Les escargots n’ont plus qu’à bien se tenir

Rentrant à vélo la nuit tombée, à peine le portillon poussé deux vers luisants nous attendent, à un mètre l’un de l’autre, nous encadrant, tentant sans doute de s’illuminer la vie d’un amour naissant.

Cela fait plusieurs décennies que je n’avais plus vu ces animaux, souvenirs d’enfance, symboles de nuit d’été en vacances.

Vélo posé, je vais les admirer de plus près. Non, ce ne sont pas des led de téléphone jeté par dessus le mur, chose qui serait moins inhabituelle. Ils brillotent, rayés, de leur feux. Hymne à la vie qui reprend au milieu de ce monde de béton?

J’attribue leur retour à la tonte inhabituelle de mon gazon qui vaut des sourires de la part des visiteurs. Ou au bannissement d’engrais . Ce ne sont sans doute pas les seules raisons, mais, oui, globalement je veux y voir le fait que l’on évolue dans le bon sens.

Et vous saurez tout sur le lampyre, et sur le titre de ce billet, en deux minutes ici

Plus c’est gros, mieux ça passe

Grenoble en route vers l’autonomie alimentaire . Le maire pastèque* plastronne. Deux tonnes, vous avez bien lu, deux tonnes de nourriture sorties des serres municipales. C’est énorme !! Énorme ? Au point de viser l’autonomie alimentaire ?

Trois chiffres : 200 000 habitants. 2 tonnes . 10 grammes par personne. Par an.

Ou encore, si un homme mange 500 g d’aliment par jour, les serres municipales ont nourri 10 habitants. Il n’y en a plus que 199 990 à nourrir. En route vers l’autonomie alimentaire. Bonne et longue route ….

Ça ne gêne personne de mettre cette phrase en exergue. Stupidité, ou mépris de l’intelligence des lecteurs ?

Au fait, c’est la mission de la ville de nourrir ses habitants ? Çà ne me ravit pas de voir mes impôts locaux engloutis là dedans. Et vous ? Un maire de commune rurale se serait fait lyncher pour moins que cela.

 

PS : cocorico. Avec mes 11 kg de miel**, j’ai produit 1000 fois plus que la ville, pour ce qui me concerne  😉

 

* vert de peau, rouge dedans.

** 11kg ..comment ?