Un mélange des genres méprisant

C’est comme pour le photovoltaïque* : pour atteindre son objectif, la France subventionne ceux qui ont le moins de chances de contribuer à son objectif.

Une prime pour financer des travaux amenant une économie d’énergie**… et donc de consommation de ressources naturelles, sous une forme ou une autre … bonne idée.

Car chacun sait que, hélas, la rentabilité intrinsèque de tels travaux, si on ne considère que l’impact direct à court terme, est souvent faible. Mais que l’intérêt collectif, en termes de qualité de l’air et de ses impacts sur la santé publique, pour ne parler que de ces derniers, est indéniable.

Mais pourquoi conditionner cela à un seuil de ressources?

Bref, le réserver aux propriétaires pauvres (quel locataire investirait dans le logement qu’il occupe ?), qui ont probablement bien d’autres priorités que de faire un investissement rendu moyennement rentable ?

Encore une fois, en mélangeant les genres on a créé un bidule qui aura un impact probablement confidentiel. melange-des-genres

  • Soit on veut faire un grand pas en avant, et on ouvre la mesure à tous.
  • Soit on veut faire une politique redistributive, et on augmente une alloc ou une autre.. sans créer un truc de plus dans le millefeuille.

En mélangeant les objectifs, on se prépare encore un gaspillage de fonds publics, pavé de bonnes intentions comme l’est l’enfer.

A croire que notre cher gouvernement méprise tellement les gens aux revenus modestes qu’il s’est mis en tête de leur dicter les priorités à suivre dans leurs dépenses. Ne sont ils pas assez grands ?

 

sur le photovoltaique et le dogme des electrons

** et si vous êtes intéressés par la mesure en question

Oh les filles .!.

causette numero-46

Qu’on le veuille ou non, la nature existe toujours. Eh oui …

Je suis tombé (ça se fait de dire “chez le coiffeur” , mais ça n’est même pas vrai) , sur un numéro du magazine Causette, qui vise de manière évidente une autre CSP que celle à laquelle j’appartiens . Et bien j’ai été conforté.

Sur un sujet que j’aborde toujours avec énormément de précautions avec les jeunes que nous sommes amenés à rencontrer dans nos diverses activités autour du couple.

Je laisse la parole à l’éditorialiste .

J’aurais aimé vous dire le contraire.

Que pour concevoir un premier enfant, nous avons le temps. Parce que être pour l’amélioration de la condition féminine, ça a toujours été – et à raison – cesser de réduire les femmes à leur rôle de mère. Infographie causette 2nMais là, ça craint : les résultats du sondage que j’ai commandé sont ahurissants. La croyance des femmes quant aux chances qu’elles ont de devenir maman pour la première fois après 35 ans est, disons-le, complètement à côté de la plaque (page 36). Et voilà, mes amies, encore une fois, je suis l’oiseau de mauvais augure. Vous allez encore me dire que j’ai le chic pour dézinguer l’ambiance. Parce qu’on ne parle pas aux femmes de leur fertilité, ça ne se fait pas. C’est un tabou. Bien plus intime que la sexualité. Et moi, avec mes grands pieds, je débarque et viens mettre mes chaussettes et mes tongs dans votre plat. J’entends d’ici les hurlements que ces révélations ne vont pas manquer d’alimenter : « Ça y est, Causette veut nous faire abandonner nos carrières pour qu’on se reproduise ! Causette nous prend pour des quiches pondeuses ! » Eh ben non, je vous dis la vérité, même si elle n’est pas agréable à entendre. Les médias, presses people et féminine en tête, nous rabâchent qu’à 40 ans on est encore de jeunes femmes, la matrice en pleine forme, grossesses (tardives) de stars à l’appui ? Foutaises ! Notre corps, indépendant comme une femme libre, se fiche comme de ses premières serviettes de la signature de notre premier CDI et de l’état de notre avancement professionnel. Il est Infographie CAusette 1comme ça et c’est comme ça : l’espérance de vie ne cesse d’augmenter, mais la date de péremption, elle, n’a pas bougé depuis que nos aïeules cuisinaient le mammouth. Définitivement, vous saurez qu’on n’a pas vraiment le choix dans la date. Et moi, j’en ai marre de voir mes copines galérer parce qu’elles s’y sont mises trop tard et de les entendre tristement fredonner, en boucle : « Depuis l’temps que j’te rêve / Depuis l’temps que j’t’invente / De pas te voir j’en crève / Mais j’te sens dans mon ventre / Le jour où tu t’ramènes / J’arrête de boire, promis / Au moins toute un’ semaine / Ce sera dur mais tant pis*. » Alors aidez-moi à faire passer le message, parce que l’info que vous allez découvrir vous donnera le choix, qu’elle risque de déclencher quelques parties de jambes en l’air, et peut-être même de bouleverser quelques plannings de vie… Mais c’est pour le mieux !

Causette

 

Bon, vous pouvez vraiment vous demander, furieuses, « Mais de quoi il se mèle, ce vieux c..? » . Vous aurez sans doute raison .   Mais si je peux éviter à l’une d’entre vous un grand malheur, alors je suis content.

 

PS : et si vous voulez un pdf de l’article, c’est ici.

Causette juin 2014 p 36 41

PS 2 : les mecs, ca vous concerne peut être un peu aussi…

 

Gender balance, ou 80% ?

Ça y est, c’est reparti . La promotion du politiquement correct “gender balance” en entreprise. Mais, en plus, au delà du politiquement correct, c’est vrai. Les deux sexes sont complémentaires . Enfin, en entreprise, ils sont complémentaires . Parce que en dehors de l’entreprise il faut les dire “interchangeables” au risque de se faire traiter de dangereux droitiste conservateur archaïque. Mais la n’est pas mon propos.

Bon, OK, gender balance. Avec nos trois garçons, on a vu la différence avec l’arrivée des copines des enfants et autre belle fille. Mon collègue, seul de son espèce au milieu de six sœurs, m’a fait le même témoignage. Je suis convaincu.

Depuis quelques années, j’ai vraiment envie de lâcher un peu le boulot . Disons de travailler à 80% . Mais je n’ose pas . C’est évident, je n’aurais pas le même travail. Pas un boulot aussi intéressant. On ne peut pas être cadre supérieur à 80% . Ah bon, et si on est une femme, c’est différent ?

Que l’on soit grand père ou jeune parent, ça saute aux yeux . On ne fait pas des enfants pour les laisser toute l’interminable journée chez la nounou. Alors, chiche: deux parents et deux grands parents à 80% , ça fait une seule longue journée de nounou ou crèche par semaine .. Ça change tout. Et même sans compter sur les grands parents, ça arrange bien l’équilibre indispensable pour ces petits chéris (et leurs parents par voie de conséquence).

Le vrai problème que nos entreprises ont a régler, exprimé sous le mot “gender balance”, n’est il pas en réalité leur incapacité à fonctionner avec des collaborateurs qui travaillent à 80% ? Qu’ils soient homme ou femme est finalement secondaire . Réglons ce problème, le gender balance arrivera tout naturellement.