Pleine de bonnes intentions, mon amie, me sachant apiculteur à mes heures, m’a gentiment rapporté ses pots vides, pour m’éviter de devoir en racheter en vue de la prochaine récolte.

Elle a vite compris que la vaste majorité irait se faire recycler par la voie d’énergie maximale : transportés, concassés, lavés, triés, refondus, transportés, vendus… Elle a aussi compris que tout était fait pour qu’elle perde ses repères de prix . Je vous propose le petit jeu de remettre les contenances en face de chacun de ces pots : 500g, 425g, 375g, 250g, 135g. le gagnant pourra venir chercher un pot de Gremiel bien mérité !
Mais quel besoin de cette foison de contenants? Deux tailles ne suffiraient-elles pas pour répondre au besoin sans tenter d ‘illusionner le client, qui a rarement tout cet ensemble sous les yeux ? Cela ne faciliterait-il pas le “soft recycling” ( désétiquetage, lavage, réemploi… sans risque vu les vertus désinfectantes du miel) ? Cette diversité et ce recyclage “hard” coûtent. Nous sommes une société bien riche !
Et l’examen attentif des étiquettes montre un florilège.


On y voit bien sûr la famille Michaud, leader omniprésent sur le territoire français, au moins de la mise en pot à défaut de la production, qui se targue de garantir un miel liquide en permanence. Quand on connaît la tendance naturelle du miel à la cristallisation dès sa sortie de la ruche, on peut se demander quel mélange magique a été fait avant la mise en pot !

On y découvre aussi que la coopérative des apiculteurs de la coopérative jurassienne de Port Lesney (39330) inclut des membres opérant en Espagne !


Et que les moines de l’abbaye de Saint Wandrille, en Seine Maritime, ont eux aussi des accointances Espagnoles.
Oh, rien d’illégal. Tout est écrit pour qui prend le temps de lire les étiquettes et calculer le prix au kg. Mais gare à qui sait lire, il risque de repartir avec, une fois de plus, le sentiment d’avoir été pris pour un pigeon.

