Récidive

En fermant mon entreprise*, je me l’étais pourtant juré : plus jamais. 18 mois plus tard, incapable de résister, je récidive dans la création d’entreprise.

Je n’ai pu résister à la beauté d’un marketing mix parfait :

Le produit est ce qu’il est, mais quand il est mis à disposition du au client sensible à ses atouts par le canal optimal qui en fait la bonne promotion, le prix peut s’envoler.

Et pour mon GreMiel**, miel urbain qu’on pense à tort pollué*** , j’ai trouvé le canal de distribution optimal : là ou se retrouvent ceux qui valorisent avant tout la consommation locale****. Et le vendeur, formé, sait donner les arguments qui complètent cette origine locale par l’explication de son goût : la variété florale de la végétation urbaine.

Avec un tel alignement des astres, le quatrième attribut du marketing mix, le prix, n’est pas un obstacle, au contraire… il me permet de financer l’indispensable création d’entreprise agricole sans laquelle je ne peux vendre, l’achat du nom de marque, du nom de domaine.. Le rêve, quoi …

Qui se heurte aux mêmes factieux qui ne mettent pas une semaine à réagir  : cela a commencé par les arnaqueurs masqués derrière un en tête contrefait demandant***** une contribution à la protection de mon nom de marque, vite rejoints par la MSA qui réclame ses informations… A qui le tour ?

Persiste et signe, donc : créer une entreprise est VRAIMENT une galère dans notre doux pays . Dommage !!

 

* pour ceux qui ont loupé cet épisode, c’était mi 2018

** désormais vous aurez fréquemment des nouvelles de mes filles.

*** Pourquoi le miel de ville n’est pas si pollué

**** Par ici, l’épicerie ou vous trouverez votre greMiel préféré … s’il en reste !

***** demande quand même non obligatoire, c’est écrit en tout petits caractères au verso en bas.

 

A mort le messager !

C’est le quatrième round d’entretiens. Il y a une accroche réelle, une sympathie presque entre le candidat, dernier en lice, et son patron potentiel. L’ambiance est là, le moment est venu de dissiper les derniers doutes.

L’entreprise a une réputation détestable sur glassdoor*.

Elle ne le sait pas, elle ne connaît pas ce site.

Le candidat, tout en finesse, sonde les points les plus noirs de cette réputation.

Et le lendemain, le couperet tombe : trop de questions négatives, nous ne retenons pas votre candidature.  Et la recruteuse de confier naïvement sa difficulté à remplir ce poste, et surtout à conserver les bons candidats.

La roue a tourné. Les jeunes cadres ne sont plus prêts à n’importe quoi. Et le nuage de fumée ne cache plus que le roi est nu, les sites comme glassdoor ou greatplacetowork , même s’ils sont probablement manipulés, sont plus crédibles que les belles paroles des recruteurs.

Sur ce coup là, le messager a été mis à mort. Mais le message est passé, l’entreprise a commencé à descendre de sa superbe et se soucier de son e-réputation sociétale. Qu’elle fasse vite, elle risque de mourir par manque de ressources compétentes et motivées.

 

Deux mois plus tard, le candidat recevait une offre d’embauche par la concurrence…à meilleure réputation.

Je raconte cette histoire, très vraie et vécue de très près, pour vous inviter, vous qui être sur le marché du travail, à ne pas baisser la garde sur vos exigences éthiques. C’est la meilleure manière de changer le monde.

 

*glassdoor ou greatplacetowork

Sortir de la fosse d’assistance

Une jeune femme, bon job, un enfant, raconte. “Pas assez de temps pour vivre une vie de mère avec mon petit, lors j’ai décidé de travailler à mi temps. Tant pis pour la réduction de salaire, je gérerai”.

En pratique, quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’avec l’arrivée de diverses aides dont son revenu précédent, trop élevé, la privait, avec la baisse drastique du coût de certaines prestations et taxes,  prix de la cantine*, de la crèche, exonération de taxe d’habitation… (la vie est bien moins chère quand on est pauvre, conclut elle), son niveau de vie n’avait pas autant baissé que cela…. Tant mieux pour son enfant, qu’il profite de sa mère qui lui a fait ce si beau cadeau..

J’invente et continue l’histoire..

Au bout de quelques années, elle aimerait bien augmenter un peu son niveau de vie. Travaille un peu plus. Et fait le chemin inverse, perdant un à un tous aides et privilèges que son faible revenu lui conférait. Et se retrouve à devoir travailler deux fois plus pour, in fine, ne disposer quasiment que de la même aisance. Inacceptable. Il ne lui reste donc plus qu’à enfiler un gilet jaune et obtenir que le gouvernement élargisse un peu plus la fosse d’assistance dans laquelle elle était descendue quelques années plus tôt. Les riches, ou du moins ceux qui n’ont pas encore quitté le pays, paieront. Impossible ? La majorité  est déjà partie ? Alors on transférera l’ardoise à son enfant… qui va se retrouver à devoir payer son beau cadeau.

So what ? Après avoir compris le mécanisme de la fosse d’assistance grâce à cette jeune femme, qu’en tirer ?

Juste un guide de discernement pour mes dons ou investissements. S’assurer qu’ils permettent aux hommes de sortir de la fosse par eux mêmes (p. ex. en confiant des vaches a des éleveurs*** où en finançant l’éducation, en souscrivant aux obligations émises par les entreprises plutôt qu’en spéculant sur leurs actions****) plutôt que de les aider à y vivre moins mal..  En s’assurant que cela correspond à une réelle demande de leur part, bien sûr. Retour du bon vieux proverbe sur le don de poisson ou de l’apprentissage de la pêche…. toujours à condition que le pêcheur potentiel le désire, sinon, c’est encore un beau gaspillage!

* Le prix des cantines Grenobloises varie d’un facteur 1 à 10 selon le revenu

** si cela vous amuse d’aller voir les seuils de 28 aides sociales …  

*** des investisseurs et des vaches

**** actionnaire ou obligataire ?

Paul P, dirigeant et actionnaire familial

Employés, clients, actionnaires . Dans le discours classique des priorités de l’entreprise, on met l’actionnaire en dernier pour la forme. En réalité, avec la mécanique des stock-options et autres actions gratuites, il se retrouve en premier.

Chez Paul P, ce triptyque se concentre en un seul objectif : pérennité de l’entreprise. Eh oui, l’actionnaire, qui n’a pas forcément besoin de ce revenu pour vivre, a hérité de l’entreprise. L’a empruntée à ses enfants. Donc un de ses objectifs principaux sur terre est de la transmettre à ses enfants.

Et, dans l’ADN de l’entreprise (eh oui, on n’est pas que chez les bisounours, on sait employer les termes à la mode, ..) , il y a deux mots : confiance et respect.

Des employés . Des clients.

Confiance. Quand on fabrique du matériel auquel des millions de gens confient leur vie, la confiance est maître mot. On n’ira pas mégoter quelques euros sur une dégaine ou un gri gri dont notre vie dépendra.

Respect . Des employés, qui le sentent et le rendent bien (hopefully). Chose qui se perd dans les multinationales qui traitent trop souvent leurs employés comme du consommable. Et qui vont chercher à l’autre bout du monde les clients perdus dans leur pays d’origine. Des employés non respectés peuvent ils respecter les clients ?

Paul P dirige une multinationale familiale. Son objectif vis à vis de l’actionnaire est de maintenir la cohésion familiale. Et sa promesse de maintenir le patrimoine. A long terme. Pas le quarterly profit.

Jusqu’où pourra t il aller en échappant ainsi au système ? Certains Allemands ont su construire des empires familiaux. Plus robustes que celui de Johnny. Alors …

 

Et moi, que puis je faire pour favoriser ce modèle d’entreprise ?

En tant qu’ épargnant, qui se pose des questions*, investir dans des fonds d’entreprise familiaux ou la famille garde la majorité** …

Et m’orienter vers des obligations, qui ne me donnent aucun droit d’intervention dans la stratégie de l’entreprise, plutôt que vers les actions qui poussent à la rentabilité chaque année***.

En tant que client, me renseigner sur les politiques RSE de chacune des marques que j’achète. Fatiguant, mais n’est ce pas là le moyen d’infléchir in fine sur la société dans laquelle je veux vivre ?

Bon, une fois cela dit, plus facile à dire qu’à faire …

Allez, hors sujet, mais pas tant que cela . Vous avez l’appli Yuka**** ? Encore un moyen d’infléchir…

 

* actionnaire, des devoirs?

** perso, depuis le post de 2011,  j’ai sélectionné celui là . Pas parfait, mais … cela donne, au bout de qq années, un papier comme celui là  

*** Ben oui. En émettant une obligation, l’entreprise s’engage à payer X% d’intérêts chaque année. Et c’est tout . Elle ne donne aucun droit au souscripteur de participer en bien ou en mal aux décisions de l’entreprise.

**** Mangez mieux, faites les bons choix 

Quand les start uppers sont des anciens.

C’est décidé, je pars avec Elle. Le conseil a décidé, il y a deux semaines bientôt, qu’il fallait une dirigeante plus jeune, plus vigoureuse, pour assurer la pérennité de la Cité.

Alors c’est l’heure pour la fondatrice de partir. Sous peine d’être éliminée.

Comme une petite moitié d’entre nous, je vais l’accompagner. L’aider à fonder une nouvelle entreprise. Eh oui, chez nous les start uppers sont des anciens. Expérimentés. Qui en général réussissent pas trop mal. Peut être car  elles entraînent les senior avec elles ?

Une nuit dehors. Au frais. Les exploratrices n’ont pas encore trouvé l’incubateur idéal. Nous arrivons au bout de nos réserves, de notre trésorerie. La moitié d’entre nous sont déjà reparties vers la sécurité. Au risque de se faire repousser. Il va falloir vite se décider. Demain à l’aube, au plus tard.

Une secousse violente, nous tombons en masse dans la besace du business angel. Qui nous transfère dans une structure parfaite. Réoriente notre stratégie, nous délocalise brutalement. Reconstitue un peu de nos réserves. Et nous laisse reposer. A nous de jouer maintenant.

 

Vous l’aurez compris, j’ai récupéré un essaim chez une copine, ce qui m’a fait divaguer un peu..

Le court circuit des circuits courts

Lassé de payer la TVA, l’IS, la CFE, la taxe d’apprentissage, la CSG, la taxe sur dividendes, l’IRPP, j’en passe et des meilleures, c’est décidé, je ferme mon entreprise. Trop de paperasse, trop de taxes au vu du temps consacré. Je peux me payer le luxe de faire ce que je veux , maintenant.

Et je plante des patates dans mes plate bandes. La seule chose qui pousse sous mon cèdre. Et à ce jour, aucune taxe ne vient les frapper.

Pour l’état, cela fait un manque à gagner de 60 à 70% de la valeur des patates (TVA, IS, CFE, Taxe d’apprentissage, CSG, taxe sur dividendes et IRPP payés par le producteur) .Et , contrairement aux autres locataires, elles ne paient pas de taxe de séjour*.

Quel mauvais citoyen de la Cité, qui boycotte la croissance et les recettes fiscales afférentes !

Quel bon citoyen de la terre, pas un gramme de CO² dépensé en transport, même les semences sont arrivées à vélo**… et encore une taxe évitée, la TIPCE.

Quand on dit que trop d’impôt tue l’impôt, ce n’est pas faux. Sans cet acharnement fiscal jamais je ne serai retourné à la terre de mes aïeux. Et quand je vois les hectares de pelouse dans le beaux quartiers, quel potentiel ….

 

* qu’Air BnB prélève directement à partir de maintenant, cela ne vous aura pas échappé.

** Hola, limite à l’enthousiasme .. je ne parle bien sûr que du dernier kilomètre …

La jolie fleur…

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Quand Leffe a du mou dans le genou.

Rigolo. J’avais hésité un peu à publier mon coup de gueule estival quand j’ai découvert que Leffe mettait en sourdine son origine religieuse*

Je m’étais amusé quand, enfonçant délibérément le clou, l’abbaye était complètement évacuée de la communication**. Dont acte.

Noël arrive, et sans surprise Leffe remplace sa bière de Noel par sa bière d’hiver . Au moins, ils sont constants, le message est compris. Phylloscopus prend clairement une position : on s’en fout, au contraire*** même. Il n’a pas vraiment tort..

Il y a quand même dû y avoir un certain bruissement dans les réseaux, pour en arriver à ce contorsionniste journalistique que l’on peut lire dans les journaux Belges **** . Pathétique, diraient les Anglo Saxons.

Mais là où je me marre vraiment, c’est en ouvrant le courrier International du jour : et hop, Leffe invente le verre marqué “Leffe de Noël” . Pour y boire la Leffe d’hiver ? Pour corriger la bourde marketing précédente ? Là, les amis, vous vous prenez les pieds dans le tapis.

Surtout quand la concurrence, dans le même journal, enfonce le clou : sa bière de Noël est une “triple d’abbaye”.

Même si ce n’est pas toujours facile, dans la vie il faut savoir choisir ses valeurs fondamentales. Et s’y tenir. Sans mou dans le genou.

 

* Quand Leffe  cache ses origines

** Persiste et signe : radicalisation

*** La voix de la sagesse

**** Contorsionnisme marketing

Mais au fait, pourquoi tant d’acharnement sur la bière ? Pour ceux qui l’ont oublié ..

Lettre ouverte aux recruteurs

Allez, je donne volontiers la parole à F, pour son coup de gueule, tellement je pense qu’il a raison…

i-want-you« Chers recruteurs,

A 30 ans, passé déjà à plusieurs reprises par la case chômage, me voilà doté d’une expérience de plus d’une centaine d’entretiens.

Vous recherchez tous la diversité. Mais vos entretiens sont d’une homogénéité, pour ne pas dire identité, consternante.

Vous prétendez viser la diversité des genres, des nationalités, … qui doit quand même être éduquée dans les écoles parisiennes ou les MBA américains. Diversité qui doit quand même nous faire partager tous le même profil psychologique (ESTJ pour les adeptes du MBTI), et une même passion (foot ou rugby pour les sportifs, piano pour les musiciens).

Au cours de mes entretiens vous m’avez posé de nombreuses questions – toujours les mêmes : personnalité, qualités et défauts, études de cas, expériences professionnelles, stages, choix d’études… questions bateau auxquelles il est facile de fournir des réponses bien préparées et policées.

En revanche vous ne m’avez presque pas interrogé sur mes expériences associatives. Et pourtant…

  • J’y ai fait plus de « management » (avec une vraie diversité de personnes…) que dans mes expériences professionnelles.
  • C’est là que j’ai fait le plus de contrôle de gestion opérationnel, que je suis passé par la case RH, que j’ai eu à gérer des situations de crise…
  • Il est plus simple d’être manager en conseil que chef scout… surtout chez les scouts de banlieue Nord.  Et pourtant combien d’entre vous ne considéreront pas cette expérience comme du management ?
  • Le trésorier d’une grosse association en sait davantage que l’auditeur senior en termes de flux de trésorerie et passage d’écritures comptables… Combien d’entre vous le valorisent ?

Après la case « associative » vient la rubrique « loisirs ». A vous entendre il s’agit souvent de la première rubrique lue. Aussitôt lue aussitôt oubliée semble t-il.

Comment valorisez-vous les qualités révélées par une passion de la mer, de la haute montagne, chez un joueur de musique en orchestre, un globe trotter… ? Apparemment distraitement, au vu de la fréquence des questions posées sur ces sujets.

Et si vous considériez ces rubriques comme l’ingrédient principal du gâteau, et non plus comme une simple cerise qui le couronne? Cela vous aiderait sans doute dans votre quête du graal de la diversité. »

 

A bon entendeur….

La banque au rythme cardiaque de 15 jours. Pas encore morte, mais pas loin …

Création d’entreprise. Nothing fancy, rien de rare, comme ils disent. Juste une bête entreprise. Qui ne demande rien à personne, juste le droit d’exister.

A un paresseux comme moi, cela demande un expert comptable et un banquier.

Côté expertise comptable, rien à dire. Ils doivent avoir faim, répondent rapidement, et ont fait leur la devise « il n’y a pas de petit client ».

Côté banque, c’est une autre paire de manches…  La procédure Française est encore trop complexe pour ouvrir ce genre de compte en ligne. Alors, c’est la tournée des coups de téléphone pour prendre rendez vous… impossible dans la quinzaine à venir, bien sûr.

La banque qui héberge mon compte perso depuis des décennies est la plus rapide… pour me dire en fin de rendez vous que « par politique du siège » ils ne travaillaient pas avec les entreprises comme la mienne. Je ne fais pourtant pas de commerce d’armes, lui dis je, je ne demande pas d’argent, et mes flux monétaires seront aussi rares que transparents. Elle est désolée, a un peu honte, mais le fait est qu’elle a perdu son temps, m’a fait perdre le mien, et, elle ne le sait pas encore, a perdu mon compte perso.

gasteropodePar manque totale de réactique, suivi d’un lapin, d’un autre candidat, il ne me reste plus qu’à me rabattre sur la recommandation de mon expert comptable. Et je découvre la banque à cycle d’horloge de 15 jours. Une semaine pour réagir à mon mail (car en vacances, en formation, en déplacement, en ….) et une semaine pour prendre rendez vous car l’agenda est bien plein suite à vacances, formation, déplacement, … Rendez vous pour signer deux malheureux papiers aussitôt scannés pour remplir le dossier électronique. Et récupérer d’autres papiers pour lesquels on va recommencer le cycle. Ce petit jeu dure près de deux mois. Euh !! vraiment impossible de faire tout cela a distance ? Je peux scanner à la maison ! C’est non.

Bon, les papiers sont faits, je n’ai plus qu’à attendre de recevoir ma carte bancaire. Qui arrive huit jours plus tard, sans chéquier , oublié quelque part dans le processus. Encore dix jours… pour le recevoir…mais pas à mon agence . «Voulez vous que je le fasse envoyer ?   Non merci, surtout ne faites rien, ça vous évitera de faire une erreur.. » Ça m’a échappé. Je sais, c’est méchant, pas bien. Et je file d’un coup de pédale d’une agence à l’autre.

Bilan des courses, démarches initiées fin mai pour une structure opérationnelle le 20 août.

« En Espagne, mon mari a fait tout cela en une journée quand il s’est agi de créer sa filiale »…me rapporte t-on.

Sans parler de mes Turcs*, qui ont mis moins de 24h de la demande de prestation au versement du premier acompte (en passant par une banque Allemande car ils ne sont pas en Europe).

Entre l’économie participative (je mets un point d’honneur à réagir dans l’heure aux sollicitations via air bnb) , les banques en ligne (j’ai ouvert mon compte Boursorama), l’ouverture de l’Europe, ça va être très dur pour nos dinosaures de banques**… Bon , ce post en contredit un autre***, mais bon, on a le droit d’avoir des hauts et des bas, non ?

Et, allez, examen de conscience du soir : ça ne m’arrive vraiment jamais de contribuer a ce ralentissement ?

 

 

* mes Turcs, un client tombé du ciel

** Il n’y a pas que nos banques d’ailleurs, d’autres entreprises dinosaures sont capables de ce type de réactique mollusque… je ne citerai personne.

*** Oui  ça m’arrive d’être optimiste pour la France.

Je donne plus que je ne reçois pour éviter l’incompétence.

En cette période de tournage de page*, je reçois de multiples messages, tels une oraison funèbre avant l’heure, de remerciement : merci pour tout ce que tu m’as donné…
Pourtant, quand je suis arrivé j’étais nu et avec une programmation initiale assez limitée.
Tout ce que j’ai pu donner, je l’ai reçu , à un moment ou à un autre.
Alors, maintenant, c’est chacun son tour .
Organisez vous pour donner, sans compter, vous recevrez encore plus d’ailleurs. Ça vous fera progresser.

Oh, bien sur, il y en a qui se contentent de recevoir, de prendre et qui donnent assez peu en retour. Comment les reconnaître, ceux là ? Facile, ils progressent et arrivent plus vite que les autres à leur niveau de Peter.

Bon, le niveau de Peter, vous connaissez  bien sûr . La théorie part du principe que l’on promeut les individus selon leur performance, et qu’on ne démeut jamais. Donc chacun arrive un jour ou l’autre à la promotion de trop, celle ou il est arrivé au niveau où il est incompétent ….
Et s’il est arrivé là sans jamais rien donner, il ne reçoit plus rien et sa compétence stagne.  Et on le voit scotché là.

suffrage-au-sortLa théorie suivante , moins connue, est bien plus intéressante . Pour éviter cette incompétence quasi généralisée, pratiquons donc la promotion au hasard. Les rares entreprises qui pratiquent la promotion au hasard sont finalement plus performantes que les autres, car il y a à chaque poste un peu élevé des gens arrivés par hasard, donc pas FORCÉMENT incompétents.
Ça me fait penser au gouvernement tiré au sort, cette histoire**.

Revenons à nos moutons . Donnons, donnons aveuglément…même si nous sommes haut placés. On reçoit en retour, et ça nous évite de rester scotché à notre niveau de Peter*** Ça nous enrichira. Car la promotion au hasard mettra, j’en ai peur, un peu de temps avant de se généraliser.

 

* le texte intégral du tournage de page

** Vraiment tiré au sort ?

*** Lady Gaga est un gourou, dans son genre

Back to the future. Un client qui tombe du ciel.

Il y a 35 ans, j’ai conclu une phase de ma vie professionnelle en publiant un condensé de certains de mes travaux*. Sur une offre et une technologie un peu à la marge du business de l’époque, des choses que je trouvais un peu banales mais bon..

backtothe-futureTrois jours après la publication de mon changement de statut sur Linkedin, par laquelle j’informais la terre ébahie de la création de ma petite entreprise**, voilà qu’un étudiant Turc me contacte au sujet de cette vieille publication.

Je traîne un peu la patte, pensant à un canular ou à un étudiant un peu égaré. Mais il insiste, se présente comme mandaté par une entreprise Turque qui a de fortes ambitions dans ce domaine et recherche un coaching cumulant la technique (mais, mon grand, j’ai arrêté il y a 35 ans !!!) et le marketing (là, je suis un peu moins décalé).

Les échanges mails s’intensifient, s’accélèrent, et entre temps j’abuse de google…pour découvrir que ma publication reste encore populaire, reprise sur nombre de sites de téléchargement, voire même est unique en son genre sur le sujet. Comme s’il était un sujet sur lequel toute publication s’est arrêtée depuis 35 ans. J’obtiens confirmation de mon ex employeur que je pouvais bien faire ce que je voulais sur cette offre, sur laquelle, de sa part, tout investissement technique, commercial, et industriel est à zéro depuis des décennies.

En moins de 24 heures, la demande formelle arrive, la proposition repart, est acceptée, et le virement bancaire d’acompte est déclenché.

Trois jours  plus tard me voici au bord de la méditerranée… sur la côte Égéenne.

Et nous passons deux jours a faire l’exégèse commentée de ma prose, illustrée de leurs réalisations et échecs, et enrichie de quelques réflexions plus stratégiques sur leurs développements potentiels.

Comme quoi, il ne faut jamais sous estimer sa connaissance ni sa valeur. Et sa valeur n’est pas toujours là ou l’on pense. Qu’il est difficile de se juger !!

On peut tous être pape de quelque chose à notre insu…

 

* pour les curieux égarés…

** pour les curieux tout aussi égarés...

A Dios – Une page de 40 ans se tourne…

C’était hier ….

je me souviens encore du lever à 3 h du mat pour partir sur mon vélo … eh oui déjà… prendre mon poste de l’équipe du matin à l’usine , dans l’atelier de perçage. Huit jours …. a percer des trous , a conduire des presses à découper …. suffisamment pour comprendre qu’on ne conçoit pas une pièce n’importe comment, que derrière il y a des gens qui mettent de la vraie sueur a produire, que ça vaut le coup de se creuser un peu les méninges pour leur rendre le travail plus facile… c’est mieux pour eux et c’est mieux pour l’entreprise. Ça m’a suivi toute ma carrière…

Depuis, j’ai cheminé dans a peu près toutes les disciplines de l’entreprise, et en ai gardé des bribes. :

Conception mécanique …. si tu mets une goupille, t’as perdu m’a appris mon maître.

Coupure Moyenne Tension … et le plaisir de faire partie de ces minuscules communautés mondiales d’experts .. Eh oui, la normalisation, déjà …

Commerce, à Saumur… a une époque ou le TC , comme on l’appelait, se sentait responsable de ramener de la charge à l’usine. Ça m’a permis de développer et vendre des systèmes de supervision a mes clients . Déjà du digital , il y a plus de 30 ans, Je leur vendais aussi le container en béton développé par mon copain  pour abriter le tout . Et j’ai découvert les freins internes de l’organisation , prix de transfert, rémunération de l’effort commercial…

Maintenant, c’est complètement différent . Ça a changé . Ça s’appelle cross selling, cross costing, et c’est un problème tout neuf  …;-)

Afrique du Sud . A cette époque des sanctions, j’ai tout fait : de la conception, industrialisation, vente, après vente, tôlerie, soudure, peinture, moulage, usinage, gestion de production, assemblage, bobinage de transfos, achats. J’ai tout fait.

Mal.

Ça m’a appris le respect pour la compétence . Il y avait, et il y a encore , un énorme réservoir de compétences en France, et il faut s’être cogné les problèmes en vrai pour mesurer cela. C’est peut être une expérience qui manque aux high pots qui montent trop vite ou aux big guns qui sont parachutés tout en haut.

Ça m’a appris a gérer la diversité, par exemple qu’on ne met pas un chef d’équipe Xosa là ou il y a des Zoulous. C’est littéralement mortel.

Ça m’a aussi appris à négocier avec la CGT locale a coup de citations bibliques… je n’ai pas vraiment retrouvé cela en France.

De retour en France, j’ai découvert la joie de la création des organisations matricielles. Coopté par mes copains au poste de patron d’activité … et chargé d’aller expliquer a mes amis anglais, suédois, allemands, espagnols, américains… qu’ils n’étaient plus seuls maîtres à bord mais qu’il y avait un corporate qui manageait les plans produits globalement… et qu’il fallait tous suivre les mêmes process de développement…  qu’on mettait une logistique globale qui couvrait le monde. On est en 1994….et les forces centrifuges dautonomie des entités, la puissance du not invented here, my country is different, my customer is different, n’étaient pas plus faibles que maintenant. Ça a commencé à me convaincre que cette attitude futile était une des sources majeures de complexification artificielle et inutile. 

Un jour, un grand RH a décidé qu’il fallait maintenant que je fasse une expérience de management industriel lourd.

Alors, va pour du lourd . Vous mettez dans un panier en vrac et dans le désordre l’usine L, Y et Z, T à Rennes, S et R pour alléger le pack, sans oublier les ateliers régionaux  et la tôlerie . Bien des sites aujourd’hui disparus…

Ça a du faire un peu trop . Car au bout de quatre ans, on a fini par me demander de trouver autre chose, parce que..  sic : « J’avais la chance d’avoir d’excellents résultats grâce à une équipe de collaborateurs  très motivés malgré mon mauvais management ».  Dont acte . Je ne pense pas être un manager normal. Et je n’en ai jamais eu envie. C’est à cette occasion que j’ai découvert que dans ce groupe, on recherche a tout prix la diversité, mais à condition que les comportements ne soient pas trop divers quand même… Vous savez, le coup des bananes en Chine et des pommes aux US : jaunes de peau, blanc dedans . Rouge de peau, blanc dedans.

Donc sans transition aucune je me suis retrouvé à faire la stratégie résidentielle et le marketing  du pays France. Ça m’a appris à savoir écouter les petits. Je me souviendrai toujours d’un focus group d’installateurs ou un artisan, tenant dans les mains un superbe interrupteur, le retourne et dit d’un seul coup:  » Ben avec ces sorties là on n’a pas fini de s’emmerder avec deux sucres au fond de la boite de 38« .  La messe était dite . Il était le seul dans le groupe a être tout petit, on avait par ailleurs des patrons ,des bureaux d’étude, des décideurs quoi…

Ça m’a valu le tir croisé des deux patrons de la France et de l’Espagne, et j’ai fait dépenser 10M€ pour redévelopper une offre. Mais, comme des experts l’ont dit plus tard : ça a évité de faire une connerie…  Ecouter les petits , les faiseux, … ça a été une belle leçon.

Et je suis retombé dans le corporate : à l’époque ou on a eu l’intelligence de mettre des offres diverses dans la même orga, parce que ça se vendait souvent aux mêmes clients avec le même business model…   Avec Alain B, mon modèle de patron . C’est bizarre, de lui aussi j’ai entendu dire qu’il était un patron “old style”, dépassé . Pourtant, je crois qu’on aimerait que tous les patrons obtiennent les résultats qu’il a obtenus… et je vous souhaite à tous d’un jour croiser un patron comme lui.

Et quand Eric R m’a appelé pour être à la tour de contrôle des projets de sa division, j’ai découvert que sans m’en être rendu compte j’étais devenu un marketeur.

Depuis maintenant 7 ans, j’essaie de faire tourner cette machine marketing … et je découvre en écrivant ce topo que je ne fais qu’appliquer tout ce que j’ai appris :

  • s’organiser et segmenter par les clients et le business model, pas par la techno.
  • respecter la compétence, écouter les petits,
  • se creuser un peu les méninges pour rendre le travail plus facile
  • avoir des collaborateurs compétents et motivés, différents de moi et tant pis s’ils n’obéissent pas trop.

J’en viens au texte de mon invitation, qui a fait rigoler Elizabeth … et peut être d’autres.  Pour moi, un bon manager est quelqu’un qui doit savoir dire les 3 mots magiques du pape François , dans l’ordre :

Merci, Pardon, S’il te plait.   Après avoir dit merci et pardon, il peut obtenir tout ce qu’il veut, juste en le demandant gentiment .

Pour info, c’est aussi valable dans votre couple …..

Dernière question : Mais que vais je faire après ???

D’abord, c’est vrai, j’ai peur de l’arrêt brutal . Alors j’ai créé ma petite entreprise de consulting pour m’occuper a mi temps , pas plus, pour aider. Surtout pas pour prendre la place d’un jeune…

Ensuite, ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai déjà un certain nombre d’activités, au service des amoureux, des couples, des parents, au sein du diocèse… Au service de l’amour.  Ça va être difficile de ne pas me faire manger tout cru par ce monde là.

J’ai aussi depuis très longtemps un peu d’activité sur les réseaux sociaux , pas assez à mon goût .. Au passage, si ma page facebook est totalement visible de tous, ce n’est pas une fausse manip de « geek des sixties » , comme me surnomment gentiment certains jeunes, c’est parfaitement volontaire … J’ai un petit côté évangélisateur, pour ceux qui ne l’ont pas remarqué.  D’ailleurs, la politique que j’avais taquinée un temps est en train de revenir me chercher elle aussi.

Enfin, j’ai déjà 3 petits enfants, du potentiel pour plus … et je compte bien ne plus laisser les cerises pourrir sur l’arbre sans avoir eu le temps de les cueillir…

Encore merci de votre présence, Merci à Elizabeth pour l’organisation de ce pot, à O et à ceux qui ont eu la gentillesse de préparer et d’animer la surprise que nous venons de voir .. merci à tous pour toutes ces années….. et que Dieu vous bénisse.

40-happy-face

 

 

Les habitués du blog auront compris que je retranscris là un topo de départ dans lequel ils reconnaîtront des thèmes déjà abordés au fil des mois d’existence de ce blog.. le nuage de thèmes en haut à droite pourra aider à les retrouver…

 

Matin optimiste

Matin optimiste

Ce matin, sur mon vélo, je suis optimiste.

Non pas à cause du Brexit, dont je ne suis pas encore informé vu le manque d’autoradio sur mon véhicule, mais parce qu’il fait beau, que je suis forcé de m’arrêter dans ce qui ressemble à un embouteillage de vélos, et parce que (du coup?) la rocade que je surplombe est étonnamment fluide.

Non pas à cause des tarifs Easyjet, bas à en pleurer du CO² liquide, d’un aller retour Barcelone à 22 euros, Easyjet lyon barcelona 1mais parce qu’il y a quand même une justice avec un billet qui triple avec les taxes et autres frais.Easyjet lyon barcelona 2

Parce que mon cher Lilo m’apprend que Ocean cleanup est passé au next level.

Parce que Le Parisien m’apprend que le photovoltaïque peut désormais alimenter toutes les clims de France . C’est quand même un heureux hasard qu’il fasse chaud quand il y a du soleil  que le photovoltaïque produise le plus au moment des pointes de climatisation. Elle n’est pas bien faite, la vie ?

L’oreillette bannie me dispense ma chanson fétiche, et je tends la main à mes congénères, qui me répondent fraternellement, une fois de plus, avec un grand sourire.

velo-embouteillage1

La soirée de hier a été joviale, quoique triste. Mais ce matin, cela redémarre à nouveau . Optimiste impénitent . Ah, espérance

 

Lilo ?

Ocean Cleanup ?

Photovoltaïque cet été ?

Chanson fétiche ?

Fraternité ?

Espérance ?

 

De la comm en boîte

De la comm en boîte

C’est bien connu, la communication est le sang du couple. En fait elle irrigue toute relation. Y compris dans l’entreprise, d’ailleurs dotée pour cela de professionnels : pourtant que d’erreurs, lourdes de conséquences !

Même la politique croit dans les bienfaits de la communication. Elle se trompe juste un tout petit peu complétement, en oubliant un des deux sens de la comm, la transformant en propagande unilatérale…. même (et surtout ?) quand elle s’affuble du titre de « participative ».

Clé, donc la communication . Car c’est par l’échange qu’on se connaît . Et par la connaissance qu’on a plaisir à interagir. A interagir avec plaisir, car, et ils en ont fait leur slogan , Mieux on se connaît, mieux on s’aime.

boite de comm

Leur slogan ? Celui de qui ? Celui des créateurs de ces jeux, qu’ils ont appelé les boîtes de comm**.

Ces jeux qui ont mis la larme à l’oeil chez des vieux couples qui pensaient s’être déjà tout dit. Et chez des jeunes adultes qui ont encore mieux découvert leur famille (très) proche.

Allez, votez vous un bain de douceur .

  • A deux, la boîte de comm du couple, une sorte de DSA* gentiment guidé.
  • En famille, multigénérationelle, la boite de comm de la famille, qui renforcera tous les liens… du sang.

boite de comm couple1

boite de comm famille2

 

 

 

 

 

 

A quand la boîte de comm en boîte, pour doper nos entreprises ? Pour introduire, magie, d’un seul coup d’un seul la qualité de la relation et l’efficacité de l’équipe. Car l’un ne va pas sans l’autre. Parfois il me semble que même ce basique est oublié. Et en voilà encore une idée pour doper la santé des entreprises et la création d’emplois…

 

* Pour tout savoir sur le DSA

** Plus sur ces boîtes

 

Quatre patrons qui n’embauchent pas

Quatre patrons qui n’embauchent pas

En une dizaine de jours, j’ai rencontré 4 patrons . Très différents . Mais qui ont tous exprimé une même position : on n’embauche pas .

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R , le premier, travaille seul. Il a bien eu des employés dans le passé, mais n’en veut plus. Bien que le travail ne manque pas depuis des années, il ne veut plus du coût fixe que représente un salarié.  S’il a vraiment trop de charge, il s’associe avec des collègues ou augmente ses délais.

X, lui, bloque a 48 personnes … en France. Son entreprise atteint les 200 personnes au total, en Espagne, en Turquie, au Japon… Ses employés espagnols travaillent beaucoup pour le territoire français, et c’est très bien comme cela. Ça évite de passer le seuil des 50 personnes**, qui équivaut à ajouter environ 2 personnes juste pour remplir les obligations sociales.

F , lui, a hérité de l’entreprise familiale de près de 300 personnes, l’a faite croître et embellir. Harcelé par les contrôles fiscaux et l’URSSAF, il a dé-localisé le tout en Suisse il y a quelques années.

P, cadre dirigeant de multinationale, est comme beaucoup de ses pairs basé hors de France. Exil fiscal ? Proximité des marchés ? Un peu des deux, sans doute . En tous cas, une chose est certaine : pas question d’embaucher en France, tant il est long et difficile de rompre un contrat, les prud’hommes étant si agressifs avec “les gros”. Mon expérience professionnelle me permet de confirmer cette agressivité ahurissante.

Et bien sûr, avec lui, P entraîne une partie de son état major, ses assistants … Il y a fort à parier que pour la France, les pertes de charges sociales et fiscales relatives à ces employés sont bien supérieures à la recette potentielle d’ISF qui a généré contribué à leur départ…

Charges, seuils sociaux, contrôles tatillons, rigidités…. 4 causes principales pour 4 types de sociétés, avec l’ISF en toile de fond.  

Donc :

  • stop à l’ISF, impôt idiot qui a les mêmes effets pour le pays que la révocation de l’édit de Nantes*
  • oui a la TVA sociale, pour baisser les charges ….. et du coup rendre inutiles la moitié des contrôles.
  • quand aux seuils sociaux**, établis il y a plus d’un demi siècle dans un contexte socio-économique autre, pour une industrie qui n’a plus grand chose à voir avec notre tertiaire actuel, il y a sûrement moyen de les revisiter, et d’éviter leur effet de machine à punir ceux qui réussissent.

Le voilà, le programme que je regarderai quand je mettrai mon bulletin dans l’urne.

  • la rigidité du marché et ses contrôles tatillons seront hélas plus lents à évoluer car, plus que quelques mesures législatives, ce sont le soutien et l’encouragement de l’entrepreneur par toute la société, politiques, juges et média, qui lui sont nécessaires.  Il y a du chemin…

 

* Cette révocation entraîne l’exil d’au moins 200 000 protestants (sur les 800 000 que comptait le royaume à la fin du xviiie siècle). La révocation de l’édit de Nantes peut être considérée comme une erreur commise par Louis XIV qui contribua à appauvrir et affaiblir encore plus le pays .  Wikipedia   

* Malgré l’interdiction royale, entre 200 000 et 300 000 réformés, appartenant surtout aux professions libérales et aux métiers du négoce et de l’artisanat, s’enfuient vers les pays de refuge de l’Europe protestante, dont ils enrichiront le potentiel économique et intellectuel.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/r%C3%A9vocation_de_l%C3%A9dit_de_Nantes/186072

 

** http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/01/28/les-seuils-sociaux-a-la-loupe_1190346

4473518_5_c8d1_repartition-des-entreprises-francaises-autour_93c9821356f0384cdf945898cf2b594a

Je le confesse, j’ai péché…

Réunion de famille à Lille . Pour faire le voyage, il y a un TGV . Simple , non ? Et bien, non, justement.

J’ai failli . J’ai choisi, pour près de la moitié du prix, de prendre ma voiture, de la garer à Genève, de réserver un easyjet Genève-Bruxelles, et de louer une voiture à Bruxelles.

Moralité, pour un week end qui aurait pu être 100% Français* , j’ai fait vivre le parking et l’aéroport Suisses, la compagnie aérienne Britannique, le loueur , l’aéroport et le pompiste **Belges .

Pas top, comme patriotisme économique…

 

Notre équipe projet évolue. Pour notre réunion hebdomadaire Parisienne, les comptes sont faits : deux grenoblois, deux parisiens, trois espagnols, un néerlandais. Notre économe de néerlandais tranche : entre les avions, les TGV, les taxis, hôtels et restaurants du soir … il déplace la réunion hebdomadaire de Paris à Barcelone. Le calcul est imparable , l’économie substantielle.

 

Deux nouvelles recrues pour animer des équipes internationales. Au lieu de les baser en France, comme l’étaient  leurs prédécesseurs, elles sont basées respectivement à Zurich et à Boston, et seront à 50% du temps en télétravail, le reste en voyage…

 

Après avoir perdu ses emplois industriels, ce sont les emplois tertiaires qui fuient la France. Mais comment puis je arrêter cela ?

On les connaît les recettes : coût et flexibilité du travail.

Alors, concrètement , deux suggestions :

1 – pour le coût, je soutiens les politiques “qui vont bien” en préconisant à fond la TVA sociale***. Même si son impact est controversé sur les produits, donc l’emploi industriel, l’impact sur les services est certainement massif. Et ça facilitera la création de “petits boulots” dont les migrants ont tant besoin****.

2 – pour le reste, je donne pour le développement de l’appli Hozana*****. Ça pourra toujours aider.
Amen toi

* Je paie la dette de mes enfants en partant en vacances

** pour faire le plein avant de rendre la voiture

*** Difficile de vous recommander une explication non idéologisée de la TVA sociale . Alors va pour le bon vieux Wikipedia…

**** Sur les migrants et les petits boulots …

***** Hozana ? Un produit des God’s angels.

 

TUNA au service des migrants ?

Intéressant, ce livre de Doug Saunders sur les migrations* . D’actualité, même. Paradoxal, dans son titre comme dans son développement : ces migrants qui changent le monde. Qui construisent celui de demain, dirait on même.

migrants du village a la villeQuoi, ces taudis, ces bidonvilles, ces verrues aux orées de nos belles villes seraient le terreau de l’entreprise, notre dynamisme sociétal ?

Oui, nous dit Doug en substance. Migrants qui portent en eux la rage au ventre, celle de se sortir de leur misère, d’en extraire leurs enfants, de les envoyer à l’école pour qu’à leur tour ils les tirent du bidonville et qu’ils puissent laisser la place aux suivants.

C’est ainsi qu’au 19ème siècle les faubourgs de Paris ont été un des tremplins de la France, de même que de nombreuses banlieues américaines le ressort des US, que hier Lui Gong Li a contribué à propulser la Chine, et qu’ aujourd’hui les favelas sont l’avenir du Brésil.

Ce tremplin est basé sur deux jambes : celle de la solidarité familiale, et celle de la possibilité d’entreprendre à très petite échelle. Muhammad Yunus l’a bien compris en inventant le microcrédit au Bengladesh.

Famille et travail, deux sujets clés qui me parlent bien.

Pour la famille, on a des idées** . Mais pour le travail ? Pour les petits boulots ?

Le petit brocanteur de l’autre jour*** a montré la voie. Dans notre France hyperréglementée, je veux croire que les TUNA****  permettront à beaucoup de s’en sortir. Ces sites collaboratifs qui, avant la microentreprise, permettent la nano entreprise informelle.

Allez, on les encourage ces “petits” sites. Chez nous, ça commence par le réseau entourage*****, en tout début de chaîne…en plus créé par Jean Marc ******

 

* Du village à la ville : Comment les migrants changent le monde  Doug Saunders – Seuil.   Pour ceux qui ont la flemme de lire les 470 pages , la synthèse de ATTAC  

**  pour la famille ?  portons des cruches

*** Histoire du brocanteur entrepreneur :Fier de payer ses charges

**** Tesla, Uber, Netflix, Air B’nB … TUNA prend la place de GAFA (Google Apple Facebook Amazon)  comme symbole de la nouvelle économie du partage… on peut aussi rajouter le bon coin pour les brocs en herbe***, jecuisinepourvous, ou autre Freelance .com

***** http://engage.world/mag/projects/entourage#toggle-id-1

****** Pour en connaître un peu plus sur Jean Marc , c’est par là

Fier de payer des charges

7h, dans le froid du petit matin de la brocante de Claire. Les professionnels sont là les premiers, a l’affût de la bonne affaire . Très vite, ils repartent . Pas tous . Un homme reste à examiner chacune des vieilleries ou autres bricoles exposés. Avec attention. Il prend son temps. Entame la discussion. Cherche , sur son vieux smartphone, des informations sur chaque objet.

brocorama2Il m’intrigue .

Petit à petit, il se raconte .

Il vivait de petits boulots . Et de sa passion, la brocante, sur internet . Achat, revente, au noir bien entendu.

Et l’an dernier il a fait le pas . S’est consacré à sa passion. A créé son entreprise .

Oh, j’ai juste un vieux Kangoo, et pas de local fixe. Je fais les brocantes, et j’aide les gens gratuitement à évaluer leurs biens, et à les revendre sur Internet .

Gratuitement ? Mais, il faut bien que vous viviez, vous .

De temps en temps les gens me confient des trucs à vendre. Vous savez, si je les renseigne bien et si je les aide, ils savent se montrer reconnaissants.

Il a tout compris du marketing Gaga, lui !!

Vous savez, avant, je gagnais un smic au noir. Maintenant, je gagne en gros la même chose, mais je suis en règle. J’ai créé mon entreprise. Et je paie mes charges, moi.

Fier comme Artaban, il me donne sa précieuse carte de visite.

Tomates et cadres . Jouer avec la diversité locale pour atteindre le taux de croissance des AMAP ?

tendez nous la main A Belmokadem

Massivement, les grandes surfaces nous approvisionnent en tomates standard, calibrées, apprêtées, propres sur elles.  Elevées dans les serres néerlandaises chauffées au gaz de Groningue , elles sont super compétitives , à première vue de portefeuille.

Il en va de même pour les employés de multinationales. Approvisionnés cette fois aux quatre coins du monde sous prétexte de biodiversité, ils sont tous pareils . Pommes* ou bananes**, ils sont tous bien blancs inside, dotés d’un MBA au calibre américain, gommant même parfois le genre***

Les tomates multinationales n’ont pas trop de goût mais nous les consommons massivement bien souvent au détriment de leurs consœurs locales, un peu plus diverses et cabossées , au look plus bizarre.

Quoique …

Les AMAP bio et locales ont un taux de croissance à faire pâlir d’envie toutes les multinationales. Sans besoin de plastronner à Davos ni au COP 21. Et elle œuvrent certainement plus pour la diversité . Le futur de nos entreprises n’est il pas un peu de ce côté là ? Vers plus de considération de la diversité des locaux ?

Alors, on garde nos spécificités, et on joue les tomates locales. Même si ça coûte apparemment un peu plus cher . A long terme, c’est quand même plus durable. On a tout intérêt à travailler avec des gens comme Abdel.

* Pomme : surnom donné aux indiens d’Amérique à ceux des leurs qui ont fait table rase de leurs origines ( rouges de peau, blanc dedans)

**Banane : même concept, chez les Chinois cette fois.

*** Au cas ou vous avez oublié  jusqu’ou sont allés GAFA dans ce domaine.

Caramba, encore raté !

Qu’il est difficile de démarrer une entreprise humaine… au hasard, un parti politique.

Il n aura pas échappé aux observateurs que , depuis ses débuts, je suis fidèle à “Nous Citoyens”, qui ambitionne (comme certains autres , mais en mieux  😉 ) de renouveler la classe politique en amenant des personnes issues de la société  civile, comme on dit dans les milieux autorisés.  Du monde de l’entreprise, quoi..

Au passage, un grand merci a Michelin*, allié objectif qui a fait pour cette cause bien plus que tous les discours bien pensants de la terre..

Quel accouchement difficile !

Débats déchirants sur les réseaux sociaux , premier faux départ avec un délégué général qui, pris dans une cabale dont je me suis empressé  d’oublier la teneur, a fini par partir.

Tentative originale de constitution de son parlement interne, qui n’a pas été accueillie qu’avec des hourra sur les réseaux  (l’ambition personnelle est bien une constante humaine…) , qui m’a valu d’être tiré au sort.. comme au bon vieux temps des Athéniens.

Première réunion avortée dudit parlement a la dernière minute, qui m’a permis d’offrir a la SNCF de faire voyager un fauteuil vide ..

Il est vraiment pourri, ton parti, me dit gentiment G.

 

Bon, on change de sujet . 97% des start ups finissent mal.

Honte a ces entrepreneurs qui échouent, dira t-on en France.

Gloire a ceux ci, qui ont appris, et redémarreront avec plus de force la prochaine fois, dit on dans la Valley … et dans notre sagesse populaire d’ailleurs.

coluche survecu

Alors, pour les nouveaux partis, gloire a eux. Au moins, ils ont appris. On repartira mieux armés. Parce qu’on saura apprendre vite de nos échecs.

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire … comme disait qui, au fait ?

 

*Des entreprises comme Michelin veulent faciliter l’accès de leurs employés à des mandats électifs.

J’ai rencontré des God’s Angels

Qui a dit que business et spiritualité étaient inconciliables ?

Ce week end (merci Alpha !) , j’ai eu la chance de rencontrer des startuppers de Dieu . Des jeunes, bardés de diplômes, partant dans des projets pas si fous que cela de start ups s’inscrivant dans la constellation de celle du Big Boss.

Que Joseph, ingénieur, plaque tout pour un CAP de charpentier afin de construire des églises, c’est un vrai clin Dieu qui ne s’invente pas… Salut, L, si tu me lis !

Quitter Mc Kinsey pour créer un réseau social de crowdprying , il faut y croire, non ?

Baisser le cout de la collecte de dons pour toute association d’intérêt public, ça n’est pas un beau moteur ?lucifer_-_council_of_angels_4248

Sans parler du MOOC de Dieu, qui mérite un post à lui tout seul… j’y reviendrai.

Merci de ces témoignages, de cette foi, de la patate de tous ces créateurs moins que trentenaires.

Alors, on y va ? On se risque sur ces beaux outils qui nous sont apportés pour notre plus grand bonheur ?

The most successful start-up in history.

Jean-Marc Potdevin* nous décrit avec brio et compétences les caractéristiques gagnantes d’une start-up :

  • Etre disruptif, changer l’ordre établi et les règles du jeu
  • Viser grand, rechercher la « scalabilité », le passage à grande échelle.
  • Chercher la viralité, le cyber bouche à oreille.
  • Chercher l’engagement de ses clients, les rendre actifs en communautés.
  • Et, surtout, avoir comme moteur de changer et simplifier la vie.

Puis il ajoute ses trois conseils clé pour réussir …

  • Etre au clair sur ce que je veux changer
  • Y croire
  • S’entourer d’une équipe qui fonctionne bien

Il y a 2000 ans, en chassant les marchands et les dogmatiques du temple  pour y introduire l’Amour, le Big Boss, comme l’appelle Tim Guénard, a coché toutes les cases de la start up.

Disruptif, en mettant l’Amour au dessus de toute Loi, il a , pour son projet immense, trouvé la viralité et l’engagement de ses membres parfois jusqu’à la mort.

Mais sa vraie clé, son moteur, qui est bien de changer et simplifier notre vie, est toujours le même : Notre bonheur . C’est tellement plus facile d’être heureux quand on croit, c’est d’ailleurs prouvé.

Quand à son équipe, facteur clé de succès , qui lui a permis à ce jour d’arriver à 2 milliards de followers, je reprends les mots de soeur Faustine pour la décrire : « menée par un renégat, constituée d’un traître et de 10 lâches. »

Son premier client ? Un criminel, le bon larron (qui avait quand même bien mérité sa croix, lui !).

Et son attachée de presse, qu’il a chargée de communiquer en scoop son message au monde : Marie Madeleine, une pute**.

La morale de cette start-up, c’est que nous avons tous nos chances et notre rôle dans cette aventure d’Amour. Tous les ingrédients sont là . Comme le hurlait en boucle ce chef de gang du Bronx, condamné à 234 ans de prisons pour son triple meurtre, suite à la visite de Faustine :

SHE SAID I HAVE A CHANCE FOR HEAVEN

Gangster2

Alors, pourquoi on attend encore ?

 

 

* ex CTO de Kelkoo, VP de Yahoo, business angel , auteur de « les mots ne peuvent dire ce que j’ai vu ». Et si vous voulez le regarder vous raconter tout cela lui même, c’est ici.

** c’est vrai, ça fait un peu sursauter quand ça sort de la bouche d’une petite « bonne soeur » voilée, mais on comprend mieux.

 

Un smartphone moins criminel ?

Ouah !! une fois n’est pas coutume, je viens de passer deux heures a ne pas faire grand chose d’autre pendant que je regardais un replay. Celui de Cash Investigations « les secrets inavouables des téléphones portables«  , diffusé le 4/11/14 sur France 2 (eh oui, nul n’est parfait et il m’arrive, sur recommandations, de trahir mes bonnes résolutions...).

Bien sûr, dans ce genre d’émission à charge, les propos sont en noir et blanc contre les méchantes multinationales qui tuent les pauvres travailleurs des pays émergents. Et on ne regarde que cela . Mais, quand même :

  • Faire travailler des enfants 13 heures par jour en Chine.
  • Accepter que les mines de tantale, un des matériaux clé du téléphone, soient aussi peu sûres… et fassent bien entendu travailler les enfants Africains.
  • Laisser des territoires et villages entiers se faire « Fukushimer » en se cachant derrière des sociétés écran pour produire les aimants de nos vibreurs.
  • Lobbyer pour que la législation Européenne sur l’utilisation de « minerais de sang » ne soit pas obligatoire.

Smartphones ethical consumerTout cela fait un peu beaucoup .

Mais ce que j’ai préféré, c’est la dernière phrase prononcée dans ce reportage :

« Et si une partie de la solution était entre nos mains ? »

Oui, c’est facile de critiquer les multinationales . Mais nous sommes leurs clients . On peut faire des manifestations de rue, comme préconisé dans le reportage. On peut aussi orienter nos achats . Justement, pour les smartphones, l’émission mentionne le site Ethicalconsumer . Allez y faire un tour . Vous pourrez y trouver , par exemple, un classement éthique des fabricants de smartphone… que vous avez ci contre. Alors, êtes vous vraiment obligés d’acheter Samsung ?

Pour mon prochain téléphone , d’abord je le retarderai le plus possible, et ensuite j’irai voir ce qu’un  Fairphone a de moins qu’un autre .

Libéralisme et générosité, si inconciliables ?

Saumur. Jeune cadre, je recherche à embaucher une secrétaire . Au bout d’un certain temps, deux candidates restent en lice . L’une est légèrement plus expérimentée. L’autre, mère célibataire, a désespérément besoin de ce travail. En en discutant avec un collègue, son avis est sans appel : ‘tu n’as pas le droit d’utiliser l’entreprise pour faire tes bonnes oeuvres . Il y a 200 autres employés dans l’entreprise, ton devoir est de prendre la meilleure pour le job . Et si tu veux faire des bonnes oeuvres, engages toi au secours Catholique !” . Brutal, le collègue . J’ai suivi son opinion . Et quelques années plus tard, j’ai appris qu’il était fortement engagé au Secours Catholique ….

Silicon Valley . En voyage d’études, on me présente une école de création d’entreprise pour enfants déscolarisés . L’objectif est de les réintégrer dans le circuit scolaire par ce biais. Chaque groupe est sponsorisé, aidé par des cadres de Google, Yahoo, … Très sérieux, les jeunes de 12 à 14 ans nous présentent leur business plan, comme ils le feraient à des business angels pour solliciter un financement. Surprise ! Avec le plus grand sérieux, dans leur plan de trésorerie , on voit:

résultats de l’année

– dons

= cash disponible pour la croissance ou rémunérer les actionnaires…

Même à ce niveau, même pour des montants ridicules, on sépare les problèmes :

1 – on gagne de l’argent

2 – on le distribue,  avec générosité. Et cela est normal, enseigné même …

 

A une plus grande échelle, on les connaît ces Bill Gates et autres mégamillionnaires qui, une fois leur fortune faite, la distribuent avec autant de professionalisme qu’ils n’ont mis à la constituer.

melange

Morale de toutes ces histoires : pour faire bien les choses ne les mélangeons pas . Soyons pro en toute action , que ce soit business ou bénévolat, mais ne tentons pas de tout faire en même temps, car les règles du jeu sont différentes, et on fera tout mal.  Cf notre politique de subvention du photovoltaique..

 

Conseil d’un ancien aux nouveaux , maires ou ministres…

Abraham Lincoln, 1860

Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur.
Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant à leur place ce qu’ils devraient faire eux-mêmes.

Oui, mais tout cela c’était avant.. Sûr ???  

Cuchonnage et diversité

Les Ukrainiens ont voté . Pour le cuchonnage, comme diraient les Lyonnais. Ce cuchonnage, cet art de bien vivre entre soi, on le vit si fréquemment dans les beaux quartiers . Et pas seulement à Lyon . On le devine chez les Criméens, qui auraient décidé de rester entre eux, les 95% de Russophones . On l’a vécu en Afrique du Sud, dans un lieu et une époque ou la différence étaient très difficile à vivre. D’ailleurs, c’est bizarre, non, que ce soit les bobos eux mêmes cuchonneux qui aient été à l’époque à la pointe de la critique anti-apartheid ? Comme quoi, il est plus facile de clamer que de vivre ses convictions *.

Et, au moment même ou le communautarisme croît et embellit, je connais au moins une multinationale qui fait le pari de la diversité . Qui l’exagère . Qui s’interdit la concentration de nationalités, de cursus ou de genre . A l’image de Google, qui, dans son QG de Mountain View, recrute des masters d’histoire et de philosophie aussi aisément que des programmeurs.

A croire que ce que l’industrie a déjà compris, la pauvreté de cet entre-soi, le politique ne l’a pas encore entrevu. Quel dommage … Nos pays sont ils condamnés à se priver, par repli identitaire, de la richesse du monde **?

ImageJe ne me suis jamais senti aussi Européen qu’à Johannesburg ou à Hong Kong.. A défaut de pouvoir payer un long séjour à l’autre bout du monde à nos politiques, élisons des candidats entrepreneurs internationaux .. Ca tombe bien, il y en a sur le marché*** en ce moment !

*Vous avez vu beaucoup de “Rive gauche” à Soweto ? Moi, jamais.

** “Il n’est de richesses que d’hommes” , d’accord, mais pas tous pareils.

*** et si vous n’avez pas compris, cette fine allusion concerneDenis Payre, politique Français ex-coté au Nasdaq.

Gender balance, ou 80% ?

Ça y est, c’est reparti . La promotion du politiquement correct “gender balance” en entreprise. Mais, en plus, au delà du politiquement correct, c’est vrai. Les deux sexes sont complémentaires . Enfin, en entreprise, ils sont complémentaires . Parce que en dehors de l’entreprise il faut les dire “interchangeables” au risque de se faire traiter de dangereux droitiste conservateur archaïque. Mais la n’est pas mon propos.

Bon, OK, gender balance. Avec nos trois garçons, on a vu la différence avec l’arrivée des copines des enfants et autre belle fille. Mon collègue, seul de son espèce au milieu de six sœurs, m’a fait le même témoignage. Je suis convaincu.

Depuis quelques années, j’ai vraiment envie de lâcher un peu le boulot . Disons de travailler à 80% . Mais je n’ose pas . C’est évident, je n’aurais pas le même travail. Pas un boulot aussi intéressant. On ne peut pas être cadre supérieur à 80% . Ah bon, et si on est une femme, c’est différent ?

Que l’on soit grand père ou jeune parent, ça saute aux yeux . On ne fait pas des enfants pour les laisser toute l’interminable journée chez la nounou. Alors, chiche: deux parents et deux grands parents à 80% , ça fait une seule longue journée de nounou ou crèche par semaine .. Ça change tout. Et même sans compter sur les grands parents, ça arrange bien l’équilibre indispensable pour ces petits chéris (et leurs parents par voie de conséquence).

Le vrai problème que nos entreprises ont a régler, exprimé sous le mot “gender balance”, n’est il pas en réalité leur incapacité à fonctionner avec des collaborateurs qui travaillent à 80% ? Qu’ils soient homme ou femme est finalement secondaire . Réglons ce problème, le gender balance arrivera tout naturellement.

 

Je suis actionnaire . Mes devoirs ?

Quelques méditations suite à une conférence hier sur la transmission dans l’entreprise, la transmission d’ entreprise.
Je suis actionnaire, donc propriétaire. Mais de quoi ? Des immeubles et des machines, OK . Mais de la culture d’entreprise, de son savoir faire, de ses hommes ???

En tant que dirigeant, mettre en oeuvre une stratégie qui développe l’entreprise, lui fait produire du fruit, et enrichit l’actionnaire, rien à redire.
Mais une stratégie qui vise d’abord à « créer de la valeur pour l’actionnaire », quitte à nuire à l’entreprise ????
Bref, sommes nous au service de l’entreprise ou de l’actionnaire ?

Et en tant qu’actionnaire, même tout petit, ne fuis je pas mes responsabilités ? Dans quel sens je vote ? Le bien de l’entreprise ou celui de l’actionnaire ? Quel sens donner à mes investissements ? A mûrir. Ca me remémore la conclusion d’une conférence du frère Rouvillois : « en matière financière, aucune action est sans conséquence sur l’Homme »