Quand la France reconnaît déforester l’Amazonie.

Un aveu pourtant fait au 20h, mais qui est soigneusement noyé dans un flot de paroles.. Il me fait pourtant bondir de joie.

Je reprends juste les premiers et les derniers mots du reportage*…:

Notre bétail est en effet nourri avec des protéines produites au Brésil………..ce soja que nous importons souvent du Brésil provient de cultures intensives. Elles sont souvent la cause de la déforestation en Amazonie.”

Bon, la solution proposée n’est pas forcément celle que j’aurais retenue : débloquer 100 millions pour aider la filière agricole française à produire le soja qui nourrira notre bétail.

Bref, dépenser de l’argent public pour continuer à émettre du méthane, polluer nos sols et nos rivières à grands coups de lisier, et entraîner nos agriculteurs dans une filière pour le moins incertaine.

Quadruple enjeu, donc , de ma réduction quotidienne d’un gramme de viande :

  • gagner 50m² en Amazonie**.
  • gagner 22 kg de CO² par an
  • éviter 20kg de lisier par an
  • et économiser ma part des 100 millions d’euros de dépense publique, qui est certes négligeable devant le désespoir vers lequel certains agriculteurs seront poussés.

*https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mardi-5-janvier-2021_4223165.html

** sur l’impact de ma consommation de viande..

Bête et méchant

C’est vrai que la méconnaissance développe la peur. Et la peur la méchanceté. Parfois gratuite.

Quand je les ai vues tourbillonner pour la première fois dans ce coin du jardin, avec leur air noir, j’en étais certain : voilà de bien mauvais frelons. Probablement asiatiques. En tous cas des espèces que je ne veux pas voir autour des petits enfants. Énormes, sombres, leur seule qualité étant de ne pas être trop nombreuses. Alors, rassemblant mon courage et bravant ma peur, je suis allé les attraper au filet et les éliminer. Et j’ai dispersé le tas de bois mort d’où elles semblaient sortir.

La victoire semblait assurée, jusqu’en juillet suivant, où, alors que je faisais visiter ma ruche aux petits enfants, je les revois dans le paysage. Branle bas de combat. On recommence. Avant de les déclarer aux autorités, je capture un individu, pour confirmer sa classification en espèce nuisible. Et le bon internet, au bout de quelques tâtonnements, m’indique que non, ces monstres ne sont pas des frelons, m’envoie sur le livret d’identification des abeilles sauvages*, qui lui même pointe sans hésitation possible sur l’abeille résinière géante, alias megachiliadae, que Phylloscopus** me confirme assez inoffensive. Alors je relâche généreusement le spécimen capturé… et je reconstitue l’hôtel à insectes dans lequel elles nichent.

Moralité : l’habit ne fait pas le moine. Et j’aurais pu réfléchir un peu plus avant d’agir brutalement.

PS : et pour les amoureux des abeilles prêts à signer des pétitions, allez donc voir le coup de gueule de gOAdee sur le varroa***, fruit de l’action des hommes, qui doit donc être traité par ces derniers..

 

* www.arthropologia.org/IMG/pdf/livret_identification_abeilles.pdf

** https://phylloscopus.wordpress.com/

*** gOAdee et le varroa : une video un peu longue mais édifiante.