Les ruches urbaines, un danger pour les abeilles sauvages

Un élément qui fait beaucoup de sens. Eh oui, l’enfer est pavé de bonnes intentions!!

RESEAU ACTU

Les ruches urbaines, un danger pour les abeilles sauvages:

La multiplication des ruches en ville peut compromettre la survie des autres pollinisateurs, qui n’ont plus assez de fleurs à butiner.

Dans ce petit cabanon du square Georges-Brassens du XVe arrondissement de la capitale, le bourdonnement est permanent. Ce n’est pas une climatisation ou un générateur mais bien le bruit d’abeilles par milliers. À l’extérieur, tout juste équipés de voilettes pour couvrir leur visage, des étudiants en écologie ouvrent les ruches en bras de chemise et à mains nues. Dans la chaleur de ce début d’été, certains sont même en short. Force est de constater qu’avec ces hyménoptères citadins et pas farouches, aucune piqûre n’est à signaler, après plus d’une heure à manipuler les ruches.

Il n’y a ici ni coup de chance ni hasard. Ces abeilles particulièrement douces sont des Buckfast, une race hybride importée d’Angleterre. Comme toutes les…

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Mille vaches ou mille ruches ? Même combat !

Ah, la belle vidéo*! Les non-zapis iront directement admirer 6 minutes entre 30’ et 40’ de cette vidéo.

Au hasard de la rencontre entre deux apiculteurs professionnels, tous les thèmes, toutes les problématiques, de l’agriculture actuelle sont posés. En 5 ou 6 minutes.https://www.youtube.com/watch?v=3v_Lf7l4RFc

  • Artisanat ou industrie
  • De la gamme courte ou large.
  • Distribution en circuit court, la grande distribution, le e-commerce. La complémentarité des canaux.
  • Monoculture et diversification.
  • De l’esclavage de l’auto entrepreneur, de celui de l’employeur.

Il y en a qui regardent le 20h, la manipulation des média (eh oui, Léandre, tu as en ton temps reconnu t’être fait manipuler, et tu t’es fait censurer en quelques heures. Preuve que tu n’avais pas tort…bravo pour ta réaction **).

Alors, mon conseil du jour : raccourcissez de 6 minutes votre 20h ce soir, allez droit à la minute 30 de cette superbe vidéo.

Vous y aurez droit, une fois n’est pas coutume, à une conclusion POSITIVE . Oui, il y a des problèmes, mais il y a aussi des solutions.

Bravo Léandre et Eric.

 

Et si l’apiculture vous intéresse, rien ne vous empêche de regarder toute la vidéo. Ni de vous abonner à USAA***. Mais c’est une autre histoire.

 

* Une Saison aux abeilles . Saison 2, épisode 19

** Chapeau pour la réaction, triste bien sûr, suite à la censure

*** Le meilleur MOOC que je connaisse sur l’apiculture !!

Deuil national

Ce 7 juin a été choisi comme journée nationale de mobilisation pour les abeilles*.

Pour commémorer les victimes innocentes.

Ce matin, le résultat de l’enquête est publié : 32% des colonies des apiculteurs Isérois ayant répondu au questionnaire n’ont pas passé l’hiver. Malgré des soins toujours plus importants. Malgré des formations de plus en plus nombreuses.

Apparemment, on s’en sort mieux que les bretons**. Faut il en tirer réjouissance ?

Pour info, mes chéries qui ont survécu l’an dernier à la maladie noire et au roundup des voisins*** ont perdu leur reine pendant l’hiver .. elles errent depuis comme des âmes en peine autour des colonies toutes neuves rachetées ce printemps.

Allez, on ne sombre pas dans la sinistrose, et on va soutenir les survivants en participant aux Apidays..****

Et si vous voulez vous abonner au paper-li tout neuf dédié aux abeilles, vous aurez bien plus d’infos sur le sujet. …

 

* Sur la journée du 7 juin

** Une video des Bretons parmi hélàs beaucoup d’autres . Une autre .  Et il y en a hélàs bien d’autres.

*** Vers la video de l’effet du roundup sur mes chéries

**** Apidays près de chez vous

Diesel et nucléaire pour les écolos.

Ce Grenoble magazine* est à lui seul un temple de manipulation.

Fini le diesel et le CO² . Allez, diesel, CO², on fait une fournée, plus on tape sur le clou, plus il s’enfonce..

Que le diesel, par sa consommation plus faible, produise moins de CO² que l’essence, cela ne se dit plus. Politiquement inacceptable.

Amalgamer particules fines, qui impactent la santé de l’homme urbain, et CO², qui impacterait ( je mets un conditionnel pour ne pas entamer la guerre avec les climatosceptiques, ce n’est pas mon propos) le changement climatique avec ses impacts énormes et à long terme, cela ne gêne personne** .

Bannir une technologie (le diesel) au lieu d’imposer une performance à atteindre (l’émission de particules) bloque tout progrès technique car restreint le champs des possibles. Cela ne gêne pas la presse . Pourtant une telle démarche est  proscrite dans l’élaboration de normes internationales.

Pour ma part, en bon écolo, j’ai acheté récemment une voiture diesel. Qui épuise moins les ressources naturelles. Qui émet moins de CO². Qui est potentiellement plus durable.

Et, bien sûr, je ne l’utilise pas en ville, territoire du vélo.

La voiture électrique ? Peut être, mais pas à l’Allemande. Si l’électricité vient du charbon, la voiture électrique émet plus de microparticules ET plus de CO² que n’importe quelle autre technologie.

Alimentée au solaire ? Peut être, un jour. Mais aujourd’hui c’est une utopie de fournir assez d’énergie solaire pour toute la circulation automobile****. Et la France s’y prend bien mal *****

Reste le nucléaire. Sans CO² . Sans particules fines. Certes avec des déchets à stocker. L’homme a su développer les techniques pour dénicher des combustibles stockés sans fuites par la nature dans le sous sol sous haute pression pendant des millions d’années. Il devrait bien être capable de se débrouiller pour en remettre un peu à la place.

 

Tout est lié, comme le rappelle François. Dans nos choix, je refuse l’amalgame. Eau, CO², ressources naturelles, particules fines : que nos solutions prennent en compte ces quatre éléments. Sans a priori technologique.

 

*  Gre-mag N°19  mars/avril 2018 p 18

** Pour les passionnés du sujet, je ne peux que recommander le livre de Jancovici ci dessus.

*** Pour ceux qui préfèrent, sa conférence qui raconte la même chose..

**** sur l’empreinte du gaz de schiste, du photovoltaïque et du nucléaire

***** sur le dogmatisme photovoltaïque en France

Justice sociale : libérer les femmes de la charge des vélo cargos dans l’hypercentre.

Ce Gre-mag* me fait bien rire. Mais pourquoi ? A croire que cet article sur la question des femmes dans la ville a voulu se torpiller lui même .

……. ce sont le plus souvent les femmes qui exécutent les tâches domestiques et de transport. Notamment dans les quartiers mal desservis par les transports en commun. Jusque là, je comprends. Dans les hyper centres (ah, bon, les hyper centres sont mal desservis par les transports en commun ?) , la charge des vélos cargos revient à 75% à le femme. C’est vrai, le vélo cargo est l’outil principal de transport des charges lourdes dans Grenoble, c’est connu…

Ce serait drôle si cela ne venait d’un chercheur au sein d’un laboratoire Grenoblois de sciences sociales. Si j’étais financeur ( CNRS, université de Grenoble) , je vérifierais bien qu’il y a au moins quatre vélo cargos dans l’hypercentre, que le chiffre de 75% soit crédible. Et accessoirement je vérifierai que les sujets d’étude soient consistants. Un article comme celui là, ça compte peut être comme publication scientifique ? Quel discrédit !!!

 

* Grenoble Magazine mars/Avril 2018

**labo PACTE ?

Sauvés … a moins que l’esprit critique ne se perde ?

Lu ce matin .  Quand on y pense, heureusement qu’on a de bons connaisseurs du dossier … Sinon, le calcul aurait été impossible …

Pourtant, ce n’est pas un mauvais journal, puisque je suis abonné ….

Bon, ça rassure, personne n’est à l’abri d’une ânerie. Dite avec l’aplomb d’un expert, ça peut passer …

Bon, on se méfie des soi disant experts ?

Fin de vie

Quelques mois ont passé. La vigueur de l’émotion qui a inondé cette quinzaine est réduite. Que tirer de ses deux dernières semaines de vie, accompagnées ou suivies heure par heure ?

Une chute. Inexpliquée. Un hématome sanguinolent à l’arcade. L’EHPAD l’envoie immédiatement aux urgences de la Croix Rousse. Qui le prennent en charge. Le recousent. Soignent cet hématome qui déborde maintenant des deux côtés du front. Le renvoient.

La nuit suivante, la douleur ne désarme pas. Le personnel de garde le renvoie aux urgences . A Edouard Herriot, cette fois. Grève des hôpitaux oblige, tous les services sont un tantinet désorganisés. Le diagnostic s’aggrave : hématome cérébral , interne. Associé à un défaut de coagulation. La raison invite à le garder à l’hôpital sous observation rapprochée, mais les places manquent, les couloirs sont pleins, le personnel absent … Retour à l’EHPAD avec des consignes précises.

Les heures passent. Depuis bien des années il ne parle presque plus. Il se crispe. Hurle lors de chaque manipulation. Une nuit plus tard, la douleur a empiré. Le médecin coordinateur va l’examiner. Encore des heures d’attente, avec juste une présence mais si peu de communication. Mais pourquoi ses jambes sont elles si bizarrement placées ? Pas de réponse.

Enfin. Tel un roi, le médecin entre avec sa cour. Docteur, il souffre. Vous vous trompez, madame, avec le traitement qu’il a il ne peut pas souffrir. Ses spasmes ? Des mouvements réflexes. Ses jambes ? Juste le bleu de la chute qui lui irrite la hanche.

Docteur, je ne suis pas médecin, mais il souffre .

Je vous dis que non, et je ne peux pas faire plus, il faut attendre que tout se résorbe.

Pourtant, tel un message divin, c’est par téléphone que le patch de morphine se voit prescrit. Le lendemain seulement.

Fée morphine agit le week end, que nombreux mettent à profit pour revoir leur père, leur grand père…Ça ne va pas…

Une troisième hospitalisation prescrite par le médecin traitant. Pour une radio des hanches. Surprise, on découvre un col du fémur fracturé . C’est donc si rare dans les cas de chute d’octogénaires pour que personne ne l’ait soupçonnée, malgré les hurlements du patient et les alertes de la famille ?  Consternation, mais espoir.

On se dirige vers une opération. Risquée. Mais sans alternative sérieuse. Les réticences des anesthésistes sont longues à lever.Le dossier n’a pas suivi, les examens s’enchaînent. Se répètent. Malgré les rappels, la morphine est renouvelée avec retard. La dose monte, au maximum.

Vendredi. 10h . L’opération aura lieu. Une chance sur deux, un peu moins. La souffrance augmente, malgré la morphine, au fur et à mesure du compte à rebours des heures qui nous séparent de cette libération promise, quelle que soit l’issue.

Vendredi . 1h . Le téléphone interrompt un sommeil agité.

Madame, il est en détresse respiratoire grave. Il faudrait l’intuber. Les chances de succès de l’opération s’amenuisent considérablement. Le médecin, au téléphone, prend le temps. Beaucoup de temps. Pour proposer, présenter, l’alternative de protocole de soins palliatifs, qui , se focalisant sur le traitement de la douleur annihile les chances de survie au delà de quelques heures, jours, semaines au plus. Plus d’opération alors.

Inutile de prendre tant de précautions, docteur. C’est oui. Inutile de se concerter avec ses autres enfants, nous en avons déjà parlé. Et lui même avait écrit dans ce sens.

Une heure plus tard nous le voyons glisser dans la sérénité – enfin – du coma artificiel.

Les vivants s’organisent. Par deux, nous le veillerons jusqu’au bout. Quelques heures passent. La respiration devient plus difficile.

Vendredi. 15h. Il vient d’entendre l’au revoir d’une de ses filles au téléphone. Deux autres vont arriver. Mais va t-il partir avant ?

Une dizaine de chapelet. Évocation par M de tous les membres de la famille. De la tribu. Positivement. L’œuvre de sa vie. Belle.

L’aînée arrive. Le caresse. Vous avez été un super papa, vous pouvez maintenant rejoindre votre femme. Et il prend une dernière inspiration pour entreprendre le voyage. A l’heure du Christ.

En cette période de révision des lois bioéthiques (on a ajouté l’euthanasie dans le paquet bioéthique, ne me demandez pas pourquoi), je relis cette quinzaine en vis à vis des textes de loi.

Ces derniers n’ont pas gêné, pas retardé le processus. L’encadrement de la décision, prise par deux médecins et la personne de référence, est bonne.

Une euthanasie plus brutale l’aurait privé de ses douze dernières heures. Pendant lesquelles il n’a plus souffert, et qui sait où était son esprit ? Nous avons tous en tête ces témoignages de mort immanente. Je pense que ces douze heures valaient la peine d‘être vécues. Pas seulement pour le confort de notre prise de décision.

Ce cas n’appelle donc aucune révision législative.

Par contre ….

Les erreurs successives de diagnostic, la défaillance manifeste dans l’évaluation de la douleur… ne sont pas acceptables.Nous sortons là du cadre des lois sur l’euthanasie . Je ne peux que renforcer les besoin tant exprimés de :

  • formation sur l’appréciation de la douleur ressentie par les patients.
  • respect par les grands pontes des accompagnants, du petit personnel soignant qui sont en permanence au contact du malade.
  • redéploiement des ressources au sein des hôpitaux, avec transfert de dépenses administratives (qui seraient en inflation galopante) vers plus de ressources pour les “productifs”, soit les soignants. C’est ce que je n’ai cessé de faire pendant 40 ans d’industrie. Il serait temps que le monde de la santé s’y mette sérieusement.

 

 

crédit image : CanStock photos