa connaissance ni sa valeur. Et sa valeur n’est pas toujours là ou l’on pense. Qu’il est difficile de se juger !!

On peut tous être pape de quelque chose à notre insu…

 

* pour les curieux égarés…

** pour les curieux tout aussi égarés...

Même Causette en parle. Alors …

Même Causette en parle. Alors …

Je m’étais voté de plonger il y a presque deux ans déjà* . C’est fait ..mes collègues m’ont bien aidé. Depuis plus de trois mois, me voici “proud owner of a Fairphone” (cadeau de départ à la retraite), pour utiliser l’expression consacrée.

Bon, la raison rigole . Plus gros, plus lourd, plus épais… pour des performances pas terribles.. Les tekos avisés des forums ont prédit un retentissant échec commercial à cette bouse**.
Le “spécialiste” dont j’ai compris qu’il travaillait quelque part chez Samsung,  rencontré lors d’un mariage (mais, ouf, il était amené par la “partie adverse”) m’a regardé avec quelque condescendance, comme un bon gogo qui s’est fait embobiner par un green bashing outrageux.

Fairphone ??? Un téléphone qui se veut recyclable, démontable, respectueux des filières d’approvisionnement en matières premières et d’assemblage***.telephone-causette
Bon, avec 174 grammes contre 158 pour mon ex Samsung S4, son millimètre de plus en épaisseur, il fait un peu téléphone de campagne, truc pour militaires, quoi. Robuste.

Amusant de voir comment écolos et geeks se retrouvent. Tobit****, comme Gee*****, lui reprochent de ne pas se laisser tripatouiller le système d’exploitation encore assez facilement, car pour être un bon écolo il faut aussi honnir google . Je ne suis pas un bon écolo…

En tous cas, échec commercial ou pas, nous sommes plus de 100 000 à avoir accepté de voter avec notre portefeuille. Oh, ça ne fait pas beaucoup dans la marée de smartphones que l’on change tous les deux ans. Mais c’est dix fois plus qu’il y a trois ans, et, je l’espère, dix fois moins que dans trois ans.

Même Causette, qui, certains vont le croire, devient peu à peu mon magazine favori ******, en parle. Ça se souligne…

C’est avec notre portefeuille qu’on fait avancer les choses .

* Un smartphone moins criminel, ça vous dit ?

** La voix de la raison

*** Fairphone à la loupe

**** Vous vous souvenez de son « au revoir » ?

***** pour découvrir la “supérette bio d’android”  alias paradis du libriste.

****** L’autre contribution de Causette à ce blog, pour ceux qui auraient zappé

Et, last but not least, la causerie de Causette, une BD sympa.

 

A Dios – Une page de 40 ans se tourne…

C’était hier ….

je me souviens encore du lever à 3 h du mat pour partir sur mon vélo … eh oui déjà… prendre mon poste de l’équipe du matin à l’usine , dans l’atelier de perçage. Huit jours …. a percer des trous , a conduire des presses à découper …. suffisamment pour comprendre qu’on ne conçoit pas une pièce n’importe comment, que derrière il y a des gens qui mettent de la vraie sueur a produire, que ça vaut le coup de se creuser un peu les méninges pour leur rendre le travail plus facile… c’est mieux pour eux et c’est mieux pour l’entreprise. Ça m’a suivi toute ma carrière…

Depuis, j’ai cheminé dans a peu près toutes les disciplines de l’entreprise, et en ai gardé des bribes. :

Conception mécanique …. si tu mets une goupille, t’as perdu m’a appris mon maître.

Coupure Moyenne Tension … et le plaisir de faire partie de ces minuscules communautés mondiales d’experts .. Eh oui, la normalisation, déjà …

Commerce, à Saumur… a une époque ou le TC , comme on l’appelait, se sentait responsable de ramener de la charge à l’usine. Ça m’a permis de développer et vendre des systèmes de supervision a mes clients . Déjà du digital , il y a plus de 30 ans, Je leur vendais aussi le container en béton développé par mon copain  pour abriter le tout . Et j’ai découvert les freins internes de l’organisation , prix de transfert, rémunération de l’effort commercial…

Maintenant, c’est complètement différent . Ça a changé . Ça s’appelle cross selling, cross costing, et c’est un problème tout neuf  …;-)

Afrique du Sud . A cette époque des sanctions, j’ai tout fait : de la conception, industrialisation, vente, après vente, tôlerie, soudure, peinture, moulage, usinage, gestion de production, assemblage, bobinage de transfos, achats. J’ai tout fait.

Mal.

Ça m’a appris le respect pour la compétence . Il y avait, et il y a encore , un énorme réservoir de compétences en France, et il faut s’être cogné les problèmes en vrai pour mesurer cela. C’est peut être une expérience qui manque aux high pots qui montent trop vite ou aux big guns qui sont parachutés tout en haut.

Ça m’a appris a gérer la diversité, par exemple qu’on ne met pas un chef d’équipe Xosa là ou il y a des Zoulous. C’est littéralement mortel.

Ça m’a aussi appris à négocier avec la CGT locale a coup de citations bibliques… je n’ai pas vraiment retrouvé cela en France.

De retour en France, j’ai découvert la joie de la création des organisations matricielles. Coopté par mes copains au poste de patron d’activité … et chargé d’aller expliquer a mes amis anglais, suédois, allemands, espagnols, américains… qu’ils n’étaient plus seuls maîtres à bord mais qu’il y avait un corporate qui manageait les plans produits globalement… et qu’il fallait tous suivre les mêmes process de développement…  qu’on mettait une logistique globale qui couvrait le monde. On est en 1994….et les forces centrifuges dautonomie des entités, la puissance du not invented here, my country is different, my customer is different, n’étaient pas plus faibles que maintenant. Ça a commencé à me convaincre que cette attitude futile était une des sources majeures de complexification artificielle et inutile. 

Un jour, un grand RH a décidé qu’il fallait maintenant que je fasse une expérience de management industriel lourd.

Alors, va pour du lourd . Vous mettez dans un panier en vrac et dans le désordre l’usine L, Y et Z, T à Rennes, S et R pour alléger le pack, sans oublier les ateliers régionaux  et la tôlerie . Bien des sites aujourd’hui disparus…

Ça a du faire un peu trop . Car au bout de quatre ans, on a fini par me demander de trouver autre chose, parce que..  sic : « J’avais la chance d’avoir d’excellents résultats grâce à une équipe de collaborateurs  très motivés malgré mon mauvais management ».  Dont acte . Je ne pense pas être un manager normal. Et je n’en ai jamais eu envie. C’est à cette occasion que j’ai découvert que dans ce groupe, on recherche a tout prix la diversité, mais à condition que les comportements ne soient pas trop divers quand même… Vous savez, le coup des bananes en Chine et des pommes aux US : jaunes de peau, blanc dedans . Rouge de peau, blanc dedans.

Donc sans transition aucune je me suis retrouvé à faire la stratégie résidentielle et le marketing  du pays France. Ça m’a appris à savoir écouter les petits. Je me souviendrai toujours d’un focus group d’installateurs ou un artisan, tenant dans les mains un superbe interrupteur, le retourne et dit d’un seul coup:  » Ben avec ces sorties là on n’a pas fini de s’emmerder avec deux sucres au fond de la boite de 38« .  La messe était dite . Il était le seul dans le groupe a être tout petit, on avait par ailleurs des patrons ,des bureaux d’étude, des décideurs quoi…

Ça m’a valu le tir croisé des deux patrons de la France et de l’Espagne, et j’ai fait dépenser 10M€ pour redévelopper une offre. Mais, comme des experts l’ont dit plus tard : ça a évité de faire une connerie…  Ecouter les petits , les faiseux, … ça a été une belle leçon.

Et je suis retombé dans le corporate : à l’époque ou on a eu l’intelligence de mettre des offres diverses dans la même orga, parce que ça se vendait souvent aux mêmes clients avec le même business model…   Avec Alain B, mon modèle de patron . C’est bizarre, de lui aussi j’ai entendu dire qu’il était un patron “old style”, dépassé . Pourtant, je crois qu’on aimerait que tous les patrons obtiennent les résultats qu’il a obtenus… et je vous souhaite à tous d’un jour croiser un patron comme lui.

Et quand Eric R m’a appelé pour être à la tour de contrôle des projets de sa division, j’ai découvert que sans m’en être rendu compte j’étais devenu un marketeur.

Depuis maintenant 7 ans, j’essaie de faire tourner cette machine marketing … et je découvre en écrivant ce topo que je ne fais qu’appliquer tout ce que j’ai appris :

  • s’organiser et segmenter par les clients et le business model, pas par la techno.
  • respecter la compétence, écouter les petits,
  • se creuser un peu les méninges pour rendre le travail plus facile
  • avoir des collaborateurs compétents et motivés, différents de moi et tant pis s’ils n’obéissent pas trop.

J’en viens au texte de mon invitation, qui a fait rigoler Elizabeth … et peut être d’autres.  Pour moi, un bon manager est quelqu’un qui doit savoir dire les 3 mots magiques du pape François , dans l’ordre :

Merci, Pardon, S’il te plait.   Après avoir dit merci et pardon, il peut obtenir tout ce qu’il veut, juste en le demandant gentiment .

Pour info, c’est aussi valable dans votre couple …..

Dernière question : Mais que vais je faire après ???

D’abord, c’est vrai, j’ai peur de l’arrêt brutal . Alors j’ai créé ma petite entreprise de consulting pour m’occuper a mi temps , pas plus, pour aider. Surtout pas pour prendre la place d’un jeune…

Ensuite, ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai déjà un certain nombre d’activités, au service des amoureux, des couples, des parents, au sein du diocèse… Au service de l’amour.  Ça va être difficile de ne pas me faire manger tout cru par ce monde là.

J’ai aussi depuis très longtemps un peu d’activité sur les réseaux sociaux , pas assez à mon goût .. Au passage, si ma page facebook est totalement visible de tous, ce n’est pas une fausse manip de « geek des sixties » , comme me surnomment gentiment certains jeunes, c’est parfaitement volontaire … J’ai un petit côté évangélisateur, pour ceux qui ne l’ont pas remarqué.  D’ailleurs, la politique que j’avais taquinée un temps est en train de revenir me chercher elle aussi.

Enfin, j’ai déjà 3 petits enfants, du potentiel pour plus … et je compte bien ne plus laisser les cerises pourrir sur l’arbre sans avoir eu le temps de les cueillir…

Encore merci de votre présence, Merci à Elizabeth pour l’organisation de ce pot, à O et à ceux qui ont eu la gentillesse de préparer et d’animer la surprise que nous venons de voir .. merci à tous pour toutes ces années….. et que Dieu vous bénisse.

40-happy-face

 

 

Les habitués du blog auront compris que je retranscris là un topo de départ dans lequel ils reconnaîtront des thèmes déjà abordés au fil des mois d’existence de ce blog.. le nuage de thèmes en haut à droite pourra aider à les retrouver…

 

Matin optimiste

Matin optimiste

Ce matin, sur mon vélo, je suis optimiste.

Non pas à cause du Brexit, dont je ne suis pas encore informé vu le manque d’autoradio sur mon véhicule, mais parce qu’il fait beau, que je suis forcé de m’arrêter dans ce qui ressemble à un embouteillage de vélos, et parce que (du coup?) la rocade que je surplombe est étonnamment fluide.

Non pas à cause des tarifs Easyjet, bas à en pleurer du CO² liquide, d’un aller retour Barcelone à 22 euros, Easyjet lyon barcelona 1mais parce qu’il y a quand même une justice avec un billet qui triple avec les taxes et autres frais.Easyjet lyon barcelona 2

Parce que mon cher Lilo m’apprend que Ocean cleanup est passé au next level.

Parce que Le Parisien m’apprend que le photovoltaïque peut désormais alimenter toutes les clims de France . C’est quand même un heureux hasard qu’il fasse chaud quand il y a du soleil  que le photovoltaïque produise le plus au moment des pointes de climatisation. Elle n’est pas bien faite, la vie ?

L’oreillette bannie me dispense ma chanson fétiche, et je tends la main à mes congénères, qui me répondent fraternellement, une fois de plus, avec un grand sourire.

velo-embouteillage1

La soirée de hier a été joviale, quoique triste. Mais ce matin, cela redémarre à nouveau . Optimiste impénitent . Ah, espérance

 

Lilo ?

Ocean Cleanup ?

Photovoltaïque cet été ?

Chanson fétiche ?

Fraternité ?

Espérance ?

 

Destruction créatrice

La théorie de Schumpeter fait bien débat sur les réseaux en ces périodes de marasme économique.

3hatsLes chapeliers d’ Esperaza (quel joli nom pourtant si proche de l’espérance !) , plus de 3000 en 1929, une grosse poignée maintenant, n’ont pas su, pu, ou vu venir la rupture qui a déplacé leurs emplois, et a transformé la seconde capitale mondiale du chapeau en une ville fossile*.

Et pour cause ….. la rupture s’est appelée crise de 29 puis mode, et on a juste remplacé les chapeaux par … rien. Le vrai bad luck …

 

Les 50 000 canuts, qui faisaient vivre la moitié de Lyon au XIXème siècle et fournissaient à la France les ⅔ de ses exportations, ont, eux, vu la rupture technologique. Mécanique.

Et ils ont su rebondir, dans la mécanique automobile et dans le textile qui, devenu synthétique, a laissé la part belle aux chimistes qui ont donné à leur tour naissance aux géants pharmaceutiques.

Pour Lyon, sur le long terme, Schumpeter a bien marché. Oh, non sans secousses sociales violentes, certes.
Et la dynamique ne s’arrête pas là.
J’ai récemment pu apprécier le plan marketing de la ville. Oui, vous avez bien lu, une ville qui sait se vendre possède ses marketeurs**. Et des bons. Only Lyon , il fallait le trouver, le décliner… La madone à laquelle les Lyonnais ont confié leur ville y est elle pour quelque chose*** ?

Bravo pour cette leçon d’espérance et de dynamisme.

Pour Espéraza j’ai acheté un chapeau, mais ça ne suffira pas à relancer la mode.. Et même si j’en empile trois…

Une seule chose est sure : tout  se réalise par des mains et des cerveaux d’hommes. Il y a toujours source d’espérance****. Et n’oublions pas qu’Il nous a confié la création pour la terminer. Bon, pour le moment on a plutôt abîmé la maison commune. Disons que la phase destruction a eu lieu, à nous de nous atteler maintenant à la phase créatrice…

 

* En plus, c’est vrai, on y a trouvé le plus gros fossile du monde et il y a là un musée des fossiles, superbe dit on.

** Pour voir leur démarche marketing

*** et  la madone dominer au fond de leur page d’accueil ..

**** Espérance qui mène le monde ?

 

De la comm en boîte

De la comm en boîte

C’est bien connu, la communication est le sang du couple. En fait elle irrigue toute relation. Y compris dans l’entreprise, d’ailleurs dotée pour cela de professionnels : pourtant que d’erreurs, lourdes de conséquences !

Même la politique croit dans les bienfaits de la communication. Elle se trompe juste un tout petit peu complétement, en oubliant un des deux sens de la comm, la transformant en propagande unilatérale…. même (et surtout ?) quand elle s’affuble du titre de « participative ».

Clé, donc la communication . Car c’est par l’échange qu’on se connaît . Et par la connaissance qu’on a plaisir à interagir. A interagir avec plaisir, car, et ils en ont fait leur slogan , Mieux on se connaît, mieux on s’aime.

boite de comm

Leur slogan ? Celui de qui ? Celui des créateurs de ces jeux, qu’ils ont appelé les boîtes de comm**.

Ces jeux qui ont mis la larme à l’oeil chez des vieux couples qui pensaient s’être déjà tout dit. Et chez des jeunes adultes qui ont encore mieux découvert leur famille (très) proche.

Allez, votez vous un bain de douceur .

  • A deux, la boîte de comm du couple, une sorte de DSA* gentiment guidé.
  • En famille, multigénérationelle, la boite de comm de la famille, qui renforcera tous les liens… du sang.

boite de comm couple1

boite de comm famille2

 

 

 

 

 

 

A quand la boîte de comm en boîte, pour doper nos entreprises ? Pour introduire, magie, d’un seul coup d’un seul la qualité de la relation et l’efficacité de l’équipe. Car l’un ne va pas sans l’autre. Parfois il me semble que même ce basique est oublié. Et en voilà encore une idée pour doper la santé des entreprises et la création d’emplois…

 

* Pour tout savoir sur le DSA

** Plus sur ces boîtes

 

Lady Gaga et Famille Chrétienne, je donne plus que je ne reçois..

lady-gaga-saute-dans-la-foule-au-festival-lollapalooza-1433468Il y a quelques années, Jamie Anderson*** nous a révélé les secrets du marketing de l’économie 2.0, celle qui a propulsé Lady Gaga . Parmi ceux ci : donner avant de recevoir.  Donner sur son compte twitter, donner en avant première ses chansons sur youtube* , se donner à son public encore plus qu’à des amis.

 

Ce matin, à la brocante de Claire**, le démarrage est poussif . La promo du jour est boudée : à chaque acheteur d’un livre à 1 euro, on donne un exemplaire de magazine des années précédentes, puisé dans un stock qui va de l’express à famille Chrétienne.

A la dame qui s’éloigne après avoir hésité pendant bien 5 minutes à prendre ou non un chef d’oeuvre de la littérature Grenobloise, J N tend une poignée de magazines : “Tegnez, madame, c’est gratuit . Maintenant, ici, on donne même à ceux qui n’achétent pas ! “  .

“Ah bon, merci ….”   et au bout de quelques secondes : “alors, je vous achéte votre livre”.

 

La recette Lady Gaga marche : à celui qui nous a donné, on est enclin de donner à notre tour.

 

Finalement, ca ne fait que conforter les propos qu’on asséne aux jeunes: la formule miracle du couple qui dure c’est “je donne plus que je ne reçois” . Ca génére la même attitude en face, et au final chacun reçoit plus que ce qu’il a donné …. Ca vous surprend, Gaga en modèle pour la relation de couple ? Comme quoi, les idées préconçues. … Gaga, elle reçoit plus qu’elle ne donne, non ? Alors ?

 

* Dans la série, allez écouter Hopen, qui vient de mettre tout son album sur youtube. Si ca vous plait, vous achéterez son CD…

** La brocante du grain de sel …

*** Et si vous tenez a tout savoir sur le marketing de Gaga …

J’ai rencontré des God’s Angels

Qui a dit que business et spiritualité étaient inconciliables ?

Ce week end (merci Alpha !) , j’ai eu la chance de rencontrer des startuppers de Dieu . Des jeunes, bardés de diplômes, partant dans des projets pas si fous que cela de start ups s’inscrivant dans la constellation de celle du Big Boss.

Que Joseph, ingénieur, plaque tout pour un CAP de charpentier afin de construire des églises, c’est un vrai clin Dieu qui ne s’invente pas… Salut, L, si tu me lis !

Quitter Mc Kinsey pour créer un réseau social de crowdprying , il faut y croire, non ?

Baisser le cout de la collecte de dons pour toute association d’intérêt public, ça n’est pas un beau moteur ?lucifer_-_council_of_angels_4248

Sans parler du MOOC de Dieu, qui mérite un post à lui tout seul… j’y reviendrai.

Merci de ces témoignages, de cette foi, de la patate de tous ces créateurs moins que trentenaires.

Alors, on y va ? On se risque sur ces beaux outils qui nous sont apportés pour notre plus grand bonheur ?

People do not buy WHAT you do. They buy WHY you do it

…and what you do is the proof of what you believe.

why how what

 

 

Dans la série : des vidéos pour ne pas bronzer idiot cet été (quoique vu la météo cette année on risque peu !!!), pour les anglophones , une vidéo culte des communicants et des marketeurs : How great leaders inspire action . 18 minutes, plus de 18 millions de vues !!

http://www.ted.com/talks/simon_sinek_how_great_leaders_inspire_action

En bon Francais, j’en tire juste que nous sommes tous en recherche de sens dans nos actions, y compris même dans nos actes d’achat, avant même la bonne affaire . C’est rassurant, quelque part.

En politique, c’est un peu la même chose . Nous avons besoin de visionnaires…bien sûr, il faut des dirigeants qui dirigent, mais ils ne nous entraîneront que s’ils nous inspirent . N’est ce pas la vision qui manque a notre enthousiasme ? Et tant que leur vision ne sera que leur pensée unique ….

 

Bonnes affaires où marché de dupes ?

Allez, mon petit côté défenseur des consommateurs contre ces odieux marketeurs (dont je suis) craque.

France 5 a fait, il y a près de 3 ans, un reportage sur le sujet . Passionnant et édifiant .Mystérieusement, toutes les copies video ont disparu du WEB dans les 48 heures qui ont suivi .

Je viens d’en retrouver une, mise sur Youtube il y a un an… alors, en ces temps de vacances, prenez le temps de la visionner surtout si vous êtes accros a l’achat sur WEB .

vente privees

Si elle disparaît à nouveau , signalez le moi , j’en mettrai une copie . Intéressant de suivre combien de temps et de visites elle restera sur Youtube … Oui, les lobby sont puissants …

Et si ce visionnage vous a marqué, partagez !!!