Je fais mien le questionnement abordé par Aurélien Barrau lors d’une de ses récentes vidéos*.

Quand un hurluberlu vient avec une batte de base ball casser la vitrine, voire plus, d’un Mc Do, il agit là avec une violence illégale, répréhensible, et d’ailleurs punie par la loi. Interdite, quoi. Et c’est normal, non ?
Mais si le même hurluberlu, réellement fou, emmène ses deux enfants manger au Mc Do, enfreint- il une quelconque loi ? Non, de fait . Et pourtant, que dire de …
- la violence faite à l’organisme de ces chérubins en leur imposant une telle malbouffe.
- la violence faite au bœuf élevé en batterie et sacrifié pour finir haché entre deux tranches de pain.
- la violence faite au sol (et à tout son biotope, empoisonné d’engrais de synthèse) sur lequel on cultive intensément les céréales qui permettront de produire ledit pain (et je ne vais pas jusqu’à la déforestation que causent souvent bœuf et céréales).
- la violence faite aux employés, pressurisés à des horaires impossibles pour de faibles salaires.
- la violence faite en différé aux mêmes enfants via les émissions de CO² générées par les kilomètres de transport carbonés des denrées, et des chérubins…
C’est peut être justement parce que ces violences sont parfaitement légales, permises, autorisées, que notre planète en est arrivée là. Sont-elles réellement plus anodines que celles causées par la batte de base ball? Nous sommes désormais nombreux à être convaincus du contraire.
Ce sont toutes ces considérations, qui ont été soigneusement gommées, dont il nous faut reprendre pleine conscience**. Il y a là réellement matière à conversion. Qui doit mener à un changement radical de ce que la société s’autorise pour survivre.
Et désolé pour Mc Do, qui fait un bouc émissaire facile, mais combien de nos institutions sont dans ce même cas ? Presque toutes, non ? La violence d’un réacteur d’avion ne se mesure t-elle pas à l’aune de son rugissement?
* pour visionner l’ensemble de la vidéo d’Aurélien et Pablo, passionnante par ailleurs …

