Des cigognes et des chemins de vie

Il est des cigognes qui ne choisissent pas les meilleurs terrains d’atterrissage. Mais l’espoir est toujours possible. T nous raconte .

 

Je m’appelle T, j’ai 24 ans. Je suis née à Rennes. J’ai une sœur jumelle.

A l’âge de 5 ans, mes parents, qui ne s’entendaient plus, se séparèrent. Je vois ma mère partir. Je reste vivre avec mon père, ma sœur et les copains de mon père qui passaient souvent à la maison faire des fêtes alcoolisées. Mon père buvait beaucoup. Le soir, après le boulot, il partait boire au bar. Quand il rentrait trop défoncé, nous étions stressées parce qu’il pouvait être parfois violent en paroles et en actes. Le lendemain il ne se souvenait plus de rien.

Il nous aimait beaucoup et faisait ce qu’il pouvait pour nous élever. Nous devions nous occuper de la maison, faire la cuisine, le ménage, s’occuper de nos chiens. Peu à peu nous apprenions à faire tout cela.

A 7 ans, nous savions tenir une maison en ordre.

A 10 ans, nous déménageons chez notre tante en attendant de trouver un autre logement, puis chez un copain de mon père. Nous dormions dans une caravane, enveloppés dans plusieurs couvertures. Tous les matins, avant de partir à l’école en vélo, nous nous lavions à un robinet d’eau froide sur le terrain. Notre vie n’était pas des plus saines. Cette période de notre enfance n’était remplie que de soirées alcoolisées avec des personnes droguées, bourrées.

Deux ans et demi après nous avons déménagé dans une maison, enfin. Ce fut un bonheur pour ma sœur et moi de retrouver un lit douillet, une baignoire et le luxe de l’eau chaude. Et puis nous prenions le bus pour aller à l’école ! la classe ! Les mois passèrent, mon père avait trouvé un bar dans la village où il rejoignait tous les soirs des potes à lui qui venaient ensuite finir leur apéro à la maison.

Peu à peu ma sœur et moi avons suivi le même chemin, le monde de la fête et des soirées alcoolisées.

Vers l’âge de 13-14 ans nous avons commencé à aller en boîte avec des potes à mon père.

Un jour, vers l’âge de 15 ans, en soirée, j’ai rencontré un gars de 24 ans, nous sommes tombés amoureux. Je faisais des études d’hôtellerie, lui travaillait. Nous nous sommes mis à habiter ensemble. Quelque temps après, il est devenu possessif et jaloux, au point qu’il ne voulait plus aller travailler pour me surveiller. Puis il continua à me séquestrer, et à faire des crises paranoïaques. Je ne dormais plus. Nous nous battions souvent. La situation s’aggravait. J’ai voulu le quitter plusieurs fois mais il me harcelait et me retrouvait. Il me promettait de changer, je le croyais. Mais c’était toujours pareil. J’étais dans ses crochets. J’ai fini par arrêter mes études un mois avant les examens. On s’est retrouvés à la rue. Il buvait beaucoup. Et moi aussi pour oublier son harcèlement. J’essayais parfois de fuir mais je ne savais pas où me réfugier. Alors je souffrais en silence tout en me battant avec lui. Jusqu’au jour où la police l’a envoyé en prison. Je le quittais alors. Notre relation destructrice aura duré 5 ans.

Après cette relation douloureuse, je suis allée vivre dans un foyer pour femmes battues. Mais je me suis fait virer au bout de trois mois parce que je partais dormir ailleurs la nuit. Après j’ai rejoint ma sœur qui trainait dans la zone de la rue. Elle me présenta aux SDF.

Nous avions 20 ans et étions perdues. Puis j’ai rencontré un autre homme. Nous picolions ensemble toute la journée et dormions en squat ou sous la tente la nuit. Nous faisions la manche la journée. Un jour, après une dispute ensemble, on s’est séparés quelques jours. Quand je suis revenue, on m’a annoncé qu’il était mort d’une overdose. Etait-ce de ma faute ? Il fallait que je vive avec ça. J’étais affaiblie et perdue. Alors un jour j’ai pris mon sac à dos, mes chiens, et j’ai pris le premier train qui arrivait. J’ai visité plein de villes en faisant la manche. Je dormais dans les halls d’immeubles.

En septembre 2016 je suis arrivée à Grenoble. Pendant 1 an j’ai dormi sous la tente dans des bois autour de la ville et j’ai vécu dans la rue à boire et à faire la manche. En juin 2017, on me présente C D. De suite, elle m’emmena dans une sortie, puis en vacances loin de la ville. Je découvrais une autre ambiance paisible et joyeuse sans alcool. Avant je n’aimais pas la vie et je me demandais ce que je foutais sur terre. Aujourd’hui, avec l’association Grain de Sel ma vie a pris un sens. En octobre 2017, C me proposa d’habiter au grain de sel. Maintenant, ça fait un an et demi que je commence une nouvelle vie, en sécurité, avec des projets. J’ai découvert la foi chrétienne qui m’aide beaucoup chaque jour. J’ai remarqué que Dieu veille sur moi

En mai 2018, on m’apprend que ma sœur jumelle a eu moins de chance que moi et a été retrouvée tuée, dans une cave. Ce fut un choc ! Sans la foi, je me serais suicidée. Mais je la sais heureuse maintenant, et en paix.

Maintenant ma vie va pour le mieux. J’ai signé un contrat dans une école en tant que surveillante polyvalente. J’ai renoué avec mes parents. Je prends soin de moi. Je me suis inscrite au sport et je vais être baptisée à Pâques. J’essaie de vivre ma vie au maximum pour ma sœur Manon. Je vais bien et je suis heureuse …

 

Témoignage donné lors de l’ AG de l’association « Le grain de sel hors les murs » 2018. Merci à tous ceux qui la soutiennent .

Les 4000 parapluies de Fatima

Éparpillés sur le parvis, nuée de papillons colorés, chacun abrite un couple. Pourtant le ciel est clément.

Cela fait bientôt une semaine que cette foule bigarrée et polyglotte hante les lieux. Se recueille dans la basilique toute neuve. Se retrouve bruyamment, de drapeau en maillot. S’abreuve de méditations , s’émeut de témoignages. Forts.

80 pays. 9000 personnes. Quel brouhaha puissant quand tous récitent le « notre père », chacun dans sa langue.La langue qui force chacun a aller vite a l’essentiel. Quelle profondeur dans ces réflexions en petits groupes, ou d’aucuns traduisent le brésilien, d’autres le polonais, l’espagnol et le français dans un anglais devenu lingua franca.

Admiration de cette équipe Syrienne, éparpillée suite a la guerre de par le monde, qui se retrouve derrière ce drapeau qu’ils chérissent.

Sous chaque parapluie, donc, un couple de chercheurs de Dieu. Qui se disent merci, pardon, s’il te plait. Ces fondamentaux du management dont j’avais dit à certains qu’ils étaient valables pour le couple*. Ils renforcent leur couple, leur famille, leur projet. Plus tard ils se rediront leur promesse de mariage.

Qu’il fait du bien ce ressourcement.

Qu’elles sont fortes les amitiés créées. Qu’elle était belle, cette fête ou les prêtres Portoricain et Polonais dansent sur la clarinette Brésilienne . Tous repartent avec la certitude que cette séparation n’est qu’un au revoir. Sur cette terre, peut être. Dans l’éternité, certainement.

Difficile de résumer en quelques mots les apports de cette semaine. Au delà de la relation humaine, qui vaut plus que tout, quelques fioretti:

  • « Nous n’avons pas dans nos mains la solution aux problèmes du monde. Face aux problèmes du monde, nous avons nos mains, et Dieu regardera nos mains.« 
  • « Le plus grand danger de notre humanité est aujourd’hui l’absence de cœur.« 
  • « La joie n’est pas une émotion mais un devoir du quotidien. Quand une famille, un couple, une société oublient la fête, ils tombent malade.« 
  • Pour terminer sur ce mot du cardinal de Mossoul, qui pardonne a Daech : « parce que nous sommes disciples du Christ, que ne pas pardonner ne résout rien. Et je ne pourrais pas vivre le reste de ma vie avec cette souffrance de ne pas avoir pardonné.« 

 

* fondamentaux du management ?
** L ‘ensemble des interventions de la semaine, avec une reco spéciale pour la conférence de l’archevêque de Mossoul (jeudi 19) , le témoignage de cette famille argentine, et le mot du cardinal Tuckson sur l’écologie humaine (mercredi 18).
*** Et si ce mouvement de spiritualité conjugale vous interpelle, le site Francais des Équipes Notre Dame

Soixante dixième miracle à Lourdes

Il est reconnu . Par l’église, bien sûr. Qui d’autre ? De cette guérison totale, soudaine, inexplicable, que dire ? Les croyants parlent de miracle. Les autres y trouveront une bonne source d’optimisme : la nature humaine n’est pas encore bien connue, il y a des potentialités énormes de guérison à découvrir. Et que continue la recherche! Les “miraculés” ne s’y opposent pas, au contraire . « A Lourdes, la science et la foi ne s’opposent pas. Elles travaillent dans un mutuel respect à la recherche de la vérité » dit le bureau médical.

Dommage que ça ne soit pas plus souvent le cas . Qu’un certain dogme, ostracisme, empêche tous de bénéficier du “meilleur des mondes”.

Combien de fois nos propositions de parcours couples*, ou de discernement sur l’engagement**, qui font tant de bien, ont été repoussées car “catho”. Pourtant, elles contribuent juste à faire grandir l’amour.

Pour tous. Les participants athées en attestent. Mais que de freins dans les a priori, induits par une caricature si imbue d’elle même qu’elle prétend être la vérité.

Nous travaillons pour faire grandir l’amour. Partout. C’est tout.

Ça gène vraiment que je le fasse en croyant que Dieu est amour ?

 

* les briques de société

**vie en couple, engagement, et autres..

Quel brave homme que ce Zachée !

Et on nous ressert ce Zachée, homme riche (et donc louche), percepteur (et donc forcément malhonnête), qui se démène pour apercevoir Jésus.

Et patatras, la conversion : «Voilà, Seigneur: je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus.»

Çà ne pouvait pas être un mauvais bougre, pour qu’il dise cela.. Percepteur, il devait savoir calculer. Alignons trois chiffres .

Je fais don de la moitié de mes biens ….  reste une autre moitié.

Et si j’ai fait du tort, je vais rendre quatre fois plus . Il n’a donc pu acquérir frauduleusement plus de 12,5% de ses biens, sinon il n’aurait pas assez de sa seconde moitié pour honorer sa promesse. Comme il a surement visé de garder un petit quelque chose, disons 10% pour simplifier les calculs*, cela veut dire qu’il n’a arnaqué que pour constituer 10% de sa fortune. Max.

Pour un homme dans sa position et à son époque, chapeau comme intégrité !

Même aujourd’hui, la propagande nationale trouve que 14% de fraude c’est ridicule *. Et on fait même des funérailles nationales à un exilé fiscal. Alors !!!

Je ne sais pas s’il est canonisé, mais à défaut d’être leur saint patron, je propose que Zachée soit la mascotte des percepteurs et de tous ceux qui approchent de près l’argent public. Non seulement il est resté honnête, mais encore il a su trouver le chemin de la joie***.

Comme quoi il faut parfois aller au delà des premières émotions ….

 

*Pour ceux qui ont du mal à suivre, s’il donne 50% plus 4 fois 10%, il ne lui reste plus qu’un dixième.

** de l’intégrité officielle de nos jours

*** trouvé la joie ?

Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi…

Eric Emmanuel Schmitt présente une vision qui me séduit beaucoup, dans son “Evangile selon Pilate*”. Un Christ complétementhumain, qui doute de sa propre déité, découvre peu à peu son particularisme, et fait finalement un pari à la Blaise Pascal**.

Et un Pilate complètement rationnel, logique, cohérent … qui devient à l’insu de son plein gré le premier chrétien.

En troisième partie, il revient sur sa conversion violente, sur sa foi décomplexée, sans nier pour autant ses réserves par rapport à certains  textes canoniques.

Bref, une belle mise en pratique de la devise de Pierre Goursat *** :

Au lieu de croire en tes doutes, et de douter de ta foi : crois en ta foi, doute des tes doutes…

Un livre plus tout neuf, mais qui mérite d’être découvert, ou redécouvert, de lecture facile et agréable sur le sable de la plage.

http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2015/12/02/33011539.html

* pour feuilleter quelques pages .

** sur le pari de Blaise

*** à qui je dois d’avoir, cet été encore, pu profiter d’un superbe élan.

**** dans la même cuvée des expériences spirituelles fortes.

Longue vie à cette animation pastorale que je ne saurais voir

Il y va fort, ce curé. Mais a t il vraiment tort ? La présence des animations pastorales dans les écoles dites catholiques n’est elle pas un aveu de manquement à la mission qu’elle affichent ? Si l’école se dit catholique, alors, que ce catholicisme soit prégnant dans tout l’enseignement. Et pas besoin d’animation pastorale en plus. Pas étonnant, dans ce contexte, que les écoles “hors contrat”, parfois à la spiritualité beaucoup plus marquée, se développent…

A la réflexion ….

Et l’accueil de l’autre ? Et la liberté, qui est également un des marqueurs de la chrétienté, au moins depuis quelques siècles. Où sont ils ?

Tout simplement dans le mot proposition, trouvé sur le site de l’école la plus proche.

 

 

150 ans après, Don Bosco* reste d’actualité : « C’est la maison qui accueille, la paroisse qui évangélise, l’école qui prépare à la vie et la cour de récréation pour se rencontrer en ami et vivre dans la joie  » . Et il parlait aussi de l’école qu’il avait créée, bien sûr.

Résolument, oui à la proposition explicite et  joyeuse, non au communautarisme identitaire. Comme Koz** l’exprime si bien , l’identitaire est un bien mauvais génie***. Longue et belle vie aux animations pastorales  !!

 

* https://www.don-bosco.net/qui-est-don-bosco.html

** Cékikoz?

** identitaire, le mauvais génie du christianisme

Une perle comme cadeau de nouvel an

Une perle comme cadeau de nouvel an

Chaque année, on y retourne.
Lentement, on progresse.
A travers les arbres, au delà des murets, on la guette.
La voilà.

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On s’approche. La silhouette lointaine se précise dans son écrin de montagnes.

Vernettes

Dans la dernière montée, elle nous domine.

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Et ses deux clochers nous montrent le ciel.

OB

Vernettes

Vernettes

On baisse la tête pour entrer. Immédiatement, le retable attire l’œil.

Dans un coin, le Père nous accueille.

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Son Fils également.

Vernettes

Saints et angelots nous montrent la voie, et tendent l’échelle.

Vernettes

Pierre met les clés à notre portée.

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Aujourd’hui, le ciel est clément, le soleil généreux. La messe de la Sainte Famille aura lieu dehors.

Et les croix jalonnent la voie du retour vers l’humanité.

Vernettes


Bonne année à vous, que vos croix à vous ne soient pas trop lourdes…

Confiance, de là haut elle veille sur nous.

Les Peiserots auront immédiatement reconnu les Vernettes, si chères à Mod

Et ce qu’il y a de bien avec ce cadeau, c’est que même donné j’en jouis encore…

Pour aider à préserver et entretenir ce joyau, c’est par là.

Si c’était vrai

Même le très grand Jacques s’est posé cette question… Écoutez le, tout simplement.  C’est tellement bien dit…C’est tellement beau…Quand on croit que c’est vrai.

brelDites
Dites si c’était vrai
S’il était né vraiment à Bethléem dans une étable
Dites si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin de fort loin Pour lui porter l’or la myrrhe l’encens
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc Matthieu Et les deux autres
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai le coup des Noces de Cana Et le coup de Lazare
Dites si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants Le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien quand ils disent Notre Père quand ils disent Notre Mère
Si c’était vrai tout cela Je dirais oui Oh sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai.

 

LA destination du jour pour femmes enceintes

sur le chemin de la cheminée du Paradis ... sic.

Boufaréo nous raconte tellement bien l’histoire que je ne résiste pas … Elle est un peu longue, alors si vous avez la flemme de tout lire, vous pourrez l’écouter tout en ouvrant vos huitres ou en dénervant votre foie gras … En prime vous aurez droit à l’assent.

 

Boufaréo – Moi je suis l’ange Boufaréo. Ils m’ont appelé comme ça à cause des grosses joues que j’ai fini par attraper à force de jouer de la trompette chaque fois que le bon Dieu est content. Et cette nuit-là, jamais il n’avais été aussi content de sa vie le bon Dieu. Il allait être Papa d’un moment à l’autre. Et moi, j’avais jamais soufflé aussi fort dans mon instrument.-

 Je vais vous dire comment ça s’est passé, parce que, de l’endroit où j’étais, c’est tout de même moi qui ai le mieux vu les choses. C’était le 24 décembre, il faisait mistral et tous les habitants de Bethléem s’étaient mis au lit de bonne heure. Et ils avaient ramené leur couverture au-dessus de leur tête pour ne pas entendre souffler le vent. Le mistral, qui est un ami du bon Dieu, avait chassé les nuages à des milliers de kilomètres, pour que le ciel soit tout propre et tout brillant d’étoiles pour la naissance du petit. Ça partait d’un bon sentiment, mais ça avait baissé la température. J’avais juste mes ailes pour me mettre à l’abri, et je commençais à me faire du mauvais sang. Je me penchais de tous les côtés..

Enfin, je les ai aperçus, les pauvres, ils faisaient peine à voir. St Joseph marchait devant, la barbe secouée par le mistral comme une bannière. Il essayait de couper le vent à la Ste Vierge avec ses larges épaules. De temps en temps, il se retournait et il disait :

Joseph – Et alors, ma belle.

Marie – Je n’en peux plus.

Joseph – Oh, allons, encore un petit effort. Tient, je vois un cabanon là, tout près.

Marie – Personne ne veut de nous.

Joseph – Eh, les riches peut-être, mais ici ce sont des pauvres. Ils nous feront bien une petite place.

Marie – Donne-moi ton bras.

Joseph –

 Là, tiens…

Marie –

 Mon Dieu, que j’ai mal…Aïe ! !

Joseph – Oh, aïe aïe aïe aïe aïe aïe, quelle misère, ah, nous sommes propres va.

Pas d’argent, pas de maison, et une femme qui va accoucher en pleine nuit, et par un temps pareil ! N’ai pas peur, va,… attend, je vais te porter.

Marie –Je te demande pardon de te causer tant de soucis.

Joseph – Mais je suis sûr que ça s’arrangera. Mais tout de même, le bon Dieu il n’est pas raisonnable. Quand je t’ai épousée j’aurai dû poser mes conditions.

Marie – Tu regrettes ?

Joseph – Non mais, écoute-moi bien ma belle, mais qu’est-ce que je suis moi, un pauvre rien du tout. Et le bon Dieu m’a donné le droit de te prendre par la main, de te porter dans tes bras, toi, la mère de son petit. Et tu voudrais que je regrette quelque chose ? Ho, mais un bonheur comme ça, je ne l’avais pas mérité moi. Seulement, qu’il nous aide un peu le bon Dieu. Autrement, nous allons à la catastrophe ! Et il y aura des gens qui vont dire que c’est de

ma faute. Attend, là, bouge pas, nous sommes arrivés. Toc toc toc. Il y a quelqu’un ? Ho, ils dorment les pauvres. Ça m’ennuie de les réveiller, mais je ne peux pas faire autrement. Toc toc toc.

Boufaréo – Vous avez entendu St Joseph ? Il n’y a pas plus brave que cet homme, il n’aime pas déranger les gens, et même, quand il s’est aperçu que le cabanon était une étable, il a eu un peu honte de déranger le bœuf et l’âne. Bien sûr, c’était que des bêtes, mais elles avaient travaillé dur toute la journée et elles avaient le droit de dormir comme tout le monde. Il leur a dit :

Joseph – Heu, excusez-moi de vous déranger.

Boufaréo – Le bœuf et l’âne qu’on avait tirés du premier sommeil, ont failli se mettre en colère. Mais quand ils ont vu la jolie Ste vierge toute pâle, toute mourante et St Joseph avec ses grosses mains rudes et calleuses de travailleur, ils ont eut honte et sont devenu tout gentils, tout pleins d’amitié.

L’âne – Restez pas dehors.

Le bœuf – Venez vite au chaud.

L’âne – Vous avez de la chance, juste on a changé la paille, ce matin.

Le bœuf – Si on avait su que vous veniez , on aurait mis un peu d’ordre.

Boufaréo – St Joseph avait l’âme si simple, qu’il ne s’était pas étonné que les animaux parlent avec l’accent. Et puis il avait trop de soucis en tête pour attacher de l’importance à ces détails parce que, la Ste Vierge, elle, elle venait d’entrer dans les douleurs.

Joseph – Oh mais c’est terrible, Ho, qu’est-ce qu’il faut faire moi je sais pas.

L’âne – Et moi non plus, je suis qu’un âne.

Le bœuf – On voudrais bien pouvoir vous aider mais…on est bon à rien.

Joseph – Mon dieu, donnez-moi vite un coup de main ah, avec ces deux santons comment voulez-vous que je m’en tire.

Boufaréo – Il était presque minuit. Je me suis approché du fenestron. Ce que j’ai vu et ce que j’ai entendu, ça parait pas croyable et c’est pourtant la franche vérité.

Le bœuf – Puisqu’on ne peut pas se rendre utile, on pourrait toujours dire une prière

L’âne – Tu en sais, toi, des prières ?

Le bœuf – Moi non, mais St Joseph, forcément, il doit en savoir.

Joseph – Oh, mais écoutez les ces fadas, les prières elles ne sont pas encore inventées, c’est justement pour ça que le petit, il doit venir sur la terre.

Le bœuf – En attendant, on pourrait toujours se mettre à genoux.

Boufaréo – Parfaitement, c’est comme ça que les choses se sont passées. St Joseph, le bœuf et l’âne se sont agenouillés tous les trois. Il était minuit juste. GlooOooria

Et le petit est né, il a pas poussé un cri, il est né avec le sourire. La Ste Vierge elle souriait aussi. Le bœuf, l’âne et St Joseph poussaient des larmes grosses comme des olives. Alors St Joseph a dit des mots qui lui venaient du fond du cœur et que jamais personne ne lui avait appris. Et l’âne et le bœuf qui étaient encore moins savants que lui répondaient à tour de rôle

Joseph – Je vous salue Marie, pleine de grâce.

Le bœuf – Le seigneur est avec vous.

L’âne – Vous êtes bénie entre toute les femmes.

Joseph – Et le petit Jésus, le fruit de vos entrailles il est béni.

Le bœuf – Ste Marie bonne mère de Dieu.

L’âne – Priez pour nous pauvres pêcheurs.

Joseph – Maintenant, et à l’heure de notre mort.

L’âne – Le bœuf – Joseph – Ainsi soit-il.

Boufaréo – Alors moi, je suis monté dans le ciel aussi haut, aussi vite que j’ai pu pour annoncer la bonne nouvelle au monde et j’ai soufflé dans ma trompette à m’en faire péter les veines du cou. Trompette – Alors le mistral s’est arrêté d’un coup. Je crois que j’avais réussi à le faire taire. Les gens se sont assis sur leur lit en se frottant les yeux et en disant : »Et quésaco, et qu’est ce qui nous arrive. » Alors mes collègues les anges, ceux qui ont la voix douce leur ont chanté une petite chanson pour qu’ils ne s’effrayent pas, pour qu’ils ne s’imaginent pas que c’était la fin du monde juste le jour où le monde venait de naître. Il est né le divin enfant – Et alors, j’ai plus su où donner de la tête parce qu’à partir de ce moment-là les miracles se sont succédés à une allure extraordinaire. Le miracle du Boumian et du Gendarme, et bien, il n’était pas commode à réussir…

Le Boumian, son métier, c’était de voler des poules, le gendarme, lui, son métier, c’était d’arrêter les Boumians. Ça faisait 20 ans qu’ils se couraient après, et jusqu’à présent, le Boumian avait toujours échappé au gendarme. Or précisément cette nuit là, à minuit juste, On entendit dans le poulailler de Roustide, Roustide c’est le plus riche propriétaire de Bethléem, un gros rire triomphant.

Le gendarme – Ha ha ha ha !!!

Boufaréo – C’était le gendarme qui venait enfin de prendre le Boumian en flagrant délit.

Cot cot cot

Le gendarme – Cette fois, mon brave ami, je crois que je te tiens !

Le Boumian – Eh, j’ai rien fait de mal.

Le gendarme – Et cette dinde que tu viens de prendre sous mes yeux, elle est à toi peut-être ?!

Le Boumian – Heu, pas tout à fait. Mais c’est Noël.

Le gendarme – Et alors !!

Le Boumian – Et alors, à Noël, tout le monde en mange de la dinde.

Le gendarme – Noël ? Je n’en ai jamais entendu parler !! Allez ! marche devant, et n’essaye pas de te sauver, je te préviens que j’ai mon calibre sur moi !!

Il est né le divin enfant

Le Boumian – Vous avez entendu, Brigadier ?

Le gendarme – D’abord, je ne suis pas brigadier, et ensuite, n’essaye pas de distraire mon attention !!

Le Boumian – Eh, brigadier ou pas vous avez entendu quand même !

Le gendarme – Evidemment, j’ai entendu.

Le Boumian – Et quel effet ça vous fait ?

Le gendarme – ça ne te regarde pas !

Le Boumian – Moi, je vais vous le dire l’effet que ça vous fait : Je suis sûr que vous avez envie de me remettre en liberté !!

Le gendarme – Comment tu le sais ?

Le Boumian – Parce que moi, c’est un peu la même chose : La dinde, j’ai envie de la rendre à son propriétaire.

Le gendarme – Mais qu’est-ce qui se passe, nous sommes tous devenus fadas !!

Le Boumian – Peut-être.

Hou hou

Boufaréo – Vous avez remarqué, mes collègues ont changé de répertoire, mais quoi qu’ils chantent ça fait toujours le même effet. Ca réveille dans le cœur des hommes des choses qu’ils ne soupçonnaient pas, qu’ils avaient oubliées. Même ce poltron de Pistachié, même sa femme, la poissonnière, ils se sont sentis soudain bizarres, comme s’ils étaient en train de changer de peau.

La poissonnière – Et pourquoi tu dors pas, Pistachié ?

Pistachié – J’ai entendu du bruit, c’est peut-être des voleurs.

La poissonnière – Oh, vas, les voleurs, tu n’as pas honte d’être si peureux !!

Pistachié – Oh, et toi, pourquoi tu ne dors pas ? Tu sais bien que tu dois te lever à 5 heures!

La poissonnière – J’ai des cauchemars, je sais bien que c’est l’hiver, mais le poisson que je vais leur vendre demain, ça fait plus de huit jours que je l’ai.

Pistachié – Mais, qu’est-ce que ça peut te faire, puisque c’est pas toi qui le manges. Eh, tu l’arroseras un peu à, et personne n’y verra rien.

La poissonnière – Oui, mais c’est guère honnête.

Pistachié – Eh, ça fait 20 ans que tu fais comme ça, je ne vois pas pourquoi tu changerais aujourd’hui !!

La poissonnière – Tais-toi, tu me fais honte ! Bon, il faut que j’aille le voir ce poisson, et s’il n’est pas comme il doit être, et bien tant pis pour moi euh, je le jette !!

Pistachié – Oh, mais qu’est ce qui lui prend à ma pauvre femme, elle veut nous mettre sur la paille !! Hou hou

La poissonnière – Pistachié, oh, Pistachié, viens vite, viens vite voir !!!

Pistachié – On a fracturé le tiroir-caisse !?

La poissonnière – Viens voir, que je te dis !Regardes ces rascasses !

Pistachié – Oh !

La poissonnière – Quand on s’est couchés, elles étaient molles et grises, et, elles avaient plus figure humaine. Et bien, regarde-les maintenant, on les dirait vivantes, regarde comme elles ont l’œil clair, on dirait qu’elles vont te parler. Et les couleurs qu’elles ont…

Pistachié – C’est un vrai miracle.

La poissonnière – Et alors, alors ce serait vrai que ce petit, c’est le bon Dieu qui nous l’envoie !

Pistachié – Il faut y aller voir tout de suite, eh !

La poissonnière – Tu veux sortir, toi, au milieu de la nuit, poltron comme tu es.

Pistachié – Dans les grandes circonstances, je n’y pense pas que je suis poltron, allez zou, faisons donc, allez.

La poissonnière – Prend au moins ton fusil de chasse, des fois que tu rencontres le Boumian.

Pistachié – Si je le rencontre le Boumian, je lui souffle dessus, mais le fusil, je le prends quand même, parce que si je tombe sur une lièvre…

La poissonnière – Si tu tombes sur une lièvre, tu feras comme d’habitude : tu la vises, et tu la manques.

Pistachié – Vas savoir, si le Bon Dieu il a fait un miracle, ce soir, pourquoi il n’en ferait pas deux. Hou hou

Boufaréo – Les miracles de cette nuit, je ne peux pas vous les raconter tous, parce qu’il y en a trop. Tous les habitants de Bethléem s’étaient rassemblés sur la place. Ils avaient mis leurs habits du dimanche, ils avaient des cadeaux pleins les charretons, et ils brandissaient des chandelles. Il n’y en avait qu’un qui dormait : c’était le Ravi. C’était pas parce qu’il avait le sommeil profond, mais que ce soit le jour ou la nuit, il était jamais complètement réveillé.

Le jour, il restait à sa fenêtre, les bras en l’air, en regardant les gens, le ciel, les bêtes, les fleurs, et en disant:

Le Ravi – Que le monde est joli ! C’est pas possible qu’il soit aussi joli !

Boufaréo – Les bras toujours levés et le bonnet de nuit sur la tête, il est venu se mêler à la foule. Soudain, il s’arrêta : Il venait d’apercevoir un vieillard triste sous un porche.

Le Ravi – Qu’est ce que tu as toi, à ne pas être heureux ?

L’aveugle – Moi, je suis l’aveugle.

Le Ravi – Il faut que tu sois heureux quand même, un jour comme aujourd’hui. Viens avec moi, je te raconterai tout, je te dirai comment ça se passe. et fais moi confiance, j’ai de l’imagination. Comme je te le dirai moi, ce sera encore plus vrai que nature.

Boufaréo – Et il a pris l’aveugle par le bras, mais il ne savait pas exactement où aller, les gens tournaient en rond, et se demandaient de l’un à l’autre: « mais, où il est ce petit ! » j’ai donné un tout petit coup de trompette (Trompette) Ils ont fait le silence, et je leur ai dit: Vous n’avez qu’a me suivre ! Alors, ils se sont pris par la main, et ils m’ont suivi en dansant la farandole (musique de farandole) Si vous permettez, nous allons filez devant pour voir ce qui se passe dans la crèche. Mais n’oubliez pas de prendre vos pardessus, parce qu’on y gèle dans cette étable. St Joseph se fait un mauvais sang terrible

Joseph – Oh mais c’est pas un temps à chrétien ça, il va s’enrhumer le pauvre petit.

L’âne – Et à son âge, un rhume ça à vite fait de tomber sur la poitrine.

Le Bœuf – Au lieu de dire des bêtise, tu ferais mieux d’avoir une idée.

L’âne – Pour les idées, tu sais, les ânes, ils sont bien forts.

Marie – Ses petites mains sont toutes froides. Il a le bout du nez gelé.

Le Bœuf – Attendez bonne mère, je vais vous le réchauffer. Ca vous ferait rien de le poser sur la paille.

Joseph – he he he fais bien attention he il est si petit, si petit tout nu.

Le Bœuf – Ne craignez rien, vous voyez, je m’allonge à côté de lui, et mon collègue aussi, allez, dépêche toi, comme ça, il est déjà un peu protégé contre le courant d’air.

Joseph – Ah, mais ça ne suffira pas pour le réchauffer.

Le Bœuf – Et va savoir. Nous les bêtes, pendant l’hiver, il nous pousse du poil, et on conserve le chaud au dedans de nous. Evidemment, il vaudrait mieux une bonne cheminée avec un grand feu de bois. Mais tout ce qu’on peut lui donner, c’est notre chaleur.

Marie – Vous êtes les plus braves, mon fils ne vous oubliera pas.

Le Bœuf – Si entre malheureux on ne s’aidait pas, ce ne serait pas la peine.

L’âne – Allez, fais pas l’hypocrite, dis le à la bonne mère qu’on y pense aussi à la gloire, c’est vrai, jusqu’à présent, il y en avait que pour le cheval et le taureau, mais j’ai l’impression, que le bœuf et l’âne, il s’en parlera un peu à partir de maintenant*, et qu’on en dira du bien, vous ne croyez pas ?

Jésus – Ick !!

Joseph – Oh, catastrophe, il a éternué ! Oh oh oh, il va prendre le mal de la mort ce petit.

Marie – Rendez-le moi.

Le Bœuf – Attendez, au collègue, quand je te souffle sur le museau, qu’est ce que ça te fais?

L’âne – Beh eh, ça me rire.

Le bœuf – Ca te fais rire, mais ça te chauffe. Souffle moi dessus pour voir…

Joseph – Oh, mais vous croyez que c’est le moment de vous amuser comme des imbéciles !

Le Bœuf – Comprenez-moi. On va lui souffler dessus mon copain et moi. Tout les deux ensemble, vous allez voir si on vous ne le réchauffe pas votre petit. Allez, on y va: (soufflements) Regardez, il a souri, il est déjà presque tout rose.

Boufaréo – Vous me direz que le bon Dieu, il n’avait rien de plus facile pour lui que d’envoyer le bon temps, un 24 décembre sous le climat, ça n’aurait étonné personne. Mais il fallait d’abord accomplir les écritures. Dites-vous bien une fois pour toute qu’il sait ce qu’il fait le bon Dieu. Son petit, c’était pas un fils de famille il fallait qu’il soit élevé à la dure, qu’il apprenne les difficulté de la vie. Mais voilà les gens qui arrivent en dansant la farandole (musique: farandole ou vite levez vous doux pastouriaux..) Et le Ravi marchait le premier en tenant l’aveugle par la main.

Le Ravi – Eh, j’en ai vu des jolis petits nistons, mais des jolis petits nistons comme ce joli petit niston là, je ne croyais pas que ça pouvait exister !!

Boufaréo – Et il avait raison ce demi fada ! Parce que moi non plus, je n’avais pas encore vu le petit Jésus, et ça m’en a coupé les ailes. Et tout les gens qui étaient là, ils étaient paralysés de la surprise et de la joie. Alors ils sont tombés tous ensembles sur leur genoux, et ils se sont mis à chanter à pleine voix (musique: GloOoooria) Après, il y a eu un silence embarrassé. Tout le monde voulait parler, mais personne ne savait plus que dire. Et le plus embarrassé de tous, c’était le gendarme. Tout les habitants de Bethléem avaient apporté des cadeaux excepté lui. Alors il est devenu tout rouge, et il a dit.

Le gendarme – Sainte Vierge, et vous St Joseph, excusez moi, j’ai pas eu le temps de passer à la maison, j’étais de service. Autrement je vous aurez apporter des figatellis, de la farine de châtaigne et du fromage corse. Mais je n’ai rien sur moi que mon revolver. Alors, je vous le donne pour amuser le petit.

Joseph – Ah, tu es bien brave mais…

Le gendarme – N’ayez pas peur, c’est un revolver d’honnête homme, il n’a jamais servi.

Joseph – Oui, mais il risque de se blesser.

Le gendarme – Pensez vous, il n’y a pas de cartouche.

Joseph – Ah…

Le gendarme – Juste, je le porte à la ceinture pour assurer le monde. Mais vous ne pensez tout de même pas que je m’en suis servi contre mon prochain !

Marie – Merci Colombani.

Le gendarme – Vous savez mon nom ?

Marie – Je sais beaucoup de choses sur toi Collombani. Je sais par exemple que tu attends une lettre depuis longtemps. Et bien tu la recevra demain au courrier cette lettre.

Le gendarme – Une lettre !?

Marie – Ta nomination de brigadier : le ministre est en train de la signer en ce moment. Alors ce revolver, garde le. Parce qu’un brigadier sans revolver, ça ferai mauvais effet

Le gendarme – C’est vrai ce que vous dites ?

Joseph – Ah, oh non, dis donc. Mais tu ne vas pas traiter ma femme de menteuse, toi !!

Marie – Mais promet moi de continuer à ne pas t’en servir !

Le gendarme – Ne vous faites pas de soucis. Non seulement j’y met pas de cartouches, mais je laisse toujours le cran d’arrêt. Ha ha ha ha .

Boufaréo – Après, tout le monde voulait parler en même temps, mais naturellement, c’est Honorine la poissonnière qui a eu le dessus.

La poissonnière – Bonne mère, je vous ai apporté des rascasses pour le petit. Des rascasses presque vivantes !

Le gendarme – Des rascasses pour un petit qui viens de naître, mais, tu n’y pense pas !! Oh oh oh !!

La poissonnière – Ah, mais dites, mes rascasses elles n’ont jamais fait de mal à personne !! Mais qu’est ce que vous insinuez !?

Le gendarme – Ah, mais j’insinue rien ! Non, je dis que le petit, il est trop jeune pour manger de la rascasse. Et qu’au bat mot, ça risque de lui donner de l’urticaire!!

La poissonnière – Et toi, Pistachié, tu le laisse dire, naturellement!

Pistachié – Ah tais toi, tais toi. Excusez la, bonne mère. Elle a le parler un peu vif, mais c’est une brave femme. En tous cas, si vous voulez pas de ce poisson, j’espère que vous accepterait ma lièvre. C’est une belle lièvre d’au moins 12 livres que j’ai tué en venant vous voir.

Tous – Ha ha ha (ils rient)

Pistachié – Et bien eh bien, regarde les. Oui, parfaitement, je l’ai tué moi même, et d’un seul coup de fusil !!

La poissonnière – Ha ha parlons en de ta lièvre. C’est la première fois qu’il ne rentre pas bredouille de la chasse !!

Boufaréo – La Ste Vierge les écoutait avec amusement. A un moment, même, elle a éclaté de rire. Et Honorine et Pistachié étaient si fier d’avoir fait rigoler la Ste Vierge, qu’ils en remettaient, qu’ils se forçaient, qu’ils cessaient d’être drôle. Alors la Ste Vierge, il a remonté le sourcil, et elle a dit:

Marie – Attention, vous allez tomber dans l’opérette marseillaise !

Boufaréo – A partir de ce moment, chacun a fait son numéro dans la discrétion. Le berger à retiré l’agneau qu’il avait autour du cou, et l’a posé au pied du petit Jésus sans prononcer une parole. Il a fait une dernière caresse à son chien, et il a dit:

Le berger – Moi, je suis le berger. Je fais rire personne. Je parle seul, je sens mauvais, j’ai pas d’amis. Enfin j’en avais un. Un seul. C’était mon chien. Il était mort ce matin, mais ce soir, il a tout ressuscité. Alors ce chien tout ressuscité, bonne mère, je le donne à ton petit.

Marie – Berger, mon fils plus tard, sera berger comme toi. Il sera le berger des hommes, et les hommes n’ont pas besoin de chien pour qu’on les garde. Ils ont besoin d’amour.

Boufaréo – Les paroles de la bonne mère passaient nettement au dessus de l’assemblée. Mais le berger, lui, les avaient comprises.

Le berger – Mais, s’il veut pas de mon chien, peut être il voudra bien de moi ?

Marie – L’heure n’est pas encore venue. Mais il te fera signe.

Boufaréo – Ainsi fut recruté le premier apôtre. Sans que personne s’en aperçoive. Et le Ravi levait les bras en l’air en disant:

Le Ravi – Mon Dieu. Comme c’est beau un homme qui était malheureux, et qui devient heureux. Comme c’est beau, merci mon Dieu.

Pistachié – Oh, écoute le Ravi, tu commences à nous agacer, eh!

Le Ravi – Et si je t’agace, je te demande pardon.

Pistachié – Et tu parles, et tu parles, et tu n’as jamais rien fais de ta vie!

Le Ravi – J’ai regardé les autres, et je les ai encouragé. Je leur est dit qu’ils étaient beaux et qu’ils faisaient de belles choses.

Pistachié – Et tu t’es guerre fatigué!

La poissonnière – Et tu n’as même pas apporté de cadeau!

Marie – Ne les écoute pas Ravi. Tu as été mis sur la terre pour t’émerveiller. Tu as rempli ta mission. Et tu auras ta récompense. Le monde sera merveilleux tant qu’il y aura des gens comme toi, capables de s’émerveiller.(musique de fond)

Le Ravi – Arche d’alliance, tour de David, porte du ciel, étoile du matin, salut des pêcheurs, rose mystique, bonne mère admirable, merci à vous.

La poissonnière – Bonne mère très pure, merci à vous.

Pistachié- Bonne mère très chaste, merci à vous.

Le berger – Bonne mère des anges, merci à vous.

Le gendarme – Bonne mère du sauveur, merci à vous.

L’aveugle – Salut des infirmes, consolatrice des affligés, merci à vous.

Boufaréo – Ils se retournèrent tous. L’aveugle venait de tomber à genoux. Il avait l’air dans l’extase.

Marie – Tu me remercies, toi qui n’a jamais vu le ciel et les étoiles ?

L’aveugle – Je te rends grâce, je chante tes louanges.

Marie – Tu me rends grâce, toi qui vit dans la nuit ? Tu chantes mes louanges, toi qui est enfermé dans la plus sombre des prisons ?

L’aveugle – Le ciel, tu me l’a donné, la lumière, elle est en moi. Je me sens libre comme un oiseau!

Joseph – Marie ma belle, il faut faire quelque chose pour cet homme. Tu n’as qu’un mot à dire.

Marie – Mon Dieu qui ce soir avait exaucé tous mes désirs…

L’aveugle – Oh non, non, bonne mère, non, c’est pas la peine. Ne le dérangez pas. Je sais que le monde il est beau, puisque c’est lui qui l’a fait mais je suis sûr que le ciel est encore plus beau puisque c’est là qu’il habite. Non, demandez-lui seulement que j’aille pas longtemps à attendre. Faites que j’ouvre les yeux le jour de ma mort. Faîtes que je vois quand ça vaudra vraiment la peine de voir.(musique intrument: flute céleste?)

Boufaréo – Quelqu’un était entré pendant que tout le monde chantait et personne ne c’était aperçu de sa présence. C’était ce sans coeur de Roustide. A Bethléem, il n’y avait que lui de riche. Il avait des champs d’oliviers, des champs d’amandiers, et des hectares et des hectares de pommes d’amour. Et, plus il gagnait des sous, plus son coeur devenait sec. On vous l’a pas dit dans l’histoire sainte, pour pas lui faire de peine, mais c’est lui qui a mis à la porte St Joseph et la Sainte Vierge, en les traitant de mendiant et de va-nu-pieds. Voilà comment il était, Roustide. Il avait vu le Boumian avec sa dinde étranglée et il avait faillit arrêter la chanson pour faire un malheur. Mais il était resté bien sage dans son coin et il sentait petit à petit qui lui venait une sensation de douceur, de gentillesse, de bonté. Et il répétait sans arrêt:

Roustide – Mais qu’est-ce qui t’arrive Roustide, tu es pas en colère? Mais tu es

complètement gaga !Allez zou, met toi en colère !

Boufaréo – Mais il restait toujours immobile, et il se sentait devenir meilleur à chaque seconde. Et quand il a vu le Boumian s’avancer vers le petit Jésus en balançant sa dinde d’un air timide, il n’a pas bronché. Et le Boumian disait:

Le boumian – Petit Jésus, toi qui a la peau si blanche, et les cheveux si blond. N’aie pas peur de moi qui suis si noir de poil et presque nègre de peau. Je t’ai porté cette dinde.

Le gendarme – Mais, tu es un sans vergogne, cette dinde tu l’a volé!

Marie – Laisse le parler, veux tu, gendarme ?

Le boumian – D’abord des dindes, j’en volerai plus. Et celle là je l’ai volée à Roustide. Et des dindes, il en a à n’en savoir que faire. Tandis que vous peuchère, vous êtes dans le besoin. Alors, j’ai pensé qu’au lieu de me la garder, je ferai mieux de vous la porter. Si vous en voulez pas, vous pouvez toujours la vendre.

Marie – Tu as très bien parlé Boumian.

Le gendarme – Ahh ! Je veux pas te contredire, mais cette dinde, elle est pas à lui. Ce qu’il vous propose tombe sous le coup de la loi. Article 19: recel et complicité !

Marie – Cette dinde nous ne pouvons pas l’accepter.

Le boumian – Mais…

Marie – Ce que nous acceptons, c’est la gentillesse avec laquelle tu nous l’a offerte. Tu nous promet de ne plus jamais voler de dindes ?

Le boumian – Eh, ni dindes, ni poules, ni pintades, ni pintadons. Et pourtant, c’est bon le pintadon bien tendre.

Marie – boumian!

Le boumian – Promis, j’en volerai plus.

Marie – Alors reprends ta dinde et va la rendre à qui tu l’as prise.

Boufaréo – Et alors, il c’est passé un coup de théâtre que jamais de votre vie, vous avez vu de pareil. Roustide a écarté gentiment le monde, et il a dit:

Roustide – Tu peux la garder, je te la donne.

Boufaréo – C’était la première fois que Roustide faisait un cadeau à quelqu’un. Les gens n’en revenait pas. Le Ravi était encore plus ravi que d’habitude.

Le Ravi – Oh Roustide, que c’est beau ce que tu viens de faire. J’en ai vue des belles choses dans ma vie. Mais jamais d’aussi belle que cette belle chose là.

Boufaréo – Roustide c’était mis à genoux, et se frappait la poitrine.

Roustide – Petit Jésus, je suis un assassin. Quand ton père et ta mère sont venu frapper à ma porte. Je les ai laissés à la rue. Je me le pardonnerai jamais, je suis un criminel …

Joseph – Oh, ne vous mettez pas dans un état pareil, vous voyez, tout à fini par s’arranger.

Roustide – Je vais faire préparer une voiture bien bâchée, bien souple avec un cheval bien doux. Et je vais vous faire conduire à la maison dans ma chambre la plus belle et la mieux chauffée. Dans la mienne, quoi. Et vous y resterez tant que vous voudrez. Jusqu’à la fin de vos jours, si ça vous fais plaisir. Et vous aurez à vous faire du souci de rien.

Joseph – Ah tu es bien brave, vas. Qu’est ce que tu en dit, Marie ?

Marie – Mon fils et moi, nous vous remercions, mais nous ne pouvons accepter. Nous devons rester ici pour accomplir la volonté de Dieu.

Boufaréo – Et alors, chacun a pris la pose comme chez le photographe mais c’est pour l’éternité. La sainte Vierge et saint Joseph qui regardent dormir le petit Jésus et qui l’adorent, ils ont la tête penchée sur l’épaule et les mains jointes. Et ça durera jusqu’à la fin du monde.

Le Ravi, les bras en l’air. L’aveugle, appuyé sur sa canne. Pistachié, appuyé sur son fusil. La poissonnière, un panier de poisson de chaque côté de ses hanches énormes. Et le berger, avec son agneau qui dort autour de son cou et son chien qui dort entre ses jambes. Et le boumian, qui a mit amicalement la main sur l’épaule du gendarme. Et le gendarme, qui se lisse la  moustache. Et Roustide, avec pour la première fois de sa vie de la joie sur le visage. Et le bœuf et l’âne qui se sont endormis, brisés par l’émotion. Et personne ne dit plus rien et ils ne bougeront plus jusqu’à la fin des siècles; c’est le destin des santons.

Voilà. J’ai dit tous c’que j’avais à vous dire. Excusez-moi si j’étais un peu bavard, c’est dans mon tempérament mais je vous jure que j’ai dit la franche vérité. Allez, adieu; je remonte au ciel; soyez heureux; et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. (musique, cloches)

 

 

ane-de-la-creche

* Et pour savoir la carrière que l’âne a finalement faite

 

Dieu, singe et science

Quatre semaines agitées du côté du bocal là haut, avec une lecture en stéréo et dans tous les sens de deux livres complémentaires:allegre-arnould

  • Jacques Arnould  Dominicain, ingénieur docteur en histoire des sciences et en théologie
  • Claude Allégre, scientifique à large scope qu’on ne présente plus.

Au delà de l’histoire, et des détails qui expliquent en finesse certaines positions des églises qui sont aujourd’hui caricaturées par des raccourcis dignes des puces sauteuses*, ces deux livres présentent bien des notions , des théories, certaines confirmées, d’autres démenties formellement par la science elle même.

Impossible de résumer ces livres en quelques phrases, sinon que rien n’est vraiment certitude à ce jour . Ni origine ni fin ne sont même plus certains, avec le temps courbe.

Bien sûr, Darwin, Galilée, tous leurs précurseurs**, et surtout leurs successeurs** sont amplement commentés. Infini, infiniment petit que seuls les mathématiques encore bien abstraites permettent d’aborder. Evolution anarchique ou orthogenèse*** chère à Teilhard , qui pousse J Arnoult à proposer “l’homme, porteur d’un espace des possibles”.

Enfin, la neurobiologie, qui fouille les mécanismes de la pensée , à la recherche de “la théorie cérébrale de l’information qui est encore à découvrir” (C A). Est-ce elle qui nous indiquera un jour comment Il apparaît et est apparu (ou a donné l’illusion de …) aux nombreux voyants, dont certains finalement très proches et cartésiens**** ?

En synthèse, je fais mienne la conclusion du pavé de C Allègre:

La science ne peut infirmer, ni confirmer l’existence de Dieu……   Et si Dieu existe, plutôt que dans le ciel, ne se trouve t il pas à l’intérieur même du cerveau humain?...”

D’aucuns déclarent Dieu comme une invention du cerveau humain. Probablement, mais je me permets une “petite” question : dieu inventé, ou invention inspirée et habitée par Dieu dans ce même cerveau ?

Vivement que la science progresse, elle qui est reine pour trouver les “comment”, à défaut de pouvoir dire le “pourquoi”. En toute humilité, je fais mienne la pensée de Thomas d’Aquin, fervent défenseur de la science (et de la philosophie) , au motif qu’à approfondir notre connaissance du comment, on s’approche de celle du pourquoi, donc de Dieu.

 

*  toute puce à laquelle on coupe les pattes devient sourde, c’est bien connu .La preuve, même si on lui crier très fort “saute, saute” , elle ne bouge pas.

** Kepler, Copernic, Mendel.. autant de personnes qui ont a une époque ou a une autre servi de marchepied à d’autres qui n’ont pas hésité à s’emparer de leurs travaux sans forcément leur rendre le crédit qui leur est dû.

*** évolution par un hasard orienté, où tout n’est pas possible (le hasard du dé n’a que 6 faces..).

**** Pour les apparitions au XXIéme siècle à un ingénieur high tech Grenoblois, c’est par ici.

Et, enfin, les dernières théories scientifiques remettant en cause le big bang . « Mais enfin, qui est ce type ? »

Choisis la Vie

Elle dort. Visage paisible. On la sent bien. Elle est belle. Certes, elle a un peu les joues creuses. C’est qu’elle a tellement donné ces derniers mois ! Elle devait être épuisée.
Elle a les yeux fermés. Je ne l’avais jamais vue comme cela, et son regard, vif comme le feu, plein de passion, manque au tableau.
Quand elle s’éveillera ….

Là où elle est, elle est sans doute déjà éveillée, à te regarder, pauvre humain.
Dans la chambre emplie des photos de sa vie, seules les bougies s’agitent.

Partout ailleurs dans la maison le feu de la vie que tu as allumé autour de toi reprend ses droits. Dans TA maison . Pleine d’amis, d’enfants, de bébés . Qui regardent le match à la télé en buvant des bières (pas les bébés). Qui papotent en dégustant des gâteaux. Ils sont venus pour un dernier au revoir. Nombreux.

Demain, ton enveloppe sera sous terre. Sous la terre de tes montagnes. Adieu M . A Dieu . Veille sur nous . Prépares nous la place. Au revoir, donc.
Vernettes

Tes montagnes étaient radieuses, le ciel bleu marine, le soleil généreux et les jonquilles éclatantes lorsque nous t’avons accompagnée là haut. Ultime exhortation, les tiens nous ont fait chanter un de tes hymnes fétiches, ton message posthume :

Choisis la Vie
Ouvre ton cœur au don de Dieu,
Sois un vivant pour le Seigneur,
Laisse toi brûler de son feu

La Vie est une chance, tends tes bras pour la saisir,
La Vie est beauté, que tes yeux peuvent admirer,
La Vie béatitude, sauras-tu la savourer ?
La Vie est un rêve, à toi de réaliser

La Vie est un défi, fais lui face n’aie pas peur
La Vie est un devoir, l’accomplir grandis ton cœur
La Vie est un jeu, apprends la règle de Dieu
La Vie est précieuse prends en soin comme d’un feu

La Vie est richesse, un trésor à conserver,
La Vie est amour, source de joie et de paix
La Vie est mystère, sans fin perce ses secrets
La Vie est promesse toute remplie de clarté

La Vie est tristesse, mais tu peux la surmonter,
La Vie est un hymne, hâte toi de le chanter
La Vie est un combat, ne crains pas l’adversité
La Vie est une aventure, oseras tu la tenter

La Vie est un bonheur, et tu peux le mériter
La Vie est la vie défends celle des petits
La Vie est dans le Père, dans le Fils et dans l’Esprit
Jaillie du Dieu vivant, de son Amour infini

Mais enfin, ne nous dis pas que tu n’étais pas au jus …

PentatronicsMarie, savais-tu,
Que ton bébé marcherait un jour sur l’eau ?
Marie, savais-tu,
Que ton petit garçon sauverait nos fils et filles ?
Savais-tu,
Que ton petit garçon est venu pour te faire renaître ?
Cet enfant que tu as délivré
Vous délivrera bientôt à son tour,
Marie, savais-tu,
Que ton bébé allait donner la vue à un aveugle ?
Marie savais-tu 
Que ton petit garçon allait calmer une tempête avec sa main ?
Savais-tu,
Que ton bébé a marché là où les anges ont foulé ?
Et quand tu embrasses ton petit bébé
Tu embrasses le visage de Dieu

Marie, savais-tu ? (x5)

Marie, savais-tu ?
L’aveugle verra
Le sourd entendra
Les mort revivra
Le boiteux sautera
La bête parlera
Les louanges de l’Agneau

Marie, savais-tu,
Que ton bébé est le Seigneur de toute la Création ?
Marie, savais-tu,
Que ton bébé serait un jour le gouverneur de toutes les nations ?
Savais-tu,
Que ton petit garçon est l’Agneau parfait du ciel ?
Cet enfant endormi que tu tiens
Est le grand, le seul et l’unique

Oh Marie, savais-tu ? (x2)

Marie, savais-tu ?

Allelujah … Joyeux Noël

Une mélodie superbe, reprise plus de 800 fois, paraît il ..  Mais que disent les paroles, au juste ?

Les voilà, en message de Noël.

Il arrive pour que l’ Alleluia ne soit plus jamais ni froid ni brisé  ….

Joyeux Noël….

hallelujahsA lire en écoutant , si vous le voulez …
I’ve heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you?
It goes like this, the fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you to a kitchen chair
She broke your throne, she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Maybe I’ve been here before
I know this room, I’ve walked this floor
I used to live alone before I knew you
I’ve seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

There was a time you let me know
What’s real and going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you?
The holy dark was moving too
And every breath we drew was Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Maybe there’s a God above
And all I ever learned from love
Was how to shoot at someone who outdrew you
It’s not a cry you can hear at night
It’s not somebody who’s seen the light
Its a cold and its a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

La traduction, ca peut aider …

Il arrive pour que l’ Alleluia ne soit plus jamais ni froid ni brisé  .et ca donne cela..

Un petit mot d’encouragement qui peut parler à tous.

 

Serait-ce moi Seigneur qui m’assoupirai tout à l’heure au lieu de rester à tes côtés lorsque tu auras besoin de ma présence et de ma prière au jardin de Gethsémani ? Serait-ce moi qui ferai comme si je ne te connaissais pas lorsque tu seras soumis à la question dans la maison du Grand Prêtre ? Serait-ce moi qui vais te vendre pour une trentaine de pièces d’argent ? Serait-ce moi Seigneur qui aujourd’hui encore m’assoupis au lieu de veiller, qui vis ma foi dans la faible mesure où mes occupations quotidiennes m’en laissent le loisir. Serait-ce moi qui, peut-être, te trahis sans même en avoir véritablement conscience ?

diable et ange haddockC’est possible, mais c’est aussi toi qui as quitté tes filets, ta sécurité, ta respectabilité pour me suivre. C’est toi qui as risqué ta vie et surmonté ta peur pour m’accompagner au plus loin que tu pouvais. C’est toi qui as marché avec moi sur les routes de Galilée et dans ma montée vers Jérusalem sans savoir où nous allions. Et c’est toi qui, aujourd’hui encore, là où tu es, là où tu en es, entretiens la petite flamme de la foi sur ton lieu de travail, au sein de ta famille, parmi tes amis pour qui je ne suis pas forcément grand-chose. C’est toi qui as le courage parfois d’être, en mon nom, signe de contradiction. Alors, laisse donc cette question avec son poids de culpabilité et d’angoisse que tu n’as pas à porter. Vis pleinement ces instants d’intimité ensemble, ce dernier moment d’amitié auquel je tiens plus que tout.

 

Merci,  JP Vesco, pour ces mots qui tombent au bon moment, ou chacun ,dans la cause qu’il porte, peut rencontrer un moment de doute sur la petitesse et l’imperfection de ses efforts. Haut les cœurs pour la rentrée !

Dealer jihadiste, maton, flic et rappeur de Dieu

Quel bonheur d’avoir rencontré  Ludo, alias Oldream. La vie de tous les jours ne destinait pas ma route a croiser la sienne.

Ne dans le quart monde, alcool, violence conjugale et inceste poussent sa mère a fuir avec lui.

La violence, la drogue et le deal le rattrapent, l’éloignent de la foi de sa grand mère pour le rapprocher de l’islam radical. Salafiste en banlieue Parisienne, recruteur d’Allah… Que le Seigneur rappelle juste a temps pour ne pas finir comme son pote à Guantanamo… Que le Seigneur remodèle. Sans aucun diplôme, mais avec un casier judiciaire miraculeusement vierge, il devient successivement gardien de prison, époux, père de famille, policier… dans une succession de  clins dieux miraculeux, tout au long de ce cheminement si improbable….  et il clame sa foi sur les rythmes qui ont baigné son adolescence.

oldreams cover600Il vous a dédicacé son album. Non, les chants chrétiens ne sont pas forcément mièvres. Même si le rappeur porte une alliance.

Quel témoignage  ! Quelle ferveur ! Et merci , a toi et a ton collègue Kodjo, de m’avoir fait connaître ce monde du rap chrétien.

Oui, Il est vraiment présent, partout « ….presque de manière imperceptible, comme le brouillard qui filtre sous une porte close. Serait ce une promesse permanente, malgré tout, jaillissant comme une résistance obstinée…*« .

Un échantillon de son talent

Et quelques minutes d’interview, pâle réplique de son heure de témoignage enflammé..

 

* Laudato Si, 112

Nolite timere*

_DSC7576Au petit matin, ils montent lentement, en file indienne, en silence. On dirait une procession. C’en est une…

Quelques instants plus tôt, ils ont écouté un texte, et des pistes de réflexion . Ils montent en silence, méditant sur leur chemin de vie.

Bizarre, ce groupe . Des jeunes, des moins jeunes . Des hommes et des femmes. Agnostique, chrétien, prêtre, guide. Randonneurs aguerris, ou recommençant après plusieurs décennies de pause.

Le soleil monte, les arbres sont derrière. Les canetons s’égaillent sur le plateau, avant de se retrouver pour une pause avant la montée au sommet.

La pente s’incline, seul le bruit des couteaux sur la neige dure de fait entendre. L’inquiétude monte chez certains, le souffle se raccourcit. Les conversions à ski sont pour certains plus risquées qu’une conversion spirituelle.

Mais le groupe les porte tous a arriver en haut.

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Descente joyeuse sur “moquette à poil longs”. Plus bas, entre les sapins, iI y a comme une ambiance de cour de récré.

L’après midi, de retour au gîte, bière, café, lecture, sieste ou méditation allongé dans l’herbe.

Arcabas nolite timere10pcAvant l’apéritif, debrief de la journée pour ceux qui le veulent . Et là, C nous livre sa joie de la montée. Pleine d’appréhension, une parole la traverse. “N’aie pas peur, je serai avec toi jusqu’au bout”. En écho, S, le guide, l’incarne et se retourne : “Ca va ? N’aie pas peur…

Clin Dieu ?

 

 

 

 

Merci Eric, Arcabas , et Samsung :-(( pour les illustrations.

Pour partir avec eux à la prochaine saison

 

 

*Pas très cohérente, la ligne éditoriale vis à vis du latin …mais on ne sort pas indemne de 6 ans d’études de cette langue !!

J’ai rencontré des God’s Angels

Qui a dit que business et spiritualité étaient inconciliables ?

Ce week end (merci Alpha !) , j’ai eu la chance de rencontrer des startuppers de Dieu . Des jeunes, bardés de diplômes, partant dans des projets pas si fous que cela de start ups s’inscrivant dans la constellation de celle du Big Boss.

Que Joseph, ingénieur, plaque tout pour un CAP de charpentier afin de construire des églises, c’est un vrai clin Dieu qui ne s’invente pas… Salut, L, si tu me lis !

Quitter Mc Kinsey pour créer un réseau social de crowdprying , il faut y croire, non ?

Baisser le cout de la collecte de dons pour toute association d’intérêt public, ça n’est pas un beau moteur ?lucifer_-_council_of_angels_4248

Sans parler du MOOC de Dieu, qui mérite un post à lui tout seul… j’y reviendrai.

Merci de ces témoignages, de cette foi, de la patate de tous ces créateurs moins que trentenaires.

Alors, on y va ? On se risque sur ces beaux outils qui nous sont apportés pour notre plus grand bonheur ?

Facebook, la meilleure image de Dieu sur terre ?

Avec les nouvelles conditions d’utilisations de Facebook, que sans doute nous allons tous accepter dans les prochains jours sans même les lire, Facebook se rapproche un peu plus de l’image que nous pouvons nous faire de Dieu :

FB voit tout, il sait tout, scrute nos esprits , et n’oublie riennous lui appartenons car même nos données ne nous appartiennent plus.

facebook god

L’analogie est forte , il y a bien sûr quelques distinctions de taille : l’Un est Amour et pardon , l’autre beaucoup plus mercantile … l’un ne monte que jusqu’au nuage, l’Autre est dans l’éternité.

Une autre distinction que je ferai est qu’on peut décider de quitter Facebook, de ne pas entrer sous son contrôle . Je ne pense pas qu’on puisse en dire autant du Tres Haut, mais ca c’est perso.

Oui, un jour je devrai répondre de tous mes actes . Alors, merci Facebook de me le rappeler au quotidien. De me servir de terrain d’entraînement. Je sais  que chaque mot posté sur Facebook me suivra toujours sur terre et pourra être utilisé contre moi. Alors j’assume, et je prends cela comme un rappel au quotidien du fait que je suis sous le regard de Ta Présence, éternelle, Elle.

Toutefois, rien ne m’empêche de manifester mon désaccord auprès de FB en limitant ma contribution, et en vous invitant tous , qui me lisez, à rejoindre Framasphère , au lieu (et non pas en plus) de FB ..

 

Le nez de Dieu..

Le nez de Dieu..

Une fois sorti de l’affaire du déluge, la genèse nous raconte que  Noé dressa un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs, des victimes qu’il offrit en holocauste sur l’autel. Le Seigneur respira l’agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Je ne maudirai plus jamais le sol à cause de l’homme. Les pensées de son cœur sont mauvaises dès sa jeunesse ; mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait. “( Gn 8-20,22 )

 

Quoi !! Juste un braai* ? Cela suffit pour clamer la colère Divine ?

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Pour ceux qui doutent de cette histoire, on a retrouvé une vidéo d’archive de Noé à consulter ici.

 

Noe

 

Merci aux Dominicains de nous proposer ces textes à méditer, et surtout leur commentaire, chaque jour dans “signe dans la bible”.

 

Et, sur le coup de Noé, nous avons vraiment apprécié la conclusion du commentaire :

« Quand nous désespérons des hommes, quand nous désespérons de nous-mêmes, il faut avoir l’odorat subtil pour respirer à notre tour ce parfum d’espérance.« 

Affinons notre odorat….

 

*  pour ceux qui ne maîtrisent pas l’ Afrikaans dans le texte, le braai est le barcecue dominical …Je vous laisse imaginer l’effet si en plus Noé avait eu Windhoek, Castle, ou Black Label…

Un tour en tandem ?

Fin de la saison des mariages . Comme chaque été, les prêtres se sont livrés au difficile exercice du sermon, faisant mine de s’adresser aux mariés qu’il a déjà vus des heures et des heures, pour leur faire un récap final en sept minutes chrono. En réalité, ils ont un discours à cibles multiples, les pauvres : quelques rappels de base aux chrétiens de l’assistance, et un vernis pas trop hermétique à tous ceux qui, immense majorité dans la plupart des cas,  sont juste venus ici pour le copain ou la nièce qui se marie, mais ne mettent autrement jamais les pieds dans ce genre d’édifice.

Exercice difficile … qui tourne souvent autour de la maison des trois petits cochons bâtie sur le roc, de la mine de sel de la terre quiar men n’est rien s’il lui manque l’amour, et du phare d’Ar Men auquel on coupe le jus… Ca m’a donné envie d’apporter mon écot , en couchant sur le papier l’histoire du tandem racontée déjà tant de fois.

Le mariage, c’est un peu comme une balade en tandem. Le départ est toujours au sommet d’une côte. Ça démarre fort et facile, on n’a besoin de personne. Ni de Dieu, ni des autres. Ca descend tout seul. Mais, arrivés en bas , au bout de deux ou trois ans * , il faut se mettre à pédaler . Ça se corse . On a intérêt à avoir appris à se connaître . A savoir pédaler en phase et à être d’accord sur la direction. Et ça monte. C’est même dur . Bon nombre mettent le pied à terre , certains s’arrêtent complètement de pédaler. Et restent là en rade, sans trop réfléchir . Finalement, au bout de quelques années ils redescendent chacun de son côté. Pour repartir avec un ou une autre…

Et c’est en général dans ces côtes difficiles que, comme par hasard, l’Esprit arrive et nous envoie une grande bourrasque dans le dos, juste pour nous, ça aide à monter, et un petit restau en haut de la côte** . Et, ensuite, au fil des montées et des descentes, avec le temps qui passe, la montée devient quelquefois parfois préférée, ça va bien, on peine ensemble avec une certaine joie. A condition bien sûr de s’être habitué à l’odeur de l’autre. On contrôle finalement mieux que la descente, qui va parfois un peu trop vite. On se paie même le luxe de donner une petite poussette aux copains qui titubent et sont prêts de la chute. Ca nous donne des ailes. Et quelle joie quand on les voit repartir !***.

Oh, la forme, ca s’entretient . Une petite goutte d’huile de temps en temps ne fait pas de mal, sans cela la chaîne grince parfois, et le tandem zig zague****

C’est tout cela, le mariage. Sur ce chemin montant sablonneux malaisé***** qu’est la Vie, garder la Foi en l’amour de Dieu, aider l’autre qui trébuche, rendre grâce pour tout ce que l’on reçoit, vouloir durer , décider de durer, avec Lui, sur une route qui devient de plus en plus gratifiante, parce que l’on en a décidé ainsi. Parce qu’on ne se marie pas parce qu’on s’aime, mais parce qu’on a décidé de s’aimer…

hugskisses3Bon, on arrête là l’allégorie, il y a quand même des jours bien moins marrants que d’autres.

Au fait, have you hugged your wife today ?

 

* On l’a déjà dit mille fois, c’est chimique . Rien à y faire !!

** Certains diront qu’ils ont eu de la chance, d’autres verront le Clin Dieu

*** on est bien quand on fait du bien

**** comme au Mali avant la saison des pluies

*****mais il y a toujours espérance

 

S’engager, c’est bien plus facile pour nous.

sticker-jean-jacques-goldmaJean Jacques nous rappelle si bien que cela n’a pas toujours été facile pour tous. Souvenez vous..

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille

Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?
Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent

Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d’une foi, d’une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Le pire ou le plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau
S’il fallait plus que des mots ?

Il pourrait ajouter maintenant : s’il fallait être Chrétien à Damas ..
Merci aux pères de l’ Europe de nous avoir apporté la paix …. a nous d’en faire bon usage. Contrairement à nos pères, nous n’avons aucune raison d’avoir peur …

nous affrontons de sacrés enjeux, mais qui sont objectivement sans menace personnelle.. Alors …

Un 3 – 0 pour la Sainte Trinité

Un score de 3-0 pour une coupe du monde le jour de la Sainte Trinité, d’un côté, ça fait sens .   Mais, objectivement,  à l’envers .

Honduras_carte

Quand on sait que le Honduras est Chrétien a plus de 80% , il n’y a plus de justice. Je suis triste pour mon ami Maradiaga et tous ses compatriotes.

Tout ca me mène à croire que la Trinité ne joue pas sur le registre du football. Quelque part, ca rassure. Ce n’est pas au foot qu’on ira chercher les Clins Dieux.

 

Clins Dieux

Montréal, 16h30 . Porte d’embarquement pour un retour en Europe après un voyage éclair de trois jours , avec trois nuits un peu cahotiques pour cause de décalage horaire. Et il faut que demain je soie en forme, j’enchaîne directement sur une journée de travail bien chargée.

Tiens, c’est pile en ce moment que la femme de ma vie doit terminer sa présentation des divers parcours famille auxquels nous contribuons . Au moment même ou cette pensée me traverse, on m’appelle pour m’annoncer mon surclassement en Business class. Chic, je vais pouvoir bien dormir. Rapide, le renvoi d’ascenseur du barbu , non ?

Mon voisin d’une nuit arrive .Elegant,téléphone à la main, il s’installe tout en continuant sa conversation de patron intransigeant qui visiblement met sous pression son collaborateur. Conversation finie , il se rue sur son iPad s’occuper de son courrier . Pas un regard pour son voisin, pas un bonjour..

Le repas est vite servi . Je m’amuse à lui signaler mon existence par un  « bon appétit ». Sans daigner répondre, il se rue sur son plateau. Tellement rapidement qu’il en fait une tache sur son beau pantalon. Contrarié, il s’efforce de la nettoyer au mieux, puis retire sa belle chemise blanche pour continuer. Je dîne maintenant avec un voisin en maillot de corps . Moins classe !

Deux minutes après , un grand splash , le pantalon est bien sali, et un juron : « Djeuzus Craïste » !

Tu as bien deviné, c’est sans doute encore un signe du Ciel envers les goujats …

Bonne nuit !

 

Engagement ?

Pour méditation, en ces temps pré électoraux…

Dieu avait besoin d’un père pour son peuple.

Il choisit un vieillard, alors Abraham se leva.

Il avait besoin d’un porte parole.

Il choisit un bègue, alors Moise se leva.

Il avait besoin d’un chef pour conduire son peuple.

Il choisit le plus petit, le plus faible, alors David se leva.

Il avait besoin d’un roc pour fonder son Eglise.

Il choisit un peureux infidèle, Pierre alors se leva.

Il avait besoin d’un visage pour dire aux hommes son amour.

Il choisit une prostituée, ce fut Marie Madeleine.

Il avait besoin d’un témoin pour crier son message.

Il choisit un presécuteur, ce fut Paul de Tarse qui se leva.

Il a besoin de quelqu’un pour annoncer son Evangile à Grenoble et servir les plus fragiles, il t’a choisi.

Même si tu trembles, vas tu te lever ?

St Jo, before, 21 octobre 2012

 

Et si après cela vous ne comprenez pas encore ….

On débute l’année par un pardon ?

Ce serait bien le diable si, parmi toutes nos bonnes résolutions de début d’année, il n’y en ait aucune qui ne comporte un souhait de pardon.
Alors , je propose celui de hier soir à St Jo. Si vraiment le Seigneur n’est pas votre tasse de thé, remplacez le dans le texte ci dessous par la personne idoine, frère, sœur, parent, conjoint , meilleur ami ou belle mère. Vous verrez, cela fonctionne.

Pardonne moi, Seigneur, j’ai renié ton nom
Pardonne moi, Seigneur, j’ai quitté ta maison.
J’ai voulu posséder, sans attendre le don
Pardonne moi, et purifie mon coeur
Kyrie Eleison , Kyrie Eleison
Pardonne moi, Seigneur, j’ai suivi d’autres dieux
Pardonne moi, Seigneur, j’ai détourné les yeux
J’ai choisi loin de toi, la richesse et l’honneur
Pardonne moi, et purifie mon coeur
Christe Eleison , Christe Eleison
Pardonne moi , Seigneur, je n’ai pas su aimer
Pardonne moi, Seigneur, je me suis dérobé
Je ne suis pas resté le gardien de mon frère,
Pardonne moi, et purifie mon cœur
Kyrie Eleison , Kyrie Eleison

 

Message aux chercheurs 2 : présence réelle et Avogadro.

Aamedeo-avogadrovogadro me permet de répondre à ceux qui se gaussent de la soi disant réincarnation du Christ dans l’Eucharistie … “Ceci est mon corps” .

Mon wikipedia favori me dit que la terre pèse 6*10 exp 24 kg , dont 50% d’oxygène. Qui se brasse , passe du liquide (l’eau) au gazeux (l’air ) ou au solide (la rouille pour prendre un exemple évident, qui est une combinaison de fer et d’oxygène). Globalement, donc, on arrondira a 3*10 exp 27 grammes d’oxygène dans ce bas monde.

Le Christ, en humain moyen, devait être constitué de quelque 50 kg d’oxygène, constitués de 6,02214*10exp23 atomes par mole de 16 grammes. Merci Avogadro qui nous a révélé ce nombre précieux. Un excel me révèle donc , mieux qu’une bible, que le Christ était constitué notamment de 2*10 exp 27 atomes d’oxygène .

En mettant tout au pire, et en supposant donc qu’en 2000 ans ces atomes se sont répartis uniformément sous terre et dans les cieux, y compris a des milliers de kilométres de profondeur sous nos pieds et jusque la stratosphère , on retrouve donc en moyenne un atome ayant appartenu au corps du Christ pour trois grammes d’hostie (elle même constituée de 50% d’oxygène).

Donc, chers scientifiques, le “ceci est mon corps” ne peut pas être scientifiquement prouvé faux .

Tiré par les cheveux ? On ne connaît pas encore tous les mystères de l’atome, alors, allez savoir?  Relisez le message de la Sagesse à ce sujet .

PS : au passage, cela va conforter ceux qui croient à la réincarnation, mais bon …

Message aux chercheurs

S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?” (Sagesse 13,9)
Amusant, non, cette phrase qui reste d’une actualité totale 2100 ans après avoir été écrite ? Comme quoi, il n’y a jamais rien de bien nouveau sous le soleil, en ce qui concerne la réflexion humaine . Comme dit Christophe :
« Ceux qui ont écrit ces textes ils étaient comme nous, ils se posaient plein de question sur le sens de la vie, sur la mort, sur la souffrance et le mal, et plus largement sur le sens de ce qui nous arrive dans nos vies. Et ils ont fait la même expérience que nous, celle d’un Dieu qu’on ne voit pas mais qu’on peut pressentir. Et ça a mis en route ce peuple.« 

Ezekiel, prophète de la 4G

Ezekiel 47,1

sous le seuil du temple,de l’eau jaillissait……. en tous lieux ou parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner….. sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront … et leurs fruits ne manqueront pas ….. car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède.”

Dieu nous donne en abondance ce dont on a besoin… Au Moyen Orient, c’est de l’eau dont on a besoin . Chez nous, c’est plutôt l’amour. On en a , un peu , on pense même parfois qu’on en a assez, ou qu’on peut vivre sans . Cet amour de Dieu, finalement, c’est un peu comme la 4G : on ne le voit pas, on n’en voit pas toujours l’utilité, on peut même parfois nier son existence ou le refuser farouchement. Pourtant, il diffuse partout, et quand on est connectés , c’est autre chose. Ça ouvre des horizons, ça donne une dimension nouvelle….

Notre défi, quand on est connectés, c’est de ne pas uniquement en profiter . C’est de devenir à notre tour des hotspots.

Merci, Merci, Loïc, de cette analogie si percutante lors du baptême de Jules. J’espère juste ne pas avoir trop dénaturé tes propos en les condensant.

C’est ma fête .

Professionnellement, on m’appelle désormais Thomas. Ca doit être l’âge: j’ai de plus en plus de mal à croire aux promesses, aux projets qui s’appuyent sur l’enthousiasme sans toujours tenir compte de la dure réalité des faits . Alors je demande des résultats, des faits, du concret . Logique, pour un ingénieur, non ?Thomas-the-tank-engine-logo

Shanghai, une discussion qui s’attarde en soirée : “ce que je n’arrive pas à comprendre chez toi, c’est le fait que tu croies en Dieu. Toi, l’ingénieur,  le sceptique, intelligent, rationnel,…” Merci pour le compliment , d’abord, mais c’est comme cela. Je crois. J’ai décidé de croire, comme on décide d’aimer, le jour de son mariage. Et les raisons de croire, elles s’accumulent presque chaque jour . Vous ne les voyez pas , ces “clins Dieu”, petits ou grands hasards providentiels qui émaillent nos journées ? Moi, j’en vois de plus en plus . Et je ne suis pas le seul . Allez lire ce cher KTO .

Bon, j’ai dit PRESQUE tous les jours. Honnêtement, il y a des doutes . Raison de plus de m’appeler Thomas . Comme dit Wikipedia , Il est le patron des chrétiens qui persévèrent dans la foi tout en connaissant le doute.  Alors, c’est vraiment ma fête ce 3 juillet, jour de la Saint Thomas.

La parabole des nombrils

Je l’ai trouvée trop belle , alors je la recopie . Merci Loic et l’équipe de St Jo !!

« Cela me tracasse beaucoup, dit Dieu, cette manie qu’ils ont de se regarder le nombril au lieu de regarder les autres.

J’ai fait les nombrils sans trop y penser, dit Dieu, comme un tisserand qui arrive a la dernière maille et qui fait un noeud comme ça  pour que ça tienne, à un endroit qui ne paraît pas trop..

J’étais trop content d’avoir fini. L’important, pour moi, c’était que ca tienne… Et d’habitude, ils tiennent bon, mes nombrils, dit Dieu; mais ce que je n’avais pas prévu, ce qui n’est pas loin d’être un mystère, même pour moi, dit Dieu, c’est l’importance qu’ils accordent à ce dernier petit nœud, intime et bien caché.

Oui, de toute ma création, dit Dieu, ce qui m’étonne le plus et que je n’avais pas prévu, c’est tout le temps qu’ils mettent, dès que ça va un peu mal, à la moindre contrariété, tout le temps qu’ils mettent à se regarder le nombril, au lieu de regarder les autres, au lieu de voir le problème des autres.

Vous comprenez, dit Dieu, j’hésite, je me suis peut-être trompé  Mais si c’était à recommencer, si je pouvais faire un rappel général, comme les grandes compagnies de voitures, si ce n’était pas trop de tout recommencer, dit Dieu, je le leur placerai au milieu du front.

Comme cela, dit Dieu, au moins, ils seraient bien obligés de regarder le nombril des autres.«