Bioéthique : bouteille à la mer ?

Monsieur le député.

Avant de vous écrire, j’ai lu avec attention vos diverses interventions sur le thème des lois bioéthiques en cours de vote.

J’ai énormément apprécié votre attitude , exposée le 20/6/2018, de recherche sur ce qui se passe à l’étranger.  Je regrette seulement que les études les plus récentes mentionnées datent de 2010, ce qui fait perdre dix ans de recul sur des impacts qui , on ne peut le nier, prennent des décennies à s’exprimer. Ne voit on pas trop souvent des blessures de la petite enfance ressortir lors des disputes de succession un demi siècle plus tard ?

J’ai également beaucoup aimé votre question du 24/7/2018  sur l’acceptabilité sociétale des propositions faites par Mr Delfraissy, président du CCNE. J’ai juste regretté l’absence de réponse sur ce point précis de sa part.

J’ai lu les divers arguments échangés, et mon expérience personnelle m’a amené à côtoyer des neveux élevés par un couple d’homosexuels, d’autres adoptés. Tous les cas existent, et il y a heureusement des parents suffisamment motivés et éduqués pour donner dans ce type de parentalité le meilleur à leurs enfants. Ce n’est hélas pas toujours le cas , comme je peux le constater très souvent dans les centres médicaux-psychologiques que je suis amené à côtoyer..

J’ai été choqué par la faible participation au vote  récent de la PMA pour toutes, sujet pourtant potentiellement clivant de notre société tant ses impacts , surtout à long terme, sont redoutés par certains.

En conséquence, je me permets de vous demander :

  • d’être présent et de participer aux votes concernant les lois de bioéthique, assumant ainsi vos responsabilités, non seulement face à vos électeurs actuels, mais face aux générations futures.
  • dans vos prises de position et votes, de toujours mettre en avant les plus faibles, les femmes en situation de précarité, qui seront toujours les premières exploitées, et bien sûr les embryons et bébés humains, sur lesquels nous n’avons pas le droit de tenter des expériences à caractère chimérique, et auxquels on ne peut imposer la perte de chances de ne pas avoir deux parents dont un père* , ni d’ignorer leurs origines. En ce qui concerne la “parentalité intentionnelle”, je me permets de vous rappeler que les engagements humains les plus solennels , tel l’engagement à vie du mariage, sont dans les faits reniés dans la moitié des cas.

Malgré une adhésion totale avec les intentions des organisateurs, je n’irai pas manifester le 6 octobre à Paris, tant les faits m’ont convaincu que le gouvernement n’écoute que les manifestations violentes, et sait rester sourd à d’autres dix à cent fois plus nombreuses mais pacifiques.

En vous remerciant de l’attention que vous aurez su porter à ce message, je vous prie de croire en mes sentiments vigilants et respectueux .

 

* a ce titre, il me paraît nécessaire d’abolir la loi, votée il y a presque un siècle et à ce jour totalement obsolète, permettant l’adoption d’un bébé par une personne seule.

Protéger l’ADN du pauvre. Sous les huées ?

L’autre soir, conférence organisée par Alliance Vita sur divers sujets bioéthiques : mécanismes précis de PMA, GPA, à deux parents, à trois parents, un petit approfondissement, le cadre juridique national et international.

Il est de plus en plus clair que toute évolution législative sur ces sujets imbrique étroitement émotionnel, technologique, et sociétal.

Souhaiter laisser trace de son ADN dans une descendance, quoi de plus compréhensible ?

Être prêt pour cela à consacrer une part non négligeable de son temps se comprend.

Une part non négligeable de son argent, bien sûr aussi. Là, on passe une frontière, on entre dans le domaine du business. Qui n’est pas naturellement régulé. Quelles limites au business ?

Quels contre pouvoirs ? Les gilets jaunes en réclament à cor et à cri, eux qui savent bien que le business mène presque toujours à l’abus du faible par le fort, à l’exploitation du pauvre par le riche.

Ce n’est pas le business qui fera la promotion des techniques de PMA écolo accessibles à tous qui pointent le nez dans une indifférence assez générale.

Que de choses à savoir, que de considérations à intégrer avant de se forger une opinion !

Ce cycle de conférences est bien sûr orienté, et ne s’en cache pas. Mais il a le mérite d’exister, d’être accessible.

Alors pourquoi mes amis du PCF et de la CGT organisent-ils un barrage bruyant, comme ils savent le faire*, à l’entrée de cette conférence ? Pourquoi les manifestants, dont certains ont trouvé le carburant nécessaire pour se réchauffer les boyaux, couvrent-ils de lazzi ceux qui entrent et sortent ? Sans doute pour faire corps . Pour se retrouver ensemble. Et quoi de plus facile que de se mobiliser contre quelque chose, contre un corpus que l’on diabolise a priori pour mieux le brûler.

Un couple stérile nous dit , lors de son témoignage de vie en espérance d’enfant :

“La richesse d’une vie, c’est l’amour, avec son conjoint, avec ceux qui nous entourent”.

C’est vrai. A défaut de conjoint, dont on est si souvent séparé, à défaut d’entourage qui est si souvent réduit à peau de chagrin par le travail, la voiture, la télé, l’indifférence, se regrouper “contre” permet au moins de passer une soirée en groupe. Cela suffit il pour assurer la richesse d’une vie ?

Perso, j’ai plutôt choisi des engagements  “pour”. Quitte à entrer dans les salles sous les huées.

Parfois moins facile, mais je suis sûr toujours plus gratifiant.

 

* plus de bruit que de cerveaux

 

Laissons-les donc se débrouiller seuls..

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Lâchez la, laissez la tomber, elle vous étonnera…

Noël au nord du Togo. Depuis le début de ce séjour, nous croisons une succession d’ONG et de centre de santé perfusés par l’Occident. Nous vivons une fois de plus, comme à Madagascar il y a deux ans et au Mali avant, ce racisme officialisé difficilement acceptable qui nous rackette sur notre seule couleur de peau. Eh oui, le blanc est là pour faire tourner l’économie. Une pompe est en panne ? Attendons l’ONG qui viendra la réparer (c’était au Mali).

Il est vrai que c’est très difficile pour un local d’entreprendre. Très vite, il se trouve dans l’obligation de faire vivre la famille, le village, et de s’effondrer sous ces charges

Mais est ce une raison pour que l’occident continue de perfuser ? N’est ce pas une forme de maintien du pays sous son contrôle, une colonisation des temps modernes ? De plus en plus de voix s’élèvent pour recommander une diminution drastiques des missions humanitaires. Une chose est sûre, elles ne doivent avoir pour seul objet que le transfert de connaissances. A l’image de ce centre de soins d’Aledjo qui refuse de créer un orphelinat (les enfants appartiennent au village, pas aux sœurs ) et décrit sa mission première comme d’être un centre de formation (nous sommes une poignée de soignants permanents, avec une vingtaine d’autres en formation qui tournent tous les six mois).

Finalement, sans aller si loin, n’est ce pas le même cas que celui de notre assistanat*, et de notre attitude vis à vis de nos entrepreneurs** ? S’assurer que l’on donne de la connaissance, que l’on loue de la ressource- dans les deux cas si cela répond à une demande– dans un contrat clair , et laisser la liberté d’agir.

 * sur notre trappe a assistance

** aider les entrepreneurs en étant actionnaire ?

Sortir de la fosse d’assistance

Une jeune femme, bon job, un enfant, raconte. “Pas assez de temps pour vivre une vie de mère avec mon petit, lors j’ai décidé de travailler à mi temps. Tant pis pour la réduction de salaire, je gérerai”.

En pratique, quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’avec l’arrivée de diverses aides dont son revenu précédent, trop élevé, la privait, avec la baisse drastique du coût de certaines prestations et taxes,  prix de la cantine*, de la crèche, exonération de taxe d’habitation… (la vie est bien moins chère quand on est pauvre, conclut elle), son niveau de vie n’avait pas autant baissé que cela…. Tant mieux pour son enfant, qu’il profite de sa mère qui lui a fait ce si beau cadeau..

J’invente et continue l’histoire..

Au bout de quelques années, elle aimerait bien augmenter un peu son niveau de vie. Travaille un peu plus. Et fait le chemin inverse, perdant un à un tous aides et privilèges que son faible revenu lui conférait. Et se retrouve à devoir travailler deux fois plus pour, in fine, ne disposer quasiment que de la même aisance. Inacceptable. Il ne lui reste donc plus qu’à enfiler un gilet jaune et obtenir que le gouvernement élargisse un peu plus la fosse d’assistance dans laquelle elle était descendue quelques années plus tôt. Les riches, ou du moins ceux qui n’ont pas encore quitté le pays, paieront. Impossible ? La majorité  est déjà partie ? Alors on transférera l’ardoise à son enfant… qui va se retrouver à devoir payer son beau cadeau.

So what ? Après avoir compris le mécanisme de la fosse d’assistance grâce à cette jeune femme, qu’en tirer ?

Juste un guide de discernement pour mes dons ou investissements. S’assurer qu’ils permettent aux hommes de sortir de la fosse par eux mêmes (p. ex. en confiant des vaches a des éleveurs*** où en finançant l’éducation, en souscrivant aux obligations émises par les entreprises plutôt qu’en spéculant sur leurs actions****) plutôt que de les aider à y vivre moins mal..  En s’assurant que cela correspond à une réelle demande de leur part, bien sûr. Retour du bon vieux proverbe sur le don de poisson ou de l’apprentissage de la pêche…. toujours à condition que le pêcheur potentiel le désire, sinon, c’est encore un beau gaspillage!

* Le prix des cantines Grenobloises varie d’un facteur 1 à 10 selon le revenu

** si cela vous amuse d’aller voir les seuils de 28 aides sociales …  

*** des investisseurs et des vaches

**** actionnaire ou obligataire ?

Des taxes et de la valorisation doublée

Mon livre  de chevet* m’a abondamment parlé de la valorisation doublée. Oui, ce facteur là ! Celui qui nous fait inconsciemment valoriser deux fois plus ce qu’on perd que ce qu’on gagne. Ce conservatisme qui nous fait doublement résister chaque fois que l’on nous enlève quelque chose. Car nous sommes viscéralement attachés à nos biens. Dans mon cas, c’est sûr !

Alors quand une nouvelle taxe arrive, qui puise dans notre compte en banque, nous hurlons. En gros deux fois plus fort que raisonnable. Et il faudra donner deux fois plus pour compenser le sentiment de spoliation.

La preuve.

Ce meneur des gilets jaunes qui, spontanément, au 20h, qualifie d’”aumône” (sic) les quelques 20 euros mensuels que la réforme de la CSG a ajouté sur sa fiche de paie.

Mais qui ne souffre pas les 10 centimes d’augmentation de taxes sur le diesel, qui l’étrangle.

Je ne peux m’empêcher de faire, une fois de plus, un calcul.

20 euros donnés d’une main.

Mettons qu’ils soient intégralement repris de l’autre dans le même mois . A coup de 10 centimes** par litre, cela fait 200 litres. Mensuels.

A 5 litres au 100 , ces 200 litres le transportent sur 4000 km. Mensuels.

Il faudrait donc que ce pauvre manifestant étranglé par les taxes habite à plus de 100 km de son lieu de travail pour que ces deux mesures commencent à lui faire perdre du sacro saint pouvoir d’achat. 2 fois 100 km par jour, ça fait beaucoup…

Allez, c’est un gros rouleur . Mettons qu’il fasse 2*50km *** par jour pour travailler. Il est encore globalement gagnant. Encore une victime du facteur 2, qui le pousse à passer son week end à faire barrage.

Ce jeu de transfert de taxes peut passer pour du bonneteau. Mais j’avoue que s’il permet :

1 – de faire baisser le coût du travail (et je confirme que le coût total de mon employé à domicile a baissé de l’ordre de 1% sur les 12 derniers mois… à salaire net augmenté).

2 – de faire grimper le prix des ressources non renouvelables.

3 – et de donner un petit coup de pouce au pouvoir d’achat de la plupart des gens.

cela devient un très joli coup..

 

Moralité : que je me méfie encore plus de ce fichu facteur 2, qui m’inciterait si facilement à des réactions pas forcément adaptées…

 

* Bien sûr, mon “prix du bonheur” ..

**  Dans le marécage des chiffres balancés ici et là, 10 centimes permettent des calculs ronds. Selon vos références, 5, 10 ou 15 ne changent pas le raisonnement …

*** sachant que la médiane française est à 7,9km , selon l’INSEE . Tous les détails  là

 

Paul P, dirigeant et actionnaire familial

Employés, clients, actionnaires . Dans le discours classique des priorités de l’entreprise, on met l’actionnaire en dernier pour la forme. En réalité, avec la mécanique des stock-options et autres actions gratuites, il se retrouve en premier.

Chez Paul P, ce triptyque se concentre en un seul objectif : pérennité de l’entreprise. Eh oui, l’actionnaire, qui n’a pas forcément besoin de ce revenu pour vivre, a hérité de l’entreprise. L’a empruntée à ses enfants. Donc un de ses objectifs principaux sur terre est de la transmettre à ses enfants.

Et, dans l’ADN de l’entreprise (eh oui, on n’est pas que chez les bisounours, on sait employer les termes à la mode, ..) , il y a deux mots : confiance et respect.

Des employés . Des clients.

Confiance. Quand on fabrique du matériel auquel des millions de gens confient leur vie, la confiance est maître mot. On n’ira pas mégoter quelques euros sur une dégaine ou un gri gri dont notre vie dépendra.

Respect . Des employés, qui le sentent et le rendent bien (hopefully). Chose qui se perd dans les multinationales qui traitent trop souvent leurs employés comme du consommable. Et qui vont chercher à l’autre bout du monde les clients perdus dans leur pays d’origine. Des employés non respectés peuvent ils respecter les clients ?

Paul P dirige une multinationale familiale. Son objectif vis à vis de l’actionnaire est de maintenir la cohésion familiale. Et sa promesse de maintenir le patrimoine. A long terme. Pas le quarterly profit.

Jusqu’où pourra t il aller en échappant ainsi au système ? Certains Allemands ont su construire des empires familiaux. Plus robustes que celui de Johnny. Alors …

 

Et moi, que puis je faire pour favoriser ce modèle d’entreprise ?

En tant qu’ épargnant, qui se pose des questions*, investir dans des fonds d’entreprise familiaux ou la famille garde la majorité** …

Et m’orienter vers des obligations, qui ne me donnent aucun droit d’intervention dans la stratégie de l’entreprise, plutôt que vers les actions qui poussent à la rentabilité chaque année***.

En tant que client, me renseigner sur les politiques RSE de chacune des marques que j’achète. Fatiguant, mais n’est ce pas là le moyen d’infléchir in fine sur la société dans laquelle je veux vivre ?

Bon, une fois cela dit, plus facile à dire qu’à faire …

Allez, hors sujet, mais pas tant que cela . Vous avez l’appli Yuka**** ? Encore un moyen d’infléchir…

 

* actionnaire, des devoirs?

** perso, depuis le post de 2011,  j’ai sélectionné celui là . Pas parfait, mais … cela donne, au bout de qq années, un papier comme celui là  

*** Ben oui. En émettant une obligation, l’entreprise s’engage à payer X% d’intérêts chaque année. Et c’est tout . Elle ne donne aucun droit au souscripteur de participer en bien ou en mal aux décisions de l’entreprise.

**** Mangez mieux, faites les bons choix 

Diesel et nucléaire pour les écolos.

Ce Grenoble magazine* est à lui seul un temple de manipulation.

Fini le diesel et le CO² . Allez, diesel, CO², on fait une fournée, plus on tape sur le clou, plus il s’enfonce..

Que le diesel, par sa consommation plus faible, produise moins de CO² que l’essence, cela ne se dit plus. Politiquement inacceptable.

Amalgamer particules fines, qui impactent la santé de l’homme urbain, et CO², qui impacterait ( je mets un conditionnel pour ne pas entamer la guerre avec les climatosceptiques, ce n’est pas mon propos) le changement climatique avec ses impacts énormes et à long terme, cela ne gêne personne** .

Bannir une technologie (le diesel) au lieu d’imposer une performance à atteindre (l’émission de particules) bloque tout progrès technique car restreint le champs des possibles. Cela ne gêne pas la presse . Pourtant une telle démarche est  proscrite dans l’élaboration de normes internationales.

Pour ma part, en bon écolo, j’ai acheté récemment une voiture diesel. Qui épuise moins les ressources naturelles. Qui émet moins de CO². Qui est potentiellement plus durable.

Et, bien sûr, je ne l’utilise pas en ville, territoire du vélo.

La voiture électrique ? Peut être, mais pas à l’Allemande. Si l’électricité vient du charbon, la voiture électrique émet plus de microparticules ET plus de CO² que n’importe quelle autre technologie.

Alimentée au solaire ? Peut être, un jour. Mais aujourd’hui c’est une utopie de fournir assez d’énergie solaire pour toute la circulation automobile****. Et la France s’y prend bien mal *****

Reste le nucléaire. Sans CO² . Sans particules fines. Certes avec des déchets à stocker. L’homme a su développer les techniques pour dénicher des combustibles stockés sans fuites par la nature dans le sous sol sous haute pression pendant des millions d’années. Il devrait bien être capable de se débrouiller pour en remettre un peu à la place.

 

Tout est lié, comme le rappelle François. Dans nos choix, je refuse l’amalgame. Eau, CO², ressources naturelles, particules fines : que nos solutions prennent en compte ces quatre éléments. Sans a priori technologique.

 

*  Gre-mag N°19  mars/avril 2018 p 18

** Pour les passionnés du sujet, je ne peux que recommander le livre de Jancovici ci dessus.

*** Pour ceux qui préfèrent, sa conférence qui raconte la même chose..

**** sur l’empreinte du gaz de schiste, du photovoltaïque et du nucléaire

***** sur le dogmatisme photovoltaïque en France

Justice sociale : libérer les femmes de la charge des vélo cargos dans l’hypercentre.

Ce Gre-mag* me fait bien rire. Mais pourquoi ? A croire que cet article sur la question des femmes dans la ville a voulu se torpiller lui même .

……. ce sont le plus souvent les femmes qui exécutent les tâches domestiques et de transport. Notamment dans les quartiers mal desservis par les transports en commun. Jusque là, je comprends. Dans les hyper centres (ah, bon, les hyper centres sont mal desservis par les transports en commun ?) , la charge des vélos cargos revient à 75% à le femme. C’est vrai, le vélo cargo est l’outil principal de transport des charges lourdes dans Grenoble, c’est connu…

Ce serait drôle si cela ne venait d’un chercheur au sein d’un laboratoire Grenoblois de sciences sociales. Si j’étais financeur ( CNRS, université de Grenoble) , je vérifierais bien qu’il y a au moins quatre vélo cargos dans l’hypercentre, que le chiffre de 75% soit crédible. Et accessoirement je vérifierai que les sujets d’étude soient consistants. Un article comme celui là, ça compte peut être comme publication scientifique ? Quel discrédit !!!

 

* Grenoble Magazine mars/Avril 2018

**labo PACTE ?

Plus c’est gros, mieux ça passe

Grenoble en route vers l’autonomie alimentaire . Le maire pastèque* plastronne. Deux tonnes, vous avez bien lu, deux tonnes de nourriture sorties des serres municipales. C’est énorme !! Énorme ? Au point de viser l’autonomie alimentaire ?

Trois chiffres : 200 000 habitants. 2 tonnes . 10 grammes par personne. Par an.

Ou encore, si un homme mange 500 g d’aliment par jour, les serres municipales ont nourri 10 habitants. Il n’y en a plus que 199 990 à nourrir. En route vers l’autonomie alimentaire. Bonne et longue route ….

Ça ne gêne personne de mettre cette phrase en exergue. Stupidité, ou mépris de l’intelligence des lecteurs ?

Au fait, c’est la mission de la ville de nourrir ses habitants ? Çà ne me ravit pas de voir mes impôts locaux engloutis là dedans. Et vous ? Un maire de commune rurale se serait fait lyncher pour moins que cela.

 

PS : cocorico. Avec mes 11 kg de miel**, j’ai produit 1000 fois plus que la ville, pour ce qui me concerne  😉

 

* vert de peau, rouge dedans.

** 11kg ..comment ?

La forêt appartient à tout le monde

Balade en Vercors accompagné de JC, expert forestier. Les forêts du Vercors ? Des lots communaux, des lots privés. Appartenant à des investisseurs, ou à des héritiers qui conservent ce bien de père en fils ou de mère en fils, de mère en fille, de père en fille #oufj’aiéchappéaupiège . Cela fait longtemps que le législateur a mis la pédale douce sur la taxation de la forêt. Pour éviter d’obliger de raser la futaie afin de payer les taxes, comme ce fut le cas il y a bien longtemps. Même l’IFI a épargné les souches.

Mais les hommes sont décidément une menace permanente. Très difficile d’interdire l’accès aux VTT ou autres motocross, qui, au nom de la liberté, sortent trop souvent des chemins en saccageant la biodiversité. Quand aux promeneurs, ils sont bienvenus tant qu’ils n’intentent pas un procès au propriétaire qui a laissé négligemment le vent faire chuter une branche sur leur personne.

C’est volontiers que la forêt serait ouverte à tous. Mais les barbelés sont hélas moins coûteux que les polices d’assurances . Une fois de plus*, l’irresponsabilité de quelques uns pèse sur tous.

Alors, en généralisant, un peu de discernement : tous nos “droits” ne sont pas bons à faire valoir en toute occasion.

 

* une autre occasion d’irresponsabilité ...

La fin du crédit gratuit ? Cadeau de Noël en conséquence.

2 août. Notre gouvernement est implacablement en marche. Il faut cesser cette maladie du déficit budgétaire, et toutes les économies sont bonnes à prendre. A imposer. Il va nous prouver que ce déficit n’est pas une fatalité, que si l’on veut bien (et même si l’on ne veut pas) , quelques changements parfois douloureux de notre mode de vie vont nous permettre de revenir dans le droit chemin de l’orthodoxie budgétaire.

Hasard du calendrier, durant cette même semaine on nous informe que la terre, elle aussi, vit dorénavant à crédit. Qu’il faudrait donc diviser par deux notre consommation de ressources pour résorber le déficit.

  • Deux fois moins de nourriture
  • Deux fois moins de transport
  • Deux fois moins de chauffage
  • Deux fois moins …. de tout, sauf d’amour et d’eau fraîche.

Ça fiche un peu le vertige. Mais je crois que c’est plus important que ce foutu déficit budgétaire qui, s’il n’est pas résolu, pourra toujours ruiner les créanciers.

En termes de planète, les créanciers seront nos descendants.. ou leur absence.

Ne rêvons pas, n’attendons pas .. en route pour le vélo (électrique au besoin, mais vraiment au besoin*), le covoiturage et les transports en commun (gratuits**), le recyclage, le potager d’agrément, les feux d’artifice deux fois plus courts***, les piscines deux fois moins larges, deux fois moins de clim, les œufs à repriser les chaussettes et la viande uniquement pour les fêtes. Des tomates locales **** , moins de voiture pour se dérouiller les jambes, et une balade dans le quartier qui permettra en plus de rencontrer les voisins*****.

Pas de défaitisme, il y a de l’espoir******

Pour finir, comme la saison s’approche, soyez in avec vos cadeaux de Noël : une tenue de cycliste imperméable, qui peut loger toute l’année dans le sac du PC 😉 . Plus d’excuse pour le risque de pluie.

 

* Les limites du vélo électrique

** Ça coûte si cher que cela ?

*** Ça changerait beaucoup les choses.

**** Des tomates et des cadres locaux

***** Du bénéfice de la fête des voisins

****** Bien sûr, qu’il y a de l’espoir

L’amour ne vieillit pas

Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme.
C’est bien ton droit; il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble.
Ce soir, et puisqu’il fait beau, et c’est aussi le soir de notre vie:
tu as bien mérité, vois-tu un petit moment de repos.
Voilà, les enfants à cette heure sont casés, ils s’en sont allés par le vaste monde et, de nouveau, on n’est rien que tous les deux comme on a commencé.

Femme, tu te souviens? On n’avait rien pour commencer, tout était à faire.
Et on s’y est mis, mais c’est dur. Il faut du courage, de la persévérance.
Il faut de l’amour et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.
Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille, ou bien se tenir serrés l’un contre l’autre ;
Le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour.
C’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’a commencé la vie .
Il faut faire, c’est défait; il faut refaire, et c’est encore défait.

Les enfants viennent, il faut les nourrir, les habiller, les élever: ça n’en finit plus; il arrive aussi qu’ils soient malades; tu étais debout toute la nuit; moi, je travaillais du matin au soir.
Il y a des fois qu’on désespère; et les années se suivent . Et on n’avance pas. Il semble qu’on revient en arrière.

Tu te souviens, femme, ou quoi ?
Tous ces soucis, tous ces tracas: seulement tu as été là. On est restés fidèles l’un à l’autre. Et ainsi j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi tu t’appuyais sur moi.
On a eu de la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit. Le vrai amour n’est pas d’un jour mais de toujours. C’est de s’aider, de se comprendre.
Et, peu à peu, on voit que tout s’arrange. Les enfants sont devenus grands.
Ils ont bien tourné. On leur avait donné l’exemple. On a consolidé les assises de la maison. Que toutes les maisons du pays soient solides, et le pays sera solide, lui aussi.

C’est pourquoi, mets-toi à côté de moi et puis regarde. Car c’est le temps de la récolte et le temps des engrangements.
Quand il fait rose comme ce soir. Et une poussière rose monte partout entre les arbres.
Mets-toi tout contre moi on ne parlera pas. On a plus besoin de rien se dire. On n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.

Charles-Ferdinand Ramuz

 

Un texte qu’on avait « en stock » depuis quelques années, et qu’on n’a pas eu l’occasion de sortir dans l’une ou l’autre de nos célébrations récentes. Alors, pour tourner cette page des quarantaines, le voilà. Il décrit si bien l’amour d’un couple. C’est vrai qu’il est un brin nostalgique, heureusement que le chat est là … merci Geluck!

 

Une paille à 3500 millions ?

9 novembre, FR3 : “les chiffres publiés par pôle emploi montrent que la fraude au chômage est très faible. Seules 14% des personnes contrôlées ont été radiées, les autres recherchent effectivement un emploi”. Je sursaute en entendant ce titre à 19h30. je ne peux regarder la suite, mais à 20h me voici sur la 2 . J’avais bien entendu, et le titre est mot pour mot le même : “les chiffres publiés par pôle emploi montrent que la fraude au chômage est très faible. Seules 14% des personnes contrôlées ont été radiées, les autres recherchent effectivement un emploi”.

14% de tricheurs, très faible ? Précision du présentateur, 60% d’entre eux ne percevaient pas d’indemnités. Ah, bon.

Sur ses deux chaînes, le ministère de la propagande a donc décidé de marteler ce message : 14% de tricherie, ce n’est pas beaucoup. Donc …

14% de politiques corrompus ce n’est pas beaucoup ?
14% de fraude fiscale ce n’est pas beaucoup ?

C’est cela, la norme que l’on veut instituer en France comme “acceptable” ?

J’ai failli oublier, le coup des 60% non indemnisés. Au fait, cela se monte à combien, l’indemnisation du chômage ? Difficile de se faire une opinion dans le maquis des chiffres, je retiens une hypothèse basse de 42 milliards. Et 40% de 14% de 42, cela fait 3,5 milliards . Une fraude vraiment “très faible” ?

Juste une question: pourquoi ? Quel message se cache derrière cette comm visiblement orchestrée en haut lieu ? Ah, les voies du pouvoir sont bien impénétrables.

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/controle-des-chomeurs/pole-emploi-86-des-chomeurs-remplissent-leurs-obligations_2459560.html

Radicalisation…

Eh bien, ils n’ont pas traîné.

Je m’inquiétais de sa minimisation il y a quelques semaines à peine*, et maintenant c’est chose faite : exit l’abbaye. Ma bière d’abbaye favorite n’en est plus une, gomme ses origines dans sa dernière pub.

 

 

 

 

Un peu comme Lidl** qui retire les croix de Santorin pour ne pas déplaire à sa clientèle musulmane.

Bon, il faut peut être expliquer à Leffe qu’ils ont assez peu de chances chez les musulmans …

En tout état de cause, moi aussi j’exprime ma position :

  • Je change de bière d’abbaye pour une autre qui l’est encore.
  • Je raccourcis le collier de la petite croix que je porte au cou depuis peu* afin qu’elle soit moins invisible dans mon col de chemise. Et c’est étonnant comme cela provoque des discussions…intéressantes.

Coup de gueule ou radicalisation ? je vous laisse libre de juger.

*Digressions sur la Leffe et les abbayes

** Lidl et Santorin

Antartica et état providence

La rando de ce matin me rappelle cette balade faite il y a vingt ans pile. Une sortie de classe, montée de nuit à la pleine lune vers un refuge, là haut derrière la crête. J’accompagnais mon ado, il était prévu que nous rattrapions le groupe en route. La pluie tombait en bas, devenant neige en altitude. Le groupe avait fait une longue pause avant de sortir de la forêt, c’est là que nous les avons retrouvés. Quand la file s’est ébranlée, le vent a forci, poussant la neige à l’horizontale. Antartica. Nocturne.

Très vite la file s’est allongée. Je reste derrière, et mon fils part vers l’avant. Les prévenir. Allez y avec les gosses, je me charge des deux. Et tous les enfants repartent …. me laissant dans la nuit aux prises avec les accompagnatrices….

Deux profs. Qui s’étaient portées volontaires pour encadrer. Et se retrouvent être des poids morts. Elles perdent vite tout self control. A se laisser tomber dans la neige . Jeter au loin gants mouillés et bâtons… Nous ne sommes plus que trois. Le vent efface les traces. La visibilité tombe à quelques mètres. Je les relève, une fois , deux fois. Plus de trace. Perdu ? Presque. Le vent forcit. Encore une crise de nerfs. ohe capitaineUne paire de gifles part. Ça calme. Elle, comme moi. Je leur donne mon bonnet, mes gants, ceux de rechange .. et elles suivent . La pente se redresse, la nuit est noire. Il faut pousser à gauche pour arriver au col. Je bute presque sur le poteau indicateur. Ca y est, la route est sous nos pieds, 1 m en dessous. il suffit ”juste” de ne pas la perdre. Passé le col, le vent se calme, la visibilité revient, l’atmosphère se détend. Un quart d’heure et la lumière du refuge apparaît.

Quelle joie, le lendemain, quand elle retrouve ses gants que j’avais ramassés puis mis à sécher près du poêle. J’y tiens tellement, ils ont accompagné mon trek au Népal. Trek au Népal ? Encore une bravacherie, je suppose. Inguérissable, et, pire, inconsciente de son état…

J’y repense encore . Se proposer pour encadrer des jeunes, et avoir si peu de contrôle de soi face à la difficulté. A en mettre tout le groupe en péril. Quels ont été les profs irresponsables ? Ceux qui ont pris l’initiative de cette balade ? Ou ces deux greluches visiblement dopées à l’état providence? Il est clair que l’attitude des dernières pousse à interdire l’activité des premiers. Aujourd’hui, plus question de telles sorties. Principe de précaution ou nivellement par le bas ? la faute à qui?

Oui, un comportement individuel irresponsable peut contribuer à faire émerger des lois castratrices et déresponsabilisantes pour tous . On inverse cette tendance ?

Au secours, Nicolas …

Bon, si vous avez tout suivi je suis parti dans une nouvelle aventure* avec mes cinquante mille copines cachées dans un coin du jardin.

Je passe sur la lutte contre la « peste noire »** , qui occupe mes journées (bon, quand même pas totalement), pour venir cette fois sur les misères de mon prof.

gOAdee, apiculteur professionnel, a eu l’excellente idée de nous faire partager sa saison par une série de courtes vidéos. Un MOOC de l’apiculteur, à l’apparence un peu déstructuré et parfois un peu barge, auquel je suis devenu addict.

Loin de moi l’ambition de vous faire visionner les quelque 20 épisodes, j’ai juste envie de vous partager son message à notre cher ministre de l’environnement. Et de vous donner l’occasion de partager un peu de ma préoccupation du jour : faire survivre ma ruche dans ce monde hostile.

Have a look…

* nouvelle aventure ?

** mon combat du moment. (Ca change des luttes intestines de nature politique dans un groupe international !)

*** Phylloscopus, ca te plairait.

et si vous voulez commencer à l’épisode 1car démarrer au 15, ca jargonne un peu ..

 

Ça ressemble bien à du Pyrrhus

Plutarque* nous rapporte : « Les armées se séparèrent ; et on raconte que Pyrrhus répondit à quelqu’un qui célébrait sa victoire que « encore une victoire comme celle-là et il serait complètement défait ». Il avait perdu une grande partie des forces qu’il avait amenées, et presque tous ses amis et principaux commandants ; il n’avait aucun moyen d’avoir de nouvelles recrues (…). Tandis que, comme une fontaine s’écoulant continuellement de la ville, le camp romain se remplissait rapidement et abondamment d’hommes frais, pas du tout abattus par la défaite, mais gagnant dans leur colère une nouvelle force et résolution pour continuer la guerre.»

L’épopée de notre président marketing commence hélas de la même manière. Sur les 8 657 326 électeurs fervents du premier tour des présidentielles**, il ne lui en reste que 7 323 496 au premier tour des législatives** (en incluant celles de son allié modem), soit une perte de 1,3 millions de militants en moins de deux mois. Mais cela lui assure quand même une” victoire éclatante” selon la pensée unique.

Pire, pour porter au pouvoir un gouvernement qui prétend l’incarner, seulement un gros tiers de la jeunesse est allée aux urnes (36%)***. La jeunesse n’est elle pas aujourd’hui le « camp romain » qui a été fatal à Pyrrhus?

Espérons que ce camp romain puisse sortir du maquis.

Et que le génie de notre Pyrrhus en herbe lui permette de gérer cette situation.

Au risque que ce pouvoir très légal  n’aie pour régner aucune légitimité.

 

* via wikipedia qui vous entraînera sur des sources d’époque..

**  rien de tel que le ministère de l’intérieur pour produire des chiffres que même le pouvoir acceptera..

*** une analyse IPSOS (donc elle aussi contrôlée par la pensée unique), qui montre bien que , qu’on le veuille ou non, en guise de changement  les vieux bobos ont pris/conservé le pouvoir . Combien de temps les autres accepteront cela?

Plaidoyer pour un quatre quart

Plaidoyer pour un quatre quart

Ca y est, la passion retombe. J’espère que les phrases à l’emporte pièce prononcées dans le feu de la passion vont passer rapidement. Et que l’on va tenter de bâtir.

L’entre-deux tours m’a fait peur. Quand j’ai entendu l’impétrant refuser de modifier son programme, sous prétexte que c’est celui qu’avaient choisi les Français, je n’ai pu m’empêcher de rapprocher quelques chiffres , celui du nombre de voix* et celui de la motivation principale des électeurs**. Et vous avez renforcé ma conviction sur l’importance de m’abstenir pour le tour suivant.

 

Non, Monsieur le président, vous n’avez pas été élu sur votre programme. Ce dernier a attiré en gros deux fois moins que chacun de celui de vos principaux concurrents. Et vous savez bien que les résultats du second tour sont loin d’être un résultat d’adhésion…

Alors, vous n’avez pas le choix. Qu’on ne me dise pas que les programmes sont absolument monolithiques et les valeurs incompatibles sur TOUT.

Prenez une à une les quelques 200 propositions que contient chaque programme. Et c’est bien le diable si, pour la plupart, on ne trouve pas un compromis acceptable par une plus grande majorité que les 6% actuels***. Qui permette de bâtir un nouveau projet sans dénaturer votre rêve initial (dont on a tant dit qu’il était imprécis, c’est donc une chance :-)) et qui soit juste implémentable.

A défaut, la France stagnera encore 5 ans de plus…

 

mes sources de cette info confidentielle

** sur les motivations des électeurs au soir du premier tour… entre autres.

*** Eh oui, 2,8 millions de personnes sur 47,6 inscrits, ca fait 6% … pas beaucoup pour dire qu’on emporte l’adhésion et pour obtenir un accord démocratiquement.

Un mélange des genres méprisant

C’est comme pour le photovoltaïque* : pour atteindre son objectif, la France subventionne ceux qui ont le moins de chances de contribuer à son objectif.

Une prime pour financer des travaux amenant une économie d’énergie**… et donc de consommation de ressources naturelles, sous une forme ou une autre … bonne idée.

Car chacun sait que, hélas, la rentabilité intrinsèque de tels travaux, si on ne considère que l’impact direct à court terme, est souvent faible. Mais que l’intérêt collectif, en termes de qualité de l’air et de ses impacts sur la santé publique, pour ne parler que de ces derniers, est indéniable.

Mais pourquoi conditionner cela à un seuil de ressources?

Bref, le réserver aux propriétaires pauvres (quel locataire investirait dans le logement qu’il occupe ?), qui ont probablement bien d’autres priorités que de faire un investissement rendu moyennement rentable ?

Encore une fois, en mélangeant les genres on a créé un bidule qui aura un impact probablement confidentiel. melange-des-genres

  • Soit on veut faire un grand pas en avant, et on ouvre la mesure à tous.
  • Soit on veut faire une politique redistributive, et on augmente une alloc ou une autre.. sans créer un truc de plus dans le millefeuille.

En mélangeant les objectifs, on se prépare encore un gaspillage de fonds publics, pavé de bonnes intentions comme l’est l’enfer.

A croire que notre cher gouvernement méprise tellement les gens aux revenus modestes qu’il s’est mis en tête de leur dicter les priorités à suivre dans leurs dépenses. Ne sont ils pas assez grands ?

 

sur le photovoltaique et le dogme des electrons

** et si vous êtes intéressés par la mesure en question

De la torture et des chiffres

De la torture et des chiffres

Pauvre INSEE. Voyez ci dessous comment ses chiffres sont utilisés pour peser sur l’opinion. Ça faisait quelque temps que cette question de l’évolution des inégalités me tarabustait.

A ce stade, je conclus au match nul…

Encore une démonstration, s’il en était, de la manipulation possible de l’information. En cette période d’élections, inutile de déclarer le festival ouvert !!

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libe-texte

Sel et lumière

Sel, vous êtes discret, invisible, non reconnu. Mais combien efficace. Au mieux, on vous ignore. Si vous manquez de goût, vos amis vous jettent dehors et vous foulent aux pieds, dit le Livre*… Bref, au pire vous ne servez plus à rien**.

Lumière, vous êtes explicite et visible***.. dans un sens bien plus efficace, mais si vulnérable, comme la flamme de la lampe qui affronte la tempête. On ne vous pardonnera rien. Vous devrez savoir trouver là ou vous ressourcer, pour rallumer la flamme et retourner affronter la tempête…

Elle me parle, l’homélie de ce matin. En phase avec la météo du jour, elle doit aussi parler à François Fillon en ce moment.

Surtout qu’entre sel et fiel le goût est parfois subtil à discerner. Et qu’on peut avoir l’impression que la tempête est sélective.

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Plus j’y pense, plus je trouve que le hasard fait parfois mieux les choses

 

* Ce que dit wikipedia sur le sel de la terre

** quoique « remblai de voie rapide », c’est un destin qui peut faire vibrer certains.

*** et sur la lumière du monde

Retrouver le sens du politique

Un petit livre de 90 pages … mais écrit par des curés, donc forcément a priori rébarbatif :-))

Alors je vous en fais un résumé rapide, juste pour vous donner un peu envie. Pas un résumé, un extrait . Une phrase par chapitre… choix difficile car il ne peut bien sûr refléter toute la finesse du verbe.

Ça commence par le titre, que j’ai coupé en deux.dans-un-monde-qui-change

Retrouver le politique
…l’absence de projet ou de vision à long terme,des comportements partisans et démagogiques… sont injustifiables et sont devenus insupportables…

Une société en tension
…La contestation est devenue le mode de fonctionnement habituel, et la culture de l’affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue…

Ambivalence et paradoxes
…Il y a donc un équilibre à trouver entre une sécurité maximale illusoire, et une protection des libertés qui est fondamentale…

Un contrat social à repenser
…Dans une société ou l’individu et non le collectif est devenu la référence,il y a un sentiment de déception vis à vis de l’état providence qui n’arrive pas à satisfaire les attentes….

Différence culturelle et intégration.
…Il convient donc pour l’avenir de notre société de redéfinir ce que c’est d’être citoyen français, ety de promouvoir une manière d’être ensemble qui fasse sens….

L’éducation face à des identités fragiles
…plus que d’armure, c’est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d’aujourd’hui…

La question du sens
…la politique s’est faite davantage pourvoyeuse de droits individuels et personnels de plus en plus étendus, que de projets collectifs …. Il faut consentir à inscrire son action dans le temps long.

Une crise de la parole.
..nous savons que c’est la confiance dans la parole donnée qui permet que s’élabore une vie en société…dire clairement ce qui semble bon pour la vie en commun est une responsabilité de chacun.

Pour une juste compréhension de la laïcité.
..la laïcité de l’état est un cadre juridique qui doit permettre à tous,croyants de toutes religions et non-croyants, de vivre ensemble..

Un pays en attente, riche de tant de possibilités.
..Notre pays est généreux, mais il est en attente … les enjeux écologiques et environnementaux sont en train de transformer en profondeur sont en train de transformer nos conceptions de la vie en société et nous tournent vers des attitudes de simplicité, de sobriété et de partage…

Conclusion.
..chacun, à son niveau, est responsable de la vie et de l’avenir de notre société. Cela demandera toujours courage et audace. des qualités qui n’ont jamais déserté le cœur de notre pays.

Et pour la post conclusion, qui s’intitule “2017, année électorale-quelques éléments de réflexions” , je ne l’ai trouvé que dans l’édition papier …Si vous m’avez lu jusqu’ici, vous avez déjà fait une bonne partie du chemin !!!

 

Le texte intégral en pdf

Et pour ceux qui sont des visuels   

Et deux coups de boule aux mediacrates, deux !

poisson-quitte-le-soir3Jean Fréderic Poisson a commencé*. François Fillon a continué**. En deux jours, ces hommes politiques ont entamé une révolte sérieuse contre la dictature des présentateurs de France Télévisions.

Ont refusé leurs questions, qui n’intéressaient en réalité personne d’autre que le monde des media et leurs amis les politiques dont ils dépendent.

Ont voulu adresser les vraies bonnes questions. Est-ce le début d’un changement ? L’arrivée d’un bol d’air ? J’aimerais bien, mais je pense ces media nationales irréformables. Trop d’années de relations incestueuses entre media, politiques, et soi-disant intellectuels (qui sont forcément de gauche pour utiliser le verbiage consacré) ont fini par produire des dégénérés. Avec plus qu’une seule et unique pensée***, celle défendre leur biftek.

Hélas, les réseaux sociaux aussi sont sur cette pente du clientélisme. Facebook, avec son profilage, ne me présente plus que des billets qui correspondent à ce que j’aime et je lis. M’enferme dans une pensée unique taillée juste à ma mesure, dans un monde qui n’est en réalité que le mien. Attention à ne pas croire que c’est LE monde.

Même si elle est confortable, je refuse de me faire enfermer dans cette prison dorée de la pensée.

Il y a trois ans, je m’étais voté une sélectivité féroce lors de mes rares moments télévisuels****.  Poisson et Fillon me font, in fine, un rappel à l’ordre.

Je ne me suis pas encore résolu à liker des posts qui sont contraires à tout ce que je porte, mais c’est peut-être ce qu’il faudrait faire techniquement pour que Facebook me présente des points de vue divers. Sans avoir encore viré à 180 degrés vis à  vis de ce media *****, il est vrai que ma fréquentation est en nette baisse.

Alors que faire ? En cette époque formidable, nous avons le devoir, mais aussi les moyens de rester informés. Diaspora, qui se voulait libre et indépendant, a viré au sectarisme geeko-gaucho-écolokhmer. Dommage, c’était un bon outil. Deux autres remontent en grâce dans mon agenda :

Un lecteur de flux rss, au hasard feedly****** , qui me permet de sélectionner les articles postés sur tel ou tel site, journal, blog … avec une sélection que je veux la plus éclectique possible.

Et le bon vieux paper li, qui s’édite chaque matin à partir du flux twitter des mots clés dont je le nourris. Bon, parfois les résultats sont surprenants, mais c’est la surprise qu’on recherche, non ? Comme sur le paper li des mots clés de ce blog :  https://paper.li/AbahliT/1422090379

Essayez les, ils ne sont pas si compliqués que cela …

 

* Pourquoi Poisson a quitté le plateau du soir 3

** Primaire à droite: Fillon se rebiffe contre un débat «spectacle», l’émission part en sucette

*** Unique pensée de la pensée unique

**** Pourquoi je covoiture et fuis FT

*****   Un post de l’an dernier sur la nécessité d’être présent sur les rezosociaux.

****** Feedly. Encore un produit de la galaxie GAFA, auquel je n’ai pas eu le courage d’échapper.

A Dios – Une page de 40 ans se tourne…

C’était hier ….

je me souviens encore du lever à 3 h du mat pour partir sur mon vélo … eh oui déjà… prendre mon poste de l’équipe du matin à l’usine , dans l’atelier de perçage. Huit jours …. a percer des trous , a conduire des presses à découper …. suffisamment pour comprendre qu’on ne conçoit pas une pièce n’importe comment, que derrière il y a des gens qui mettent de la vraie sueur a produire, que ça vaut le coup de se creuser un peu les méninges pour leur rendre le travail plus facile… c’est mieux pour eux et c’est mieux pour l’entreprise. Ça m’a suivi toute ma carrière…

Depuis, j’ai cheminé dans a peu près toutes les disciplines de l’entreprise, et en ai gardé des bribes. :

Conception mécanique …. si tu mets une goupille, t’as perdu m’a appris mon maître.

Coupure Moyenne Tension … et le plaisir de faire partie de ces minuscules communautés mondiales d’experts .. Eh oui, la normalisation, déjà …

Commerce, à Saumur… a une époque ou le TC , comme on l’appelait, se sentait responsable de ramener de la charge à l’usine. Ça m’a permis de développer et vendre des systèmes de supervision a mes clients . Déjà du digital , il y a plus de 30 ans, Je leur vendais aussi le container en béton développé par mon copain  pour abriter le tout . Et j’ai découvert les freins internes de l’organisation , prix de transfert, rémunération de l’effort commercial…

Maintenant, c’est complètement différent . Ça a changé . Ça s’appelle cross selling, cross costing, et c’est un problème tout neuf  …;-)

Afrique du Sud . A cette époque des sanctions, j’ai tout fait : de la conception, industrialisation, vente, après vente, tôlerie, soudure, peinture, moulage, usinage, gestion de production, assemblage, bobinage de transfos, achats. J’ai tout fait.

Mal.

Ça m’a appris le respect pour la compétence . Il y avait, et il y a encore , un énorme réservoir de compétences en France, et il faut s’être cogné les problèmes en vrai pour mesurer cela. C’est peut être une expérience qui manque aux high pots qui montent trop vite ou aux big guns qui sont parachutés tout en haut.

Ça m’a appris a gérer la diversité, par exemple qu’on ne met pas un chef d’équipe Xosa là ou il y a des Zoulous. C’est littéralement mortel.

Ça m’a aussi appris à négocier avec la CGT locale a coup de citations bibliques… je n’ai pas vraiment retrouvé cela en France.

De retour en France, j’ai découvert la joie de la création des organisations matricielles. Coopté par mes copains au poste de patron d’activité … et chargé d’aller expliquer a mes amis anglais, suédois, allemands, espagnols, américains… qu’ils n’étaient plus seuls maîtres à bord mais qu’il y avait un corporate qui manageait les plans produits globalement… et qu’il fallait tous suivre les mêmes process de développement…  qu’on mettait une logistique globale qui couvrait le monde. On est en 1994….et les forces centrifuges dautonomie des entités, la puissance du not invented here, my country is different, my customer is different, n’étaient pas plus faibles que maintenant. Ça a commencé à me convaincre que cette attitude futile était une des sources majeures de complexification artificielle et inutile. 

Un jour, un grand RH a décidé qu’il fallait maintenant que je fasse une expérience de management industriel lourd.

Alors, va pour du lourd . Vous mettez dans un panier en vrac et dans le désordre l’usine L, Y et Z, T à Rennes, S et R pour alléger le pack, sans oublier les ateliers régionaux  et la tôlerie . Bien des sites aujourd’hui disparus…

Ça a du faire un peu trop . Car au bout de quatre ans, on a fini par me demander de trouver autre chose, parce que..  sic : « J’avais la chance d’avoir d’excellents résultats grâce à une équipe de collaborateurs  très motivés malgré mon mauvais management ».  Dont acte . Je ne pense pas être un manager normal. Et je n’en ai jamais eu envie. C’est à cette occasion que j’ai découvert que dans ce groupe, on recherche a tout prix la diversité, mais à condition que les comportements ne soient pas trop divers quand même… Vous savez, le coup des bananes en Chine et des pommes aux US : jaunes de peau, blanc dedans . Rouge de peau, blanc dedans.

Donc sans transition aucune je me suis retrouvé à faire la stratégie résidentielle et le marketing  du pays France. Ça m’a appris à savoir écouter les petits. Je me souviendrai toujours d’un focus group d’installateurs ou un artisan, tenant dans les mains un superbe interrupteur, le retourne et dit d’un seul coup:  » Ben avec ces sorties là on n’a pas fini de s’emmerder avec deux sucres au fond de la boite de 38« .  La messe était dite . Il était le seul dans le groupe a être tout petit, on avait par ailleurs des patrons ,des bureaux d’étude, des décideurs quoi…

Ça m’a valu le tir croisé des deux patrons de la France et de l’Espagne, et j’ai fait dépenser 10M€ pour redévelopper une offre. Mais, comme des experts l’ont dit plus tard : ça a évité de faire une connerie…  Ecouter les petits , les faiseux, … ça a été une belle leçon.

Et je suis retombé dans le corporate : à l’époque ou on a eu l’intelligence de mettre des offres diverses dans la même orga, parce que ça se vendait souvent aux mêmes clients avec le même business model…   Avec Alain B, mon modèle de patron . C’est bizarre, de lui aussi j’ai entendu dire qu’il était un patron “old style”, dépassé . Pourtant, je crois qu’on aimerait que tous les patrons obtiennent les résultats qu’il a obtenus… et je vous souhaite à tous d’un jour croiser un patron comme lui.

Et quand Eric R m’a appelé pour être à la tour de contrôle des projets de sa division, j’ai découvert que sans m’en être rendu compte j’étais devenu un marketeur.

Depuis maintenant 7 ans, j’essaie de faire tourner cette machine marketing … et je découvre en écrivant ce topo que je ne fais qu’appliquer tout ce que j’ai appris :

  • s’organiser et segmenter par les clients et le business model, pas par la techno.
  • respecter la compétence, écouter les petits,
  • se creuser un peu les méninges pour rendre le travail plus facile
  • avoir des collaborateurs compétents et motivés, différents de moi et tant pis s’ils n’obéissent pas trop.

J’en viens au texte de mon invitation, qui a fait rigoler Elizabeth … et peut être d’autres.  Pour moi, un bon manager est quelqu’un qui doit savoir dire les 3 mots magiques du pape François , dans l’ordre :

Merci, Pardon, S’il te plait.   Après avoir dit merci et pardon, il peut obtenir tout ce qu’il veut, juste en le demandant gentiment .

Pour info, c’est aussi valable dans votre couple …..

Dernière question : Mais que vais je faire après ???

D’abord, c’est vrai, j’ai peur de l’arrêt brutal . Alors j’ai créé ma petite entreprise de consulting pour m’occuper a mi temps , pas plus, pour aider. Surtout pas pour prendre la place d’un jeune…

Ensuite, ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai déjà un certain nombre d’activités, au service des amoureux, des couples, des parents, au sein du diocèse… Au service de l’amour.  Ça va être difficile de ne pas me faire manger tout cru par ce monde là.

J’ai aussi depuis très longtemps un peu d’activité sur les réseaux sociaux , pas assez à mon goût .. Au passage, si ma page facebook est totalement visible de tous, ce n’est pas une fausse manip de « geek des sixties » , comme me surnomment gentiment certains jeunes, c’est parfaitement volontaire … J’ai un petit côté évangélisateur, pour ceux qui ne l’ont pas remarqué.  D’ailleurs, la politique que j’avais taquinée un temps est en train de revenir me chercher elle aussi.

Enfin, j’ai déjà 3 petits enfants, du potentiel pour plus … et je compte bien ne plus laisser les cerises pourrir sur l’arbre sans avoir eu le temps de les cueillir…

Encore merci de votre présence, Merci à Elizabeth pour l’organisation de ce pot, à O et à ceux qui ont eu la gentillesse de préparer et d’animer la surprise que nous venons de voir .. merci à tous pour toutes ces années….. et que Dieu vous bénisse.

40-happy-face

 

 

Les habitués du blog auront compris que je retranscris là un topo de départ dans lequel ils reconnaîtront des thèmes déjà abordés au fil des mois d’existence de ce blog.. le nuage de thèmes en haut à droite pourra aider à les retrouver…

 

Plus de bruit que de cerveaux à la CGT

Sortant du déjeuner des pro des JSC*, je suis attiré par un vacarme cacophonique.

Une armée de drapeaux rouges m’informe que la CGT** avait appelé à une manif (maintenant quotidiennes ?) place de la gare.

Mon itinéraire m’y conduit, je suis surpris de pouvoir traverser la manif en plein cœur sans descendre de mon vélo. Combien sont ils ? Une centaine de drapeaux, une dizaine de véhicules braillards …. et à peu près autant d’humains …

Ils m’ont fait penser aux Coréens*** . Au militant qui vient me proposer son tract, je lui demande s’il est conscient du fait que dans leur manif pathétique il y a plus de haut parleurs que d’humains. Il n’était pas content …  

haut parleurs corée

*  Déjeuners entre pro à la basilique du sacré coeur, ce jour là rencontre avec le DG de la fondation des apprentis d’auteuil.

** Qui m’a décidé à ouvrir ce blog, je ne l’oublie pas.

*** Qui font de la propagande à travers la frontière avec leurs batteries de haut parleurs

 

Nous sommes des vivants . Notre cœur n’en a pas fini de battre.

Un grand maître blogueur. En influence. Au cas  ou vous auriez douté, il apparaît sur la galaxie*. Cherchez bien  koztoujours .

kozAu bout de 10 ans, Koz** s’est commis d’un livre*** que j’ai lu d’un trait. J’y ai retrouvé beaucoup d’idées que je partage, avec moins de brio, va sans le dire, sur mes billets. Il n’est pas avocat par hasard !!

Ca commence par une même tonalité de titres, résolument tournés vers l’avenir .

Vers demain ….. ca ira mieux demain

Tenté par l’engagement politique, en est ressorti, se trouvant plus efficace en poussant des idées qu’en collant des affiches . A chacun son charisme…le sien est grand pour les idées.

Blogueur, mais sans illusions sur les limites des réseaux sociaux . Il nous en donne une belle image:

S’il avait eu un smartphone, Elie**** aurait tweeté l’ouragan, tweeté le tremblement de terre, tweeté le feu, mais aurait il perçu le souffle de la brise légère ? Une brise légère ne fait pas le buzz. Quelles brises légères, brises extérieures ou souffles intérieurs, laissons nous ainsi passer, le tête penchée sur nos téléphones ?

Livre profond sans être rasoir…. qui interpelle, et propose des réponses. Que du bonheur !

Je ne peux que partager son ”optimisme qui n’est pas insouciance”, oui, notre avenir est dans nos mains. J’aime jusqu’à sa dernière phrase :

Nous sommes des vivants . Notre coeur n’en a pas fini de battre  

 

* Infographie des influences sur les reseaux

** vers son blog

*** http://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/17472/editionsducerf.fr

**** Elie au bord de sa caverne 1 rois 19 11-12  

Quatre patrons qui n’embauchent pas

Quatre patrons qui n’embauchent pas

En une dizaine de jours, j’ai rencontré 4 patrons . Très différents . Mais qui ont tous exprimé une même position : on n’embauche pas .

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R , le premier, travaille seul. Il a bien eu des employés dans le passé, mais n’en veut plus. Bien que le travail ne manque pas depuis des années, il ne veut plus du coût fixe que représente un salarié.  S’il a vraiment trop de charge, il s’associe avec des collègues ou augmente ses délais.

X, lui, bloque a 48 personnes … en France. Son entreprise atteint les 200 personnes au total, en Espagne, en Turquie, au Japon… Ses employés espagnols travaillent beaucoup pour le territoire français, et c’est très bien comme cela. Ça évite de passer le seuil des 50 personnes**, qui équivaut à ajouter environ 2 personnes juste pour remplir les obligations sociales.

F , lui, a hérité de l’entreprise familiale de près de 300 personnes, l’a faite croître et embellir. Harcelé par les contrôles fiscaux et l’URSSAF, il a dé-localisé le tout en Suisse il y a quelques années.

P, cadre dirigeant de multinationale, est comme beaucoup de ses pairs basé hors de France. Exil fiscal ? Proximité des marchés ? Un peu des deux, sans doute . En tous cas, une chose est certaine : pas question d’embaucher en France, tant il est long et difficile de rompre un contrat, les prud’hommes étant si agressifs avec “les gros”. Mon expérience professionnelle me permet de confirmer cette agressivité ahurissante.

Et bien sûr, avec lui, P entraîne une partie de son état major, ses assistants … Il y a fort à parier que pour la France, les pertes de charges sociales et fiscales relatives à ces employés sont bien supérieures à la recette potentielle d’ISF qui a généré contribué à leur départ…

Charges, seuils sociaux, contrôles tatillons, rigidités…. 4 causes principales pour 4 types de sociétés, avec l’ISF en toile de fond.  

Donc :

  • stop à l’ISF, impôt idiot qui a les mêmes effets pour le pays que la révocation de l’édit de Nantes*
  • oui a la TVA sociale, pour baisser les charges ….. et du coup rendre inutiles la moitié des contrôles.
  • quand aux seuils sociaux**, établis il y a plus d’un demi siècle dans un contexte socio-économique autre, pour une industrie qui n’a plus grand chose à voir avec notre tertiaire actuel, il y a sûrement moyen de les revisiter, et d’éviter leur effet de machine à punir ceux qui réussissent.

Le voilà, le programme que je regarderai quand je mettrai mon bulletin dans l’urne.

  • la rigidité du marché et ses contrôles tatillons seront hélas plus lents à évoluer car, plus que quelques mesures législatives, ce sont le soutien et l’encouragement de l’entrepreneur par toute la société, politiques, juges et média, qui lui sont nécessaires.  Il y a du chemin…

 

* Cette révocation entraîne l’exil d’au moins 200 000 protestants (sur les 800 000 que comptait le royaume à la fin du xviiie siècle). La révocation de l’édit de Nantes peut être considérée comme une erreur commise par Louis XIV qui contribua à appauvrir et affaiblir encore plus le pays .  Wikipedia   

* Malgré l’interdiction royale, entre 200 000 et 300 000 réformés, appartenant surtout aux professions libérales et aux métiers du négoce et de l’artisanat, s’enfuient vers les pays de refuge de l’Europe protestante, dont ils enrichiront le potentiel économique et intellectuel.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/r%C3%A9vocation_de_l%C3%A9dit_de_Nantes/186072

 

** http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/01/28/les-seuils-sociaux-a-la-loupe_1190346

4473518_5_c8d1_repartition-des-entreprises-francaises-autour_93c9821356f0384cdf945898cf2b594a

Je le confesse, j’ai péché…

Réunion de famille à Lille . Pour faire le voyage, il y a un TGV . Simple , non ? Et bien, non, justement.

J’ai failli . J’ai choisi, pour près de la moitié du prix, de prendre ma voiture, de la garer à Genève, de réserver un easyjet Genève-Bruxelles, et de louer une voiture à Bruxelles.

Moralité, pour un week end qui aurait pu être 100% Français* , j’ai fait vivre le parking et l’aéroport Suisses, la compagnie aérienne Britannique, le loueur , l’aéroport et le pompiste **Belges .

Pas top, comme patriotisme économique…

 

Notre équipe projet évolue. Pour notre réunion hebdomadaire Parisienne, les comptes sont faits : deux grenoblois, deux parisiens, trois espagnols, un néerlandais. Notre économe de néerlandais tranche : entre les avions, les TGV, les taxis, hôtels et restaurants du soir … il déplace la réunion hebdomadaire de Paris à Barcelone. Le calcul est imparable , l’économie substantielle.

 

Deux nouvelles recrues pour animer des équipes internationales. Au lieu de les baser en France, comme l’étaient  leurs prédécesseurs, elles sont basées respectivement à Zurich et à Boston, et seront à 50% du temps en télétravail, le reste en voyage…

 

Après avoir perdu ses emplois industriels, ce sont les emplois tertiaires qui fuient la France. Mais comment puis je arrêter cela ?

On les connaît les recettes : coût et flexibilité du travail.

Alors, concrètement , deux suggestions :

1 – pour le coût, je soutiens les politiques “qui vont bien” en préconisant à fond la TVA sociale***. Même si son impact est controversé sur les produits, donc l’emploi industriel, l’impact sur les services est certainement massif. Et ça facilitera la création de “petits boulots” dont les migrants ont tant besoin****.

2 – pour le reste, je donne pour le développement de l’appli Hozana*****. Ça pourra toujours aider.
Amen toi

* Je paie la dette de mes enfants en partant en vacances

** pour faire le plein avant de rendre la voiture

*** Difficile de vous recommander une explication non idéologisée de la TVA sociale . Alors va pour le bon vieux Wikipedia…

**** Sur les migrants et les petits boulots …

***** Hozana ? Un produit des God’s angels.

 

TUNA au service des migrants ?

Intéressant, ce livre de Doug Saunders sur les migrations* . D’actualité, même. Paradoxal, dans son titre comme dans son développement : ces migrants qui changent le monde. Qui construisent celui de demain, dirait on même.

migrants du village a la villeQuoi, ces taudis, ces bidonvilles, ces verrues aux orées de nos belles villes seraient le terreau de l’entreprise, notre dynamisme sociétal ?

Oui, nous dit Doug en substance. Migrants qui portent en eux la rage au ventre, celle de se sortir de leur misère, d’en extraire leurs enfants, de les envoyer à l’école pour qu’à leur tour ils les tirent du bidonville et qu’ils puissent laisser la place aux suivants.

C’est ainsi qu’au 19ème siècle les faubourgs de Paris ont été un des tremplins de la France, de même que de nombreuses banlieues américaines le ressort des US, que hier Lui Gong Li a contribué à propulser la Chine, et qu’ aujourd’hui les favelas sont l’avenir du Brésil.

Ce tremplin est basé sur deux jambes : celle de la solidarité familiale, et celle de la possibilité d’entreprendre à très petite échelle. Muhammad Yunus l’a bien compris en inventant le microcrédit au Bengladesh.

Famille et travail, deux sujets clés qui me parlent bien.

Pour la famille, on a des idées** . Mais pour le travail ? Pour les petits boulots ?

Le petit brocanteur de l’autre jour*** a montré la voie. Dans notre France hyperréglementée, je veux croire que les TUNA****  permettront à beaucoup de s’en sortir. Ces sites collaboratifs qui, avant la microentreprise, permettent la nano entreprise informelle.

Allez, on les encourage ces “petits” sites. Chez nous, ça commence par le réseau entourage*****, en tout début de chaîne…en plus créé par Jean Marc ******

 

* Du village à la ville : Comment les migrants changent le monde  Doug Saunders – Seuil.   Pour ceux qui ont la flemme de lire les 470 pages , la synthèse de ATTAC  

**  pour la famille ?  portons des cruches

*** Histoire du brocanteur entrepreneur :Fier de payer ses charges

**** Tesla, Uber, Netflix, Air B’nB … TUNA prend la place de GAFA (Google Apple Facebook Amazon)  comme symbole de la nouvelle économie du partage… on peut aussi rajouter le bon coin pour les brocs en herbe***, jecuisinepourvous, ou autre Freelance .com

***** http://engage.world/mag/projects/entourage#toggle-id-1

****** Pour en connaître un peu plus sur Jean Marc , c’est par là

Caramba, encore raté !

Qu’il est difficile de démarrer une entreprise humaine… au hasard, un parti politique.

Il n aura pas échappé aux observateurs que , depuis ses débuts, je suis fidèle à “Nous Citoyens”, qui ambitionne (comme certains autres , mais en mieux  😉 ) de renouveler la classe politique en amenant des personnes issues de la société  civile, comme on dit dans les milieux autorisés.  Du monde de l’entreprise, quoi..

Au passage, un grand merci a Michelin*, allié objectif qui a fait pour cette cause bien plus que tous les discours bien pensants de la terre..

Quel accouchement difficile !

Débats déchirants sur les réseaux sociaux , premier faux départ avec un délégué général qui, pris dans une cabale dont je me suis empressé  d’oublier la teneur, a fini par partir.

Tentative originale de constitution de son parlement interne, qui n’a pas été accueillie qu’avec des hourra sur les réseaux  (l’ambition personnelle est bien une constante humaine…) , qui m’a valu d’être tiré au sort.. comme au bon vieux temps des Athéniens.

Première réunion avortée dudit parlement a la dernière minute, qui m’a permis d’offrir a la SNCF de faire voyager un fauteuil vide ..

Il est vraiment pourri, ton parti, me dit gentiment G.

 

Bon, on change de sujet . 97% des start ups finissent mal.

Honte a ces entrepreneurs qui échouent, dira t-on en France.

Gloire a ceux ci, qui ont appris, et redémarreront avec plus de force la prochaine fois, dit on dans la Valley … et dans notre sagesse populaire d’ailleurs.

coluche survecu

Alors, pour les nouveaux partis, gloire a eux. Au moins, ils ont appris. On repartira mieux armés. Parce qu’on saura apprendre vite de nos échecs.

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire … comme disait qui, au fait ?

 

*Des entreprises comme Michelin veulent faciliter l’accès de leurs employés à des mandats électifs.

Pépites du message du pape Francois aux politiques.

Je sais, quand on est branché on dit fioretti …

Face au congrès étasunien, notre Francois a prononcé un discours qui, en fait , s’adresse à tout politique … Pour ceux qui ont la flemme de le lire in extenso, ce qui prend au moins quatre minutes, ci dessous quelques pépites.

Pape Francois au gongres US« Vous êtes chargés de protéger, à travers la loi, l’image et la ressemblance de Dieu façonnées en chaque visage humain.

Toute activité politique doit servir et promouvoir le bien de la personne humaine et être fondée sur le respect de sa dignité.

Si la politique doit vraiment être au service de la personne humaine, il en découle qu’elle ne peut être asservie à l’économie et aux finances.

La politique est, en effet, une expression de notre impérieux besoin de vivre unis, en vue de bâtir comme un tout le plus grand bien commun : celui de la communauté qui sacrifie les intérêts particuliers afin de partager, dans la justice et dans la paix, ses biens, ses intérêts, sa vie sociale.

Il va de soi qu’une part de ce grand effort est la création et la distribution de la richesse.

La juste utilisation des ressources naturelles, la convenable application de la technologie et l’exploitation de l’esprit d’entreprise sont des éléments essentiels d’une économie qui vise à être moderne, inclusive et durable.

Une nation peut être considérée comme grande

  • quand elle défend la liberté comme Lincoln l’a fait,
  • quand elle promeut une culture qui permet aux personnes de ‘‘rêver’’ de droits pléniers pour tous leurs frères et sœurs, comme Martin Luther King a cherché à le faire ;
  • quand elle consent des efforts pour la justice et la cause des opprimés, comme Dorothée Day l’a fait par son travail inlassable, fruit d’une foi devenue dialogue et semence de paix dans le style contemplatif de Thomas Merton. »
Tenue de message

Tenue de message

masqueveloUn peu inquiétante avec son look d’alien, elle avance . Masquée, on ne reconnaît pas ses traits. Pourtant elle ne va pas attaquer de supermarché, elle rentre tranquillement chez elle. Sur son vélo . Et se protège de la pollution ambiante.

Quel message véhicule t-elle vis a vis des automobilistes qui l’entourent ?

Que le vélo est vraiment dangereux pour la santé ?
Ou leur donne t elle mauvaise conscience de polluer autant l’environnement?

J’aimerais que la seconde proposition soit la bonne . J’en doute hélas…

 

canard-publicitaire-natation-jauneCasqué, bien sûr, il entraîne ses petits à le suivre sur la piste cyclable. Leur donne une bonne éducation de futurs cyclistes . Bonne éducation ? Que nenni, rétorquent les ayatollahs du vélo*. Le casque ne protège en rien lors d’une collision frontale à 50kmh , et rassure en vain l’automobiliste qui hésitera moins à frôler un cycliste casqué en le dépassant. Statistiques à l’appui.
Donc, paradoxalement, le port du casque serait plus dangereux en ville que la tête nue.
Déconcertant, non ?
Et,  là encore, le casque donne du cyclisme urbain  l’image d’une pratique dangereuse, donc à éviter.
 

Le fond du sac, dans ces deux cas, est bien l’affrontement entre le militant et l’individualiste.

Entre celui dont l’objectif est de favoriser la pratique collective, de tout faire pour entraîner le public à la conversion à la cause cycliste, d’une part,  et celui qui préfère se protéger, même si c’est illusoire, et quitte à faire du tort à l’image de “la cause”, de l’autre.

Et moi, jusqu’où je m’engage au service de la cause ?
Entre les deux, mon coeur balance.

Jeter mon casque aux orties ? L’envie ne me manque pas, surtout l’été. Bon, tant que d’autres auront besoin de moi, je le garde.
Bouder le masque offert à Noël par un fils soucieux de mes poumons ? Allez, va. Sauf les jours d’alerte pollution, histoire de renforcer le message des autorités**, et de (tenter de) peser sur le comportement des conducteurs.

Amusant de penser que, même pour un choix comme celui là, ma décision influence la société. Je tâcherai de m’en souvenir…

 

* « Le casque vélo est l’exemple typique de la fausse bonne idée particulièrement dangereuse pour les cyclistes. »  http://carfree.fr/index.php/2014/05/08/pour-en-finir-avec-le-casque-velo/

**que de paradoxes dans ce post . Moi, cycliste incendiaire de feux rouges, renforcer le message des autorités ….

 

Un gouvernement tiré au sort ?

Un gouvernement tiré au sort ?

Il faut être fou, ou inconscient , pour imaginer un tel truc . Et pourtant , certains l’ont fait . J’ai reçu, un premier mai, un appel téléphonique m’informant avoir été tiré au sort pour participer au parlement citoyen … d’un parti pourtant pas fondé que par des branques…

Non, ils ne s’étaient pas trompés d’un mois, j’ai bien dit premier mai .

Plus j’y pense, plus je trouve cela génial . Le summum de la démocratie . De la prise de risque, de la confiance en l’individu.

D’ailleurs, beaucoup ne sont pas prêts à accepter le risque, ou la responsabilité . A voir le nombre de  “en attente de confirmation”, j’imagine le nombre de désistements de personnes qui ont partagé ma chance mais n’ont pas souhaité la saisir. C’est vrai, c’est plus facile de faire de la politique de bar que de vraiment s’engager.

En y pensant un peu plus plus, pourquoi ne ferait on pas cela carrément pour notre parlement. Le vrai, celui qui vote de vraies lois . Allez, on rêve .Flash-Parlement1-e1429630613869

  • Le parlement est renouvelé par sixième tous les ans.
  • Les nouveaux députés sont tirés au sort parmi la population.
  • Ceux qui acceptent cette charge pour 6 ans sont bien entendu rémunérés.
  • Bien entendu un manque d’assiduité aux travaux parlementaires leur ferait perdre leur place. Tout comme la moindre trace prouvée de corruption.
  • L’état leur paye 6 mois ou un an de formation intensive aux mécanismes du gouvernement.
  • Et l’état gère la relation avec leur employeur pour leur assurer un point de chute au retour vu que, par construction, ils ne feront qu’un mandat.  Réintégrer quelque 100 personnes tous les ans ne devrait pas poser de problème insurmontable à l’économie Française.

 

Ça marcherait vraiment plus mal qu’avec les professionnels de la politique que nous avons ? Pas sûr …

Excessif ? OK, on fait comme l’armée dans le temps : une moitié de professionnels et une moitié de conscrits… sélectionnés par dame chance.

Gaston-arlequin-

La fraternité du bus …

Sans y avoir beaucoup réfléchi, j’étais plutôt réservé sur le sujet de la gratuité ou non des transports en commun. Encore une mesure démagogique ?bus

Je suis tombé (merci carfree) sur le blog de Patrice Vergriete, et je dois avouer que certains témoignages m’ont ébranlé .

Comme les transports sont gratuits, on les prend plus, ce qui permet de réanimer le territoire, en invitant les habitants à se mélanger plus souvent.

80% des usagers considèrent que la gratuité a rendu l’utilisation des bus plus conviviale.

La population vieillit et a une certaine tendance à s’isoler. Il faut donc leur rendre la possibilité de se déplacer à leur convenance.

Très bien, mais combien cela coûte tout cela ?

Les habitants croulent-ils pour autant sous le poids des impôts locaux ? Même pas.

Sur le plan de la productivité : le coût pour la collectivité était de 4 euros, on l’a réduit à 2 euros en augmentant le nombre de voyageurs, on a donc divisé le coût par voyageur.

 

Quand même, fi de l’euphorie . Je cherche a comprendre combien cela coûterait en vrai . A moi, Grenoblois. Et là, wikipedia, qui est mon autre bible, me fait tomber de l’arbre . 96% du budget de la SMTC serait couvert par diverses sources publiques ou para-fiscales, la vente de billets ne couvrant que 4% des coûts ? Mais je rêve !!!

financement SMTC

versement transport

Allez, même si tout cela n’est pas très exact ou actuel, le prochain candidat qui proposera la gratuité des transports en commun aura plus de points de karma dans mon évaluation des programmes. Ca a vraiment l’air d’aller dans le sens de la fraternité

 

La sélection du lecteur de tracts

Les tracts sont arrivés, il nous faut voter.

Pas question de s’abstenir, beaucoup sont morts pour gagner ce droit de vote.

Pas de vote blanc , choix d’un destin de feuille morte qui suit le vent . En politique, il n’y a qu’un vainqueur, et Vae Victis comme disait le grand Jules. Donc, comme dirait Jack : control your destiny, or someone else will

Tracts

Le nutella est sur la tartine, le café dans le bol.

Les lunettes sont sur le nez, pour arriver à lire entre les lignes .

Fin prêt pour l’examen des tracts. Je tente d’oublier la couleur politique.

  • Premier hors jeu : celui qui “souhaite pouvoir mener des politiques volontaristes au delà de ses compétences obligatoires”. Si, comme dans un match en école primaire, tous courent en même temps après la balle, n’avons nous pas débauche d’énergie ? Carton rouge.
  • Le suivant a un programme sensé . Mais pourquoi les trois quarts de l’espace sont ils réservés à de la propagande partisane et à une ambition nationale ? Pourquoi pas un mot ne présente les candidats et leur ancrage local ?  Visiblement pour ce parti les élections sont une démonstration de force nationale . Pas avec moi, ce n’est pas l’enjeu du moment.
  • Ah la cohérence … Un beau programme pour ceux ci . Un tiers des promesses concernent l’exemplarité des élus et une affirmation farouche du refus du cumul des mandats . Bien . Mais, au fait, pourquoi ce candidat indique t- il ailleurs qu’il posséde déjà deux mandats ? Je ne saisis plus la logique.
  • Ah, un programme plus complet . Pas de chance, deux points achoppent :
    • Soutien aux familles monoparentales . Pas d’accord . Soutien aux familles, oui . Aux familles dans le besoin, trois fois oui. Que les familles monoparentales soient souvent dans le besoin, je n’en disconviens pas.  On les soutiendra alors en tant que familles dans le besoin, pas en tant que monoparentales.
    • Soutien au planning familial . Pas que. Cette institution est loin d’être l’alpha et l’omega de l’accueil de la vie , plutôt le contraire , non ?

Si c’est ca votre politique familiale, ce sera sans moi

  • Programme très détaillé pour ce jeune candidat déjà rencontré par ailleurs . Un garçon très bien . Son programme l’est aussi . Mais pourquoi mettre l’emphase sur les repas casher, hallal, et végétariens dans les cantines scolaires ? Ca fait belle lurette que d’aucuns ont renoncé à imposer le poisson le vendredi. Laissons tout cela à la sphère privée, s’il vous plait . Cette promesse, ainsi que le bulletin de vote couleur vert islam l’ont trahi… Non au retour en arrière larvé sur les termes du concordat de 1905.
  • Incolore, inodore, sans saveur . L’avant dernier bulletin est propre sur lui . Un peu comme un chasse neige qui écarte bien ses bras, et roule au milieu de la route, là ou ses confrères sont déjà passés, en évitant soigneusement les congères qui restent sur le bord, au cas ou elles recouvriraient un point dur qui poserait problème. Avec ces candidats, pas de surprise. Au mieux, rien ne bouge. Au pire, rien ne bouge.
  • Les derniers se réclament d’un mouvement qui n’attire pas ma sympathie a priori. Mais il me faut bien reconnaître que leur programme propose quelques avancées mesurées mais concrètes sur des sujets d’importance, abordés sans provoquer la polémique ni jeter l’anathème. Oh, rien de parfait ni de complet. Ce ne sont pas de vieux routiers de la vie politique locale, ils sont même pour moi de parfaits inconnus .

Je trouve leur posture bien. Ils auront mon bulletin.

People do not buy WHAT you do. They buy WHY you do it

…and what you do is the proof of what you believe.

why how what

 

 

Dans la série : des vidéos pour ne pas bronzer idiot cet été (quoique vu la météo cette année on risque peu !!!), pour les anglophones , une vidéo culte des communicants et des marketeurs : How great leaders inspire action . 18 minutes, plus de 18 millions de vues !!

http://www.ted.com/talks/simon_sinek_how_great_leaders_inspire_action

En bon Francais, j’en tire juste que nous sommes tous en recherche de sens dans nos actions, y compris même dans nos actes d’achat, avant même la bonne affaire . C’est rassurant, quelque part.

En politique, c’est un peu la même chose . Nous avons besoin de visionnaires…bien sûr, il faut des dirigeants qui dirigent, mais ils ne nous entraîneront que s’ils nous inspirent . N’est ce pas la vision qui manque a notre enthousiasme ? Et tant que leur vision ne sera que leur pensée unique ….

 

Et si hashtable** pouvait avoir tort ?

icon-thumbsupDifficile d’accepter un blogueur qui termine fréquemment ses posts par “ce pays est foutu” . Le plus énervant est que , hélàs , quel que soit le sujet abordé, ses réflexions lui donnent raison.

Pourtant.. encore récemment une Anglaise travaillant à l’ONU me le rappelle : “En France, vous avez tout pour réussir” . Et de me lister nos infrastructures, notre système éducatif (si, si ! ) , l’espace et les ressources agricoles..  Honteux, on ne peut qu’approuver .

Denis Payre, de son côté, ne se résigne pas : “La France est une surdouée qui s’ignore”. Il a raison . Alors, que nous faut il donc ?

Sans doute arrêter notre manie de n’élire que des perdants . De ne voter que pour des gens qui se sont présentés en vain devant nos suffrages pendant une décennie ou deux, perdant élection après élection , le temps de devenir “connus”.

Je rêve : un président qui sort des urnes alors qu’il était totalement inconnu du grand public douze mois auparavant ?

Avec un vrai programme de remise en marche de la France , un programme qui accepte de mécontenter les fonctionnaires, les cheminots, les salariés de EDF et les postiers, les salariés du privé , les chômeurs, les épargnants et les retraités ? Avec suffisamment de pédagogie pour expliquer urbi et orbi comment en ce moment toutes ces catégories, c’est à dire toute la France, vivent en endettant les générations suivantes qui n’ont même pas encore le droit de vote pour protester . Et que l’histoire  a prouvé que , si l’on ne fait rien, ce sont soit la guerre, soit l’inflation, soit la ruine qui nous attendent.

Comme dirait Jack Welch* “control your destiny or someone else will” .

La France n’a pas le courage de contrôler son destin . Ca pourrait mal finir. Sauf si …

 

*Directeur de General Electric qui a dirigé le formidable redressement de ce groupe dans les années 1980-2000, en lui appliquant un remède de cheval …

** Si vraiment vous n’arrivez pas à le trouver

Unique pensée de la Pensée unique

La pensée unique s’enferme dans ses dogmes . S’y enferre .

Au plus fort de la crise, le premier ministre fait appel à un sursaut “des forces de progrès” dans un appel pathétique qui est suivi de la déroute que l’on a vue aux municipales : moins de 20% des suffrages exprimés au premier tour vont au PS + Union de Gauche.*

municipales premier tour
Y aurait il en France 80% de “forces de non progrès” ? Quel hold up que cette expression “Forces de progrès” !

Mais , me dira t on, au premier tour on batifole . C’est au second tour qu’on est sérieux .  Alors voilà *:

municipales secondr tour

Il n’y a donc “sérieusement” que 30% de « forces de  progrès” en France. Peut on le croire ?

 

FIgaro 15 mai

 

Pire encore, l’homophobie remonte dangereusement . Tout le monde le croit, maintenant . Même le Figaro, qui n’est pas spécialement de gauche, a suggéré l’homophobie de l’ensemble des participants de la manif pour tous . C’est bien connu, quoi , ces manifs étaient toutes ultra homophobes, n’est ce pas ? ( édition du 13 mai 2014)

FIgaro 14 maiMarche arrière, suite aux 148 réactions, il s’est senti obligé de publier un correctif le lendemain.

 

Cristeros

Et notre pensée unique aura-t-elle le courage de se remettre en cause suite aux avis des spectateurs du film Cristeros ?

 

 

Il est vrai que la pensée unique ne recule devant rien pour se défendre.

Qui ne connaît pas Act up?

Mais qui sait qu’au derniers chiffres avoués ils ne sont que 137 membres.

Et qui sait qu’ils recoivent 302 354 euros des ministères, 45 000 euros de la région Île-de-France, 11 088 euros du Cnasea (Centre National pour l’’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles !!! ) . Soit  2700 euros par membre. Si l’état en donnait autant a chaque Français, on triplerait le déficit budgétaire.*

 

Mais pourquoi  ? Pourquoi cette obstination ?

Certains, dont je fais partie,  pensent que c’est le sauve qui peut . La faillite de la pensée unique est réelle . Les ventes de municipales deux tourjournaux s’effondrent quasiment toutes , et si l’on revient aux municipales les “divers” , donc ceux qui refusent les “grands” partis , sont majoritaires, à gauche comme à droite. Alors c’est le sauve qui peut!

Chacun, journaliste, politique, tremble pour son job ! Veut prouver qu’il “lave plus blanc que blanc” en défendant le parti ou le journal. Utilise tous les moyens à sa disposition pour faire perdurer le système actuel. Et la pensée unique se caricature, se crispe sur elle même.

 

Leur unique pensée est de se sauver en sauvant la pensée unique.

* sources: Wikipedia et quelques calculs facile à faire …

 

Violence de lendemain d’élection.

Le maire n’est pas élu depuis 24 heures.

Déjà, il a débarqué le directeur général des services . Ce n’était pas un politique, ni un élu, mais c’est comme cela . C’est, paraît il, la loi du genre.

Ah bon, on ne s’était pas engagé à interdire les licenciements ?

Oui, mais là c’est différent . C’est comme cela que ça se fait. Et puis, de toutes facons, c’est un fonctionnaire, donc il ne craint rien.

Déjà, il a nommé le compagnon d’une de ses co-listières  à la place.

Ah bon, un copain ? Je croyais qu’on voulait abroger le clientélisme ?

Il est compétent, vu qu’il a déjà fait ce job sous une précédente majorité.

Ah bon, c’est donc un spécialiste de l’augmentation de la dette publique , vu que c’est ça qu’on reproche aux prédécesseurs ! On prend les mêmes, on rebat les cartes, et on recommence …

En 24 heures, que de promesses électorales violées ! Ça commence fort . Et avec cela, on va donner des leçons aux entrepreneurs ….

A quand un VRAI changement ?

 

Conseil d’un ancien aux nouveaux , maires ou ministres…

Abraham Lincoln, 1860

Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur.
Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant à leur place ce qu’ils devraient faire eux-mêmes.

Oui, mais tout cela c’était avant.. Sûr ???  

Cuchonnage et diversité

Les Ukrainiens ont voté . Pour le cuchonnage, comme diraient les Lyonnais. Ce cuchonnage, cet art de bien vivre entre soi, on le vit si fréquemment dans les beaux quartiers . Et pas seulement à Lyon . On le devine chez les Criméens, qui auraient décidé de rester entre eux, les 95% de Russophones . On l’a vécu en Afrique du Sud, dans un lieu et une époque ou la différence étaient très difficile à vivre. D’ailleurs, c’est bizarre, non, que ce soit les bobos eux mêmes cuchonneux qui aient été à l’époque à la pointe de la critique anti-apartheid ? Comme quoi, il est plus facile de clamer que de vivre ses convictions *.

Et, au moment même ou le communautarisme croît et embellit, je connais au moins une multinationale qui fait le pari de la diversité . Qui l’exagère . Qui s’interdit la concentration de nationalités, de cursus ou de genre . A l’image de Google, qui, dans son QG de Mountain View, recrute des masters d’histoire et de philosophie aussi aisément que des programmeurs.

A croire que ce que l’industrie a déjà compris, la pauvreté de cet entre-soi, le politique ne l’a pas encore entrevu. Quel dommage … Nos pays sont ils condamnés à se priver, par repli identitaire, de la richesse du monde **?

ImageJe ne me suis jamais senti aussi Européen qu’à Johannesburg ou à Hong Kong.. A défaut de pouvoir payer un long séjour à l’autre bout du monde à nos politiques, élisons des candidats entrepreneurs internationaux .. Ca tombe bien, il y en a sur le marché*** en ce moment !

*Vous avez vu beaucoup de “Rive gauche” à Soweto ? Moi, jamais.

** “Il n’est de richesses que d’hommes” , d’accord, mais pas tous pareils.

*** et si vous n’avez pas compris, cette fine allusion concerneDenis Payre, politique Français ex-coté au Nasdaq.

Engagement ?

Pour méditation, en ces temps pré électoraux…

Dieu avait besoin d’un père pour son peuple.

Il choisit un vieillard, alors Abraham se leva.

Il avait besoin d’un porte parole.

Il choisit un bègue, alors Moise se leva.

Il avait besoin d’un chef pour conduire son peuple.

Il choisit le plus petit, le plus faible, alors David se leva.

Il avait besoin d’un roc pour fonder son Eglise.

Il choisit un peureux infidèle, Pierre alors se leva.

Il avait besoin d’un visage pour dire aux hommes son amour.

Il choisit une prostituée, ce fut Marie Madeleine.

Il avait besoin d’un témoin pour crier son message.

Il choisit un presécuteur, ce fut Paul de Tarse qui se leva.

Il a besoin de quelqu’un pour annoncer son Evangile à Grenoble et servir les plus fragiles, il t’a choisi.

Même si tu trembles, vas tu te lever ?

St Jo, before, 21 octobre 2012

 

Et si après cela vous ne comprenez pas encore ….

les dictatures tombent toujours

Les pays du Maghreb ont montré la voie, nos entreprises vont elles suivre ?
La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite (Wikipedia) .
Certes l’analogie est un peu forte, mais combien de temps le mépris de la personne, la prise de décision despotique, l’inégalité des redistributions, vont ils pouvoir encore croître ? Les suicidés de France Télécom ne sont-ils pas les Mohamed Baouzizi de Sidi Bouzid ?
2012 nous le dira sans doute.