Au secours, Nicolas …

Bon, si vous avez tout suivi je suis parti dans une nouvelle aventure* avec mes cinquante mille copines cachées dans un coin du jardin.

Je passe sur la lutte contre la « peste noire »** , qui occupe mes journées (bon, quand même pas totalement), pour venir cette fois sur les misères de mon prof.

gOAdee, apiculteur professionnel, a eu l’excellente idée de nous faire partager sa saison par une série de courtes vidéos. Un MOOC de l’apiculteur, à l’apparence un peu déstructuré et parfois un peu barge, auquel je suis devenu addict.

Loin de moi l’ambition de vous faire visionner les quelque 20 épisodes, j’ai juste envie de vous partager son message à notre cher ministre de l’environnement. Et de vous donner l’occasion de partager un peu de ma préoccupation du jour : faire survivre ma ruche dans ce monde hostile.

Have a look…

* nouvelle aventure ?

** mon combat du moment. (Ca change des luttes intestines de nature politique dans un groupe international !)

*** Phylloscopus, ca te plairait.

et si vous voulez commencer à l’épisode 1car démarrer au 15, ca jargonne un peu ..

 

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Les filles, au boulot!!

Le contexte économique étant ce qu’il est, j’ai enfin pris une décision sur l’utilisation de mon peso* : je l’ai troqué contre 50 000 travailleuses.

Certes, le raccourci est un peu rapide, il y a eu un peu de médiation financière. Mais il n’en est pas moins vrai qu’une ruche et sa colonie valent exactement un napoléon. On change de poésie, on passe d’un risque de vol à celui de se faire piquer, et ce qui était matière inerte et inaltérable est devenu un monde si délicat..

Mais c’est cohérent avec l’investissement en bétail**, vin ou forêt, et l’impact économique est indéniable: la France importe la majorité de sa consommation de miel***. Alors une fois de plus le nationalisme a repris le dessus, ça occupera mes vacances françaises****…

 

*  si l’histoire de mon peso vous intrigue..

** et si vous vous sentez une âme d’investisseur bovin

*** l’économie du miel, et plus , c’est par là…

**** vous avez dit patriotisme touristique ?

Sous traiter la fraternité?

La liberté, c’est clair, dépend de notre gouvernement. On veillera juste à ce qu’il ne se prenne pas trop les pieds dans le tapis de l’état d’urgence, et qu’il saura faire juste usage du fichier monstre, j’ai nommé TES*.

L’égalité , ou du moins l’instauration des conditions d’égalité, reste le souci des mêmes. Bon, certains sont et seront plus égaux que d’autres, et l’évolution de la situation est controversée**, mais il y a du monde sur ce coup là.

On n’en dira pas autant de la fraternité. Elle ne se décrète pas. Elle est bien mise à mal par le communautarisme grandissant. Oh, il y a bien des circonstances plus favorables que d’autres***, mais cela ne reste pas évident de se sentir frère de la pouffe qui se gare systématiquement devant mon portail de garage sous prétexte qu’elle ne trouve pas de place ailleurs…

Alors je suis tombé en arrêt quand j’ai vu l’affiche du denier. Mais bon sang, mais c’est bien sûr! Juste un chèque, et hop, la fraternité progresse. Et en plus c’est déductible à 66%. Pratique, non ?

*  Vous avez dit TES ? Rapide présentation du monstre.

**  Alors, l’inégalité progresse-t-elle ou pas ? Ça dépend des points de vue.

*** Mais oui, il y a des circonstances plus favorables que d’autres.

 

Un mélange des genres méprisant

C’est comme pour le photovoltaïque* : pour atteindre son objectif, la France subventionne ceux qui ont le moins de chances de contribuer à son objectif.

Une prime pour financer des travaux amenant une économie d’énergie**… et donc de consommation de ressources naturelles, sous une forme ou une autre … bonne idée.

Car chacun sait que, hélas, la rentabilité intrinsèque de tels travaux, si on ne considère que l’impact direct à court terme, est souvent faible. Mais que l’intérêt collectif, en termes de qualité de l’air et de ses impacts sur la santé publique, pour ne parler que de ces derniers, est indéniable.

Mais pourquoi conditionner cela à un seuil de ressources?

Bref, le réserver aux propriétaires pauvres (quel locataire investirait dans le logement qu’il occupe ?), qui ont probablement bien d’autres priorités que de faire un investissement rendu moyennement rentable ?

Encore une fois, en mélangeant les genres on a créé un bidule qui aura un impact probablement confidentiel. melange-des-genres

  • Soit on veut faire un grand pas en avant, et on ouvre la mesure à tous.
  • Soit on veut faire une politique redistributive, et on augmente une alloc ou une autre.. sans créer un truc de plus dans le millefeuille.

En mélangeant les objectifs, on se prépare encore un gaspillage de fonds publics, pavé de bonnes intentions comme l’est l’enfer.

A croire que notre cher gouvernement méprise tellement les gens aux revenus modestes qu’il s’est mis en tête de leur dicter les priorités à suivre dans leurs dépenses. Ne sont ils pas assez grands ?

 

sur le photovoltaique et le dogme des electrons

** et si vous êtes intéressés par la mesure en question

De la torture et des chiffres

De la torture et des chiffres

Pauvre INSEE. Voyez ci dessous comment ses chiffres sont utilisés pour peser sur l’opinion. Ça faisait quelque temps que cette question de l’évolution des inégalités me tarabustait.

A ce stade, je conclus au match nul…

Encore une démonstration, s’il en était, de la manipulation possible de l’information. En cette période d’élections, inutile de déclarer le festival ouvert !!

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Back to the future. Un client qui tombe du ciel.

Il y a 35 ans, j’ai conclu une phase de ma vie professionnelle en publiant un condensé de certains de mes travaux*. Sur une offre et une technologie un peu à la marge du business de l’époque, des choses que je trouvais un peu banales mais bon..

backtothe-futureTrois jours après la publication de mon changement de statut sur Linkedin, par laquelle j’informais la terre ébahie de la création de ma petite entreprise**, voilà qu’un étudiant Turc me contacte au sujet de cette vieille publication.

Je traîne un peu la patte, pensant à un canular ou à un étudiant un peu égaré. Mais il insiste, se présente comme mandaté par une entreprise Turque qui a de fortes ambitions dans ce domaine et recherche un coaching cumulant la technique (mais, mon grand, j’ai arrêté il y a 35 ans !!!) et le marketing (là, je suis un peu moins décalé).

Les échanges mails s’intensifient, s’accélèrent, et entre temps j’abuse de google…pour découvrir que ma publication reste encore populaire, reprise sur nombre de sites de téléchargement, voire même est unique en son genre sur le sujet. Comme s’il était un sujet sur lequel toute publication s’est arrêtée depuis 35 ans. J’obtiens confirmation de mon ex employeur que je pouvais bien faire ce que je voulais sur cette offre, sur laquelle, de sa part, tout investissement technique, commercial, et industriel est à zéro depuis des décennies.

En moins de 24 heures, la demande formelle arrive, la proposition repart, est acceptée, et le virement bancaire d’acompte est déclenché.

Trois jours  plus tard me voici au bord de la méditerranée… sur la côte Égéenne.

Et nous passons deux jours a faire l’exégèse commentée de ma prose, illustrée de leurs réalisations et échecs, et enrichie de quelques réflexions plus stratégiques sur leurs développements potentiels.

Comme quoi, il ne faut jamais sous estimer sa connaissance ni sa valeur. Et sa valeur n’est pas toujours là ou l’on pense. Qu’il est difficile de se juger !!

On peut tous être pape de quelque chose à notre insu…

 

* pour les curieux égarés…

** pour les curieux tout aussi égarés...

Même Causette en parle. Alors …

Même Causette en parle. Alors …

Je m’étais voté de plonger il y a presque deux ans déjà* . C’est fait ..mes collègues m’ont bien aidé. Depuis plus de trois mois, me voici “proud owner of a fairphone” (cadeau de départ à la retraite), pour utiliser l’expression consacrée.

Bon, la raison rigole . Plus gros, plus lourd, plus épais… pour des performances pas terribles.. Les tekos avisés des forums ont prédit un retentissant échec commercial à cette bouse**.
Le “spécialiste” dont j’ai compris qu’il travaillait quelque part chez Samsung,  rencontré lors d’un mariage (mais, ouf, il était amené par la “partie adverse”) m’a regardé avec quelque condescendance, comme un bon gogo qui s’est fait embobiner par un green bashing outrageux.

Fairphone ??? Un téléphone qui se veut recyclable, démontable, respectueux des filières d’approvisionnement en matières premières et d’assemblage***.telephone-causette
Bon, avec 174 grammes contre 158 pour mon ex Samsung S4, son millimètre de plus en épaisseur, il fait un peu téléphone de campagne, truc pour militaires, quoi. Robuste.

Amusant de voir comment écolos et geeks se retrouvent. Tobit****, comme Gee*****, lui reprochent de ne pas se laisser tripatouiller le système d’exploitation encore assez facilement, car pour être un bon écolo il faut aussi honnir google . Je ne suis pas un bon écolo…

En tous cas, échec commercial ou pas, nous sommes plus de 100 000 à avoir accepté de voter avec notre portefeuille. Oh, ça ne fait pas beaucoup dans la marée de smartphones que l’on change tous les deux ans. Mais c’est dix fois plus qu’il y a trois ans, et, je l’espère, dix fois moins que dans trois ans.

Même Causette, qui, certains vont le croire, devient peu à peu mon magazine favori ******, en parle. Ça se souligne…

C’est avec notre portefeuille qu’on fait avancer les choses .

* Un smartphone moins criminel, ça vous dit ?

** La voix de la raison

*** Fairphone à la loupe

**** Vous vous souvenez de son « au revoir » ?

***** pour découvrir la “supérette bio d’android”  alias paradis du libriste.

****** L’autre contribution de Causette à ce blog, pour ceux qui auraient zappé

Et, last but not least, la causerie de Causette, une BD sympa.