Le futur des déchetteries

Force est de constater la chose, alors que ce second mois de confinement avance. L’immense tas de déchets, pour ne pas le qualifier de dépotoir, que j’ai accumulé en prenant possession de l’ancienne ferme dans laquelle je suis confiné, a quasiment disparu.

L’énergie initiale de rangement, d’élimination des cochonneries accumulées par les générations de fermiers dans les pièces du bâtiment d’élevage, ont généré ce tas.

La frénésie d’aménagement desdites pièces , à son tour, a généré une longue liste de besoin en matériel qui n’était pas vraiment de première nécessité, donc pas trop disponible.

Alors patience et longueur de temps ont fait plus que force ni que rage. Peu à peu les idées ont évolué, les besoins aussi. Une à une les cochonneries ont été retirées du tas pour être nettoyées, transformées, recyclées. Toute ferraille devient docile sous le marteau après avoir passé quelque temps dans l’âtre. Toute scie s’avoie. Même un peu oxydé, tout fil de fer , tout clou, peut resservir. Un très vieux bout de grillage protège aussi bien des oiseaux les salades juvéniles qu’un neuf, une barquette de fraises fait la cloche très efficacement sur un plant de courges.

L’esprit des générations antérieures de paysans artisans, qui a soufflé dans cette ferme ou dans celle de mes aïeux, revient en force*.

Finalement, quand la liberté reviendra, un seul petit voyage à la déchetterie suffira pour rendre au jardin son air propret.

Et je ressors de cette expérience avec une conviction : chaque déchetterie devrait être doublée d’un repair café. Doté entre autres du seul outil qui m’a vraiment manqué pendant ces deux mois de réclusion campagnarde: une imprimante 3D**.

 

*Faire avec ce que l’on a. En y consacrant le temps nécessaire plus que la furie carbonée.

** Imprimante 3D ? Pourquoi ?

PAC : agir pour plus de cohérence

Une des fiches** du débat imPACtons* m’interpelle au niveau du vécu.

Comme cela, c’est la filière de la viande bovine qui reçoit le plus d’aides de la PAC. Deux fois plus que les porcs, par exemple. Intéressant pour le futur de mes vaches, donc***.

Mais d’un autre côté, mes collègues fresqueurs **** me disent que le kilo de boeuf génère près de 10 fois plus de GES que son congénère le porc.

Alors, comme ca, la PAC alimente le dérèglement climatique ?

Bon, tout cela passe au dessus de nos têtes, me rétorquera t on . Que peut on y faire, à ce sujet si technique ? Et bien, justement, sur ce coup là, on nous demande notre avis . Et je vous ai pré-mâché le boulot. Yapuka venir soutenir ma proposition***** .

Et si la survie des abeilles sauvages vous importe, il y en a une autre là******.

 

N’hésitez pas à cliquer sur les graphes si vos yeux sont aussi fatigués que les miens.

 

*Pour ceux qui ont loupé l’invitation à débattre du futur de l’agriculture, c’est ici

** vers la fiche « assurer un revenu juste et soutenir la résilience du secteur« 

*** tout sur mon troupeau

**** Si je ne vous ai pas encore invité à suivre un atelier « fresque du climat« , je peux aider …oui, un jour je posterai là dessus …

***** Proposition pour Une mise en cohérence des aides avec l’impact climatique

******Proposition pour  Donner les outils pour bien doser l’apiculture