Quand Leffe a du mou dans le genou.

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Rigolo. J’avais hésité un peu à publier mon coup de gueule estival quand j’ai découvert que Leffe mettait en sourdine son origine religieuse*

Je m’étais amusé quand, enfonçant délibérément le clou, l’abbaye était complètement évacuée de la communication**. Dont acte.

Noël arrive, et sans surprise Leffe remplace sa bière de Noel par sa bière d’hiver . Au moins, ils sont constants, le message est compris. Phylloscopus prend clairement une position : on s’en fout, au contraire*** même. Il n’a pas vraiment tort..

Il y a quand même dû y avoir un certain bruissement dans les réseaux, pour en arriver à ce contorsionniste journalistique que l’on peut lire dans les journaux Belges **** . Pathétique, diraient les Anglo Saxons.

Mais là où je me marre vraiment, c’est en ouvrant le courrier International du jour : et hop, Leffe invente le verre marqué “Leffe de Noël” . Pour y boire la Leffe d’hiver ? Pour corriger la bourde marketing précédente ? Là, les amis, vous vous prenez les pieds dans le tapis.

Surtout quand la concurrence, dans le même journal, enfonce le clou : sa bière de Noël est une “triple d’abbaye”.

Même si ce n’est pas toujours facile, dans la vie il faut savoir choisir ses valeurs fondamentales. Et s’y tenir. Sans mou dans le genou.

 

* Quand Leffe  cache ses origines

** Persiste et signe : radicalisation

*** La voix de la sagesse

**** Contorsionnisme marketing

Mais au fait, pourquoi tant d’acharnement sur la bière ? Pour ceux qui l’ont oublié ..

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Une paille à 3500 millions ?

9 novembre, FR3 : “les chiffres publiés par pôle emploi montrent que la fraude au chômage est très faible. Seules 14% des personnes contrôlées ont été radiées, les autres recherchent effectivement un emploi”. Je sursaute en entendant ce titre à 19h30. je ne peux regarder la suite, mais à 20h me voici sur la 2 . J’avais bien entendu, et le titre est mot pour mot le même : “les chiffres publiés par pôle emploi montrent que la fraude au chômage est très faible. Seules 14% des personnes contrôlées ont été radiées, les autres recherchent effectivement un emploi”.

14% de tricheurs, très faible ? Précision du présentateur, 60% d’entre eux ne percevaient pas d’indemnités. Ah, bon.

Sur ses deux chaînes, le ministère de la propagande a donc décidé de marteler ce message : 14% de tricherie, ce n’est pas beaucoup. Donc …

14% de politiques corrompus ce n’est pas beaucoup ?
14% de fraude fiscale ce n’est pas beaucoup ?

C’est cela, la norme que l’on veut instituer en France comme “acceptable” ?

J’ai failli oublier, le coup des 60% non indemnisés. Au fait, cela se monte à combien, l’indemnisation du chômage ? Difficile de se faire une opinion dans le maquis des chiffres, je retiens une hypothèse basse de 42 milliards. Et 40% de 14% de 42, cela fait 3,5 milliards . Une fraude vraiment “très faible” ?

Juste une question: pourquoi ? Quel message se cache derrière cette comm visiblement orchestrée en haut lieu ? Ah, les voies du pouvoir sont bien impénétrables.

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/controle-des-chomeurs/pole-emploi-86-des-chomeurs-remplissent-leurs-obligations_2459560.html

Taxer l’hôpital des pinces à linge

Caramba, j’ai encore chu.

Remplacé, après une opération à cœur ouvert, les deux roulements de la pompe de piscine pour une prolongation de vie hypothétique au lieu de changer toute la pompe, pour une tranquillité d’esprit sans prix.

Trépané les jambes du dragon, pour lui assurer de nouveau une marche vaillante.

Redonné vie à cette malheureuse pince à linge avec deux malheureux bouts de fil de fer qui auraient pourtant bien mérité le repos éternel dans une déchetterie.

Certains ont, paraît il, de l’or dans le mains. Recyclent ad nauseum tout ce qui s’entasse dans leur cave car, dit on, “ca pourrait toujours servir”.

Cette hérésie anti croissance ne saurait durer. Sévissons.

Immanquablement, à si peu consommer la fortune les guette. Pour autant qu’en plus ils chérissent les placements éthiques qui sont bien souvent très rémunérateurs.

L’ISF est là pour les ramener à l’ordre. En voilà un bel impôt (qui est aussi) anti-environnemental.

Les filles, au boulot!!

Le contexte économique étant ce qu’il est, j’ai enfin pris une décision sur l’utilisation de mon peso* : je l’ai troqué contre 50 000 travailleuses.

Certes, le raccourci est un peu rapide, il y a eu un peu de médiation financière. Mais il n’en est pas moins vrai qu’une ruche et sa colonie valent exactement un napoléon. On change de poésie, on passe d’un risque de vol à celui de se faire piquer, et ce qui était matière inerte et inaltérable est devenu un monde si délicat..

Mais c’est cohérent avec l’investissement en bétail**, vin ou forêt, et l’impact économique est indéniable: la France importe la majorité de sa consommation de miel***. Alors une fois de plus le nationalisme a repris le dessus, ça occupera mes vacances françaises****…

 

*  si l’histoire de mon peso vous intrigue..

** et si vous vous sentez une âme d’investisseur bovin

*** l’économie du miel, et plus , c’est par là…

**** vous avez dit patriotisme touristique ?

Sous traiter la fraternité?

La liberté, c’est clair, dépend de notre gouvernement. On veillera juste à ce qu’il ne se prenne pas trop les pieds dans le tapis de l’état d’urgence, et qu’il saura faire juste usage du fichier monstre, j’ai nommé TES*.

L’égalité , ou du moins l’instauration des conditions d’égalité, reste le souci des mêmes. Bon, certains sont et seront plus égaux que d’autres, et l’évolution de la situation est controversée**, mais il y a du monde sur ce coup là.

On n’en dira pas autant de la fraternité. Elle ne se décrète pas. Elle est bien mise à mal par le communautarisme grandissant. Oh, il y a bien des circonstances plus favorables que d’autres***, mais cela ne reste pas évident de se sentir frère de la pouffe qui se gare systématiquement devant mon portail de garage sous prétexte qu’elle ne trouve pas de place ailleurs…

Alors je suis tombé en arrêt quand j’ai vu l’affiche du denier. Mais bon sang, mais c’est bien sûr! Juste un chèque, et hop, la fraternité progresse. Et en plus c’est déductible à 66%. Pratique, non ?

*  Vous avez dit TES ? Rapide présentation du monstre.

**  Alors, l’inégalité progresse-t-elle ou pas ? Ça dépend des points de vue.

*** Mais oui, il y a des circonstances plus favorables que d’autres.

 

Un mélange des genres méprisant

C’est comme pour le photovoltaïque* : pour atteindre son objectif, la France subventionne ceux qui ont le moins de chances de contribuer à son objectif.

Une prime pour financer des travaux amenant une économie d’énergie**… et donc de consommation de ressources naturelles, sous une forme ou une autre … bonne idée.

Car chacun sait que, hélas, la rentabilité intrinsèque de tels travaux, si on ne considère que l’impact direct à court terme, est souvent faible. Mais que l’intérêt collectif, en termes de qualité de l’air et de ses impacts sur la santé publique, pour ne parler que de ces derniers, est indéniable.

Mais pourquoi conditionner cela à un seuil de ressources?

Bref, le réserver aux propriétaires pauvres (quel locataire investirait dans le logement qu’il occupe ?), qui ont probablement bien d’autres priorités que de faire un investissement rendu moyennement rentable ?

Encore une fois, en mélangeant les genres on a créé un bidule qui aura un impact probablement confidentiel. melange-des-genres

  • Soit on veut faire un grand pas en avant, et on ouvre la mesure à tous.
  • Soit on veut faire une politique redistributive, et on augmente une alloc ou une autre.. sans créer un truc de plus dans le millefeuille.

En mélangeant les objectifs, on se prépare encore un gaspillage de fonds publics, pavé de bonnes intentions comme l’est l’enfer.

A croire que notre cher gouvernement méprise tellement les gens aux revenus modestes qu’il s’est mis en tête de leur dicter les priorités à suivre dans leurs dépenses. Ne sont ils pas assez grands ?

 

sur le photovoltaique et le dogme des electrons

** et si vous êtes intéressés par la mesure en question

Lettre ouverte aux recruteurs

Allez, je donne volontiers la parole à F, pour son coup de gueule, tellement je pense qu’il a raison…

i-want-you« Chers recruteurs,

A 30 ans, passé déjà à plusieurs reprises par la case chômage, me voilà doté d’une expérience de plus d’une centaine d’entretiens.

Vous recherchez tous la diversité. Mais vos entretiens sont d’une homogénéité, pour ne pas dire identité, consternante.

Vous prétendez viser la diversité des genres, des nationalités, … qui doit quand même être éduquée dans les écoles parisiennes ou les MBA américains. Diversité qui doit quand même nous faire partager tous le même profil psychologique (ESTJ pour les adeptes du MBTI), et une même passion (foot ou rugby pour les sportifs, piano pour les musiciens).

Au cours de mes entretiens vous m’avez posé de nombreuses questions – toujours les mêmes : personnalité, qualités et défauts, études de cas, expériences professionnelles, stages, choix d’études… questions bateau auxquelles il est facile de fournir des réponses bien préparées et policées.

En revanche vous ne m’avez presque pas interrogé sur mes expériences associatives. Et pourtant…

  • J’y ai fait plus de « management » (avec une vraie diversité de personnes…) que dans mes expériences professionnelles.
  • C’est là que j’ai fait le plus de contrôle de gestion opérationnel, que je suis passé par la case RH, que j’ai eu à gérer des situations de crise…
  • Il est plus simple d’être manager en conseil que chef scout… surtout chez les scouts de banlieue Nord.  Et pourtant combien d’entre vous ne considéreront pas cette expérience comme du management ?
  • Le trésorier d’une grosse association en sait davantage que l’auditeur senior en termes de flux de trésorerie et passage d’écritures comptables… Combien d’entre vous le valorisent ?

Après la case « associative » vient la rubrique « loisirs ». A vous entendre il s’agit souvent de la première rubrique lue. Aussitôt lue aussitôt oubliée semble t-il.

Comment valorisez-vous les qualités révélées par une passion de la mer, de la haute montagne, chez un joueur de musique en orchestre, un globe trotter… ? Apparemment distraitement, au vu de la fréquence des questions posées sur ces sujets.

Et si vous considériez ces rubriques comme l’ingrédient principal du gâteau, et non plus comme une simple cerise qui le couronne? Cela vous aiderait sans doute dans votre quête du graal de la diversité. »

 

A bon entendeur….