Seconde vie d’un livre

J’ai eu du mal à en croire mes yeux. Même pour 4 exemplaires identiques d’un bouquin de spiritualité, pas vraiment grand public, momox a répondu présent. Pour la moitié du prix des 4 livres neufs, les 4 exemplaires destinés à l’équipe sont arrivés en moins d’une semaine au point relais.

Coût carbone : 130g de livraison. Que je multiplie par deux, car il a bien fallu que le vendeur envoie son bouquin à Momox. Plus quelques grammes de CO² et d’eau pour faire tourner les serveurs qui hébergent le site. Bilan de l’opération « j’achète mes livres d’occasion » :

  • gain carbone : 4 kg de fabrication des livres .  Un steak , quoi.
  • gain eau : 300 litres. Bien moins que mon steak.
  • gain en bois : 500 grammes
  • gain net : 20 euros.

Mais de l’autre côté je ne fais pas vivre les maisons d’édition. Ni le libraire. Mais je fais vivre momox et les transporteurs. Difficile de faire le bilan

Eh oui, par ma sobriété je suis acteur de changement de structure de la société. Le libraire va devoir se mettre à la gestion d’occasion, comme le font Gibert, Amazon et d’autres.

Je sais, je suis acteur de décroissance. Mais n’est ce pas celle dont nous avons besoin, de continuer à satisfaire nos besoins tout en diminuant considérablement nos émissions et notre empreinte sur les ressources. Bon, je sais, ce ne sont pas mes 4 bouquins qui vont sauver la planète. Mais aujourd’hui le colibri a encore frappé

Et ce sont les bouquins qui doivent être contents. Leur raison d’être , c’est d’être lus et relus. Pas de croupir coincés sur une étagère.

Au fait, qu’en pense l’auteur ? Ça me paraitrait logique de le dédommager, mais ça n’a pas l’air simple .. Un projet existe pour lui garantir quelques droits dans le cas de revente d’occasion , mais il progresse lentement. Difficile et complexe, la mutation vers l’économie circulaire…

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