
A chaque ville, l’office de tourisme est le point de passage obligé. En trente secondes, on sent l’évolution de la politique cycliste.
Pont Audemer fut le pire* .
Saint Lo le summum de l’accueil, avec un office ouvert le dimanche matin qui nous propose de sécuriser nos vélos dans le bureau et revenir ouvrir l’office en fin d’après-midi nous les libérer.
Vire progresse, mais n’a pas tout compris : il condamne tout le trottoir pour en faire une piste cyclable et rejette les piétons sur la route. On comprend l’ire de notre logeuse.
Domfront a la palme du bricolage : l’agent d’accueil coupe une ficelle de son auvent pour me permettre de réparer mon porte bagage**.
Mortagne n’a rien fait. Même la voie verte n’est pas entretenue, et se voit dotée d’un stop chaque fois qu’elle croise un chemin de terre. C’est bien une ville de Parisiens motorisés, préoccupés de leurs boutiques d’antiquités. Fuient- ils là leur maire ?
Fresnay sur Sarthe gagne la médaille du confort : des transats dans les jardins publics!
Le Mans celle des velléitaires, avec une balise céder le passage sur la bretelle de sortie de la rocade, en faveur des cyclistes. Inutile de dire que lesdits cyclistes se gardent bien de s’engager, les voitures lancées à 90 km/h ne pilant pas forcément pour leur céder ledit passage. L’idée est là, l’exécution manque de pragmatisme.
Tours, que nous avons connu il y a trente ans, est méconnaissable. Rien à envier à Grenoble qui, elle, pèche toujours misérablement par ses accès aux quais du TER. Tentez donc de pousser une lourde monture sur les rampettes d’opéra collées près des escaliers. Ou de rentrer un vélo dans ces ascenseurs minuscules.
Mais globalement, cahin caha, bon gré mal gré, force est de constater que la transition cycliste progresse un peu partout. Et c’est bien.
** Eh oui, les bricolages d’adaptation faits en impression 3D n’ont pas tous tenu. Le prototype de seconde génération fera mieux !

