#vacancesansvoiture : SNCF reine

C’est décidé, cet été nous tenterons les vacances sans voiture. Il faut bien que la conversion passe aussi par la sacro-sainte voiture. Nous ne repartirons donc pas vers la mer avec notre véhicule favori bourré de tout, tels des escargots voyageant avec leur maison sur le toit. Tentative donc de voyage minimaliste: deux sacoches chacun pour quatre semaines. Première étape, un Grenoble- Le Havre en train avec nos montures. Et la dernière sera un retour de Tours. Bien sûr, sans démonter nos vélos pour les mettre dans une housse homologuée dont le volume a lui seul serait supérieur à tous nos autres bagages.. Un billet si compliqué que le guichetier SNCF déclare forfait au bout d’une heure de recherche: pas de TGV pour nos vélos non démontés. Seule option, une succession de TER pour laquelle il ne peut me vendre que la section Rhônalpine. Pour les autres régions (Bourgogne, Ile de France, Normandie, Val de Loire), il me faut téléphoner aux divers numéros fournis pour me renseigner sur leur politique de transport de vélos. Qui sont toutes potentiellement différentes les unes des autres. 

A ce stade, le découragement gagne. Tant pis, on prendra la voiture..

Sursaut d’écolo, au retour au bercail je décroche le téléphone et commence la quête. Un prophète Normand me garantit que je peux me fier à l’application SNCFconnect même pour les vélos. Dont acte.

Et, miracle, il y a sur ce site même un TGV qui propose de prendre mes vélos. Pas le jour prévu, bien sûr, mais pas loin. Alors je tente, réserve tous les billets, et croise les doigts. Application SNCF ou guichetier? Qui aura raison? Nous le saurons à Lyon, face au TGV.

A deux jours du départ, sursaut de méfiance. Je m’enquiers de la correspondance parisienne. 45 minutes pour aller de la gare de Lyon à Saint Lazare, par la ligne 14 c’est les doigts dans le nez! Sauf que.. la ligne 14 ne prend pas de vélos. Par mesure de sécurité je tente de trouver des places un peu plus tard sur Paris-le Havre. Et tout est bondé.. sauf le train du soir. Bilan : 3 heures d’attente supplémentaires. Mais pour la planète, que ne ferait-on pas ?

Le jour J, stress au cœur, nous prenons le TER Grenoble-Lyon. Celui d’avant, au cas ou les retards légendaires frapperaient encore. Pas question de louper LE TGV de l’été. Et arrivés à Lyon, demandons confirmation au guichetier . Serein, celui-ci me confirme qu’il y a bien chaque jour un TGV qui accepte deux vélos non démontés  et que nous sommes les heureux gagnants du jour.  Et la suite du voyage se déroule comme prévu…

Moralité : oui, avec la SNCF c’est possible. Désolé pour le contact humain, préférez le site web à la guichetière, c’est plus sûr . Et méfiance quand même sur les correspondances, visiblement SNCF et RATP ne communiquent pas beaucoup.

2 commentaires sur “#vacancesansvoiture : SNCF reine

  1. Avatar de BERTRANDBERTRAND

    Bravo pour avoir réussi ce « parcours du combattant » !
    Il demeure que la SNCF a encore du chemin à faire pour lever les obstacles …

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    1. Bien sûr, mais je préfère regarder le chemin fait ces dernières années.. C’était juste impossible .. Je ne parle pas de 40 ans en arrière ou il n’y avait pas de TGV et ou l’on pouvait monter avec un tandem, mais des 5 dernières années. Allez, les dernières rames de TGV sont adaptées…

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