Présidentielles : un candidat de plus ? Folie !

Soyez raisonnables, chaque candidat supplémentaire augmente le risque de devoir choisir au second tour entre deux extrêmes. Entre Charybde et Scylla. 

C’est vrai. Tout aussi vrai que nous avons la quasi certitude que le prochain président sera détesté d’au moins les deux tiers du peuple français dès le soir de son élection. 

Que faire ? Que faire pour éviter le vote utile dès le premier tour, qui interdit tout espoir de changement de ce système politique qui n’arrive plus à sortir de l’ornière qu’il a lui-même creusée?

La solution est connue : avec le vote au jugement majoritaire, si aucun candidat n’atteint la mention minimale, le soutien même timide d’une majorité des électeurs, l’élection est annulée et on recommence avec d’autres candidats. Et la multiplication du nombre de candidats n’a aucun impact sur le score des “gros”.

Mais a-t-on seulement une chance de voir l’ensemble du corps politique s’accorder pour sortir de son ornière, qui est, il faut le reconnaître, bien plus confortable pour leurs personnes que pour le pays ? Certes non, aucune.

Alors quelle autre solution que d’y plonger ? Avec un candidat de plus. Un candidat doté: 

  • d’un programme solide et détaillé (quel autre parti s’est lancé en son temps à élaborer un contre budget complet pour le pays ?), basé sur les faits réels, sur les études scientifiques et sociologiques et non sur les émotions journalistiques conjoncturelles.
  • d’aucune ambition personnelle: ni fondateur, ni président de son parti, il a juste été mandaté par l’ensemble des membres pour porter le programme du parti . L’inverse exact des autres candidats, qui ont tous créé ou présidé leur parti pour supporter leur ambition. 
  • d’une ferme détermination de faire campagne pour convaincre sur le programme proposé, et en aucun cas en dégommant les concurrents.

Soyons réalistes, les chances de victoire sont faibles (nulles). Mais y a t il une autre manière de faire, dans ce monde médiatico-politique qui boycotte à tout crin la nouveauté, pour faire savoir aux Français qu’une autre manière de faire de la politique que celle qui se complaît dans les clivages est possible

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