Bon, c’est connu, les partis sont tous hors sol, les politiques aussi. Pas un jour sans que l’actualité médiatico-judiciaire ne le montre.
Mais j’ai trop présenté le triangle de l’inaction, celui qui met à ses trois sommets les individus, les institutions / entreprises, et l’État, et qui explique que chacun de ces sommets a de très bonnes raisons pour dire que ce n’est pas à lui de se bouger.
A force de le présenter, et de dire qu’il fallait agiter les trois sommets en même temps (je sais, cette expression est un peu passée de mode), je me suis dit qu’il me fallait compléter mes actions en tant qu’individu, et que membre de l’église.
Alors j’ai adhéré. Au premier parti que je vois qui a le courage d’inscrire toute sa politique dans un monde fini. Non, pas visant la fin du monde, mais en reconnaissant en face que notre monde n’est pas infini, que la sacro-sainte croissance est derrière nous. Non pas qu’il faille rechercher la décroissance à tout prix. Mais reconnaître que la croissance n’est plus . Qu’il faut inscrire l’activité économique dans les limites planétaires, c’est la première phrase de leur vision.
Et que le programme doit s’appuyer sur des constats robustes. Pas sur le dernier fait divers, mais sur les milliers d’études scientifiques qui existent et dorment dans les étagères du web. Les lois de la planète ne sont ni de droite ni de gauche, celles sur lesquelles nous devons bâtir notre avenir non plus.
Un programme qui m’avait déjà séduit lors des européennes, d’une écologie pratique, d’une écologie qui relie bien la clameur de la terre et celle des pauvres. Qui n’oppose pas nucléaire et renouvelables, mais bien énergie carbonée et décarbonée. Un programme qui s’élève contre la démesure qui nous guette, dont nous n’avons parfois même plus conscience.
Et un programme qui me plaît d’autant plus que je peux contribuer activement à son élaboration. Par un vrai renouveau démocratique, ce parti fonctionne avec un mélange de tirage au sort ( tiens, j’avais déjà écrit là dessus il y a déjà dix ans) et de vote à la mention majoritaire ouvert à tous les adhérents. Qui votent finalement assez souvent, plus encore que les Suisses ! Un vrai renouveau démocratique.
Et quelle fraîcheur , quel enthousiasme, quelles énergies dans ce parti le plus jeune de France (désolé si je spoile la moyenne) . Idéaliste ? Peut être. Bizuté par les média ? Certainement . Mais c’est en tous cas mieux que de manquer d’idées.
Et mes petits enfants ne pourront pas me reprocher de n’avoir rien fait pour leur préserver une terre joliment habitable.
Mention majoritaire ? Allez, dans 5 minutes chrono vous saurez ce que c’est que ce truc ..



