Récidive

En fermant mon entreprise*, je me l’étais pourtant juré : plus jamais. 18 mois plus tard, incapable de résister, je récidive dans la création d’entreprise.

Je n’ai pu résister à la beauté d’un marketing mix parfait :

Le produit est ce qu’il est, mais quand il est mis à disposition du au client sensible à ses atouts par le canal optimal qui en fait la bonne promotion, le prix peut s’envoler.

Et pour mon GreMiel**, miel urbain qu’on pense à tort pollué*** , j’ai trouvé le canal de distribution optimal : là ou se retrouvent ceux qui valorisent avant tout la consommation locale****. Et le vendeur, formé, sait donner les arguments qui complètent cette origine locale par l’explication de son goût : la variété florale de la végétation urbaine.

Avec un tel alignement des astres, le quatrième attribut du marketing mix, le prix, n’est pas un obstacle, au contraire… il me permet de financer l’indispensable création d’entreprise agricole sans laquelle je ne peux vendre, l’achat du nom de marque, du nom de domaine.. Le rêve, quoi …

Qui se heurte aux mêmes factieux qui ne mettent pas une semaine à réagir  : cela a commencé par les arnaqueurs masqués derrière un en tête contrefait demandant***** une contribution à la protection de mon nom de marque, vite rejoints par la MSA qui réclame ses informations… A qui le tour ?

Persiste et signe, donc : créer une entreprise est VRAIMENT une galère dans notre doux pays . Dommage !!

 

* pour ceux qui ont loupé cet épisode, c’était mi 2018

** désormais vous aurez fréquemment des nouvelles de mes filles.

*** Pourquoi le miel de ville n’est pas si pollué

**** Par ici, l’épicerie ou vous trouverez votre greMiel préféré … s’il en reste !

***** demande quand même non obligatoire, c’est écrit en tout petits caractères au verso en bas.

 

Management HR par le régicide

Pas le choix.

Depuis mai, cette essaimeuse n’a pas réussi à entraîner ses fidèles vers une quelconque prospérité.

Malgré mes injections de fonds sirop, jamais la population n’a pu croître suffisamment pour avoir assez de butineuses.

Alors quand cette visite pré-hivernale me montre une population faible, une trésorerie des greniers vides de toute réserve, la conclusion s’impose : cette colonie ne passera pas l’hiver . Dès octobre elle aura faim et en décembre elle mourra de froid . Pas assez de population pour faire la grappe et se tenir chaud comme les pingouins de l’antarctique.

Et il est trop tard en saison pour lui faire produire une nouvelle reine toute neuve.

Alors..

Je déplace la ruche à une dizaine de mètres.

J’isole la reine, l’euthanasie avec un petit sanglot.

J’enfume fortement la colonie, que chacune, au son de l’alarme incendie, se gave de provisions.

Un à un, je sors les dix cadres et les secoue violemment. Les paquets d’abeilles jonchent le sol. A vous, mes petites, de trouver refuge ailleurs, dans une autre de mes ruches. Votre paquetage de provisions vous servira de sésame dans une colonie plus vigoureuse qui vous aidera à passer l’hiver.

Arrêter l’injection de fonds, sacrifier les mauvais dirigeants afin de sauver le précieux personnel … Saurions nous le décider dans nos sociétés ? Arrêter l’injection de fonds, oui . En ce qui concerne les hommes, la question est posée.

Quand les start uppers sont des anciens.

C’est décidé, je pars avec Elle. Le conseil a décidé, il y a deux semaines bientôt, qu’il fallait une dirigeante plus jeune, plus vigoureuse, pour assurer la pérennité de la Cité.

Alors c’est l’heure pour la fondatrice de partir. Sous peine d’être éliminée.

Comme une petite moitié d’entre nous, je vais l’accompagner. L’aider à fonder une nouvelle entreprise. Eh oui, chez nous les start uppers sont des anciens. Expérimentés. Qui en général réussissent pas trop mal. Peut être car  elles entraînent les senior avec elles ?

Une nuit dehors. Au frais. Les exploratrices n’ont pas encore trouvé l’incubateur idéal. Nous arrivons au bout de nos réserves, de notre trésorerie. La moitié d’entre nous sont déjà reparties vers la sécurité. Au risque de se faire repousser. Il va falloir vite se décider. Demain à l’aube, au plus tard.

Une secousse violente, nous tombons en masse dans la besace du business angel. Qui nous transfère dans une structure parfaite. Réoriente notre stratégie, nous délocalise brutalement. Reconstitue un peu de nos réserves. Et nous laisse reposer. A nous de jouer maintenant.

 

Vous l’aurez compris, j’ai récupéré un essaim chez une copine, ce qui m’a fait divaguer un peu..

Les ruches urbaines, un danger pour les abeilles sauvages

Un élément qui fait beaucoup de sens. Eh oui, l’enfer est pavé de bonnes intentions!!

RESEAU ACTU

Les ruches urbaines, un danger pour les abeilles sauvages:

La multiplication des ruches en ville peut compromettre la survie des autres pollinisateurs, qui n’ont plus assez de fleurs à butiner.

Dans ce petit cabanon du square Georges-Brassens du XVe arrondissement de la capitale, le bourdonnement est permanent. Ce n’est pas une climatisation ou un générateur mais bien le bruit d’abeilles par milliers. À l’extérieur, tout juste équipés de voilettes pour couvrir leur visage, des étudiants en écologie ouvrent les ruches en bras de chemise et à mains nues. Dans la chaleur de ce début d’été, certains sont même en short. Force est de constater qu’avec ces hyménoptères citadins et pas farouches, aucune piqûre n’est à signaler, après plus d’une heure à manipuler les ruches.

Il n’y a ici ni coup de chance ni hasard. Ces abeilles particulièrement douces sont des Buckfast, une race hybride importée d’Angleterre. Comme toutes les…

Voir l’article original 938 mots de plus

Mille vaches ou mille ruches ? Même combat !

Ah, la belle vidéo*! Les non-zapis iront directement admirer 6 minutes entre 30’ et 40’ de cette vidéo.

Au hasard de la rencontre entre deux apiculteurs professionnels, tous les thèmes, toutes les problématiques, de l’agriculture actuelle sont posés. En 5 ou 6 minutes.https://www.youtube.com/watch?v=3v_Lf7l4RFc

  • Artisanat ou industrie
  • De la gamme courte ou large.
  • Distribution en circuit court, la grande distribution, le e-commerce. La complémentarité des canaux.
  • Monoculture et diversification.
  • De l’esclavage de l’auto entrepreneur, de celui de l’employeur.

Il y en a qui regardent le 20h, la manipulation des média (eh oui, Léandre, tu as en ton temps reconnu t’être fait manipuler, et tu t’es fait censurer en quelques heures. Preuve que tu n’avais pas tort…bravo pour ta réaction **).

Alors, mon conseil du jour : raccourcissez de 6 minutes votre 20h ce soir, allez droit à la minute 30 de cette superbe vidéo.

Vous y aurez droit, une fois n’est pas coutume, à une conclusion POSITIVE . Oui, il y a des problèmes, mais il y a aussi des solutions.

Bravo Léandre et Eric.

 

Et si l’apiculture vous intéresse, rien ne vous empêche de regarder toute la vidéo. Ni de vous abonner à USAA***. Mais c’est une autre histoire.

 

* Une Saison aux abeilles . Saison 2, épisode 19

** Chapeau pour la réaction, triste bien sûr, suite à la censure

*** Le meilleur MOOC que je connaisse sur l’apiculture !!

Deuil national

Ce 7 juin a été choisi comme journée nationale de mobilisation pour les abeilles*.

Pour commémorer les victimes innocentes.

Ce matin, le résultat de l’enquête est publié : 32% des colonies des apiculteurs Isérois ayant répondu au questionnaire n’ont pas passé l’hiver. Malgré des soins toujours plus importants. Malgré des formations de plus en plus nombreuses.

Apparemment, on s’en sort mieux que les bretons**. Faut il en tirer réjouissance ?

Pour info, mes chéries qui ont survécu l’an dernier à la maladie noire et au roundup des voisins*** ont perdu leur reine pendant l’hiver .. elles errent depuis comme des âmes en peine autour des colonies toutes neuves rachetées ce printemps.

Allez, on ne sombre pas dans la sinistrose, et on va soutenir les survivants en participant aux Apidays..****

Et si vous voulez vous abonner au paper-li tout neuf dédié aux abeilles, vous aurez bien plus d’infos sur le sujet. …

 

* Sur la journée du 7 juin

** Une video des Bretons parmi hélàs beaucoup d’autres . Une autre .  Et il y en a hélàs bien d’autres.

*** Vers la video de l’effet du roundup sur mes chéries

**** Apidays près de chez vous

Plus c’est gros, mieux ça passe

Grenoble en route vers l’autonomie alimentaire . Le maire pastèque* plastronne. Deux tonnes, vous avez bien lu, deux tonnes de nourriture sorties des serres municipales. C’est énorme !! Énorme ? Au point de viser l’autonomie alimentaire ?

Trois chiffres : 200 000 habitants. 2 tonnes . 10 grammes par personne. Par an.

Ou encore, si un homme mange 500 g d’aliment par jour, les serres municipales ont nourri 10 habitants. Il n’y en a plus que 199 990 à nourrir. En route vers l’autonomie alimentaire. Bonne et longue route ….

Ça ne gêne personne de mettre cette phrase en exergue. Stupidité, ou mépris de l’intelligence des lecteurs ?

Au fait, c’est la mission de la ville de nourrir ses habitants ? Çà ne me ravit pas de voir mes impôts locaux engloutis là dedans. Et vous ? Un maire de commune rurale se serait fait lyncher pour moins que cela.

 

PS : cocorico. Avec mes 11 kg de miel**, j’ai produit 1000 fois plus que la ville, pour ce qui me concerne  😉

 

* vert de peau, rouge dedans.

** 11kg ..comment ?